Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

martine margnin

Retours de Lectures Martine Margnin

Publié le par Evy

Idée cadeau pour la Fête des mères 

 

Retours de Lectures Martine Margnin

Avis : PASSIONNANT
Quels adjectifs trouver pour qualifier la lecture des « Petites histoires de la mode » ? Il y en aurait beaucoup mais je garderai celui que j’ai choisi pour mon avis. Tout y est pour me plaire : des connaissances, de l’humour, de la subtilité, de l’organisation !
Par ordre alphabétique mais aussi sans queue ni tête car on saute du boubou à la braguette sans fil rouge, les informations sur le monde de la mode et de la couture nous sont fournies, ayant traversé les siècles, les pays mais s’étant teintées de l’humour des auteures, que l’on devine, passionnées et mutines.
On s’instruit, on rit, on s’étonne, on laisse et on reprend… Oui, 455 pages ne « s’avalent « pas ! Et vu la qualité, je dirais qu’elles se dégustent et donnent l’occasion de retrouver une vie sociale passant par le téléphone :
— Tu imaginais, toi, qu’on ne sait pas de quand datent les ciseaux ? Ceux que l’on connaît existaient déjà, il y a deux mille ans dans l’Empire Romain et en Extrême-Orient…
Oui, je vais garder ce dictionnaire poétique et pratique à portée de main, c’est plus sympa que de « googleliser », non ? Chapeau bas, Mesdames, pour les nombreuses recherches effectuées. Mon « petit doigt » m’a dit que cela avait pris trois ans. Cela se voit, c’est complet et en aucun cas rébarbatif au vu des nombreux fous rires pris avec certaines définitions.
Je remercie sincèrement Martine Magnin pour sa confiance, non seulement pour la chronique mais aussi pour m’avoir confié cet ouvrage bien avant sa sortie et m’avoir citée dans les remerciements en des termes qui m’ont touchée.
N’hésitez pas, ce livre paru aux Éditions Jourdan est dans toutes les bonnes librairies.

Note : Fond 5/5 – Forme 4.75/5

Traits d’esprit :

. En 1540, Catherine de Médicis s’avise de protéger la pudeur de ses demoiselles d’honneur au cours des promenades à cheval par un caleçon en brocart, rembourré, mais… fendu !

. À la cour du Roi Soleil, les nobles se hissent sur des talons d’au moins 12 cm pour se différencier du petit peuple.

Résumé : « Petites histoires de la mode » est un abécédaire poétique et pratique où les gourmets de mode, mais aussi ceux qui apprécient la saveur d’un mot inédit, désuet ou étranger, pourront picorer à leur guise ! Ce projet généreux et hédoniste a été confectionné avec plaisir et minutie par deux auteures passionnées.
« Accessoire, Aiguille, Alpaga, Angora, Anorak, Ballerine, Batiste… » ne sont ni des formules incantatoires, ni les vers d’une poésie lettriste, mais des termes qui appartiennent au vocabulaire du vêtement.
Tous ces mots si beaux portent un peu de notre histoire et nous invitent au voyage, à la découverte d’échanges séculaires entre des populations habitées par le goût de la parure et du vêtement. Ici, ailleurs, hier et aujourd’hui, plus de 400 rubriques choisies selon leur intérêt.

Extrait :
AIGUILLE
— Au commencement était l’aiguille…
Pour retrouver une aiguille dans une botte de foin, il suffit d’y mettre le feu, puis de fouiller les cendres avec un aimant propose l’auteur Bernard Werber.
Cette métaphore souligne la grande difficulté d’une tâche à accomplir, quelque chose de quasiment perdu d’avance. Officiellement utilisé pour la première fois par Madame de Sévigné dans le courant du XVIIème siècle, cette expression serait en réalité bien plus ancienne.
Nous pouvons classer les aiguilles en deux catégories, indispensables :
— celle qui sert à la couture manuelle ou à la machine est un instrument effilé, légèrement flexible, permettant de faire passer un fil à travers un tissu ou un cuir. L’une des extrémités est pointue et perce le textile, l’autre est munie d’une perforation, le chas.
— Celle qui sert à tricoter a une tige droite, voire circulaire, employée pour recevoir les mailles de l’ouvrage. Utilisées par paire, ces aiguilles remontent au XVIème siècle. Elles étaient à l’époque en bois et se faisaient appeler triques. Les premières œuvres réalisées selon un système similaire voient cependant le jour 500 ans plus tôt.

L’auteur : Après une carrière dans la communication et les relations presse puis dans le commerce d'antiquités, Martine MAGNIN, parisienne, lectrice passionnée, laisse s'exprimer son goût pour l'écriture. Petite-fille, fille, nièce et sœur d'écrivains édités et connus chacun dans un domaine d'écriture très différents, Martine MAGNIN a écrit un récit-témoignage, Qu'importe le chemin, paru en octobre 2016.
La confection de ce livre a nécessité la collaboration de deux écrivaines aguerries, Martine MAGNIN et Mathilde de JAMBLINNE, toutes deux déjà auteures de nombreux récits, romans et essais.

Petites histoires de la mode
Martine MAGNIN
Éditions : JOURDAN
ISBN 9782874665820
Date de sortie : 18 février 2021
Nombre de pages : 455 pages
Prix : 20.90 € 

 

Partager cet article
Repost0