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260 résultats pour “Listes des Livres Pour Enfants

" Romans " De Sylvette Faisandier...

Publié le par Evy

Pour votre Valentine, pour votre Valentin,

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

" Romans " De Sylvette Faisandier...

 

 

Envie de le lire, n’hésitez pas passer commande directement auprès de l'auteur : sylvette.faisandier.auteur@sfr.fr. Indiquez vos coordonnées par mail, ainsi que votre adresse.

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" Recueils de Poésie " Bernard Cazeaux

Publié le par Evy

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" Recueils  de Poésie " Bernard Cazeaux

 

 

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bernardcaz@hotmail.com

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https://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/bernard%20cazeaux/

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" Roman Fantasy " Bernard Cazeaux

Publié le par Evy

" Roman Fantasy "  Bernard Cazeaux

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

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" Roman Fantasy "  Bernard Cazeaux

 

 

 

 

 

 

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Découvrir la littérature française sur d’autres pays Robert Mondange...

Publié le par Evy

Certains de nos écrivains racontent des histoires qui se sont déroulées dans d’autres pays, venez les découvrir

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La philosophie d'Adrien Baillayre..." Douceur de Sagesse "

Publié le par Evy

 

 
Livres ;
Imbrication : Un essai philosophique sur la condition humaine (plutôt ce qui touche à l'homme de l'extérieur,métaphysique...)
Douceur de sagesse : Un essai philosophique et poétique sur la bêtise humaine (les maux intérieurs de l'homme...)
 

 

 

La philosophie d'Adrien Baillayre d'après : 

Lilian Lharidon, @papier.jauni sur instagram

Et également son avis sur Imbrication : 

Imbrication, ou la fausse prétention. 

"L'intelligence serait de résoudre les problèmes de la vie, en comprendre et accomplir les objectifs". Ce livre m'a été envoyé par un abonné, n'hésitez pas vous aussi à m'envoyer vos écrits (je serai impitoyable). 

C'est un livre très court, où les réflexions sur la mort, les rêves et le paradis, se mêlent à des contes qui prennent place dans la Grèce antique.

Si les idées sont un matériau de base commun à tous, il n'appartient pas à n'importe qui d'avoir la patience et la rigueur nécessaire pour modeler cette matière, la transformer, la consolider pour en faire une pensée digne d'intérêt. 

On peut reprocher à l'auteur de ne pas mener à bout cette construction à partir des matériaux de base, mais ce serait oublier que c'est un processus lent qui demande du travail ; c'est aussi oublier que nous avons fort à faire de notre côté.

Imbrications nous le signale joliment avec son dernier chapitre,"Des fausses prétentions aux vraies imbrications", un titre suivi par six pages blanches. Si toute cette démarche philosophique peut paraître prétentieuse, il n'en est rien. 

Il s'agit en fait d'un effort que ne sont pas capables d'abandonner les personnes avides de sagesse. Ces six pages sont une invitation, ou plutốt une 

épreuve : êtes-vous capables, vous lecteurs, de les remplir avec vos propres idées ? 

Êtes-vous capable de les raturer, de les remanier, d'en faire quelque chose de notable qui mérite d'être partagé ?

Je souligne pour finir, 

un extrait de son livre que je n'ai pas eu la place d'évoquer où il raconte que Sophia, la sagesse, est une fille issue d'une famille rustre. 

Ça montre bien que la sagesse est le produit d'une démarche brouillonne et complexe à partir d'un matériau de base qui l'est tout autant !

 

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L'écrivain catalan J.P.Bonnel présentera son livre : Le chemin ultime de Walter BENJAMIN - La mort à Port-Bou -

Publié le par Evy

Bonjour j'organise une conférence le 20 novembre entré gratuit je serai heureuse de votre participation au plaisir Evy

L'écrivain catalan J.P.Bonnel présentera son livre :

Le chemin ultime de Walter BENJAMIN - La mort à Port-Bou -


le 20 novembre 2021 à 17h, au centre culturel d'Esperaza. C'est Evelyne Génique, présidente dynamique de l'association "Au fil de l'Aude des Mots" qui, à l'occasion d'un salon du livre en pays catalan, a eu l'idée d'inviter cet auteur, né à Perpignan et ancien professeur de Lettres.


J.P.Bonnel a publié des romans (Inde la Mort - Je te haine -Mathilda - Rafales sur Cap Béar…des recueils de poésie tel Machado, de Séville à Collioure, et des essais sur la peinture : Matisse à Collioure, l'art en Catalogne).


J.P.bonnel est aussi président de l'association "W.Bebjamin sans frontières, créée en 2015 à Banyuls et destinée à faire connaître l'œuvre et le destin tragique de célèbre intellectuel juif allemand, qui se suicida en 1940 à la frontière franco-espagnole.


 Walter Benjamin est le philosophe juif allemand qui, avec l'avènement du fascisme hitlérien, dut quitter son pays et passer la plus grande partie de sa vie en exil. À Paris, d'abord, où il est aidé par l'écrivain Georges Bataille et le philosophe Adorno; à Marseille, ensuite, où il essaie, en vain, de s'embarquer pour l'Amérique, en compagnie de nombreux artistes et intellectuels juifs ; il tentera de fuir, à pied, par l'Espagne et le Portugal, mais la police espagnole le refoule: Benjamin se suicide dans une auberge de Port-Bou, le 26 septembre 1940. Son corps sera officiellement enterré au cimetière marin de la petite bourgade frontalière, le 27 septembre. On n'a jamais retrouvé la fameuse serviette noire, à laquelle il tenait tant, et qui renfermait un manuscrit, sans doute la suite de ses Thèses sur le concept d'histoire


Ce livre essaie de retracer les trois derniers jours de la vie du philosophe, depuis Marseille jusqu'à Port-Bou, en passant par Banyuls et la frontière, matérialisée par les Pyrénées et la montagne de l'Albère. Ce texte, Le chemin ultime de Walter Benjamin, veut jouer le rôle de ce manuscrit perdu à jamais : imaginer que l'écrivain a retranscrit là ses derniers instants, où se mêlent l'espérance et le désespoir. 

(Éditions Cap Béar, 18 euros -

Contact : jean-pierre.bonnel@orange.fr)

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Ce roman, Arietta Opus 111, a été inspiré à N. Bernard Villa par la trente-deuxième et dernière sonate pour piano de Beethoven.

Publié le par Evy

ARIETTA , OPUS 111



 

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : roman 



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Synopsis

 

Ce roman, ARIETTA Opus 111, a été inspiré à N. Bernard Villa par la trente-deuxième et dernière sonate pour piano de Beethoven.

 

C’est au cœur de cette musique que Thomas. B, pianiste aussi solitaire que célèbre dans le monde entier, et une fillette de onze ans, Marie-Magdalena, « mi-oiseau, mi-jasmin », perdue dans un destin sans issue, vont s’approcher et avoir besoin l’un de l’autre dans leur identique solitude.

Peu à peu la gamine sans avenir va suivre cet improbable chemin de la musique et de la mer aux côtés de l’artiste étrange, qui lui permet d’imaginer une autre mémoire, une autre éternité.

 

Beethoven voulait consoler le monde avec sa musique… il a donné sa force à ces deux là pour affronter leur impossible destin dans cette joie dérisoire mais superbe qui les unit à jamais….

 

Il n’est point besoin de connaître la musique, pas plus que la mer pour partager quelques instants de leur vie et de cet amour insolite qui les liera bien au-delà de la mort…il suffit de vouloir écouter, voir, et rêver… seulement rêver…



 

Retours de lecture…

 

« … Je ressors de la lecture de ce livre totalement bouleversée. Cela fait longtemps que je n’avais pas pleuré en lisant. C’est magnifique, plein de tendresse, d’amour, de force, de vie, de musique que j’entendais en lisant… Merci mille fois. » Michelle M.

 

« … Je vous remercie pour le livre que vous m’avez offert hier, je l’ai lu d’un bout à l’autre ce matin. C’est un des plus beaux livres que j’ai lu parmi plusieurs centaines, autant sur le fond qu’au niveau du style. Je remercie l’auteure pour la grande poésie qu’elle a laissée dans ces pages… »  Julie H.

 

« … J’ai beaucoup apprécié ce livre. Il devient rare de nos jours d’en trouver d’aussi bien écrits et malgré tout le travail que j’avais à faire la semaine dernière, je ne l’ai pas lâché avant de l’avoir terminé !... » Marie-Clotilde N.

 

« …Pour vous exprimer l’émotion qu’il m’a procuré, me viennent les mots de tendresse, angoisse, sourires, larmes, surprise, tristesse, amour solitude, attachement… je vais devoir le relire car je l’ai dévoré trop vite et sans respirer… » Véronique F.

 

« Votre ouvrage est un petit bijou, sur le fond comme sur la forme : j’aime beaucoup cette écriture poétique dont vous avez imprégnée vos phrases… » Alain R.

 

Ce livre ARIETTA,OPUS 111 a fait l’objet d’une première édition en septembre 2019.

 

ARIETTA Opus 111  est consultable sur le site de CoolLibri.
(Il est possible de le télécharger en version e-book.)
 
Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail à
Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.

 

Publié dans Nicole Bernard Villa

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Atelier d'écriture n°4 : Thème " Le Grenier " Liste des mots ...

Publié le par Evy

Atelier d'écriture n°4  : Thème " Le Grenier " Liste des mots ...

J'organise chaque semaine un défi

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Où 10 mots

Ouvert du Dimanche au Dimanche  

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez la semaine

Un grand bravo aux participants 

Cette semaine le thème du 29/11/20 au 06/12/20

C'est " Le grenier "

--- Les 10 mots

Escalier, Porte, Habillée, Jaune, âge, Temps, Tendresse, Bois, Témoin, Enfance...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin...

Atelier d'écriture n°4  : Thème " Le Grenier " Liste des mots ...

Ma participation

Le grenier

 

L'escalier étroit menait au grenier

Au fond se trouvait une armoire

Dont la porte grince,

Habillée de poussières,

Pleine de vieilleries :

De linge jaune, de chiffons,

De draps de lin brodés,

De vêtements d'un autre âge,

Et puis de lettres du temps jadis,

Des puzzles et des jouets,

Des cahiers d'écolier,

Des poupées abandonnées,

Des photos de la vie d'antan

 

Que d'émotion et de tendresse !

Dans les bois de la vieille armoire dame

Chacun a laissé un peu de son âme

Et un peu de sa jeunesse

Aux souvenirs de mes aïeuls,

Curieux témoin, de leur vécu,

J' ai retrouvé toute mon enfance

Evelyne Genique

Publié dans Atelier d'écriture

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" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan " Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan "  Bernard Cazeaux...

 

" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan "

Ce recueil d'histoires campagnardes, rudes, tendres et drôles, évoque des épisodes réellement vécus dans différents villages du Sud-Ouest. On y retrouve des personnages pittoresques, hauts en couleur, des tyrans domestiques, des enfants dégourdis, des arriérés et de joyeux lurons, témoins d'une époque révolue. ..

 

Introduction du livre

O tempora, o mores !

« Ô temps, ô mœurs », disait Cicéron. 

Autrement dit : « Quelle époque ! »

 

Au travers de ces courtes histoires, je parle de temps désormais révolus. J’ai tenté de rapporter la manière de parler de certains acteurs, tout en n’utilisant pas le patois, que je ne parle pas, qui était pour beaucoup à l’époque la langue de tous les jours.

 Je me dois également de prévenir que des éléments peuvent aujourd’hui choquer les âmes sensibles de notre société moderne coupée de ses racines ancestrales. Mais il fut un temps, pas si lointain, où la vie quotidienne dans nos campagnes réservait des moments de joie et d’allégresse propres à révulser certains de nos concitoyens citadins contemporains. 

Je pense en particulier aux moments où l’on festoyait entre voisins après avoir abattu les bêtes que l’on consommerait plus tard sur la ferme. Un temps de convivialité où le passage obligatoire par un abattoir n’était pas imposé. Ou encore, quand on « faisait la gnole », ce privilège de bouilleur de cru qui se transmettait,  désormais perdu à la mort du dernier détenteur.

Ces concitoyens contemporains qui parfois se hasardent dans une campagne idéalisée qu’ils ne peuvent imaginer que bucolique, et dont bien souvent ils veulent dicter les règles afin de contraindre la réalité jusqu’à son adéquation avec leurs fantasmes ou leur idéologie. 

Ainsi, un beau matin, après avoir acquis à prix d’or une bâtisse « de caractère » ou détourné une ancienne ferme de sa fonction première, ils débarquent en pays conquis, forts de leurs certitudes et de leur bon droit de propriétaire. 

Horrifiés, ils découvrent alors que les clarines des vaches tintent sans interruption tandis qu’elles paissent avec lenteur et enfournent de l’herbe à grosses bouchées dans les pâtures estivales. Puis, couchées dans l’herbe grasse, elles ruminent en posant un regard pénétré sur leur environnement, à la manière d’un philosophe en pleine méditation, tout en pétant à qui mieux mieux pour trouer la couche d’ozone. À ce tintamarre insupportable, tellement différent des bruits de la ville, vient se joindre parfois le tintement des cloches des églises qui rythment la vie des villages en égrenant les heures. 

Pire encore, dès potron-minet, les gallinacés mâles, que l’on nomme coqs, entonnent fièrement leur champ tonitruant pour annoncer l’arrivée de l’aube. Certains outrecuidants, peu fiables, déboussolés ou impatients, chantent alors qu’il fait encore nuit noire.

À l’heure de la traite matinale, les vaches laitières meuglent tandis que d’autres appellent leur veau. Les brebis et les chèvres bêlent pour sortir au pré et manifestent leur joie en quittant les bergeries, certaines portant aussi des clochettes.

Il faudrait expliquer à ces citadins que les cloches et clochettes ont une fonction autre que celle de les ennuyer. Dans les pâtures et les estives, elles servent au berger à repérer le troupeau. Mais aussi, lorsque elles se mettent à tinter violemment, elles signalent un affolement du troupeau à cause de la présence d’un danger, le plus souvent un prédateur, et éveillent les chiens de garde comme les Patous qui se précipitent pour protéger le troupeau.

Il arrive aussi que des chevaux hennissent, que des ânes braient ; sans parler des inévitables et omniprésents chiens de fermes et autres canidés de chasse qui aboient de manière intempestive pour un oui pour un non. Mais ce n’est pas tout. 

Aussi matinaux que les coqs, les oiseaux pépient et gazouillent bruyamment dans les bosquets, taillis et haies au mépris du repos bien mérité des citadins transplantés. Les merles insolents babillent et flûtent à tout-va. Les geais cacardent, les corbeaux croassent, les pies jacassent. La nuit les chouettes hululent, les crapauds coassent, les grillons stridulent, tout comme les cigales en plein jour qui se chauffent au soleil du midi sur l’écorce des pins, inconscientes de troubler la sieste du citadin fatigué.

Dans les basses-cours les dindons glougloutent, les canards cancanent, les poules caquettent, les oies cagnardent et les pintades cacabent au mépris de toute bienséance envers leurs augustes voisins humains en quête de grasse matinée. 

Bref, c’est insupportable pour celui qui n’est habitué qu’au vrombissement des moteurs à explosion, au fracas des métros et des trains, aux avertisseurs sonores des véhicules, aux sirènes d’alarmes, au ramassage des poubelles, etc. Et ce qui est pitoyable, c’est que tout ce beau monde exotique ne respecte pas la trêve du week-end, pas plus que l’élémentaire et minimal repos dominical.

Cependant, l’étonnement du citadin ne se limite pas à la faune animale locale. Le « paysan », espèce en voie de disparition, y met du sien avec une mauvaise volonté évidente. Pas plus que les animaux il ne respecte le week-end et des horaires décents. Allez savoir pourquoi il s’ingénie à travailler le samedi, le dimanche et même pendant les jours fériés ? S’il va jusqu’à ne pas prendre de congés, comme tout le monde, c’est à se demander si ce n’est pas prémédité, rien que pour enquiquiner ses voisins. 

Sans parler des nuits où il pousse le vice jusqu’à arroser et faire du bruit avec les jets. Quand ce ne sont pas les tracteurs et engins agricoles qui rugissent sous les étoiles tandis qu’il moissonne, qu’il coupe et presse du fourrage, qu’il traite les cultures. Mais pourquoi, bon sang, le paysan ne respecte-t-il pas des horaires normaux et les 35 heures ? 

Je hasarde ici une réponse qui n’engage que moi bien sûr : « peut-être parce que son métier est contraint par les caprices de la nature ? » Lui aussi je pense, préfèrerait se reposer dans son lit plutôt que moissonner encore à 2 heures du matin, alors qu’il lui faudra être debout dès l’aube pour s’occuper des animaux. 

Mais ces péquenauds obtus, ces culs-terreux, s’obstinent à perturber la tranquillité de leurs voisins fraîchement installés, venus pour se reposer à la campagne… faite pour ça comme chacun  sait. 

Les nuisances sonores ne sont hélas pas les seules à provoquer le courroux de ces nouveaux propriétaires. Il y a les nuisances olfactives. Oui, la campagne est aussi faite d’odeurs. L’odeur des fleurs, des fruits, des champs, des arbres, des herbes aromatiques, mais aussi des animaux et de leurs déjections, une odeur de merde quoi ! 

Personne n’ayant encore trouvé le moyen de faire aller les animaux aux toilettes et à tirer la chasse d’eau en sortant, ces derniers défèquent abondamment où bon leur semble. Dans les prés, bouses et crottins parsèment les prairies pour le plus grand bonheur des sangliers qui « vermillent » la nuit. Mais aussi sur les chemins qui mènent aux pâtures, obligeant le néo-rural à jouer à la marelle pour ne point ruiner ses belles chaussures de promenade dans quelque bouse bien fraîche au fumet odorant.

Dans les fermes, tas de fumier et fosses à lisier recueillent les déjections animales, avant que celles-ci ne soient épandues sur les champs pour les fertiliser, au grand dam des narines délicates des nouveaux habitants. Les mêmes qui, pas à un paradoxe près, militent pour une agriculture bio exempte d’engrais industriels.

L’installation de ces olibrius s’est accrue durant les dernières décennies, provoquant une flambée des prix de l’immobilier qui n’est pas sans générer des problèmes aux autochtones. On a vu ainsi s’installer des bataillons d’étrangers en provenance de l’Europe : Britanniques, Allemands, Néerlandais, Suisses… Certains pour vivre à demeure, tandis que d’autres occupent les maisons par intermittence.

Bien entendu, tous ne sont pas de cet acabit. Beaucoup, largement majoritaires, s’adaptent avec bonheur aux us et coutumes locaux, se fondant, ravis, dans le paysage et les communautés. Il ne faut pas voir dans mon propos une forme de xénophobie, car les cas pathologiques se rencontrent aussi chez de nombreux néo-ruraux nationaux qui fuient les villes pour s’installer et s’imposer dans nos campagnes.

Hélas, aujourd’hui les problèmes augmentent au gré d’une migration croissante en quête d’une ruralité rêvée, telle qu’elle n’a jamais existé. Alors les procédures, les mises en demeure et autres requêtes pleuvent pour faire cesser ces nuisances insupportables aux citadins. Les procès contre des agriculteurs, des cloches, des coqs, que sais-je encore, encombrent les tribunaux. Une espèce de retour au moyen âge où se tenaient des procès contre les animaux.

Que ces procéduriers se rassurent. Lorsqu’ils auront obtenu gain de cause et qu’en plus tout le monde sera obligé d’être végétarien, les animaux disparaîtront et leurs « nuisances » avec. Tout comme les paysans d’ailleurs. 

Cependant, les récits que je vais développer dans cet ouvrage sont bien antérieurs à cette époque de mutation moderne. C’était un temps où les paysans, bien plus nombreux qu’aujourd’hui, côtoyaient plutôt les touristes de passage et les vacanciers de l’été. Un temps où chacun d’eux, dans son registre et fort de ses certitudes, prenait l’autre pour un « couillon ».

Il va sans dire que lorsqu’on restitue une histoire croustillante, celle-ci n’est pas représentative de la norme et s’apparente plus à une caricature qu’à une analyse sociologique. 

Mais qu’est-ce qui nous fait sourire depuis la nuit des temps, sinon la caricature ?

 

Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur  dédicacé  (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

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Nicole BERNARD VILLA Genre : Roman

Publié le par Evy

 Nicole BERNARD VILLA  Genre : Roman

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 
 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : Roman

 

Le roman POINT DE FUITE de N. BERNARD VILLA raconte l’histoire de trois personnages dont les destins amorcés il y a vingt ans  dans une belle perspective de vies vont tout à coup s’enchevêtrer et se télescoper de manière si imprévue qu’il ne va plus rester du savant dessin, qu’un jeune homme dans un train qui va rejoindre sa vie…

Louise a aimé Vincent, vingt ans plus tôt. Elle en a eu un fils Simon. 

L’histoire se déroule sur les trois jours de son enterrement qui va réunir Vincent et Simon qui ignorent tout des liens qui les lient chacun à Louise.

 

Voici trois extraits très différents du roman qui illustrent sa diversité.



 

L’enterrement de Louise dans un village d’Ariège.


 

Il faisait frais, avec cette odeur particulière de poussière minérale qui colle l’air dans les narines. Un air froid, un peu moite, comme dans toutes les églises fermées, parce que les églises sont toujours fermées.

Après l’énorme chaleur du dehors, il y avait eu comme un soulagement général de se retrouver dans cette ombre silencieuse et fraîche. Il y avait du bon dans cet enterrement d’été.

Bah ! C’est quand même moins triste un enterrement sous le soleil.

Bien sûr, elle était somme toute encore jeune pour mourir. Quarante-neuf ans, de nos jours, c’est quand même pas un âge pour mourir. Surtout pour une femme. Et bien conservée encore. Et gentille avec ça, pas bégueule pour un sou, même que c’était une artiste. Pour sûr, on n’avait jamais eu rien à redire de la Louise.

 

Quand elle est arrivée au village évidemment, avec ses grands cheveux n’importe comment, et toute seule avec son fils, qu’il s’appelait du même nom qu’elle et que donc, il n’avait pas de père, et qu’elle était quand même très jolie, les femmes se sont mises à critiquer sévère et les hommes ont fait mine de renchérir.

Mais on pouvait pas dire, pour la Louise, y’avait que sa peinture qui comptait et le gamin était bien éduqué, pas du tout comme ces hippies qui venait élever des chèvres en fumant des choses qu’il faut pas.

A part le toubib qui allait souvent à la maison aux volets bleus, alors qu’on voyait jamais Louise à la pharmacie et que le petit était robuste comme le mont Valier, on pouvait pas faire des histoires sur Louise. Et puis le toubib était divorcé depuis des années qu’on savait même plus le nom de sa femme, sauf les vieux qui n’ont plus que les généalogies comme souvenirs, et qu’en plus c’était un bon toubib, qu’on n’aurait pas aimé lui chercher noise.

Sans compter, que ça gardait les maris tranquilles.

 

Et maintenant, voilà qu’on allait porter la Louise en terre, et qu’il était là le toubib et qu’il n’avait rien pu faire avec toute sa science pour empêcher ça.

 

A côté du toubib, il y avait le fils de Louise. Un beau gars, pas beau comme on dirait d’un gars d’ici. Non, on voyait bien que c’était le fils d’une artiste et d’on ne sait qui de la ville, peut-être même de Paris.

Il était né ici, mais il n’était pas d’ici. Et sans doute, il ne resterait pas ici. 

D’ailleurs, il était déjà parti à la Capitale pour faire ses études. Pas même à Toulouse ou à Bordeaux, comme les jeunes gars d’ici, ou même à Lyon ou à Montpellier. Non, direct à Paris. A vingt ans. Comme si à vingt ans, on avait besoin d’aller tout de suite à Paris pour faire ses études ! Des études d’art ! Qu’on sait même pas à quoi ça ressemble, des études d’art ! Sa mère, elle, elle le faisait, l’art. 

Enfin, c’est comme ça maintenant, y’a des métiers, on ne sait même plus de quoi ils sont faits ! N’empêche, il est gentil quand même le petit, d’ailleurs, Camille a encore fait les confitures de myrtille pour qu’il emporte à Paris.

 

C’était presque fini. La cérémonie avait été courte. On ne savait même pas si Louise croyait au Bon Dieu, mais ici au village, on ne pouvait pas imaginer de porter quelqu’un en terre sans passer par le Bon Dieu, et encore plus une jeune femme, vous pensez, et puis le curé avait dit qu’elle était baptisée et que puisqu’elle était baptisée, il n’y avait pas de raison pour qu’on ne fasse pas comme d’habitude. 

Même la mort, c’est plus facile avec une habitude.

Même que ça ne s’appelle pas une habitude pour la mort, mais un rituel.

C’est comme quand tu embrasses ton môme avant de dormir et que ça l’empêche d’avoir peur et de faire des cauchemars. Parce que les enfants ont peur de la nuit, comme les adultes ont peur de la mort. 



 

Le JOURNAL de Louise, pour Simon son fils, après sa mort. Louise raconte l’amour unique et éphémère qu’elle a eu pour son père Vincent, dont il ignore tout.

 

Notre amour a été le point de jonction de nos différences quand elles n’étaient encore qu’au stade de l’identification.

Il s’en est nourri. Il a voulu croire que, puisque nous étions tous les deux différents du même monde, nous étions identiques.

Un africain noir et un asiatique jaune, sont très différents d’un blanc occidental. Mais cette différence par rapport au blanc, ne les fait en rien se rejoindre.

 

Il nous a fallu cinq ans pour nous rendre compte de cette évidence. 

Cinq ans de bel et bon amour, de jeunesse, de soleil, de rire, d’insouciance, de désirs, de vie sans avenir et sans passé, de vie réinventée…

Nous étions forts tous les deux, trop forts sans doute.

Il faut peut-être une inégalité dans l’amour, ou du moins une complémentarité. Ou peut-être, c’est la même chose.

 

Cette photo au bord du lac, c’était la dernière.

Nous ne nous sommes jamais revus.

 

Quand j’ai été retirer la photo dans le petit magasin jaune, une cloche s’est mise à carillonner gaiement à l’ouverture de la porte, comme les sonnailles des chèvres qui dévalent la montagne le soir, pour retourner au bercail.

Il faisait déjà frais en ce début de septembre.

 

Je l’ai posée là, juste à côté du cahier. Le temps s’est écrasé au point de cette mémoire retrouvée. Je sors de l’eau glacée, brûlée de soleil, je cours, je ris dans l’éblouissement de la lumière éclaboussée, je me jette sur lui, je suis contre sa peau, dans son odeur…

 

********

J’ai écrit sur la photo pour lui dire ma mort.

J’ai rajouté une carte parce que la photo était trop petite et je n’avais pas la place pour lui parler de toi.

Tu vois, un petit carton pour lui et un cahier entier pour toi.

Un cahier pour un grand passé que tu ignores, quand lui aura tout l’avenir pour te connaître.

Si tu veux. S’il veut.

 

Une fois satisfaite une curiosité légitime, il faudra que tu te poses les vraies questions :

Est-ce que tu veux vraiment adopter un père qui n’a jamais eu besoin de toi ?

Est-ce qu’il voudra vraiment adopter un fils qu’il aurait été incapable d’aimer ?

 

Si je vous donne l’un à l’autre, c’est aussi pour vous libérer facilement l’un de l’autre.

Ce ne devrait pas être trop difficile, maintenant que j’aurai disparu de vos vies. 

Ma mort rompt le lien ténu qui vous rapprochait. 

 

Je vous laisse libres.

Ta vie t’appartient, et la reconnaissance de ton origine n’en est certainement pas la clef.

 

J’ai mis la photo et le carton dans une enveloppe. Je vais la donner à Pierre, il l’enverra le moment venu. 



 

Vincent et Simon assistent à une conférence sur Van Gogh et ce qu’est un artiste.

C’est Simon qui parle, après le départ de Vincent.




Mais Vincent s’était soudain calmé, ses yeux devenus un seul trait noir enfoncé sous les arcades sombres, brillaient d’une étrange lumière. 

Il parla d’une voix serrée et rauque, comme si les mots étaient faits eux-mêmes d’une matière rêche et difficile à émettre :

« Se réaliser... se réaliser pour un artiste… mais c’est mourir, ou cesser de créer. Ce qui est sans doute la même chose. Parler de réalisation pour un artiste, c’est le nier. L’artiste, c’est celui qui cherche, celui qui va vers autre chose, celui qui ne possède jamais, celui qui va vers l’inaccessible désir… l’artiste est un homme qui marche… s’il s’arrête, c’est qu’il est mort… il ne faut pas vouloir arrêter un artiste… il faut qu’il marche… il faut accepter qu’il marche… il faut lui donner de le laisser marcher… »

Vincent s’est levé. Il est parti.

 

J’étais magnifiquement anéanti, je l’ai suivi, désespérément heureux, perdu, émerveillé.

Il marchait vite, sous une petite pluie fine et grasse. Je voulais lui dire que je l’aimais, que je comprenais, qu’il n’était pas tout seul et que moi aussi je savais tout ça exactement comme il l’avait dit, à cause de Louise. Je souffrais de n’avoir pas le courage de le rejoindre et cette souffrance en moi était terrible, et plus elle était terrible, moins je pouvais le rejoindre, et plus j’aurais voulu courir,  plus mes jambes devenaient raides. 

Je le suivais dans cet insupportable naufrage, comme l’homme perdu qui va couler s’accroche à l’infime lumière d’un phare improbable, sans avoir d’autre pensée que de se sauver.

 

Je l’aimais.

Je l’aimais comme un fou.

J’aimais cet homme au point de vouloir mourir avec lui sous cette pluie glacée, s’il fallait mourir pour rien, pour être différent et ne pas vouloir renoncer à cette différence.

Je le suivais comme une bête, sans rien savoir, sans rien comprendre, avec ce seul instinct sauvage de ne pas le perdre, quand ma vie entière tenait dans cette poursuite absurde d’un homme seul qui marchait dans la nuit glacée.

Il était arrivé à sa voiture. Il a ouvert la porte sans même se retourner, il est monté, il a démarré.

Je suis resté sur le trottoir gluant de pluie huileuse.

Il était parti.

Il n’était plus là.

 

La vie toute entière se résumait à cette petite pluie fine et tenace qui transperçait mon blouson de jean. Je ne bougeais pas. Le moindre geste et il aurait fallu que j’existe. Le moindre geste et il aurait fallu que je meure. 

Vincent était parti.

J’étais fixé à cet endroit précis, sans qu’aucune pensée ne puisse se greffer à cette seule évidence terrible.

Vincent était parti.

 

J’ai vu la voiture. Il est arrivé très vite. Il s’est arrêté juste devant moi. Il n’a pas stoppé le moteur.

Je suis monté.

Il faisait chaud, et j’ai essayé de calmer les battements de mon cœur en suivant le rythme régulier des essuie-glaces, comme si ma vie en dépendait.

 

Il fallait surtout que la pluie ne s’arrête pas.

 

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