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marie-pierre nadal

Extrait Pulsions 3 Marie.Pierre Nadal Prix du Frisson

Publié le par Evy

 

 

PULSIONS 3, c'est parti !
 
"La tronçonneuse taillada légèrement le flanc puis s’enfonça rapidement dans les chairs pour terminer sa course de l’autre côté de l’abdomen, coupant ainsi l’homme en deux dans sa largeur, teintant l’environnement de rouge. Le corps, ruisselant de liquide vital, s’effondra en deux parties sur le sol déjà baigné d’hémoglobine.
Les yeux de la victime étaient restés ouverts et semblaient regarder leur bourreau, suppliant sa mansuétude. Ce regard déclencha une nouvelle pulsion rageuse. La chaîne de l’engin décapita ce qui fut un être humain.
Puis ne pouvant plus supporter la vue de ce sale type, l’homme plongea dans une ultime orgie horrifique. Il termina de découper le corps, ne laissant plus qu’un amas informe.
Le sol se métamorphosa en un étal de chair et d’os hachés menu. L’ombre meurtrière s’arrêta enfin, abasourdie et dans un état second. Elle laissa tomber l’appareil sur le tapis rouge, l’air hagard, vide de remords et de sentiments, tel un robot qui a fait ce qu’il devait faire.
1
 
Loan se réveilla dans un cri. Ce n’était hélas pas la première fois qu’il faisait ce genre de cauchemar. Ses nuits étaient souvent peuplées de massacres en tous genres et autres horreurs du même gabarit.
A chaque fois, il avait ce sentiment étrange qu’il n’arrivait pas à définir. Les scènes étaient si précises, si présentes qu’il en était perturbé tout au long de la journée.
Contrairement à la majorité des rêves que l’on oublie dès le réveil ou peu après, il se souvenait parfaitement de chaque détail, et, plus étrange, se rappelait les précédents, comme les épisodes d’un feuilleton sans fin.
Il était temps de réagir, et d’en parler à quelqu’un de confiance. Lucy serait la confidente parfaite. Elle le comprendrait et peut-être même qu’elle aussi faisait des cauchemars. « Après tout, les jumeaux sont de curieuses bestioles », se dit-il. "
 
Envie de le lire lien ci-dessous
Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
 

 

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Voici l'extrait d'Eleanor... Marie Pierre Nadal

Publié le par Evy

Voici l'extrait d'Eleanor...
 
"Le jeune homme s’approcha du couple et chuchota à l’oreille de l’arnaqueuse.
— Quant à toi, médium de mes joyeuses, quelque chose me dit que tu vas en prendre pour plusieurs calendriers.
Il rebroussa chemin sous le regard abasourdi de d’indélicate.
Le lieutenant s’approcha à son tour. Elle ne put se retenir de se renseigner sur l’identité de cet homme à la beauté insolente.
— Mais qui est-il ? Un collègue à vous ?
Le policier tourna la tête en direction de son acolyte.
— Lui ? C’est Joshua Billings, le sacré putain meilleur médium que j’ai jamais vu. "
 
Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
 
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Marie Pierre Nadal & Marie Occhi....

Publié le par Evy

Marie Pierre Nadal & Marie Occhi....
Je vous présente DOFI, un gentil dauphin qui vous rendra l'âme d'enfant qui vous manque et donnera, peut-être, l'amour des fonds marins à vos enfants, dès trois ans. 
Je compte sur vos talents de conteurs pour le faire vivre....
 
Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
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Cancer ascendant Chimio ....

Publié le par Evy

Idée cadeau pour la Fête des mères 

 

 
Il y a sept ans, la petite fille capricieuse et invulnérable rencontrait un monstre. Il y a sept ans, la gifle l'a remise sur le droit chemin.
 
Descendue de son piédestal, c'est grâce à l'amour de son entourage qu'elle est devenue une autre. Il y a sept ans, elle naissait dans une autre peau.
 

 

Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
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Marie P. Nadal...

Publié le par Evy

 Marie P. Nadal...
L'écriture me donne la force de relever le genou jusqu'ici à terre.
Il y a un mois, je commençais la réécriture de PULSIONS, promis à un nouvel avenir grâce aux éditions ENCRE ROUGE. Il y a un mois, je tombais avec mon frère.
Aujourd'hui, ça suffit. Je reprends les rênes de ma vie, et les lignes de mon livre.
Je le veux meilleur, je le veux plus puissant. La rage qui est encore en moi, m'a inspiré ces quelques lignes...
Je vous les offre, comme un besoin de justice en ces temps tourmentés, quelle qu'elle soit.
"Le tueur de l’Aube regardait le plafond. Allongé sur son lit comme n’importe quel individu lambda, il pensait. Sa dernière œuvre l’avait mentalement épuisé. Comment pouvait-on en arriver à maltraiter un enfant et pire, l’abuser sexuellement ? Quel monstre devait sommeiller au plus profond de ces êtres qui n’avaient plus rien d’humains dignes de ce nom ?
Un enfant est un trésor, une graine que l’on doit soigner et aimer pour qu’il devienne un arbre solide et apaisant, auprès duquel il fait bon vivre.
Il se souvint de sa propre enfance. La graine avait poussé dans la tourmente. La main génitrice, garante de sa croissance, n’avait été qu’épines sauvages, transperçant sa chair et son cœur, encore et encore, comme si sa plus grande faute fut d’espérer vivre.
Ainsi, l’arbre qu’il était devenu, déployait à présent les branches d’une rage destructrice, brandissant le glaive qui s’abattait aujourd’hui sur le bouclier de la soi-disant justice.
Drôle d’institution que celle qui libère les mauvais esprits alors qu’il faudrait les occire. En conséquence, et devant ce consortium qui se décharge de ses responsabilités sous prétexte de circonstances atténuantes ou autre démagogie ubuesque, face à la justice qui voulait ni voir ni entendre, il opposait sa force et imposait sa propre loi, celle du talion. "
 
Attention, la couverture est provisoire, ce sera au bon vouloir de l'éditeur...
Bisouss
 
 
Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
 

Publié dans Marie-Pierre Nadal

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MORCEAU DE ELEANOR Marie-P. Nadal

Publié le par Evy

MORCEAU DE ELEANOR Marie-P. Nadal
Après un court repos pour elle durant l'écriture de deux nouvelles,
Eleanor revient vous hanter....Ma belle Eleanor. Sa beauté n'a d'égale
que sa rancœur....
Le début du second chapitre....en vous souhaitant une ...belle soirée...
"Les médias l’avaient surnommé « L’ombre » parce qu’il n’exerçait
que la nuit. Personne n’avait jusqu’ici été témoin de ses méfaits.
Et si un malchanceux avait eu la fâcheuse opportunité de le surprendre,
il n’aurait pu le décrire, par manque de souffle, sa vie s’étant brutalement
écourtée.
Il était en forme ce soir. Son choix s’était porté sur la rive énigmatique du
Loch Ness.
Fort Augustus, merveilleuse petite ville à la pointe du lac. Réputée
pour son calme et la bonne humeur de ses habitants, elle allait, dans un court laps de temps, se teinter d’un rouge sang.
Quelques bars encore ouverts à cette heure tardive commençaient à fermer
leurs portes. L’ombre avait repéré une femme seule, passablement éméchée,
avec laquelle il n’aurait aucune difficulté.
Il n’est pas rare de voir des femmes seules siroter un ballon de vin blanc,
accoudées au comptoir d’un bar ou assises à une table.
Contrairement à la fausse pudeur française, aucun jugement n’est porté
sur elles, bien au contraire. C’est une preuve de savoir-vivre et de sociabilité.
Caché derrière le coin d’une fenêtre à petits carreaux cernés de bois,
il épiait une belle brune d’un âge mûr.
La pluie fine et glacée ayant fait son retour, peu de passants se prêtaient
à la promenade nocturne. Personne pour se questionner sur la présence douteuse de cet homme à l’affut devant cette fenêtre.
Il souriait à la pensée de ce qu’il s’apprêtait à faire. Aucune raison ne le forçait à agir, si ce n’était la perte manifeste de la sienne.
Il ne visait que les femmes, beaucoup plus faciles à maîtriser. Il en choisissait
une au hasard, la suivait, étudiait ses déplacements, allant jusqu’à son
domicile pour vérifier si elle vivait seule ou pas.
Selon quoi, il continuait à la suivre durant quelques jours.
Il prenait son temps comme on savoure des instants heureux. Puis, lors d’une nuit ou d’une soirée bien avancée, il frappait.
Il avait déjà exercé son art à huit reprises, sans avoir été inquiété le moins
du monde, s’évanouissant tel un brouillard, après ses sinistres agissements.
L’élue du moment sortit de l’établissement et parcourut quelques mètres d’un pas incertain. L’ombre la suivait à bonne distance.
Elle demeurait à quelques pâtés de maisons, il le savait bien.
Arrivée devant son domicile, elle ouvrit le portillon sur un charmant jardinet
recouvert d’une fine couche de voile blanc que le gel avait sculpté.
Le portillon grinça. Elle était presque arrivée à sa porte.
L’ombre ne put attendre qu’elle soit à l’abri, même improbable, de son foyer.
Il fondit sur elle, lui assénant un grand coup de pierre ramassée à ses pieds,
et la récupéra dans ses bras, inconsciente.
Il ouvrit la porte, traîna le corps encore vivant à l’intérieur et la referma sur
la nouvelle horreur qui allait se commettre.
L’homme se sentait si puissant, libre d’agir comme il le souhaitait,
sans personne pour le déranger.
Il ignorait pourtant que quelqu’un le cherchait, il ignorait que quelqu’un
savait qui il était. Ce quelqu’un qui allait lui faire connaître sa propre vision
de l’enfer."
 
 
Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
 
 
 

 

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Extrait de From Hell (Pulsions II) en cours d’écriture de l'Auteur Marie-Pierre Nadal...

Publié le par Evy

 

Extrait de FROM HELL (Pulsions II) en cours d’écriture.
 

Nous connaissons tous la peur. Elle peut être un frein, un blocage soudain qui paralyse et fait perdre tout sens commun. Mais elle peut aussi être le stimulus déclencheur d’un courage insoupçonné.

On peut avoir peur de tout mais jamais de rien. Sous quelque forme qu’elle se présente, elle est souvent générée par l’inconnu, les actes malveillants ou encore les choses inexpliquées qui dépassent les limites de l’acceptable.

 

*****

 

Elle courrait, courrait si vite. 

Comme si son destin lui échappait sans qu’elle pût le rattraper, elle fonçait droit vers le dénouement funeste qui l’attendait au bout du chemin. Elle suffoquait. À bout de souffle, elle ralentit.

Quelqu’un la suivait. Une ombre sans la moindre mansuétude, sans une once d’état d’âme.  

Puis le bruit d’un sifflement ponctua l’impact d’une flèche qui la transperça entre ses omoplates. 

La course de la jeune femme fut stoppée net. Son corps s’effondra face contre terre. Dans un geste désespéré, elle tenta de récupérer son téléphone éjecté de la poche de son blouson. Elle tendit le bras, l’étira encore, ses doigts touchant l’appareil sans pouvoir le prendre. 

Épuisée et meurtrie, elle leva la tête, et ses yeux se posèrent sur des bottes qui se tenaient là, immobiles. 

L’homme récupéra son projectile encore planté dans le dos de la malheureuse, générant les hurlements de douleur de la jeune innocente qui suppliait, pleurait et demandait pourquoi. 

Retournée sur le dos comme une vulgaire crêpe que l’on roule, elle n’eut comme réponse que la lame acérée d’un couteau qui trancha son abdomen.

Idée cadeau pour les fêtes ou le plaisir

le 1er roman Pulsions dédicacé

Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
 
Cliquer sur le lien ci-dessous pour d'autre choix de lectures

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/Marie-pierre%20nadal/

 

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Marie-Pierre NADAL Laissez-moi vous emporter au-delà de l'imaginaire

Publié le par Evy

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Texte de Marie-Pierre Nadal Auteur ....

Publié le par Evy

Le cœur sur la main

Johanna était différente. Jeune fille de seize ans, des cheveux raides tombant sur ses reins, des yeux noirs toujours tristes et un sourire absent. Introvertie,elle était la risée de ses camarades de classe qui ne se privaient pas de déverser leur mal-être sur elle, la malmenant dès qu’une occasion s’y prêtait.

Ce fut le cas ce matin-là.Il y avait cours de natation. La jeune adolescente avait une horreur viscérale de la piscine. Se mettre en maillot était déjà une épreuve,et l’eau n’était pas vraiment son élément. L’ambiance, l’odeur de chlore, tout l’angoissait. Les autres en avait conscience.

L’une de ces autres se prénommait Monica,la plus populaire de la bande,qui attisait l’esprit de ses complices plus qu’amies,pour infliger les pires humiliations aux plus fragiles.

Monica, le monstre qu’elle redoutait le plus, tel un cauchemar sans réveil, se tenait droite, la toisait et se moquait d’elle, restée à l’écart.

Le professeur encouragea son élève apeurée, insista pour qu’elle monte sur le perchoir et saute enfin,comme l’exercice l’exigeait. C’était un jeune homme blond aux yeux émeraude. Il était si doux, si gentil avec elle. Son regard la rendait fébrile.

L’amour qu’elle lui portait lui donna le courage de grimper le long de l’échelle. Sans qu’elle s’en aperçoive, Monica la suivit.

Une fois sur la planche, elle s’approcha de son bord et stoppa net, paralysée par la hauteur qui la séparait de l’eau si hostile à ses yeux.

Monica s’avança et d’un rire presque irréel,la poussa dans le vide. Le plongeon surprit la jeune fille qui coula à pic. Le professeur, stupéfait par la scène, n’hésita pas à plonger à son secours.

De retour sur le sol dur et froid de la piscine, Johanna ouvrit les yeux. Lejeune professeur aux cheveux d’or était penché sur son visage, l’eau ruisselant sur ses joues telle une eau bénite.

— Ça va aller?lui demanda le beau prince.

La naufragée lui sourit, imaginant le bellâtre ponctuant son sauvetage d’un baiser langoureux. Il n’en fut rien,bien évidemment.

Elle acquiesça de la tête. Il l’aida à se relever et la pria d’aller se reposer dans les vestiaires.

Assise sur le banc devant la succession de casiers métalliques, elle pensait. Elle rêvait à cet homme qui venait de lui sauver la vie. L’amour l’envahit comme une brume bienfaisante.

Le cours terminé, les autres jeunes filles pénétrèrent dans le vestiaire. Monica vint à sa rencontre, affichant un sourire haineux et malsain. Johanna baissa la tête comme si elle accusait une faute impardonnable.

Regardez-moi ça!mademoiselle est amoureuse. T’aurais voulu qu’il te fasse autre chose hein?mais t’es trop laide ma pauvre! qui voudrait de toi? t’es maigre et moche.

Ces mots percutèrent les armoires tant ils étaient durs. Les rires fusaient, les moqueries continuaient dans le même discours.

— Elle en a perdu sa langue ! continua la méchanceté incarnée.T’aurais bien aimé la fourrer dans sa bouche hein ?

Les rires redoublèrent.

Les cheveux noirs tombant sur son visage fermé, Johanna leva les yeux. Sa tête bougea à peine, ses lèvres étaient pincées comme pour retenir un cri.Son regard était empli d’une haine bouillonnante qui ne demandait qu’à jaillir sur le visage de sa tortionnaire.

Cette dernière ressentit la tension qui transpirait de sa victime désignée,une tension et une colère accumulées depuis des mois. La jeune fille, déroutée et visiblement effrayée, retourna auprès de ses amies, sans mot dire.

—On s’en va, ordonna-t-elle, une fois à leur hauteur.

La saint Valentin affichait ses cœurs et autres chocolats à offrir à son ou sa bien-aimée. L’ambiance était au beau fixe, engluée de miel et de bons sentiments.

Monica n’y échappait pas. Elle venait de rejoindre son ami sur le terrain de foot où il avait préparé des friandises pour deux. Ils étaient seuls, libres de laisser leurs cœurs battre à l’unisson et s’exprimer à volonté.

Seuls? pas autant qu’ils l’auraient souhaité.

Johanna les observait, réfugiée sous les gradins. Elle pensait à son prof de sport, son petit prince blond. Son esprit l’emporta dans un tourbillon de visions imaginaires où tout lui était permis. Elle pouvait se donner à lui sans retenue, laissant les quolibets aux malheureux solitaires.

La fin d’après-midi annonçait une belle soirée. Monica quitta pour un temps son ami qui se dirigea vers l’opposé du stade. La jeune fille s’approcha des gradins et passa devant son bouc émissaire sans la voir. Cette dernière émergea de sa rêverie et entreprit de sortir de sa cachette.

Monica se tourna et la remarqua. Elle était vêtue de noir de la tête au pied, un manteau recouvrant son corps dans sa totalité et arborait un visage presque déformé par la haine.

—C’est toi ? qu’est-ce que tu fais ici ? cracha l’ignominie.

Sûrement pas ce que tout le monde fait un jour de Saint-Valentin ! Je suppose que t’as personne ! moi je rentre chez moi me préparer pour passer la plus belle soirée de l’année. Je vais couper par la forêt, j’irai plus vite. Salut !

Malgré ses paroles tranchantes, sa voix reflétait une certaine crainte. Johanna ne répondit pas, la suivant de plus près dans un silence lourd de rancœur.

—Mais qu’est-ce que tu veux ? s’inquiéta Monica, pressant le pas.

Sa question s’envola tel un voile dans le vent et ne rebondit sur aucune réponse. La jeune femme jusqu’ici moqueuse et condescendante, céda à la panique. Elle accéléra le pas

pour courir et pénétrer dans la forêt. Sa poursuivante, toujours à ses talons, toujours silencieuse.

Monica trébucha sur la racine d’un arbre géant, face contre terre. Elle se tourna,resta sur le dos car ne pouvant plus bouger,figée d’effroi.

La jeune brune se tenait debout.

—Dégage! fous-moi la paix ! hurla Monica avec l’énergie du désespoir.

Johanna s’approcha jusqu’à ses pieds. Ses yeux étaient vides de toute âme. Seule la rage s’y reflétait.

La jeune fille leva son bras et fondit sur sa victime, un couteau de cuisine en main. L’agresseur n’était désormais plus le même. La haine venait de changer de camp.

L’arme pénétra à plusieurs reprises, dans l’épaule, le bassin, le visage.

Johanna se releva. À ses pieds s’étalait un corps sans vie, presque haché, illustration d’une amertume longtemps retenue et enfin libérée.

La jeune fille contempla son œuvre comme un artiste vérifie s’il a bien tout exprimé dans son art.

Elle rebroussa chemin en direction de la ville, dans un état hypnotique. Elle sourit de satisfaction, de soulagement. Elle venait d’apposer le point final d’un mauvais roman dont elle avait été l’héroïne malheureuse.

La nuit étendait son ombre dans le calme et les joies lointaines.

Le professeur de sport préparait le cadeau pour son épouse qui n’allait pas tarder à rentrer.

On sonna à la porte.

Tout heureux, il laissa là les rubans et cadeaux empaquetés, et alla ouvrir. Il se demandait bien qui lui rendait visite en ce début de soirée. Son amoureuse avait ses clés, elle n’aurait pas sonné.

Une forme noire se dessinait à travers la vitre de l’entrée. Il se dirigea vers l’objet de sa curiosité aiguisée.

Il tira la porte et sa surprise fut totale. Son élève se tenait face à lui, souriante comme jamais, les yeux pétillants d’un plaisir non dissimulé, heureuse du cadeau qu’elle allait lui offrir.

Il ne put qu’ouvrir une bouche béante avant de lancer un cri d’horreur.

Johanna lui tendait ses mains contenant un cœur encore tout chaud.

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