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cadeaux pour les fetes dedicace

Extrait de "Chroniques du Sud-ouest - Histoires campagnardes Bernard Cazeaux... d'antan"

Publié le par Evy

Extrait des Chroniques du Sud-ouest
Histoires campagnardes d’antan
Le tas de fumier

Emblème incontournable de la ferme d’antan qui ne connaissait pas les pudeurs d’aujourd’hui, le tas de fumier s’exposait à la vue de tous, sans provocation ni indécence.

Il était le fruit d’une corvée aussi quotidienne que fastidieuse. Chaque matin, avec fourche et brouette, le paysan évacuait les bouses tombées dans la paille « au cul des vaches et des bœufs ». Un mélange lourd et malodorant qui imprégnait bottes, sabots et vêtements. Une odeur qui envahissait la ferme, y compris l’habitation du paysan qui jouxtait souvent l’étable afin de profiter de la chaleur des bêtes ; une simple porte se contentant de séparer l’étable de la salle principale de la ferme. 

Les lourdes brouettes pleines de fumier devaient être extraites de l’étable et vidées dehors sur le tas de fumier. Raison pour laquelle ledit tas se trouvait au plus près de l’étable afin d’éviter des trajets éreintants. Tout le monde était habitué à cette promiscuité. Il n’y avait guère que le touriste de passage pour pincer du nez en entrant dans la cour d’une ferme.

Au sujet du tas de fumier de la ferme me reviennent deux anecdotes étonnantes. 

*

La première, impliquant une touriste, date d’une trentaine d’années.

Un agriculteur voisin me fournissait en pain qu’il fabriquait lui-même de manière artisanale. Il élevait aussi de magnifiques porcs noirs gascons qui vivaient en plein air. Sa charcuterie hors du commun était, comme on dit, à s’en lécher les quatre doigts et le pouce. Alors que nous discutions de l’élevage des porcins tout en admirant les truies suitées de superbes porcelets qui s’agitaient dans les prés, nous en vînmes à parler de certains de ses clients. C’est ainsi qu’il me fit un jour ce récit.

Avant de poursuivre plus avant mon propos, je me dois de procéder à une précision sémantique. Il faut savoir que pour tous les habitants des campagnes du sud-ouest de la France, et depuis toujours, le touriste qui « parle pointu » est automatiquement identifié comme un Parisien. 

Une « Parisienne » donc, femme entre deux âges, coquette et apprêtée, venait régulièrement chez mon voisin pour acheter des œufs. De ces bons œufs frais de ferme qui ne sont pas pondus par des poules martyrisées dans des cages exigües et nourries exclusivement d’aliments industriels. 

Pour elle l’opération relevait du safari en « terra incognita ». Elle débarquait au volant de sa voiture immaculée qu’elle garait à l’extérieur de la cour de ferme, depuis qu’un jour elle avait retrouvé un énorme dindon perché sur le capot de la limousine. Capot qu’il n’avait consenti à quitter qu’après avoir lâché d’un air dédaigneux une énorme, liquide et odorante fiente que l’agriculteur s’était empressé de nettoyer avec un seau d’eau promptement jeté sur la carrosserie. La dame n’eût pas été plus effarouchée, chargée par un éléphant au Kenya.

Après avoir quitté son véhicule, elle s’aventurait à l’extérieur en posant ses pieds manucurés avec les précautions d’un évadé qui traverse un champ de mines. Mais l’appel des œufs frais, dont « elle raffolait à la coque avec des mouillettes », disait-elle en minaudant comme une gamine, avait raison de son appréhension.

Elle s’en régala tant et plus jusqu’au jour où, enhardie par l’habitude, elle prolongea sa découverte aventureuse plus avant dans la cour. Ce fut là qu’elle aperçut, stupéfaite, choquée même, ses pourvoyeuses d’œufs perchées sur le tas de fumier qui se trouvait à l’arrière des bâtiments. 

Les gallinacées s’en donnaient à cœur joie avec force gloussements et caquètements, grattant et fouillant avec entrain de la patte et du bec la masse malodorante pour en extraire des vers appétissants ou des grains pas digérés. 

Portant la main à son cœur, les yeux écarquillés et la bouche en cul de poule, la pauvre femme faillit avoir une attaque en découvrant que les pondeuses se nourrissaient aussi dans le tas de fumier. Elle trouva cela fort dégoutant, au point de cesser séance tenante ses achats d’œufs. 

Philosophe, l’agriculteur me dit en rigolant : « je me demande si elle sait que les œufs leur sortent du trou du cul ? »

 

Une idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir

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Poème qui dénonce les violences faites aux femmes Bernard Cazeaux ...

Publié le par Evy

Poème qui dénonce les violences faites aux femmes.

 

Domination.

 

Le cœur a ses raisons que la raison ignore.

La haine et la folie ignorent la raison.

En confondant les mots amour et

possession,

Les affres du tourment germent dans

l’esprit mort.

 

Quand d’un MA possessif devant fiancée

ou femme

Il clôture d’un mot cette propriété,

Il nie à celle-ci sa part d’humanité

Pour mieux la séquestrer dans sa prison

infâme ;

 

Où l’esprit aliéné devient sombre cachot,

Avec pour geôliers des barreaux invisibles

Soigneusement forgés par un pervers

habile,

Qui en subtil bourreau la ligote de mots.

 

Mais si du cœur flétri où gisent les

passions,

Renaissent lentement des fleurs de

liberté,

Ce sera d’un couteau qu’il voudra les

couper,

La vengeance et la mort pour unique raison.

 

Bernard Cazeaux 

 

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Poème " Le pas " de Jean Larreta - St-Jean-de-Luz Auteur membre de l'AAA Paris

Publié le par Evy

 Tatiana Kletzky Pradère partage ce poème...

 

LE PAS

 

Un jour on fait un pas : c’est notre premier pas

Sans doute le plus beau. On ne s’en souvient pas.

Et puis, tout doucement, cela à petits pas,

Dans la vie on avance… malgré quelques faux pas.

 

A vingt ans, on apprend comment marcher au pas.

Arrive alors un jour – pourquoi ? L’on ne sait pas.

On trouve une âme sœur, et l’on unit ses pas.

La famille grandit et avance à grands pas…

 

Enfin, le dos se voûte. Plus petits sont nos pas.

Un soir, vers l’inconnu, on fait ce dernier pas

Dont on ne revient pas…

 

Soyons gais et rions ! Ne nous attristons pas !

Car demain, sur la nuit, le jour prendra le pas

QUE L’ON SOIT LA… OU PAS !

 

De Jean Larreta - St-Jean-de-Luz

Auteur membre de l'AAA Paris

 

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Plan-Guide De L’Ecrivain  Tatiana Kletzky-Pradère

Publié le par Evy

PLAN-GUIDE DE L’ECRIVAIN 

de Tatiana Kletzky-Pradère

Une idée cadeau pour les fêtes ou le plaisir

 

   Un manuel très attendu ! A la parution de ma biographie « La petite russe » de nombreux lecteurs me manifestèrent leur regret d’ignorer comment s’y prendre pour écrire leur propre histoire :

« Nous aimerions laisser à nos enfants la trace de notre vie ! Le temps passe si vite… » me disaient les uns.

« Une personne âgée qui meurt est une bibliothèque qui brûle ! » me disaient les autres.

 

J’ai donc repris pour eux et réactualisé mon ouvrage, une méthode éprouvée depuis 1983.

 

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C:\Users\Tatiana\AppData\Local\Temp\nsmail-2.jpg

 

Pendant sept ans, au Salon du Livre de Paris tenu au Grand Palais, je rencontrai le grand Henri Troyat que nos conditions d’enfants d’immigrés russes avaient rapprochés. De lui je tiens les précieux conseils dont je veux vous faire profiter dans mon PLAN-GUIDE.

 

Simple d’utilisation et de compréhension, truffé de nombreux exemples, il est à la portée de tous quel que soit l’âge et le niveau d’études. 

On y trouve TOUT, de la page blanche à l’apparition en librairie.

Format 14,5 x 21 cm

130 pages – Prix 18 € + frais de port 

Pour l’envoi d’un ouvrage dédicacé, merci de m’adresser votre règlement à mon adresse 

5 Avenue de Cancilla 11500 QUILLAN. 

Vous le recevrez par retour du courrier.

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Article paru, 11 décembre 2020, dans la Dépêche du Midi Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

 

Article paru, 11 décembre 2020, dans la Dépêche du Midi  Bernard Cazeaux...

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Une histoire que les enfants pourront lire en Français, catalan, créole, ndyuka, avant de partir à la découverte de traditions de Noël

Publié le par Evy

Idée cadeau pour les petits et grands pour les fêtes ou le plaisir 

De l'Auteur Caroline Chemarin

Une histoire que les enfants pourront lire en Français, catalan, créole, ndyuka, avant de partir à la découverte de traditions de Noël
Présentation :
 
"C'est la nuit de Noël..."
Ainsi commence le courageux périple d'un petit animal étonnant : le manicou.
Imaginez d'abord ce héros étonnant : de la taille d'un bon gros chat, il est doté d'un long museau, de drôles d'oreilles en forme de citronnier, d'une poche de kangourou et d'une queue de rat... Il trottine silencieusement dans les nuits tropicales, bien à l'abri de toute lumière qui pourrait lui brûler les yeux. 
Mais que porte-t-il dans sa mystérieuse poche ? 
Un trésor, évidemment ! 
Parviendra-t-il à traverser la forêt que traversent nos dangereuses routes, afin de s'acquitter de sa tâche ? Recevra-t-il enfin le titre de "Ti-Manicou Noël" ? 
 
Une histoire que les enfants pourront lire en Français, catalan, créole, ndyuka, avant de partir à la découverte de traditions de Noël tout aussi étonnantes que notre petit héros.
 
"Ti-Jean et Ti-Manicou-Noël", SCITEP jeunesse, collection LES PETITS POLYCONTES, 6,90 euros.
Une histoire imaginée et écrite par Caroline Chemarin, illustrée par Myriam Désclèves, traduite en catalan par Susanna Peidro i Sutill, en Ndyuka par Milton Simiesong et en créole par Térèz Léotin.
 
Une surprise de Noël attend les petits et grands lecteurs sur le site de l'éditeur : www.scitep.fr
Une histoire que les enfants pourront lire en Français, catalan, créole, ndyuka, avant de partir à la découverte de traditions de Noël
Une histoire que les enfants pourront lire en Français, catalan, créole, ndyuka, avant de partir à la découverte de traditions de Noël
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Extrait de " Les myosotis d'Ukraine Tatiana Kletzky-Pradere...

Publié le par Evy

Extrait de " Les myosotis d'Ukraine Tatiana Kletzky-Pradere...

Les Myosotis D’Ukraine par Tatiana Kletzky-Pradère à offrir dédicacé.

LES MYOSOTIS D'UKRAINE - Prix du roman 1995 de l'Académie des Provinces Françaises.

C'est d'abord l'histoire d'un amour impossible dans la Russie joyeuse du début du XXème siècle, au temps des troïkas, des tempêtes de neige meurtrières, des loups faméliques. Vous ne resterez pas insensible à ce récit passionnant empreint de charme slave. Aux faits et gestes de la vie quotidienne. Aux épreuves. Au bel amour entre Polia et Alexandre brisé par une accusation de meurtre.

Quand souffle le vent des choses irréversibles déclenchées par l'Histoire, c'est l'exode : Constantinople, le désert libyque, Belgrade, Prague, Tarnovo... où fleurit un nouvel amour différent du premier, aussi fort mais tragique... Puis c'est la France.

Voilà l'occasion de vous offrir (ou d'offrir à ceux que vous aimez) un Noël inoubliable.

Idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

- 440 pages - PP = 22€ + le port. Envoi immédiat dédicacé à la personne de votre choix.

Lisez, offrez cet ouvrage dédicacé par l'auteur, 
en le commandant par :- e-mail : tatiana.kletzky@orange.fr
- tél : 06 48 17 97 60
- où chez elle  5 Avenue de Cancilla - Quillan
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Balades culturelles en Catalogne de l'Auteur Jean-Pierre Bonnel...

Publié le par Evy

Balades culturelles en Catalogne de l'Auteur Jean-Pierre Bonnel...

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

Balades culturelles en Catalogne : De Perpignan à Tarragone avec trente personnages illustres (Français) Broché – 1 mars 2007 
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" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan " Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan "  Bernard Cazeaux...

 

" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan "

Ce recueil d'histoires campagnardes, rudes, tendres et drôles, évoque des épisodes réellement vécus dans différents villages du Sud-Ouest. On y retrouve des personnages pittoresques, hauts en couleur, des tyrans domestiques, des enfants dégourdis, des arriérés et de joyeux lurons, témoins d'une époque révolue. ..

 

Introduction du livre

O tempora, o mores !

« Ô temps, ô mœurs », disait Cicéron. 

Autrement dit : « Quelle époque ! »

 

Au travers de ces courtes histoires, je parle de temps désormais révolus. J’ai tenté de rapporter la manière de parler de certains acteurs, tout en n’utilisant pas le patois, que je ne parle pas, qui était pour beaucoup à l’époque la langue de tous les jours.

 Je me dois également de prévenir que des éléments peuvent aujourd’hui choquer les âmes sensibles de notre société moderne coupée de ses racines ancestrales. Mais il fut un temps, pas si lointain, où la vie quotidienne dans nos campagnes réservait des moments de joie et d’allégresse propres à révulser certains de nos concitoyens citadins contemporains. 

Je pense en particulier aux moments où l’on festoyait entre voisins après avoir abattu les bêtes que l’on consommerait plus tard sur la ferme. Un temps de convivialité où le passage obligatoire par un abattoir n’était pas imposé. Ou encore, quand on « faisait la gnole », ce privilège de bouilleur de cru qui se transmettait,  désormais perdu à la mort du dernier détenteur.

Ces concitoyens contemporains qui parfois se hasardent dans une campagne idéalisée qu’ils ne peuvent imaginer que bucolique, et dont bien souvent ils veulent dicter les règles afin de contraindre la réalité jusqu’à son adéquation avec leurs fantasmes ou leur idéologie. 

Ainsi, un beau matin, après avoir acquis à prix d’or une bâtisse « de caractère » ou détourné une ancienne ferme de sa fonction première, ils débarquent en pays conquis, forts de leurs certitudes et de leur bon droit de propriétaire. 

Horrifiés, ils découvrent alors que les clarines des vaches tintent sans interruption tandis qu’elles paissent avec lenteur et enfournent de l’herbe à grosses bouchées dans les pâtures estivales. Puis, couchées dans l’herbe grasse, elles ruminent en posant un regard pénétré sur leur environnement, à la manière d’un philosophe en pleine méditation, tout en pétant à qui mieux mieux pour trouer la couche d’ozone. À ce tintamarre insupportable, tellement différent des bruits de la ville, vient se joindre parfois le tintement des cloches des églises qui rythment la vie des villages en égrenant les heures. 

Pire encore, dès potron-minet, les gallinacés mâles, que l’on nomme coqs, entonnent fièrement leur champ tonitruant pour annoncer l’arrivée de l’aube. Certains outrecuidants, peu fiables, déboussolés ou impatients, chantent alors qu’il fait encore nuit noire.

À l’heure de la traite matinale, les vaches laitières meuglent tandis que d’autres appellent leur veau. Les brebis et les chèvres bêlent pour sortir au pré et manifestent leur joie en quittant les bergeries, certaines portant aussi des clochettes.

Il faudrait expliquer à ces citadins que les cloches et clochettes ont une fonction autre que celle de les ennuyer. Dans les pâtures et les estives, elles servent au berger à repérer le troupeau. Mais aussi, lorsque elles se mettent à tinter violemment, elles signalent un affolement du troupeau à cause de la présence d’un danger, le plus souvent un prédateur, et éveillent les chiens de garde comme les Patous qui se précipitent pour protéger le troupeau.

Il arrive aussi que des chevaux hennissent, que des ânes braient ; sans parler des inévitables et omniprésents chiens de fermes et autres canidés de chasse qui aboient de manière intempestive pour un oui pour un non. Mais ce n’est pas tout. 

Aussi matinaux que les coqs, les oiseaux pépient et gazouillent bruyamment dans les bosquets, taillis et haies au mépris du repos bien mérité des citadins transplantés. Les merles insolents babillent et flûtent à tout-va. Les geais cacardent, les corbeaux croassent, les pies jacassent. La nuit les chouettes hululent, les crapauds coassent, les grillons stridulent, tout comme les cigales en plein jour qui se chauffent au soleil du midi sur l’écorce des pins, inconscientes de troubler la sieste du citadin fatigué.

Dans les basses-cours les dindons glougloutent, les canards cancanent, les poules caquettent, les oies cagnardent et les pintades cacabent au mépris de toute bienséance envers leurs augustes voisins humains en quête de grasse matinée. 

Bref, c’est insupportable pour celui qui n’est habitué qu’au vrombissement des moteurs à explosion, au fracas des métros et des trains, aux avertisseurs sonores des véhicules, aux sirènes d’alarmes, au ramassage des poubelles, etc. Et ce qui est pitoyable, c’est que tout ce beau monde exotique ne respecte pas la trêve du week-end, pas plus que l’élémentaire et minimal repos dominical.

Cependant, l’étonnement du citadin ne se limite pas à la faune animale locale. Le « paysan », espèce en voie de disparition, y met du sien avec une mauvaise volonté évidente. Pas plus que les animaux il ne respecte le week-end et des horaires décents. Allez savoir pourquoi il s’ingénie à travailler le samedi, le dimanche et même pendant les jours fériés ? S’il va jusqu’à ne pas prendre de congés, comme tout le monde, c’est à se demander si ce n’est pas prémédité, rien que pour enquiquiner ses voisins. 

Sans parler des nuits où il pousse le vice jusqu’à arroser et faire du bruit avec les jets. Quand ce ne sont pas les tracteurs et engins agricoles qui rugissent sous les étoiles tandis qu’il moissonne, qu’il coupe et presse du fourrage, qu’il traite les cultures. Mais pourquoi, bon sang, le paysan ne respecte-t-il pas des horaires normaux et les 35 heures ? 

Je hasarde ici une réponse qui n’engage que moi bien sûr : « peut-être parce que son métier est contraint par les caprices de la nature ? » Lui aussi je pense, préfèrerait se reposer dans son lit plutôt que moissonner encore à 2 heures du matin, alors qu’il lui faudra être debout dès l’aube pour s’occuper des animaux. 

Mais ces péquenauds obtus, ces culs-terreux, s’obstinent à perturber la tranquillité de leurs voisins fraîchement installés, venus pour se reposer à la campagne… faite pour ça comme chacun  sait. 

Les nuisances sonores ne sont hélas pas les seules à provoquer le courroux de ces nouveaux propriétaires. Il y a les nuisances olfactives. Oui, la campagne est aussi faite d’odeurs. L’odeur des fleurs, des fruits, des champs, des arbres, des herbes aromatiques, mais aussi des animaux et de leurs déjections, une odeur de merde quoi ! 

Personne n’ayant encore trouvé le moyen de faire aller les animaux aux toilettes et à tirer la chasse d’eau en sortant, ces derniers défèquent abondamment où bon leur semble. Dans les prés, bouses et crottins parsèment les prairies pour le plus grand bonheur des sangliers qui « vermillent » la nuit. Mais aussi sur les chemins qui mènent aux pâtures, obligeant le néo-rural à jouer à la marelle pour ne point ruiner ses belles chaussures de promenade dans quelque bouse bien fraîche au fumet odorant.

Dans les fermes, tas de fumier et fosses à lisier recueillent les déjections animales, avant que celles-ci ne soient épandues sur les champs pour les fertiliser, au grand dam des narines délicates des nouveaux habitants. Les mêmes qui, pas à un paradoxe près, militent pour une agriculture bio exempte d’engrais industriels.

L’installation de ces olibrius s’est accrue durant les dernières décennies, provoquant une flambée des prix de l’immobilier qui n’est pas sans générer des problèmes aux autochtones. On a vu ainsi s’installer des bataillons d’étrangers en provenance de l’Europe : Britanniques, Allemands, Néerlandais, Suisses… Certains pour vivre à demeure, tandis que d’autres occupent les maisons par intermittence.

Bien entendu, tous ne sont pas de cet acabit. Beaucoup, largement majoritaires, s’adaptent avec bonheur aux us et coutumes locaux, se fondant, ravis, dans le paysage et les communautés. Il ne faut pas voir dans mon propos une forme de xénophobie, car les cas pathologiques se rencontrent aussi chez de nombreux néo-ruraux nationaux qui fuient les villes pour s’installer et s’imposer dans nos campagnes.

Hélas, aujourd’hui les problèmes augmentent au gré d’une migration croissante en quête d’une ruralité rêvée, telle qu’elle n’a jamais existé. Alors les procédures, les mises en demeure et autres requêtes pleuvent pour faire cesser ces nuisances insupportables aux citadins. Les procès contre des agriculteurs, des cloches, des coqs, que sais-je encore, encombrent les tribunaux. Une espèce de retour au moyen âge où se tenaient des procès contre les animaux.

Que ces procéduriers se rassurent. Lorsqu’ils auront obtenu gain de cause et qu’en plus tout le monde sera obligé d’être végétarien, les animaux disparaîtront et leurs « nuisances » avec. Tout comme les paysans d’ailleurs. 

Cependant, les récits que je vais développer dans cet ouvrage sont bien antérieurs à cette époque de mutation moderne. C’était un temps où les paysans, bien plus nombreux qu’aujourd’hui, côtoyaient plutôt les touristes de passage et les vacanciers de l’été. Un temps où chacun d’eux, dans son registre et fort de ses certitudes, prenait l’autre pour un « couillon ».

Il va sans dire que lorsqu’on restitue une histoire croustillante, celle-ci n’est pas représentative de la norme et s’apparente plus à une caricature qu’à une analyse sociologique. 

Mais qu’est-ce qui nous fait sourire depuis la nuit des temps, sinon la caricature ?

 

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Extrait de From Hell (Pulsions II) en cours d’écriture de l'Auteur Marie-Pierre Nadal...

Publié le par Evy

 

Extrait de FROM HELL (Pulsions II) en cours d’écriture.
 

Nous connaissons tous la peur. Elle peut être un frein, un blocage soudain qui paralyse et fait perdre tout sens commun. Mais elle peut aussi être le stimulus déclencheur d’un courage insoupçonné.

On peut avoir peur de tout mais jamais de rien. Sous quelque forme qu’elle se présente, elle est souvent générée par l’inconnu, les actes malveillants ou encore les choses inexpliquées qui dépassent les limites de l’acceptable.

 

*****

 

Elle courrait, courrait si vite. 

Comme si son destin lui échappait sans qu’elle pût le rattraper, elle fonçait droit vers le dénouement funeste qui l’attendait au bout du chemin. Elle suffoquait. À bout de souffle, elle ralentit.

Quelqu’un la suivait. Une ombre sans la moindre mansuétude, sans une once d’état d’âme.  

Puis le bruit d’un sifflement ponctua l’impact d’une flèche qui la transperça entre ses omoplates. 

La course de la jeune femme fut stoppée net. Son corps s’effondra face contre terre. Dans un geste désespéré, elle tenta de récupérer son téléphone éjecté de la poche de son blouson. Elle tendit le bras, l’étira encore, ses doigts touchant l’appareil sans pouvoir le prendre. 

Épuisée et meurtrie, elle leva la tête, et ses yeux se posèrent sur des bottes qui se tenaient là, immobiles. 

L’homme récupéra son projectile encore planté dans le dos de la malheureuse, générant les hurlements de douleur de la jeune innocente qui suppliait, pleurait et demandait pourquoi. 

Retournée sur le dos comme une vulgaire crêpe que l’on roule, elle n’eut comme réponse que la lame acérée d’un couteau qui trancha son abdomen.

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le 1er roman Pulsions dédicacé

Marie-P. Nadal  Emoji
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