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jean-louis sanchez

" Au service du fisc " Jean-Louis Sanchez...

Publié le par Evy

" Au service du fisc " Jean-Louis Sanchez...

 

Il s'git d'un récit autobiographique où je retrace toute ma carrière, 38 ans et quatre mois passés au sein de la Direction Générale es Impôts.

Mon but est de faire la lumière sur un métier méconnu, tout en respectant les règles du secret professionnel. Bien entendu j'ai émaillé ce récit d'anecdotes croustillantes et je me suis autorisé quelques critiques ....

Réserver l'ouvrage en me faisant parvenir un chèque de 20 € à l'adresse suivante:

JEAN-LOUIS SANCHEZ

3 IMPASSE DES JARDINS

11260 CAMPAGNE/AUDE

 

 

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Découvrir la littérature, Régionale, Terroir et Traditions, Fictions, Poésie.. Jean-Louis Sanchez

Publié le par Evy

Nos écrivains racontent des histoires qui se sont déroulées venez les découvrir...

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" Romans Du Terroir " Jean - Louis Sanchez...

Publié le par Evy

" Romans Du Terroir "  Jean - Louis Sanchez...

Pour votre Valentine, pour votre Valentin,

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

 

" Romans Du Terroir "  Jean - Louis Sanchez...

 

 

Pour acquérir ses livres me contacter à l'adresse mail suivante: 

 jls.sanchez@wanadoo.fr ou au 06 71 90 34 09.

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Rencontre automnale poème Jean-Louis Sanchez...

Publié le par Evy

Rencontre automnale poème  Jean-Louis Sanchez...

Rencontre automnale

 

Par un jour de grand froid en forêt de Ferrières,

Je vis venir d’un pré, dans un rai de lumière,

Un superbe cerf roux se dirigeant vers moi,

Qui relevait la tête et me montrait ses bois.

 

            ************                  

 

L’espace d’un instant, nous nous dévisageâmes.

Je scrutai son regard et il sonda mon âme.

Et quand enfin vaincu, je baissai mon fusil,

Il s’éloigna d’un bond sans me dire merci.

 

            ************

 

Je regardai partir cette bête si fière,

Au port altier et noble, aux allures princières,

Et ne pus m’empêcher de comparer nos vies.

Lui, l’être libre et fort, plein de grâce et d’envie,

 

            ************

 

Moi, l’agent de l’Etat, vassal de Sarkosy….


Fait le 23/11/2008

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jean-louis sanchez - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

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Deuxième Ode à mon Chou ( à la manière de Jacques Prévert …) Jean-Louis Sanchez...

Publié le par Evy

 

 Deuxième Ode à mon Chou

( à la manière de Jacques Prévert …)

 

 

Écrire sur un chou ?

C'est une drôle d'idée !

Écrire sur un chou ?

Je n'y aurai pas pensé !

 

Écrire quand rien ne bouge,

Pour notre ami chou rouge.

Frôler la catastrophe,

Avec le Romanoff.

 

Écrire pour le meilleur,

Qu'est le gentil chou-fleur.

Écrire pour le pire,

Quand ça ne fait pas rire.

 

Décrire à tire d'aile,

Les p'tits choux de Bruxelles.

Décrire ce gros ventru,

Ce bon vieux chou capu.

 

Écrire sur un chou ?

Faut être désemparé !

Écrire sur un chou ?

Je suis éberlué !

 

Écrire sur un chou ?

Il faut être un peu fou !

 

Jean-Louis Sanchez

 

 

Envie de me lire (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

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Des idées cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir 

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"la mort du blanquetaire" extrait du livre "La vallée du bonheur" Jean-Louis Sanchez

Publié le par Evy

Le péché de gourmandise

 

A André, grand maître de la confrérie du foie gras à Mazéres ancien adhérent des auteurs d'Occitanie et aujourd'hui disparu ….

 

Lorsqu’il se présenta aux portes du paradis, l’Augustou n’en menait pas large, d’autant qu’à quelques mètres de là crépitaient les flammes de l’enfer et qu’une forte odeur de roussi venait effleurer ses narines.

 

Saint Pierre l’attendait sur le perron du purgatoire et arborait un air avenant:

 

- Bonjour manhac (gentil garçon), as tu fait un bon voyage?

 

- Très bon seigneur, mais ....... vous parlez patois?

 

- Mais oui, pitchon notre religion rayonne sur toute la planète et je suis obligé de connaître toutes les langues de mes paroissiens. Je parle usuellement le Russe, les dialectes africains ou le Chinois ainsi que le basque, le breton et le catalan.

 

- C’est stupéfiant! Parlez vous également le Corse?

 

- Euh ..... le Corse ..... Là, vois tu,........ je ne peux pas te répondre car je suis soumis au secret professionnel! Mais, revenons à nos préoccupations, tu sais que je dois décider de ton avenir et nous devons passer en revue ton existence antérieure pour voir si tu mérites d’atteindre le paradis. As tu commis les sept péchés capitaux?

 

- Seigneur, je n’ai jamais tué personne, mis à part quelques perdigals (perdreaux) ou lapins forains et encore très peu car j’étais malaisit (maladroit) au fusil.

 

- As tu volé?

 

- Oh non, je n’ai jamais pris l’avion!

 

- As tu volé quelque chose?

 

- Jamais de ma vie, sauf, peut être, quelques figues ou cerises dans les vergers de mes voisins.

 

- Je vois, il s’agit de quelques larcins sans importance majeure. As tu souvent menti?

 

- Vous savez seigneur, mentir dans le midi c’est comme respirer, tout le monde ment du plus petit au plus âgé. Le mensonge nous est aussi nécessaire que l’EPO au coureur cycliste. Dire la vérité serait comme jouer aux cartes sans tricher, quelque chose d’inconcevable!

 

- Je le sais bien Auguste! J’ai à ce sujet de gros problèmes avec mes pensionnaires originaires du Sud de la Loire.

 

- Je me mets à votre place, mais vous ne pouvez pas nous envoyer tous griller en enfer pour ce simple motif, cela accroîtrait inexorablement votre stock de farine humaine en ces temps de vache folle.

 

- N’épiloguons pas, veux tu! Et le péché de chair, as tu commis ce terrible péché?

 

Visiblement mal à l’aise, l’âme d’Augustou ne put qu’avouer:

 

- Aie Seigneur! Celui là, je crois bien l’avoir commis souvent et ..... avec beaucoup de plaisir encore! Mais voyez vous, je pense avoir des circonstances atténuantes. En effet, comme vous devez le savoir, ma parcelle jouxtait celle de la Baptistine. Entre nos deux propriétés n’existait qu’un muret de pierres que j’avais assemblées unes à unes en son temps, avec, tout au bout un piboul (peuplier) qui procurait une ombre bienfaisante. Lorsque nous étions chacun au bout de la rangée de vigne, nous nous réfugions sous l’arbre où nous parlions et puis un jour, on avait rien à se dire alors ...... Je me dois de vous préciser que sans moi, la Baptistine, elle n’aurait pas eu deux beaux garçons, car son mari n’était guère prolifique. Grâce à moi, ils ont eu une famille comme tout le monde et le Mathurin explique à qui veut l’entendre, que ces enfants sont son portrait tout craché, donc....... je n’ai pas fait trop de mal.

 

- Et les autres? Parle moi un peu des autres.

 

- Les autres? Questionna à son tour le prévenu de plus en plus mal à l’aise.

 

- Oui, petit, les autres? Répondit Saint Pierre d’une voix douce et mielleuse.

 

Décidément son interlocuteur connaissait tout sur son passé et il allait falloir jouer serré pour éviter d’être damné.

 

- Voyez vous, Seigneur, là également ce n’était pas de ma faute. J’ai été pendant longtemps conseiller municipal et mes administrées me faisaient mander pour quelques problèmes d’extrêmes urgences et importances que je devais solutionner sur le champ. Et puis, j’ai toujours aimé rendre service...... C’est d’ailleurs dans ces occasions, que j’ai constaté que seules les voies du seigneur sont impénétrables!

 

- Ne blasphème pas malheureux, car cela n’arrange pas du tout ta situation! Parle moi plutôt du péché de gourmandise.

 

(A ce stade du récit nous nous devons de préciser que l’âme d’Augustou était plutôt du genre enveloppé. En effet, notre homme, durant son existence, dépassait allègrement le quintal et était réputé pour son goût de la bonne chère. Or - peu d’études ont été effectuées sur ce point nous nous devons d’en convenir- lorsque l’âme quitte son enveloppe charnelle, elle en conserve néanmoins son apparence d’origine.)

 

Cette question n’arrangeait visiblement pas l’ami Auguste qui essaya de biaiser en répondant:

 

- Oh! Vous savez le plus souvent je me contentais d’un petit mossèc (morceau).

 

- Parle moi donc du dernier banquet de la pétanque?

 

- Je ne crois pas avoir commis le péché auquel vous faites allusion, car c’est Isidore, notre Président qui avait élaboré le menu et les recettes n’étaient point amphigouriques. En entrée, nous avions du foie gras d’oie. Une tranche épaisse et délicieuse de plus de trois centimètres parfumée à l’Armagnac. Ensuite nous avons eu droit à un assortiment de tripou et cambajou maisons bien entendu. Le jambon était comme je l’aime, lardé d’un gras bien rosé. Après s’être rincé la bouche avec une salade batavia, on nous a servi une poularde rôtie, dodue et dorée à point. A l’intérieur de la volaille, les cuisinières avaient mis une farce gradaillée (aillée) réussie à la perfection et tout autour quelques pommes de terre bien mijotées dans le jus. Enfin, elles nous ont servi une crème faite avec douze oeufs et parfumée à la cannelle qui était si bonne que je crois bien que j’en ai repris ....trois fois.

 

- Disons plutôt quatre! Conte moi donc ta passion pour les champignons?

 

- Je n’ai jamais aimé trop les ramasser vous savez, car, compte tenu de ma corpulence, me baisser me posait des problèmes! Mais, j’ai toujours eu grand plaisir à les cuisiner. Tenez par exemple, les couriolettes accompagnent toujours une sauce de veau, les morilles blondes se servent avec un peu de crème fraîche sur un tournedos bien saignant, quant au cèpe je le prépare farci avec un peu de cansalade (petit salé) fumée qui lui octroie un parfum du tonnerre de ....

 

L’âme laissa sa phrase en suspens afin de ne pas commettre une gaffe.

 

- Et le vin petit, il paraît que tu étais un amateur?

 

(A vrai dire, la chose était aisée à deviner, car le divin breuvage avait laissé, du temps de son vivant, de nombreux sillons écarlates sur la figure de notre ami.)

 

- Ah seigneur, j’ai adoré le sang du Christ! J’avais pour lui une passion incommensurable. Quelle que soit sa couleur, du blanc au rouge, il me donnait beaucoup d’ardeur pour mon travail et me régénérait après une intense séance de bigòs (pioche à deux pointes). Je dois quand même vous avouer que parfois, j’ai un peu abusé de carthagène ou de blanquette......

 

- C’est d’ailleurs pour cela que tu es devant moi aujourd’hui! Je me suis laissé dire que tu as pris un coup de sang après un repas trop arrosé. Vraiment, dit-il fronçant les sourcils et élevant la voix, ton cas me paraît très délicat et presque désespéré.

 

L’âme d’Augustou ne put alors s’empêcher de se mettre en colère:

 

- Mais enfin, Nòstre Senher, qui a mis sur cette terre les jolies filles, les poulardes et le bon vin? Si vous désiriez que nous menions une vie monacale, pourquoi nous soumettre sans cesse à la tentation? Nous eussions pu nous contenter de patates bouillies et de pissenlits arrosés d’onde claire..... Je crois sincèrement ne jamais avoir péché durant mon existence mais avoir été, en quelque sorte, en état de .... légitime défense.

 

Croyez le si vous voulez, mais Saint Pierre fut tellement interloqué qu’il en ouvrit tout grand les portes de son établissement.

 

Et c’est ainsi que ce grand mécréant d’Augustou regagna le paradis. Prouvant ainsi qu’en certaines circonstances, la justice divine, comme parfois son homologue humaine, n’est pas exempte de bavures, et que ... la gourmandise n’est pas un si vilain défaut!

 

 

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Idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir 

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Poème humoristique " ode à mon chou " de l'Auteur Jean-Louis Sanchez...

Publié le par Evy

ODE A MON …CHOU !!

 

 

Quand je t'ai acheté tu étais tout gamin,

Car tu tenais tout juste dans le creux de ma main.

 

Avec plein d'attentions je t'ai remis en terre,

Dans un lieu aéré, inondé de lumière.

 

Je t'ai biné, bêché, et beaucoup arrosé,

Pour que tu pousses bien et que tu sois au frais.

 

Et je t'ai protégé des féroces limaces,

Des très gros escargots, animaux très voraces.

 

Puis j'ai pulvérisé sur toi l'insecticide,

Afin d'éradiquer les mauvaises piérides.

 

Te voilà devenu un bonhomme joufflu.

Tu portes bien ton nom ! Tu te nommes capu !

 

Tes couleurs sont si douces et ta peau mordorée,

Tu es tellement beau que j'en suis honoré.

 

Ta chair est parfumée, délicate et légère,

Comme serait la joue d'une jolie bergère....

 

Tu finiras pour sur, en potée auvergnate,

Accompagné de lard et de dodues patates.

 

Quand je t'ai rencontré tu étais un gamin,

Te voilà devenu le roi de mon jardin !!

 

Jean-Louis Sanchez

 

Idée cadeau pour les fêtes

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Extrait de l'ouvrage: " la vallée du bonheur " de l'Auteur Jean-Louis Sanchez ..Idée cadeau pour les fêtes...

Publié le par Evy

 Extrait de l'ouvrage: " la vallée du bonheur " de l'Auteur Jean-Louis Sanchez ..Idée cadeau pour les fêtes...

(Extrait de son ouvrage: la vallée du bonheur)

 

Le Blanquetaïre

 

    Une douleur lancinante le tenaillait depuis plus de deux heures. Sa poitrine semblait prise dans un étau et sa cage thoracique explosait. Il se leva lentement, en faisant bien attention à ne pas réveiller son épouse qui sommeillait paisiblement à ses côtés et s'habilla à tâtons, profitant des lueurs de la pleine lune qui parvenaient à s'infiltrer à travers les volets mi-clos.

    Il ouvrit délicatement la porte et sortit. Le ciel était constellé d'étoiles que les frimas de cette fin d'hiver faisaient scintiller intensément. L'air frais et pur de la nuit le saisit et le réconforta. Il respira goulûment; la souffrance lui parut moins forte et il entreprit de gravir la légère côte qui le mènerait à la cave.

    C'est sûr, il aurait peut-être du consulter le docteur, d'autant qu'il n'en était pas à sa première alerte, mais à quoi bon! Durant toute son existence il n'avait visité un médecin qu'à deux reprises. Lorsqu'il s'était brisé le poignet en glissant du sommet d'une cuve et lorsqu'il avait contracté un "virus" le tenant alité pendant une semaine. Un virus! C'est ainsi qu'on nommait sans doute les maladies inconnues impossibles à diagnostiquer...

    Ce qui l'importait, c'était d'atteindre son but et il entreprit sa marche, frissonnant de froid, sous la clarté bienveillante de la voûte céleste. Il dut marquer plusieurs pauses, le souffle court, les jambes molles, mais il atteignit, à force de pugnacité, l'objectif recherché. Il fit tourner la clef dans l'épais portail en chêne qui s'ouvrit dans un grincement lugubre puis resta sur le seuil, humant l'odeur familière mêlée de marc de raisin, de souffre et de bisulfite. Il régnait dans la pièce un grand silence perturbé par le bruit d'une goutte d'eau qui sourdait dans un endroit inaccessible et résonnait inlassablement. Tic! Toc! Tic! Toc!

  Il sourit, constatant que malgré tous les efforts entrepris pour assainir son lieu de travail, il n'avait pu parvenir à neutraliser cette intruse qui s'était faufilée dans des interstices inexplorables...

    La vue de ces lieux familiers le rasséréna. Il fit quelques pas vers le quai de déchargement. Il lui semblait entendre les jurons des hommes tirant leurs mules fermement par le harnais, le bruit des sabots et des roues de charrettes en route vers cet endroit. Il revoyait les gestes des viticulteurs basculant les comportes d'un grand coup de reins, les grappes de cépage blanc, Mauzac, Chenin ou Chardonnay tombant dans le pressoir pour être broyées et donner leurs précieux breuvages, le visage angoissé des hommes qui attendaient les verdicts de la pesée, du mustimètre et du réfractomètre. Dans un instant ils connaîtraient le résultat d'une année de travail: le poids de la récolte ainsi que son degré alcoolique qui assureraient leurs revenus de l'année à venir.

    Il s'adossa contre un mur, porta sa main conte la poitrine pour se soulager un peu et fit l'inventaire de sa cave. Il recensa en un clin d’œil, les muids, les demi-muids, les barricots, le pressoir et la chaîne de mise en bouteille dont les tétons de cuivre rutilaient, les très nombreux filtres qui permettraient au breuvage d'atteindre une limpidité absolue. Au fond de la cave, précautionneusement alignées sur une cinquantaine de mètres reposaient cul par-dessus tête les bouteilles de la récolte précédentes auxquelles il conviendrait, de temps à  autre, d'effectuer de petites rotations pour concentrer les dépôts vers les goulots. Tout était en ordre.... Qui aurait pu imaginer les privations endurées pour financer un tel ordonnancement, les heures de travail pour tout régler de façon quasi parfaite, la quête permanente de nouvelles techniques pour améliorer la qualité du produit ainsi que le rendement de l'entreprise?

    Un nouveau spasme l'ébranla, il parvint difficilement à se hisser sur un promontoire, reposant sa tête contre la paroi en béton armée d'une des plus anciennes cuves. Il ferma les yeux, se revit, lui l'Espagnol, arrivant en France âgé d'une vingtaine d'années, sa légère valise sous les bras, devant affronter la barrière de la langue. Rapidement il avait pris contact avec cette terre du pays d'Oc délaissée par ses fils ingrats et si avenante pour l'étranger. Il avait dû tout apprendre de cette viticulture étrange et difficile,l'entretien des vignes avec le déchausselage au printemps, la taille en gobelet en hiver, le palissage des rameaux en été ou les vendanges à l'automne. Cette terre si tolérante à son égard et ignorante du racisme et de l'hypocrisie des hommes, il l'avait vénérée et tenté de l'apprivoiser plus que de la posséder. Ensuite, il s'était attelé à la fabrication de la blanquette s'appuyant sur les conseils des anciens et essayant sans cesse de faire évoluer les techniques, d'apporter aux méthodes basiques de production la fantaisie de ses origines latines.

    Combien d'années de labeur le séparaient de la date de son arrivée? Il n'osait se le remémorer. Il avait même omis de faire valoir ses droits à la retraite tant sa passion avait été grande. Lorsqu'il avait acquis sa première vigne, le vendeur lui avait dit:

  • Aquela vinha pichon te la cal pas vendre, te portara bonur!

    (Cette vigne, petit, il ne te faut pas la vendre, elle te portera bonheur!)

    Il ne l'avait jamais vendue et la prophétie de l'ancien s'était réalisée. Du bonheur devant les choses simples de la nature, il en avait éprouvé énormément et il lui revenaient de fugaces souvenirs. Le spectacle des graciles bourgeons bourrés de sève, prêts aussitôt à affronter le gel et les intempéries ou les maladies quotidiennes le fascinait. Tout comme le passionnaient les premières dégustations de vin bourrut – ce vin primeur mal dégrossi comme un adolescent en pleine croissance - qu'il effectuait quasi religieusement avec ses proches, dans des moments uniques de convivialité, en recherchant ses tanins, son caractère ou ses éventuelles faiblesses...

    Son souffle devenait de plus en plus court, il avait peine à respirer, la vie semblait l'abandonner, cette vie dont il avait joui pleinement et qu'il avait consacré lui Joseph, le blanquetaîre à la mise en valeur de la terre. Il ne regrettait rien, Emile Zola n'avait il point écrit " qu'il suffit à l'honnête homme d'avoir passé en ayant fait son œuvre". Cette œuvre il l'avait parachevé en transmettant à son fils sa dévorante passion.

    Comme Molière, foudroyé en plein spectacle, il n'éprouvait aucune appréhension à rejoindre l'au-delà entouré de ses éléments familiers. Alors, il ferma doucement les yeux et s'abandonna dans les bras de la grande faucheuse.

    Affolé par la disparition de son mari, la mère très tôt alerta son fils. Celui-ci n'hésita pas et se rendit à grandes enjambées vers la cave. Il découvrit avec horreur son père lové contre la cuve,le visage apaisé, esquissant un sourire bienheureux.

    Il était parti rejoindre Bacchus, bien disposé à devenir son bras droit et à lui transmettre ses secrets de fabrication, ainsi, qu'à faire exploser dans toutes les planètes de l'univers et les galaxies, des millions de bulles de blanquette...

 

    (Extrait de son ouvrage: la vallée du bonheur)

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Jean-Louis Sanchez

Publié le par Evy


ROMAN POLICIER

A VOCATION HUMORISTIQUE

 

Juillet 2008, les membres du CO Couiza pétanque participent au Mondial La Marseillaise à pétanque. Parmi eux le commissaire Yves Lamet, qui va être le témoin direct d’une mort suspecte et retrouver sur les lieux du crime son collègue de promotion Lucho Gonsalez qui va l’associer à l’enquête ….. 

 

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Jean-Louis Sanchez

Publié le par Evy

Jean-Louis Sanchez

L'auteur:

Jean-Louis Sanchez, né à Campagne-sur-Aude, est avant tout un Audois de la haute vallée « à laquelle, dit-il dans l'avant-propos de son livre, je suis viscéralement attaché ».
Jean-Louis Sanchez est le fils d'un ouvrier d'usine à Quillan et d'une mère enseignante à Campagne. Et quand on dit que Jean-Louis Sanchez est attaché à sa terre on le retrouve dans le contenu de ses livres.
Si Salvador Dali a affirmé que le centre du monde était situé sur le toit de la gare de Perpignan, pour Jean-Louis Sanchez, le centre du monde c'est bien le pont de Campage-sur-Aude.

Inspecteur dans une administration, en poste à Pamiers, Jean-Louis Sanchez s'est découvert le goût d'écrire sur le coup des 40 ans et toujours cette haute vallée de l'Aude présente notamment dans sa première publication. « J'ai eu envie d'écrire un livre, dit-il, pour mieux faire connaître cette vallée. « La Belle Aude m'a raconté » (1998) raconte donc en 180 pages la vie des chapeliers entre 1930 et 1947. Il y avait, en effet, à cette époque 3.000 ouvriers en chapellerie répartis sur 13 usines. » Cela est la première partie de l'ouvrage de Jean-Louis Sanchez; dans la deuxième, il évoque la courageuse période de la Résistance, le maquis, la libération de la haute vallée. « C'est tout simplement l'histoire du maquis Picaussel, près de Puivert », indique l'auteur.

Roman en français. Dans « la Belle Aude m'a raconté », l'auteur délivrait les confidences de l'impétueuse rivière durant la période de 1930 à 1947. Il récidive aujourd'hui avec « la Vallée du bonheur » pour la période 1947 à la fin des années cinquante. Durant cette douzaine d'année notre beau fleuve Atax a observé les profondes mutations dans le domaine de l'industrie avec le déclin de la chapellerie et la naissance d'un nouveau matériau, le formica. Il a vu la mécanisation de l'agriculture et l'exode de nombreux exploitants de la vallée. Il a entendu les cris et galéjades des joueurs de pétanque ou de belote « coinchée ». Il a assisté impuissant aux drames de la Haute Vallée de l'Aude, tels la mort du « blanquetaïre », ou les souffrances de Linos, le valeureux combattant pour la liberté...

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