Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

cadeaux pour les fetes dedicace

Entre Val er Sente de l'Auteur Gérard Baylet...

Publié le par Evy

Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En  retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

ges.baylet@gmail.com

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé d'autre choix lien ci-dessous

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/G%C3%A9rard%20Baylet/

Partager cet article
Repost0

Extrait de La Librairie Arcachonnaise, roman policier de l'Auteur Sylvette Faisandier...

Publié le par Evy


C:\Users\Sylvette\Documents\Partie Ecriture\Salons et autres autour\_Editeurs et salons\_Salons et Dédicaces\Photos dédicaces\La Librairie pour blog.jpg

 

Extrait de La Librairie Arcachonnaise, roman policier.

Elle enfile la seule robe qu’elle ait emportée, chausse ses escarpins rouges et se maquille avec soin. Puis, elle prend l’oursonne dans ses bras. Elle ne peut pas se rendre seule à son dîner d’enterrement de sa vie d’avant, de sa vie d’épouse bafouée. Sa fidèle compagne se doit d’être à ses côtés !

Elle se rend au restaurant de l’hôtel. Au garçon qui lui demande si elle est seule elle répond par la négative.

— Vous voyez bien que nous sommes deux !

Elle montre la peluche en affichant un large sourire. Le serveur ne fait aucun commentaire et installe Louise près d’une fenêtre. Celle-ci place l’ourse blanche sur une chaise, face à elle. Mais sa compagne, trop petite, n’arrive pas à la table. Le maître d’hôtel vient proposer la carte à cette drôle de cliente dont le serveur vient de lui parler.

— Bonjour Madame. Puis-je vous conseiller notre plateau de fruits de mer ? Nous en avons pour une personne. Ils sont assez copieux. Ils peuvent également convenir pour deux personnes si l’une d’entre-elles est dotée d’un petit appétit.

— Vous voulez dire un appétit de peluche ?

— C’est tout à fait cela, Madame.

Louise sourit.

— Ne croyez pas que je sois folle. Simplement, je viens de subir une grave …déconvenue. Et j’ai décidé de transformer cette … déception en chance. Ce soir, j’enterre ma vie d’avant. Vous comprendrez que je ne pouvais pas dîner seule. Cette oursonne est ma seule amie. Ma confidente depuis mon plus jeune âge. Elle a été le témoin de toutes mes grandes décisions. Je conçois que cela puisse désorienter. Vous n’avez qu’à faire comme si elle n’était pas là.

Le maître d’hôtel en a vu et entendu bien d’autres au cours de sa longue carrière. À presque soixante-huit ans, c’est quand même la première fois qu’il sert une peluche à table. Cette cliente lui semble très sensée. Et surtout triste, en dépit de son sourire et de son humour. 

— Nous allons commencer par apporter quelques coussins, afin que votre amie et vous puissiez discuter plus aisément. Souhaitez-vous un apéritif ? Oserai-je vous proposer du champagne ? C’est le breuvage idéal en la circonstance. Nous recevons cet élixir directement d’un propriétaire dont l’exploitation se trouve dans les environs de Reims. Il a été primé à plusieurs reprises au salon de l’agriculture de Paris. Je me suis même laissé dire qu’il était servi à l’Élysée lors des réceptions. 

— Va pour le champagne ! Vous en parlez très bien. Et puis, vous avez raison. C’est bien la pétillante fantaisie dont j’ai besoin, Monsieur ?

— Édouard, Madame. Pour vous servir.

 

Envie de le lire, n’hésitez pas passer commande directement auprès de l'auteur : sylvette.faisandier.auteur@sfr.fr. Indiquez vos coordonnées par mail, ainsi que votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement du roman (18€). Frais de port, marque-page et dédicace offerts.

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir d'autres choix cliquez sur le lien ci-dessous...

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/sylvette%20faisantier/

Partager cet article
Repost0

El Camino de L'Auteur Gérad Baylet ...Idée cadeaux pour les fêtes

Publié le par Evy

El Camino de L'Auteur Gérad Baylet ...Idée cadeaux pour les fêtesEl Camino de L'Auteur Gérad Baylet ...Idée cadeaux pour les fêtes

Envie de le lire:à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir

ges.baylet@gmail.com

Partager cet article
Repost0

La Révolution Espagnole de L'Auteur Gérard Baylet

Publié le par Evy

La Révolution Espagnole de L'Auteur Gérard BayletLa Révolution Espagnole de L'Auteur Gérard Baylet

Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En  retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

ges.baylet@gmail.com

Idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir autre choix lien ci-dessous

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/gerard%20baylet/

Partager cet article
Repost0

Les Myosotis D’Ukraine par Tatiana Kletzky-Pradère à offrir dédicacé.

Publié le par Evy

Les Myosotis D’Ukraine par Tatiana Kletzky-Pradère à offrir dédicacé.Les Myosotis D’Ukraine par Tatiana Kletzky-Pradère à offrir dédicacé.
Les Myosotis D’Ukraine par Tatiana Kletzky-Pradère à offrir dédicacé.
Les Myosotis D’Ukraine par Tatiana Kletzky-Pradère à offrir dédicacé.

LES MYOSOTIS D’UKRAINE par Tatiana Kletzky-Pradère à offrir dédicacé.

 

    Tout tournait dans la tête de Polia. Par ce fatalisme inné chez ceux de sa race et le respect dû aux morts, elle avait accepté sans se plaindre sa nouvelle condition de fille riche. Il lui faudrait deux mois pour que la douleur qui se lisait dans son regard, comme un chagrin lancinant, s’estompât enfin. Le retour en arrière étant impossible, lui restait une belle histoire, qu’elle se racontait le soir dans sa chambre de Lessopark, avant de s’endormir : 

 

   …Il était une fois une maison heureuse appelée « les Arcades », avec autour du poêle,  neuf frères et sœurs qui virevoltaient… Il y avait un grand-père poète qui lui disait « ma tourterelle » et une grand’mère au cœur d’or qui la soignait en bougonnant… Il y avait un père surprenant d’énergie et de sagesse, une mère magnifique à la parole douce et grave… Il y avait le bonheur, mais elle ne le savait pas !

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

Aussi d'autres livres disponible lien ci-dessous

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/tatiana%20kletzky%20paradere/

Par tél : 06 48 17 97 60

Par e-mail : tatiana.kletzky@orange.fr

Chez moi : 5 Avenue de Cancilla à Quillan Aude/France.

Partager cet article
Repost0

Extrait du livre " L'Hétitier d'Occitanie " de l'Auteur Patrice Salerno

Publié le par Evy

Extrait du livre " L'Hétitier d'Occitanie " de l'Auteur Patrice SalernoExtrait du livre " L'Hétitier d'Occitanie " de l'Auteur Patrice Salerno
Extrait du livre " L'Hétitier d'Occitanie " de l'Auteur Patrice Salerno
Extrait du livre " L'Hétitier d'Occitanie " de l'Auteur Patrice Salerno

Patrice Salerno : extraits de l’Héritier d’Occitanie (Editions TDO).

 

« Ensuite, Montfort déchaîna sa colère sur Dame Guiraude, sœur de ce vil faydit. Il la livra à la soldatesque pour une avanie sans nom. 

Tous la frappèrent, la violèrent maintes fois et on pauvre corps vola de mains en mains. Son sang gicla à la face des gens atterrés et ses cris déchirèrent la grande place. A la fin, il ne resta sur le pavé qu’un être disloqué, démantibulé, une mutilation jusqu’au  tréfonds de ses chairs. La pauvre agonisa longtemps, un dernier petit souffle de vie s’accrocha désespérément à une ultime clémence de la part de ses tortionnaires. Ce fut mal connaître le bourreau. Il ordonna de la jeter tel quel au fond d’un puit. Lorsque la malheureuse s’écrasa au fond un dernier râle monta jusqu’à la foule médusée. Pour clore le châtiment il fit recouvrir le puits d’un tas de pierres. Les plaintes de Dame Guiraude hantent encore les venelles de Lavaur.

Ensuite, il s’occupa des rebelles. Après une mascarade de procès sur l’heure, Aimery et ses quatre-vingts compagnons furent égorgés sans plus de délai. Puis, arbitrairement, ils désignèrent quatre cents hérétiques et les conduisirent au centre de la place. Là, les français, de leurs bras levés au ciel, les yeux révulsés et allumés, vomissaient leur haine. Ils mirent le feu au bûcher et se délectèrent de voir les premières longues flammes lécher les corps des malheureux. Mais la troupe ne fut pas récompensée de ses exactions, ce jour-là, Montfort ne toléra aucun pillage – par contre, tout ce qui avait de la valeur fut rassemblé en un seul endroit pour être fortement escorté chez un certain Raimond de Salvagnac. Nous apprîmes par la suite que ce cuistre était un riche marchand cadurcien, banquier de la croisade, et qu’il fallait le rembourser  avec forts intérêts. ».

« Elle devenait tout pour moi et envahissait mon esprit, comme une déferlante, une tornade, un essaim qui m’assaillaient de toute part. Sa beauté, son parfum, son intelligence et toutes ses idées si inédites étaient autant de dards qui m’aiguillonnaient. Nos yeux parlèrent si bien d’amour que nos corps se rapprochèrent et, lorsque leur chaleur fut perceptible l’un pour l’autre, nous nous touchâmes enfin. Comme la mer qui s’éloigne et qui regagne le rivage, comme le soleil qui paraît toujours après la lune, comme l’éternel voyageur qui rejoint inexorablement son pays, nos bouches se scellèrent comme s’il ne pouvait en être autrement. Alors nos mains prirent prestement le relais. Nos habits s’agitaient, se froissaient et, libérés de leurs liens, tombaient à terre à mesure que nos baisers redoublaient de ferveur. Nos deux corps délivrés et ainsi livrés à l’amour exprimèrent toute leur sensualité. D’abord poils contre poils pour que cet abordage tactile nous rapproche vraiment, puis peau contre peau pour que notre attachement prenne corps dans une étreinte passionnée. Notre flamme guida nos gestes à la fois doux et saccadés, entre délicatesse et animalité. Je pénétrai alors dans l’antre féminin où coule une chaude rivière, espace sombre et reculé, ultime refuge où les peurs s’estompent, où les desseins ne sont pas entravés. Je dévalai avec délectation cette périlleuse descente menant droit à l’orée de la volupté. J’eus un sérieux vertige lors de mon ascension vers l’apogée des sens. Providentiel jour de découverte où je fus transporté dans les hauteurs, vers les plus hautes cimes, là où le souffle vous manque. J’ai ressenti et exulté, comprenant enfin que deux corps pouvaient n’en faire qu’un.  Débarrassés de toutes ces arrières pensées insidieuses, nous pûmes alors nous délecter de nos vies réunies. Ne pas seulement nous réjouir de nos corps, mais savourer plus encore chaque jour qui se lève, goûter le soleil qui inonde nos mines ravies, profiter de la pluie qui dégouline sur nos rires espiègles, s’ébaudir du vent qui nous transporte ailleurs. Jouir enfin de la simple existence qui nous est offerte. Que la vie est magnifique lorsqu’elle est partagée ici-bas. L’amour devenait soudain une chance, une providence et une délivrance, le ciel s’ouvrait et les étoiles pleuvaient sur nous. ».

Envie de le lire idée cadeaux pour les fêtes ou le plaisir dédicacé

Autre choix cliquer sur le lien ci-dessous

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/patrice/

Partager cet article
Repost0

Extrait du livre Flotentin de l'Auteur Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

Extrait du livre Flotentin de l'Auteur Bernard Cazeaux...Extrait du livre Flotentin de l'Auteur Bernard Cazeaux...
1874

Mathilde

 

Elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit, torturée par ce qu’elle avait vécu treize ans plus tôt et ses conséquences ; encore plus par l’acte qu’elle s’apprêtait à commettre.  

Elle sortit sans bruit de la petite chambre dans laquelle elle dormait avec son fils âgé de douze ans. Elle se retrouva dans la grande pièce principale. Bien que pieds nus et vêtue de sa seule chemise de nuit, elle ne frissonna pas. Pourtant le froid avait pris possession de la grande pièce. Les pierres du sol étaient glacées. Dans la cheminée, les braises de la veillée n’étaient plus que cendres. 

Seul le bruit régulier du balancier de l’horloge troublait le silence. Mais personne n’y prêtait attention. C’était plutôt son arrêt impromptu qui provoquait la sortie d’un sommeil bercé par ce métronome. Depuis la naissance de son fils, son père avait neutralisé la sonnerie pour ne pas le réveiller. Depuis, il ne l’avait jamais remise. Elle s’immobilisa en entendant un léger ronflement de son père qui se transforma en grognement, avant de redevenir un souffle régulier. Au fond de la pièce, dans l’alcôve au rideau tiré, ses parents dormaient du sommeil des justes, épuisés par les dures journées de labeur. 

La pièce était plongée dans le noir, mais elle la connaissait par cœur. Elle y vivait depuis sa naissance, vingt-sept ans plus tôt, et pouvait dire où se trouvaient chaque meuble, chaque objet, chaque ustensile. Elle avança lentement, guidée par le bruit régulier de l’horloge qui se dressait à côté de la porte d’entrée. Elle trouva le verrou à tâtons et le tira sans bruit. Puis elle leva la clenche et entrouvrit la porte. À peine, car elle était mince ; un joli brin de fille, disait tout le monde. 

Elle referma doucement la porte. La lune était ronde et le ciel dégagé. Le chien attaché à sa niche sortit et tendit la chaîne en gémissant, en quête d’une caresse. Il imaginait sans doute qu’elle allait le libérer comme chaque matin. Mais malgré sa queue qui fouettait l’air et ses pleurnicheries, elle ne s’approcha pas de lui. Il la regarda s’éloigner d’un pas lent dans la lumière spectrale de la pleine lune, et repartit se coucher, dépité.

Des aiguilles de pins tombées sur le chemin sablonneux se collèrent à la plante de ses pieds. Elle poursuivit sa marche comme un automate, sans tourner la tête, les yeux vides et fixes. Après avoir marché sur une centaine de mètres, elle bifurqua sur la droite en empruntant une sente qui se faufilait entre les grands pins. Ils s’élançaient vers le ciel en rangs serrés. Le sol était couvert de fougères, d’ajoncs, de bruyères. L’aube n’allait pas tarder à donner ses couleurs à la forêt, mais à cette heure tout n’était que nuances de noir et de gris. 

Elle poursuivit lentement son chemin, indifférente aux brandes qui griffaient parfois ses mollets nus. Après deux minutes, elle le vit dans une trouée. Il était là depuis toujours, calme, noir, inquiétant. L’étang niché au cœur de la forêt était comme une immense tache d’encre dans la verdure. Le sable noir sur lequel il reposait lui donnait cette couleur trompeuse alors que son eau était limpide. 

Elle s’approcha et s’arrêta au bord. L’eau commença à sourdre sous ses pieds nus. Elle porta son regard au-dessus de la vaste étendue transformée en miroir par la lune qui s’y reflétait. Au loin, d’autres grands pins commençaient à se détacher sur le ciel qui s’éclaircissait. Les premiers rayons du soleil feraient bientôt naître une nappe de brume qui s’effilocherait peu à peu. Comme d’habitude… sans doute. Mais aujourd’hui elle ne la verrait pas. 

Elle trempa un pied dans l’eau sans frémir malgré sa température. Puis l’autre suivit naturellement. Puis l’autre encore. Comme si elle repartait sur le chemin. Elle avança, le regard fixé sur un point invisible. Que voyait-elle ? À quoi ou à qui pensait-elle ? À son fils ? À ses parents qui l’avaient toujours aimée malgré leur souffrance ? À lui ? Sa chemise de nuit s’évasa en corolle autour d’elle et flotta à la surface comme un grand nénuphar. 

L’eau atteignit ses seins. Ses pieds s’enfoncèrent un peu plus dans le fond souple et vaseux. L’eau frôla son menton. Un pas de plus, deux pas. L’eau noire se referma au-dessus de sa tête avec un léger remous. Nul n’aurait pu la voir, mais elle fit encore quatre pas puis se laissa tomber en avant, bras écartés, bouche ouverte. Les ronds concentriques du remous troublèrent à peine la surface et se perdirent imperceptiblement dans les ajoncs et les bruyères. 

L’aube teinta le paysage. L’étang sembla soudain fumer. Les couleurs apparurent peu à peu. Poussant sur ses longs pieds, un héron s’envola de la berge. Dans les hauteurs des pins, des palombes posées pour la nuit roucoulèrent longtemps, s’envolant enfin vers leur destin dans de grands battements d’ailes bruyants.

Envie de le lire idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir ci-dessous un lien pour plus de choix dédicacé...

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/bernard%20cazeaux/

 

Partager cet article
Repost0

Un extrait du livre " Victor " de L'Auteur Bernard Cazeaux

Publié le par Evy

Un extrait du livre " Victor " de L'Auteur Bernard Cazeaux Un extrait du livre " Victor " de L'Auteur Bernard Cazeaux

VICTOR

Jeudi 17 juillet 2003

1

Je m’appelle Charles Degaldes. Lui, là, sur l’écran de la télévision, c’est Victor Degaldes. Je devrais dire mon père comme tout le monde, mais je n’y arrive plus ; alors papa, n’en parlons même pas, du moins plus depuis que j’ai perdu ma naïveté enfantine. 

Égal à lui-même il plastronne, torse bombé, bronzé, le cheveu brillant avec ce qu’il faut de désordre dans les mèches pour donner ce côté baroudeur chic qui émoustille tant de femmes. Un bellâtre aurait dit ma grand-mère avec les mots de son temps. Le genre de baroudeur qui ne prend son 4x4 Range Rover que pour monter sur les trottoirs en ville et rouler dans l’allée de notre propriété campagnarde pourtant toujours bien entretenue ; mais il adore ce côté gentleman-farmer, très famille royale britannique. 

Il sourit avec ce qu’il faut d’œillades pour attirer les regards. Un sourire digne d’une publicité de dentifrice, il ne manque que l’étoile brillante rajoutée sur une dent pour donner l’illusion d’un reflet du soleil. Un sourire étudié, marketing, offert à tous les flashs des appareils photo avides qui crépitent, tels des éclairs d’un soir d’août, préludes à un orage médiatique, à un tonnerre de gloire, à une averse de compliments. 

Alors que la vie dont il rêvait lui donne sa récompense, il minaude, il joue à l’étonné, au « je ne m’y attendais vraiment pas », « c’est une grande surprise », « les autres étaient tellement bons » (c’est dire si le mien est excellent : le connaissant assez bien, je traduis là sa pensée intime). Avec par moments ce qu’il faut d’air de vierge effarouchée - la bouche en cul-de-poule et le sourcil levé - chahuté dans la houle humaine qui ondule ; bousculade savamment orchestrée pour donner corps à l’évènement littéraire de l’année, sous le porche de ce grand restaurant parisien. Va-t-il se pâmer ? Non, ce n’est pas son genre. 

Si la caméra n’était pas placée en hauteur on ne le verrait pas derrière la forêt de bras hérissés d’appareils photo, de micros et magnétophones tendus avec fébrilité vers l’auguste bouche pour ne rien manquer de la déclaration de l’heureux et tout frais lauréat de cette année littéraire. Il est au pinacle, sous ses airs de faux-cul ébahi il jubile, je le sais, je ne le connais que trop. Bien que sachant à l’avance quels mensonges il va débiter, j’attends avec impatience ses paroles pour en avoir confirmation. Les journalistes agglutinés l’interpellent à coup de «Victor», comme s’ils étaient intimes, l’assaillent de questions, certaines aussi profondes que l’inévitable « alors, qu’est-ce que ça vous fait d’avoir gagné ?». A-t-on déjà entendu quelqu’un dire qu’il est déçu ? Mais il y répond sans se départir de son sourire, avec bienveillance, humilité, humour. Disparue sa condescendance pathologique, envolées ses flèches verbales toujours bien ajustées pour frapper ses cibles où il faut, pour blesser… jusqu’à tuer. Pas d’humilité et d’humour pour nous, seulement des humeurs.

Ses premiers mots sont identiques aux dédicaces de ses livres : « Je remercie avant tout mon épouse, Diane, et mon fils Charles, ma plus belle œuvre, dont le soutien et l’amour sont les bouées qui m’empêchent souvent de sombrer dans le doute et la résignation.» Puis viennent les mots travaillés pour paraître spontanés sur « le travail acharné devant la feuille blanche, blanche comme les nuits de doute pendant lesquelles l’inspiration s’enfuit et nous abandonne pantelant, pour mieux revenir en catimini de son escapade telle la Pomponette du boulanger de Pagnol, et qu’on accueille à nouveau avec soulagement malgré l’angoisse de sa fugue. L’inspiration, l’amante volage de l’écrivain, qui accable et qui comble au gré de ses humeurs, à laquelle on pardonne tout dans l’espoir de la conserver près de soi.» 

 Je me souvenais de ses fadaises hypocrites. Malgré le temps ma mémoire ne m’avait pas trahi. J’éteignis le vieux magnétoscope et la télévision. La cassette n’avait pas trop mal supporté le temps. Il est vrai que je ne l’avais regardée qu’une ou deux fois, et ma mère sans doute jamais. À l’époque elle avait assisté en direct à la  consécration de Victor au Journal de 13 heures, quinze ans plus tôt. Elle ne la regarderait jamais plus puisqu’elle était morte depuis dix ans. Sans savoir ce qu’aujourd’hui je savais.

Une Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

Un grand choix de livres de l'auteur cliquer sur le lien ci-dessous

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/bernard%20cazeaux/

 

Partager cet article
Repost0

Extrait du livre " L'ailleurs est Ici les ritvels " de l'Auteur Catherine Barcelonne...

Publié le par Evy

Extrait du livre " L'ailleurs est Ici les ritvels " de l'Auteur Catherine Barcelonne...Extrait du livre " L'ailleurs est Ici les ritvels " de l'Auteur Catherine Barcelonne...

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé...


20200919_095141.jpg

Où acheter :

https://www.fantasy-editions-rcl.com/catherine-barcelonne

 

Le combat s’éternisait. Les anneaux du monstre s’étaient inexorablement enroulés autour du corps de Sandra, lui interdisant à présent le moindre geste. Se débattant tout de même la jeune femme tentait désespérément de s’extirper de cette étreinte mortelle. Elle commença à suffoquer, aspirant la plus petite parcelle d’air disponible, mais déjà une myriade de points noirs envahissait son champ de vision. Bientôt ce serait la fin. Alors que son cœur cognait à tout rompre dans sa poitrine, une voix impérieuse gronda à l’intérieur de son crâne.

— Sandra, ouvre les yeux !

Dans un dernier effort, la guerrière souleva les paupières. Une lumière crue l’éblouit tandis qu’une énorme langue rose hydratait sa délicate peau de rousse. La gorge sèche, elle réussit néanmoins à grogner.

— Arrête Caboche !

Elle s’étaitune fois encore entortillée dans ses draps pendant son sommeil agité. Se dégageant du linceul piégeur, elle caressa la douce fourrure fauve de son chien et se tourna vers son frère cadet Armand, qui la scrutait d’un regard inquisiteur.

— Sandra, tu devrais vraiment consulter. Tes cauchemars reviennent de plus en plus souvent. Si je n’avais pas été là, tu te serais étouffée dans ton oreiller !

La jeune femme écarta enfin le drap fripé, se leva et se dirigea vers la salle de bain.

— OK, monsieur le rabat-joie ! Je prendrai rendez-vous !

Le contact de l’eau chaude dissipa le désarroi qui toujours persistait quand elle passait la nuit dans cet autre univers, rempli de chimères plus ou moins amicales. Pour éloigner cette impression et ce malaise face à ces rêves qui semblaient si réels, elle s’était imposée un rituel, se pincer pour s’assurer de son état de veille.

Propre et habillée, elle avala un café serré et partagea le croissant avec son fidèle Caboche, puis rejoignit l’enclos des tortues. Artémis, la femelle, avait pondu et d’un jour à l’autre les œufs devaient éclore. Sandra ne voulait à aucun prix rater cette naissance.

Elle dégagea donc les copeaux de paille autour du premier, et, sans prêter attention aux jappements de Caboche à qui le carré des reptilien s’était interdit, s’extasia devant la blancheur adamantine de la coquille

— Si tu es une fille je t’appellerai Athéna, habile guerrière. Et si tu nais mâle, ce sera Hermès le rusé.

Joignant le geste à la parole, elle effleura la surface lisse et immaculée de l’index. Un arc électrique bleu relia la gangue minérale à l’ongle de Sandra. Surprise, elle retira promptement le doigt, l’examina, ne vit aucune blessure. Elle reporta alors son regard sur l’œuf. Une sombre ligne brisée le parcourait à présent, qui se transforma en fêlure puis en fracture. Un éclat se détacha et un minuscule appendice nasal apparut. Sandra s’émerveilla de la ténacité de l’animal, qui coup après coup, cassait la carapace d’ivoire qui l’avait jusque-là abrité et nourri, mais qui pouvait devenir prison létale s’il ne s’en échappait pas maintenant. La frimousse préhistorique pointa entièrement hors de l’œuf.

Envie de lire d'autre choix cliquer sur le lien ci-dessous

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/catherine%20Barcelonne/

Partager cet article
Repost0

Extrait du livre " Au Nom du Bien " de l'Auteur Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

Extrait du livre " Au Nom du Bien " de l'Auteur Bernard Cazeaux...Extrait du livre " Au Nom du Bien " de l'Auteur Bernard Cazeaux...

Au nom du bien

1

Il se sentit apaisé pour la première fois depuis une éternité. Éternité qu’il venait de compromettre aux yeux des mortels, mais il n’en avait cure car il savait qu’il n’était qu’un instrument entre les mains divines. Cette dernière pensée le fit sourire. Un sourire vrai. Pas un sourire compassionnel composé pour la circonstance qui vous crée le personnage que les autres entendent retrouver face à eux ; image réconfortante qui colle parfaitement au rôle à jouer dans une société bien codifiée pour ne pas perturber l’équilibre fragile des relations humaines. Équilibre qu’il n’avait pourtant pas su sauvegarder au sein de sa propre vie. Mais était-il réellement responsable de cet immense gâchis ? Tout ce en quoi il croyait, tout ce pour quoi il vivait jusque-là avait volé en éclats. Sa vie avait été bouleversée.

Pourquoi avait-elle voulu partir ? Comme ça ! En riant !... Si seulement elle n’avait pas ri ! Rire est le propre de l’Homme, mais ce rire-là appartenait au Diable. Il n’en doutait pas, certain d’avoir senti le soufre quand elle lui avait exhalé « ses vérités » au visage. « Vraiment, avait alors susurré la petite voix dans sa tête, le soufre ? ». Il l’avait fait taire immédiatement avant qu’elle aussi ne se mît à rire. Le doute qui avait failli s’insinuer dans son esprit constituait bien une preuve supplémentaire de l’œuvre du Malin. Extirper toutes ces scories de l’esprit s’était imposé comme un travail nécessaire à la rédemption. Il aurait pu se laisser abattre, faire une dépression, se mettre à boire, se droguer, voire se suicider. Pourquoi ne pas tout abandonner comme tant de personnes auxquelles il manque la force ultime, le souffle de la foi que l’on porte en soi sous la forme d’une certitude inébranlable ? Lui avait su résister aux instruments délétères du Diable. Il avait plongé au plus profond de son être, au plus profond de son âme pour en extraire cette certitude, cette foi en la vérité révélée. Il avait affronté avec courage le Malin qui espérait l’engloutir dans les abîmes brûlants de l’Enfer. À l’instar de Jésus dans le désert, il avait trouvé les ressources nécessaires pour repousser la Bête. Tout lui était alors apparu clairement. Il avait rendu grâce à cette épreuve. S’il avait dû se confronter au Mal, c’était pour mieux l’appréhender, mieux le reconnaître afin d’être apte à le combattre. Sauvé de la damnation, investi d’une mission alors qu’il se croyait abandonné, il se sentait transfiguré, invulnérable ; jamais il n’aurait dû douter. Placé dans le berceau protecteur des mains de Dieu, il vouerait sa vie à la lutte contre le Mal. Où il s’insinuerait pour détruire l’œuvre de Dieu, il l’extirperait. Il écarterait les brebis contaminées pour sauver le troupeau. Il élaguerait les branches pourries de l’arbre de vie. Par la purification du temple pour la plus grande gloire de Dieu, il gagnerait sa propre purification. Un soldat du Christ venait de naître, baptisé dans le sang du péché. Comme l’ange Gabriel, lui aussi serait à sa manière un « héros de Dieu ». Oui ! Un bien beau nom pour une œuvre salutaire, « héros de Dieu » ! Il avait tout d’abord songé à Azraël, nom de l’ange de la mort, mais face à l’inculture crasse de ce début de XXIe siècle, il avait craint d’être confondu avec le chat des Schtroumpfs.

Certes son œuvre serait limitée à ses modestes moyens, mais elle n’en serait pas moins utile et salvatrice. Il mettrait ses pas dans ceux des Pères de l’Église, eux qui ont œuvré et souvent souffert jusqu’au martyre pour porter la parole de Dieu et affirmer Sa Gloire à la face du monde. Un monde pourri par les fausses croyances et le paganisme, soumis aux incessantes tentations du Diable. Un monde qui a oublié les préceptes de Tertullien qui a si bien dénoncé le rôle tentateur et corrupteur de la femme, « porte d’entrée du Diable », qui précipita Adam dans l’abîme en prêtant une oreille attentive au démon. 

Lui aussi, le nouveau « héros de Dieu », avait été soumis à cette tentation pour le détourner du Seigneur. Mais il avait résisté. Instruit depuis l’enfance des dangers qui guettent les hommes, il avait su déceler la présence du démon dans ses rires grotesques, ses railleries méprisantes, ses propos infamants et vulgaires proférés dans des effluves soufrés. Il avait su trancher la tête du serpent complice de l’Eve éternelle qui se tapit au fond de chaque femme éloignée de Dieu. Par cet acte il avait retrouvé le chemin de la Vie et tourné le dos aux abîmes infernaux. Heureusement que toutes ne cédaient pas au chant des démons lubriques. Il en connaissait d’admirables, tournées vers le Bien et respectueuses des enseignements du Seigneur. Des femmes à l’image de sa mère qui l’avait aimé et instruit dans la foi, le respect et la crainte de Dieu, bien qu’elle-même eût souffert jusque dans sa chair des avanies d’un homme lubrique et pervers, véritable suppôt de Satan ; son père qu’il n’avait que peu connu mais qui lui faisait horreur. S’il n’avait pas su récompenser sa mère en devenant ce qu’elle avait tant souhaité, il se rachèterait. Ces femmes, ces mères, ces filles de Dieu, il les respecterait et les protègerait.

 

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé...

Grand choix cliquer sur le lien ci-dessous

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/bernard%20cazeaux/

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>