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cathou quivy

Le 12 septembre, l'Abbaye de Saint Polycarpe, aux portes de Limoux...

Publié le par Evy

Le 4ème Salon du livre aura lieu dimanche 12 septembre jour de la saint Apollinaire à l' Abbaye de St Polycarpe, aux portes de Limoux 11.

Dans le cadre d’exception de l'Abbaye chargé de pierres, d'Histoire et de traditions aura lieu la quatrième rencontre avec des écrivains de notre région pour une journée de dédicaces.
Nous accueillerons l'auteure Cathy QUIVY
- « La croqueuse de mots » recueil de nouvelles dont le fil rouge est l’amour des mots ; l’utilisation et la compréhension donc l’usage que l’on peut en faire.
- « Jeanne de la Périgouse » un récit biographique écrit sur la demande de Jeanne une vieille institutrice qui vit toujours en Lozère et qui voulait témoigner des conditions de vie en 1939 quand elle a remplacé l’instituteur parti à la guerre. Elle vivait et travaillait dans une école à classe unique sur le Causse Méjean au milieu d’un paysage sublime mais totalement désert. Elle a mis 2 ans à écrire cette histoire de vie ; allant voir la vielle dame fréquemment pour l’interroger et recueillir son témoignage.
- « Ne me lâche pas la main » qui est l’histoire de l’accueil à partir de 1978/79 d’une trentaine de familles réfugiées Hmong Laotiens, en sud Lozère. Ils fuyaient les exactions du parti au pouvoir à leur encontre. Les Hmong possèdent une culture très ancienne et originale totalement orale. Aujourd’hui plus de 40 ans après elle est restée très amie avec certaines de ces familles au point qu’ils lui ont donné un nom Hmong et qu’on continue à se voir et à se recevoir très régulièrement. Ce livre est illustré et traduit en Hmong
- « Potins de rue » est un petit recueil de nouvelles né du choc des situations : habiter dans un hameau d’une quinzaine d’âmes en pleine campagne où seuls les hululements des chouettes, le chant des rossignols ou les appels des chevreuils nous réveillaient les nuits d’été et emménager en plein centre ancien d’une ville , est pour le moins étonnant déroutant voire stressant.
- « Trois destins » est un livre largement inspiré de son histoire familiale.
Dernier recueil :
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Sylvie Sorgesa, Véronic Isabel Via et 2 autres personnes
 
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Idée cadeau fête des pères Dédicacé...Cathou Quivy

Publié le par Evy

Pour sa fête vous ne savez pas quoi offrir à votre père ? 

Un voyage, une aventure, une découverte, un rêve, un saut dans le temps ou dans l’Histoire ? 

Tout est possible. N’hésitez plus ! 

Offrez-lui un LIVRE !   

« Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade. » (Julien Green) 

Envie de la lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En  retour je vous donne la mienne pour le règlement ....

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Extrait « La croqueuse de mots » un recueil de nouvelles Cathou Quivy

Publié le par Evy

Idée cadeau pour la Fête des mères 

 

Extrait « La croqueuse de mots » un recueil de nouvelles Cathou Quivy

Un extrait de mon livre « La croqueuse de mots » un recueil de nouvelles

sur les mot et l’usage que l’on en fait 😊

 

« Mon premier réflexe fut de l’insulter : s’arrêter à la sortie d’un virage

presque au milieu de la chaussée sur cette route si étroite de montagne,

relevait de l’inconscience la plus totale et de la mise en danger d’autrui .

Mais quand je m’arrêtai à sa hauteur pour lui dire ce que je pensais de son

comportement, je m’aperçus que la conductrice, debout à côté de son véhicule,

la main appuyée sur la carrosserie, était en train de vomir, pliée en deux

par l’effort ! « Vous avez besoin d’aide ? » lui demandai-je un peu contrit.

Elle se retourna et essuyant sa bouche barbouillée avec la manche de son

vêtement, elle me jeta un « fous-moi la paix ! », hargneux. Il ne m’en fallait

pas moins pour me sortir de mes gonds : j’avais failli percuter sa voiture,

je lui proposais du renfort et je me faisais insulter !

Coup de frein, manœuvres rapides, je me garai et c’est à pied que

je me dirigeai vers elle ! C’est alors que je la vis vraiment : vieille et décharnée,

la femme qui se tenait devant moi semblait si faible que sans réfléchir,

je la pris par le bras pour la forcer à s’asseoir sur le talus qui bordait

la petite route de campagne. Je m’employais à la détailler :

Elle était drôlement habillée : sa salopette de toile verte, trois fois

trop grande pour elle, semblait tout droit sortie de la garde-robe d’un clown. 

Dessous, elle portait une jolie chemise de soie grège qui tranchait

avec la rusticité de la toile de son surtout et, aux pieds des bottes

de caoutchouc coupées au couteau à la hauteur des chevilles,

lui dessinaient de grandes traînées rouges dues au frottement du caoutchouc

sur sa peau nue. Ses cheveux poivre et sel n’avaient pas dû recevoir

le service d’un peigne ou d’une brosse depuis longtemps !

Ses pommettes hautes placées, sa peau cuivrée et ridée par le soleil

lui donnaient, comme une vague physionomie mongole. Elle s’énerva quand j’entrepris de garer sa bagnole

Mais le fait de s’agiter, réactiva les spasmes de son estomac et

elle se remit à rendre. « Maintenant ça suffit » lui rétorquai-je

« je ne peux pas vous laisser comme ça, sur le bord de la route entrain

de vomir tripes et boyaux ! »

« Vous allez monter dans ma voiture et je vais vous conduire chez vous ! »

C’est alors qu’elle me fixa de ses yeux d’un bleu si clair qu’on croyait

voir le ciel dedans, et grommela « qui es-tu, toi pour vouloir

prendre soin de moi et me donner des ordres ? »

Et d’une voix saccadée par l’énervement elle éructa :

« Je vomis l’écriture tu ne comprends pas ….

j’ai une indigestion de mots, de phrases, de termes et de vocables.

Je gerbe des lettres comme on gerbe de la nourriture.

Je sais je ne suis pas raisonnable ; à mon âge je devrais lever le pied

mais c’est plus fort que moi : écrire est ma vie, l’essence de moi-même,

ma destinée sur terre, le pourquoi ma mère m’a enfantée .

j’ai griffonné toute la nuit et voilà à présent je vomis mon manuscrit,

mais à chaque fois c’est pareil dans quelques heures j’irai mieux, tu sais ! ».

Ajouta-t-elle un peu calmée.

J’avais à faire à une folle ….j’allais la remettre dans sa voiture et poursuivre

mon chemin !

Mais elle m’agrippa le poignet et dit d’une voix sourde un rien menaçante

« évidemment tu ne me crois pas mais l’écriture est comme un long

enfantement et les douleurs de l’accouchement sont identiques ! »,

elle me retenait le poignet de ses doigts maigres aux ongles noirs

et ce contact sec me déplut .D’un geste brusque, je me dégageai de l’étreinte

de ses phalanges serrées qui me faisaient songer à une serre d’oiseau,

et lui rétorquai en colère :« Il suffit, on n’est pas là pour parler littérature ! »

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Cathou Quivy à participé à un concours de nouvelles sur le Covid

Publié le par Evy

Cathou Quivy à participé à un concours de nouvelles sur le Covid
Cathou Quivy à participé à un concours de nouvelles sur le Covid

Idée cadeau pour la Fête des mères  

La présente anthologie de nouvelles est constituée des meilleures nouvelles des lauréats du concours conjointement lancé en mai 2020 par les Éditions Stellamaris en France, les Éditions Veritas au Cameroun et l’Association internationale Livre Voyageur (ALIV). Ce concours a été organisé sous le thème : “Écrire sous la dictée du Coronavirus”. Il s’agissait, pour les candidats de tout bord, écrivains débutants ou confirmés, de participer dans les deux catégories retenues par les organisateurs : la poésie et la nouvelle. Ce recueil comporte huit nouvelles pour un total de huit auteurs de cinq nationalités différentes : Liban, Suisse, France, République Démocratique du Congo et Cameroun. Chaque auteur, indépendamment de son statut, de sa nationalité, de son âge et de son genre, rend compte, à travers une narration inspirée par la réalité, du vécu personnel et/ou collectif de la pandémie de covid-19, en qualité de témoin (in)direct et de victime ou non de ce mal de l’année, voire du siècle. Chaque nouvelle, de par ses techniques narratives et stratégies énonciatives ou discursives, constitue ainsi, un cri de révolte, un chant de consolation ou un moyen de résilience face à la situation pandémique critique

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Extrait de " Jeanne de la Périgouse Cathou Quivy

Publié le par Evy

 

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

 


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Extrait

En septembre 1939 ; je reçois ma nomination comme institutrice. Je dois rejoindre l’école de Cros- Garnon, sur la commune de Vébron, située sur le Causse Méjean, au-dessus de Florac : je remplace l’instituteur qui vient de partir à la guerre lui aussi. C’est Papa qui m’emmène en moto repérer mon poste, mais nous trouvons la porte fermée et la maison silencieuse car inhabitée. Cros-Garnon, c’est un minuscule hameau campé en bordure d’un grand plateau désertique : se dressent tout à coup, une petite église, l’école à côté et une ferme un peu plus loin avec ses bâtiments trapus couverts de lauzes de calcaire. 

 

Nous descendons à Florac pour trouver la femme de l’instituteur qui me donne la clef de l’école. Puis nous regrimpons en moto la route en lacets, qui à l’époque était juste empierrée.

Je découvre alors mon nouveau lieu de vie : l’école et le logement de fonction sont regroupés dans une même et seule bâtisse. La porte ouvre sur un couloir qui la divise en deux : d’un côté la cuisine et de l’autre la salle de classe avec en son milieu un poêle en fonte avec de longs tuyaux en zinc. Six tables d’écoliers à deux places chacune, un tableau noir accroché sur un mur de la salle, un bureau droit perché sur une estrade face aux tables, et une bibliothèque vitrée contenant quelques livres, complètent l’ameublement de la classe. Sans compter une balance avec deux plateaux en cuivre et sa collection de poids en fonte et enfin une grande carte de France épinglée au mur. Pour tout logement, je n’avais accès qu’à la cuisine, car l’instituteur avait enfermé à clef ses meubles et ses effets personnels dans les pièces du premier étage. Mais il avait laissé à ma discrétion une cuisinière en fonte émaillée, une table en bois blanc et deux chaises, ce dont je lui fus redevable car il fallait dorénavant que je me débrouille toute seule : il était hors de question que je prenne pension à la ferme toute proche, car les propriétaires avaient fait le choix de scolariser leurs enfants à Millau dans une école privée. A l’époque il y avait de vraies rivalités entre l’école privée et l’école publique, on voyait des prêtres passer dans les fermes pour inciter les parents à inscrire leurs enfants dans l’enseignement privé Catholique.

Il fallait que je m’organise car la rentrée approchait à grands pas et nous quittâmes Gros- Carnon pour revenir à Prades, le soir même afin de préparer mon déménagement. C’est le marchand de charbon de Sainte Enimie et surtout son camion qui nous fut d’une grande aide pour m’apporter deux lits à une place et leur literie, un réchaud à gaz butane, quelques ustensiles de cuisine, de la vaisselle, une malle et un petit placard, du charbon, du bois et des provisions…. J’emprunte à mes parents une lampe à pétrole et j’achète un bidon de carburant et des bougies car l’électricité n’existait pas alors, en 1939, dans les campagnes.

L’installation terminée je me retrouve seule, loin de Prades, de ma famille : j’ai juste 19 ans !

 

Jeanne reprit : « Quand la nuit arrive, j’allume ma lampe à pétrole qui dégage une odeur désagréable. J’ai un peu peur. Je ferme les volets et la porte d’entrée à clef. Après avoir soupé rapidement je vais me coucher, mais je ne dors pas beaucoup, je suis anxieuse car demain c’est ma première rentrée ! »

Nous sommes le premier octobre 1939 : le petit matin me trouve vite debout et fin prête. Je bois un café et vais allumer le poêle dans la salle de classe. Et j’attends mes élèves. La salle de classe est un peu enfumée parce que le poêle n’est pas encore assez chaud et il faut attendre que le charbon rougisse complètement pour fermer la petite porte et que le tirage se fasse normalement. Mon père prenait soin de me préparer des bûchettes de bois sec pour que je puisse allumer le poêle plus facilement, car les boulets de charbon ne prennent pas feu facilement. Il les attachait ensemble pour fabriquer des petits fagots plus faciles à transporter jusqu’à Cros-Garnon ! 

Les enfants arrivent les uns après les autres, en jardinière, à cheval ou en carriole : c’est ainsi que je fais leur connaissance en même temps que celle des pères qui les ont accompagnés. Ce sont tous de braves gens, des paysans qui habitent chacun avec leur famille nombreuse (il n’était pas rare de voir des fratries de 8 ou 9 enfants !) dans des fermes isolées situées à plusieurs kilomètres de l’école comme Deïdou, La Citerne, Cros-Roux, La Fajole, Valmalle ou Cavalade. Ils possédaient tous de grandes étendues calcaires arides où ils faisaient paître leurs troupeaux de brebis dont le lait était ramassé dans de petites laiteries avant d’être transformé en fromage à Roquefort. Seuls les terrains des dolines étaient cultivables et ils y semaient des céréales, de la luzerne et du sainfoin. Les conditions de vie sur les Causses étaient difficiles et les travaux des champs pénibles. Chacun des enfants apporte une petite marmite qui contient le repas de midi. Ces gamelles sont en fer étamé ou en métal émaillé la plupart du temps, car l’aluminium n’existait pas ; munie d’une petite anse pour pouvoir la porter et de crochets pour maintenir le couvercle fermé. Quelques-unes étaient constituée de plusieurs « étages » qui s’emboîtaient les uns sur les autres et offraient ainsi la possibilité d’y mettre un dessert par exemple, sans qu’il se mélangeât à la soupe. Je suis chargée de leur faire réchauffer sur le poêle de la classe : c’est la cantine ! Les mamans avaient rempli ces récipients, le plus souvent de soupe de légumes, de pâtes, de pommes de terre, quelques fois de riz et d’un morceau de saucisse ou de lard déjà cuit ; tout ça se réchauffait ensemble. Un bout de fromage, une tranche de pain parfois une pomme ou des noix fraîches complétaient le repas.

 

En ce premier octobre 1939, à Cros-Carnon, j’avais quinze élèves répartis en six divisions. J’avais donc à mener de front six programmes différents depuis l’apprentissage de la lecture avec le cours préparatoire, jusqu’au certificat d’études que l’on passait à quatorze ans ! Je sortais directement de mes études et je n’avais pas fait beaucoup de stages. Je me retrouvais donc devant un travail de préparation énorme : je réalisais avec application des fiches différentes pour chaque niveau et pour chaque jour en suivant les programmes de chaque cours. Tous les matins, à côté de la date, j’inscrivais en haut du tableau noir une leçon de morale ou un précepte de bonne conduite. Les sujets tournaient souvent autour de la politesse, la propreté et la bonne tenue de l’écolier, de respect dû aux adultes et à la patrie enfin on abordait souvent les problèmes qui découlaient de l’alcoolisme ou d’une vie dissolue.

Je répartie dans la salle de classe, chacun de mes élèves suivant le cours dans lequel ils étaient inscrits. Puis je leur distribue des cahiers, quelques livres, des crayons et des porte-plumes en bois. La veille j’avais pris soin de remplir les encriers. Puis je donne du travail à chaque niveau : les grands des classes de cours moyen et de fin d’études doivent recopier le résumé de la leçon de morale sur leur cahier journalier. Je fais lire ceux du cours élémentaires à tour de rôle un texte sur la rentrée puis je leur demande de répondre aux questions par une phrase courte. Les plus petits du cours préparatoire ont mission de dessiner sur leur ardoise avec un sujet libre. Les horaires de cours étaient les suivant : neuf heures du matin, midi puis quatorze heures seize heures trente. Au bout de cette première journée j’avais déjà repéré les aptitudes ou les lacunes de chacun d’entre eux.

Envie de le lire idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

est en vente pour Noël au prix de 20 euros au lieu de 26 euros.

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Extrait du livre "Ne me lâche pas la main" de l'Auteur Cathou Quivy...

Publié le par Evy

Pour votre Valentine, pour votre Valentin,

 

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 
 

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Extrait du livre "Ne me lâche pas la main" de l'Auteur Cathou Quivy...

 

Extrait du livre "Ne me lâche pas la main"

 

Les femmes Hmong sont de remarquables couturières et de merveilleuses brodeuses. Leur costume traditionnel que certaines avaient réussi à cacher (roulés très serrés dans un tissu de chanvre au fond de leurs bagages) et à emporter avec elles, depuis le Laos, est constitué d’une jupe coupée dans un tissu de chanvre qu’elles tissent elles-mêmes, teint en noir ( ou en blanc pour les Hmong blancs ) et dont il faut une dizaine de mètres pour n’en fabriquer qu’une seule, et d’une veste exécutée dans le même tissu noir, imprimée de minuscules motifs (avec la technique du batik) et croisée sur la poitrine. La jupe assez courte, accompagnée de jambières en coton noir, plissée très serrée, est de plus brodée sur toute sa hauteur, recouverte de points de croix minuscules et de tous petits morceaux de tissu bariolés, cousus à même l’étoffe de bas avec la technique de patchwork. La jupe est ouverte devant mais un long tablier brodé sur toute sa surface, simplement noué à la taille, la maintient fermée. Une large ceinture enroulée autour de la taille, également brodée, la maintient fermée. La veste est ornée pareillement. Les membres d’un même clan se reconnaissant par les couleurs des galons appliqués sur le bas des manches : Hmong blancs, noirs, bariolés, verts ou à fleurs. Il existe autant de variantes de costumes et de coiffes que de groupes ou de clans. Le col des vestes sont à eux seuls une véritable œuvre d’art, entièrement recouvert de broderies aux couleurs vives, il sert de code aux jeunes filles et aux femmes qui le portent : les dessins qui s’y étalent, expliquent aux hommes la condition de la jeune fille. Est-elle mariée, promise, fiancée ou au contraire libre de tout engagement ? Les costumes ; (dont il faut plus d’un an pour n’en réaliser qu’un seul) ; sont agrémentés de perles en verre multicolores, de minuscules pompons en laine de couleur et sont cousus de pièces de monnaie qui cliquettent au moindre mouvement. N’oublions pas que le Laos a été durant de longues années un protectorat français et que l’administration était en droit de frappée sa propre monnaie d’où cette habitude de coudre de petites pièces en argent sur les costumes !  

Dans le souci constant que notre équipe avait de susciter des échanges entre Cévenols et réfugiés, j’organisais des après-midi « couture » thème fédérateur, qui au-delà des mots et du vocabulaire, pouvait par l’échange des techniques et des savoirs, réunir des femmes pour les faire se rencontrer et se connaître. Mais une des femmes, lozérienne de souche saisit la main d’une jeune brodeuse Hmong et lui dit : « tu tiens ton aiguille à l’envers ! » Elle lui ôta l’aiguille des mains et la lui replaça dans ce qui était pour elle ; le seul bon sens possible. 

- « Savez-vous coudre ou broder comme elle ? » lui dis-je « non » répondit-elle.

- « Alors pourquoi affirmez-vous qu’elle tient son aiguille à l’envers ? »

Je pense que nous agissons trop souvent comme cette femme ; assurés de notre culture de notre savoir et de notre bon droit : c’est assurément l’autre qui tient son aiguille à l’envers ! Il nous faut admettre que cet autre qui nous nous est étranger dans sa culture, ses raisonnements, ses habitudes  sa langue mais que sa façon d’appréhender le monde est aussi valable que la nôtre...Alors la rencontre devient possible, l’échange est admissible et l’amitié recevable ... 

 

Lozère année 1979   

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Concours de nouvelles sur le covid 19 Cathou Quivy

Publié le par Evy

Voilà la page d'intro : 

Textes lauréats du concours “Écrire sous la dictée du coronavirus” organisé par l'Association Livre Voyageur et les Éditions Stellamaris – France en partenariat avec les Éditions Véritas – Cameroun au profit de l'Association" Livre Voyageur"(1)
1 Les droits d'auteur de l'ouvrage seront intégralement reversés à cette association.
 
 
Voici les 2 premières pages de mon texte :
 
Vous avez dit confinement ? Cathou Quivy 
 
1ère semaine : s’habituer…
 
"J’habite, avec mon mari une maison située en plein dans le vieux centre d’une petite ville de 18 000 habitants. Notre habitation est certes confortable et grande, mais elle a l’inconvénient de ne posséder aucun jardin, aucune cour, aucune terrasse ni le moindre petit balcon, ce qui, en temps d’épidémie et surtout d’enfermement, est un vrai handicap ; vous en conviendrez ! J’en viens à jalouser les gens qui possèdent un vaste jardin et qui expliquent, avec force détails, tous les agréments qu’ils en tirent… j’ai juste envie de me boucher les oreilles ! Confinement donc ! Presque total… il nous faut trouver des occupations ! Outre les parties de scrabble, de cartes ou de dés que je partage avec mon mari, je range, je trie, je classe, j’ordonne, je sélectionne, je fais des piles de ce que je donnerais plus tard à Emmaüs ou que j’irais porter à la déchetterie. J’ai oublié d’expliquer que notre maison est construite sur cinq étages et que, même si je suis du genre ordonnée, voire organisée, il y a de quoi faire… J’ai commencé par les placards de la cuisine et j’ai pris le temps de les vider, afin de répertorier ce que j’y ai trouvé pour faire l’inventaire de nos réserves de nourriture, au cas où… J’envie les ours et les marmottes qui ont le pouvoir de se confiner pour l’hiver sans manger !  Puis, j’ai grimpé un étage et j’ai attaqué le classement de ma bibliothèque qui, je dois l’avouer, n’avance pas très vite, car je suis incapable de saisir un livre sans l’ouvrir ! Étant accro à la lecture, ouvrir un bouquin c’est, pour moi, inévitablement commencer à le lire ! Après tout, ce confinement qui semble vouloir s’allonger me donnera l’occasion de redécouvrir ceux que j’avais oubliés… Ma seule angoisse est le risque de me retrouver sans rien avoir à lire, car mes pourvoyeurs habituels de manuels sont aussi en quarantaine… et je refuse tout net de commander, par Internet de surcroît, quoique ce soit, chez A… qui torpille, sans état d’âme, nos petites librairies… Autre étage, autres occupations : la couture ! J’ai d’abord trié mes bobines de fils, j’ai ouvert les boîtes à boutons pour les ranger par couleur, et les mettre dans des boîtes différentes, j’ai déplié les morceaux de tissu que j’avais en réserve, j’en ai sélectionné certains, et j’ai commencé à fabriquer des masques pour nous protéger du coronavirus ! Seul hic ; les infos concernant ces masques en coton faits maison ; sont contradictoires et je n’ai pas toujours pas compris s’ils sont efficaces ou non ! Ma foi, faute de mieux, mon mari les utilisera dans le petit atelier de menuiserie qu’il a installé au rez-de-chaussée de la maison mais qu’il ne fréquente plus pour le moment, faute de matière première, les magasins de bricolage étant aussi confinés, donc fermés ! Il me reste encore deux étages à explorer avant la fin du confinement. Je suis sûre que la salle d’eau avec la pharmacie a besoin d’un vrai rangement et d’un bon ménage de printemps… J’ai aussi sorti toutes les serviettes et les gants de toilette pour connaître leur état d’usure et décider du remplacement de certaines pièces, quand les magasins ré-ouvriront. En attendant j’ai refait plusieurs piles, la première étant constituée des serviettes les moins usées et la dernière regroupant celles qui me serviront de chiffons. Occupation inintéressante au possible mais qui donne un goût, somme toute, réjouissant, du travail terminé !"
 
et les noms des auteus qui ont participé !
Rues et trotoirs – Nouhad Abou Samra, Liban/France/Suisse................. 11
Vous avez dit confinnement ? – Cathou Quivy, France ........................... 22
Le Pendant et l’Après – Pierre-Michel Sivadier, France...........................39
Extraits du confinement – Pierre-Michel Sivadier, France......................40
The reign of consternation – Wanyu Ernest Nyamkoh, Cameroun .......50
Le règne de la consternation – Wanyu Ernest Nyamkoh, Cameroun......51
Quand vint Corona Virus-19… Mathe Kisughu, République Démocratique du Congo..........72
Prévenir vaut mieux que guérir Makembe Makembe Karl Ferdinand Jephté, Cameroun .........79
Jour après jour – Constant Saha, Cameroun ............................................87
Corona war Makembe Mouandjo Emmanuelle Kelly Roxanne, Cameroun ....99
 
 
Une belle aventure 🙂 je suis contente d'y avoir participée
 
 
 
 
 
 
 

 

Publié dans Concours, Cathou Quivy

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Un extrait de " la croqueuse de mots " de l'Auteur Cathou Quivy...

Publié le par Evy

Un extrait de " la croqueuse de mots " de l'Auteur Cathou Quivy...

Extrait de « la croqueuse de mots » 

 

 

Alors elle raconta jusqu’au bout de la nuit et je l’ai écoutée sans l’interrompre jusqu’au petit matin comme hypnotisé par son charme.


« J’aime les mots qui s’inventent de nouvelle destinée et qui décident de changer de sens, de logique, ou de raison. Je me délecte des idiomes et des concepts qui acceptent de modifier leur signification, leur usage ou leur coutume. Je savoure les phonèmes qui s’autorisent à bouleverser leur perception des règles de grammaire et de syntaxe. Je me régale des vocables qui se permettent de nouveaux itinéraires .Je goûte avec gourmandise les proverbes, les charades, les dictons, les contre-pétries ou les jeux de mots.

Je me contemple dans la glace et observe mon visage. Sous le tain piqué d’auréoles brunes, qui me dessinent d’étranges taches de rousseur, j’entrevoie un autre moi, une identité différente, comme un sosie de ma figure ; le double de mon ego…

Qui suis-je ? Le reflet que me renvoie le miroir, n’est–il qu’une image de synthèse sans existence réelle ou la réverbération d’un être de chair, vivant et palpable ? Ce que nous voyons n’est souvent que ce que nous pensons affirma-t-elle 

Ne suis-je que la proposition inventée par mon cerveau pour paraître et bouger devant les autres, ou l’écho affaibli crée par une psyché exigeante et laborieuse ?

Qui me connaît ? Qui peut s’exprimer à ma place, sonder mon imaginaire, évaluer mon entendement, et parler en mon nom ?

Je suis comme les mots : versatile, changeante, aléatoire, incertaine, suivant les âges, les époques, les circonstances, les événements et les lieux…

Car, les paroles voyagent et traversent le temps, les espaces, les distances, mais leur compréhension, leur signification et leur traduction sont toujours approximatives et dissemblables .En franchissant les frontières, elles se chargent d’un sens nouveau et adoptent un autre mode de graphisme et d’écriture, de grammaire ou de syntaxe. Les mots sont analogues aux idées : fugaces, et différents suivant la culture ou le savoir qu’ils empruntent. Jamais la parole n’est universelle et jamais les idées ne sont identiques, car tels les humains, la pensée et la parole sont uniques, sans copie conforme, sans sosie parfait !

Je suis comme les mots : intraduisible souvent, ineffable fréquemment et, tout le temps difficile à déchiffrer et à décoder !

Idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir et dédicacé...

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Je n'ai rien inventé je trouve ces coïncidences extra de plus il habite à Aix en Provence non loin où habite ma fille et son mari ...

Publié le par Evy

La grande famille des écrivains 

L’autre jour en écoutant France Inter, j’ai entendu parler l’écrivain et journaliste Vincent Quivy. Évidemment, son nom a fait tilt à mes oreilles. Quivy c’est le nom de mon père que j’ai pris comme nom d’autrice. Mes parents ont eu 3 filles et, par ailleurs mon père n’ayant qu’une sœur et qu’un oncle moine dans la communauté de la belle Abbaye de St-Wandrille en Normandie ; c’est donc naturellement que le patronyme, Quivy (un nom originaire du Nord de la France) est en train de disparaître. Quand j’ai pu publier mon premier livre, j’ai choisi « Quivy » comme pseudonyme, estimant que l’existence de ce patronyme perdurerait tant qu’il y aurait quelques-uns de mes bouquins rangés dans une bibliothèque ! Quivy donc…évidemment j’ai cherché sur Internet. J’ai trouvé ceci : Journaliste et historien, Vincent Quivy est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels « L'Impossible Monsieur Borloo », « Abus de pouvoir »,« Des anciens de l'OAS racontent », « Chers élus. Ce qu'ils gagnent vraiment », « La Justice sous Sarkozy », « Jean-Louis Trintignant- L’inconformiste » publiés chez Seuil. Très bien tout ça mais la question que j’avais envie de lui poser était celle-ci : Sommes-nous cousins ? 

Je l’ai trouvé sur FaceBook et je le lui ai demandé : « C’est possible m’a-t-il répondu parce que je suis né à Lille ( mes propres parents et grands parents étaient de Tourcoing!) mon grand-père s’appelait Léopold. »  je lui rétorquais « mais moi c’est le prénom de mon arrière grand-père ! »  en même temps il peut y avoir un décalage de génération puisqu’il est né en 1967 et moi en 1950 et il peut y avoir plusieurs Léopold Quivy les prénoms se transmettant souvent de père en fils…Bon il faudrait remonter plus loin en arrière …

Mais savez-vous ce qu’il m’écrit : « je connais votre nom puisque ma sœur s’appelle comme vous c’est-à-dire Catherine Quivy et que surtout elle est institutrice et que je lui ai offert votre livre « Jeanne de la Périgouse » Alors là, stupéfaction …Du coup ; je ne lui ai même pas demandé comment et où il avait vu et trouvé mon livre …mais nous restons en communication ...

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Voici un petit texte tel qu'il a paru ce matin dimanche dans la Dépêche d'Ariège ....

Publié le par Evy

Voici un petit texte tel qu'il a paru ce matin dimanche dans la Dépêche d'Ariège ....

Journal d’une confinée de Catherine Pitat

non d'auteur Cathou Quivy

Je ne vais pas ré-écrire un papier sur ma façon de vivre ce re-confinement enfermée dans une maison du centre-ville sans jardin ni terrasse ni le moindre balcon ; je l’ai déjà fait ! Ni même vous parler des subterfuges mis en place pour contrer le manque d’activité physique et, ce qui est pire pour moi, l’absence de contact avec mes semblables même si j’use et j’abuse du téléphone et d’internet !

J’ai donc commencé à puiser dans mes souvenirs. L’avantage c’est qu’à mon âge des souvenirs on commence à en avoir pas mal ; leur exploration peut donc durer un paquet de temps ! Un vrai trésor en somme...que personne ne me chipera !

Souvenirs donc …J’ai eu la chance, quand j’étais petite fille, de côtoyer de très près, ma grand-mère paternelle que l’on appelait « Mamycha » un joli surnom dont j’ignore l’origine. Veuve, elle passait tous les étés avec nous. Une femme adorable, aimante, qui aimait raconter des histoires, et nous tricoter des pulls qui grattaient. Elle réalisait d’excellentes pâtisseries qu’elle sucrait avec de la cassonade brune. Par ailleurs, elle nous concoctait de drôles de soupes au goût et à la texture indéfinissables, avec tous les petits restes qu’elle glanait dans le frigo. Car elle répugnait à les jeter ou même à les donner aux poules ! Avec un gros morceau de beurre et des croûtons de pain qu’elle faisait frire à la poêle, ma foi ça se mangeait ; de toute façon mes deux sœurs et moi n’avions pas le choix : je suis d’une époque où les enfants avaient obligation de terminer tout ce qu’on nous mettait dans notre assiette. Et sans pouvoir protester !

Cette gentille grand-mère avait l’habitude d’inventer des mots (peut être que le dictionnaire ne lui suffisait pas) Ainsi les moutons, ces sortes de petits amas de poussière qui naissent sous les lits ; s’appelaient chez elle, des « nounouches » ne me demandez pas pourquoi, je le sais pas. De même ; elle désignait sa boite à chocolat en porcelaine ; « le poisson » tout simplement parce que la poignée du couvercle représentait une espèce d’anguille, mais je ne suis incapable d’expliquer pourquoi les ours en peluche chez elle, étaient toujours des « chuchus ». J’ai fait perdurer cet usage car lorsque mes petits enfants ont commencé à prendre l’habitude de dormir chez moi ; j’ai acheté dans un vide-grenier un ours en peluche qui me faisait assurément de l’œil pour que je l’adopte. Je l’ai soigneusement lavé avant de le mettre dans leur chambre. Il s’appelle « Chuchu » bien évidemment. Il est vite devenu le gardien de leur sommeil. Et quand les échos de ce monde qui devient fou et qui perd toute espèce de raison, se font trop pressants, je pense à ce temps de mon enfance, où un chuchu nous gardait de tout cauchemar où notre grand-mère nous chantait une comptine pour nous endormir. Je crois que ce soir, je vais inviter Chuchu sous ma couette...

Catherine Pitat

 

 
 
 
 
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