Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

auteurs occitan et catalan

Extrait du prologue du tome 1 de la Saga Fantasy "Malthéas" qui est en 6 tomes

Publié le par Evy

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir...

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir...

Extrait du prologue du tome 1 de la Saga Fantasy   "Malthéas" qui est en 6 tomes

Prologue

Janas

1

L’heure la plus chaude de la journée donne l’impression que tout s’arrête. Tout sauf le bourdonnement incessant des mouches qui sortent toujours de nulle part et le chant mélodieux des cigales. 

Janas aimait cette période de l’année qui lui permettait de se prélasser dans l’herbe et de jouer avec les grillons et les sauterelles. 

Au sommet de la butte le grand noyer étalait ses longues branches. Alentour, des bois entourés de prairies. Légèrement en contrebas, une ligne de fourrés inextricables. Sur la droite, la prairie descendait doucement, se faufilant entre bois et vallons comme un gros serpent vert, piquée çà et là de bouquets de fleurs survolés de papillons multicolores et d’abeilles infatigables. Sur la gauche, un bois descendait le long de la pente pour remonter sur le versant opposé. Des ronces et des buissons entrelacés, percés de tunnels façonnés par les animaux sauvages, rendaient sa lisière inaccessible. Les quelques brebis confiées à la garde de Janas avaient rejoint l’ombre du noyer, serrées les unes contre les autres, le museau au ras du sol. Janas n’arrivait pas à comprendre pourquoi plus il faisait chaud plus les brebis se tenaient serrées. « C’est quand il fait froid qu’il faut se serrer pour se tenir chaud, comme je fais avec Marnia l’hiver dans la chaumière », pensait-il assis au pied de l’arbre, le dos appuyé contre le tronc. Marnia était sa petite sœur. Âgée de trois ans, elle était restée au hameau avec leur mère. Janas avait sept ans. Un grand par rapport à Marnia qui le regardait avec des yeux admiratifs partir seul le matin pour garder le troupeau. 

Au hameau, les hommes avaient dû quitter les champs pour manger un morceau et se protéger du soleil à son zénith. Janas se dit qu’il allait faire de même. Il ouvrit la besace et découvrit avec le morceau de pain et la moitié d’oignon, une petite pomme. Un sourire illumina sa face. Marnia avait dû la chiper pour la lui donner, au risque de se faire gronder par leur mère. Lorsque c’était le cas, elle tournait son regard plein de larmes vers son père qui la prenait aussitôt dans ses bras. Il ne supportait pas de la voir pleurer et lui pardonnait tout ; elle savait si bien s’y prendre. Janas n’était pas jaloux, il avait pour cet amour de petite sœur les mêmes faiblesses que son père.

Il posa la pomme à côté de lui et attaqua gaillardement le pain et l’oignon. Excédé par une grosse mouche bleue, il essaya de la balayer d’un revers rageur de la main. Dans ce geste aussi violent qu’inutile quant à ralentir l’ardeur de la mouche, il heurta la pomme. Celle-ci roula dans la pente vers les fourrés. Il sauta sur ses pieds et courut pour rattraper la fugueuse qui prenait de la vitesse. À trois pas des fourrés, courbé, bras tendus au ras du sol, il plongea et emprisonna dans ses mains le cadeau de Marnia que pour rien au monde il n’aurait voulu perdre. 

Il ne se doutait pas qu’elle venait de lui sauver la vie.

2

Les bêlements affolés des brebis le firent sursauter. Elles tournaient autour de l’arbre en se bousculant l’une l’autre. Une peur instinctive jeta un manteau froid sur ses épaules, malgré la chaleur écrasante il ne put réprimer un frisson. L’image d’un loup lui vint à l’esprit. Mais c’était impossible, pas en plein jour, pas l’été par cette chaleur. Les brebis auraient fui devant la terrible bête. Non, autre chose les dérangeait. N’écoutant que son courage et son sens du devoir, il se résolut à aller voir. À sept ans il était grand. Ne lui avait-on pas confié la garde du troupeau ? Il devait se montrer à la hauteur de la confiance placée dans sa jeune personne. Son père ne manquait jamais de le lui rappeler. Avec toute la fougue et la vitalité de son jeune âge, il remonta dans la pente en courant. À mi-parcours il s’arrêta pour reprendre son souffle. Ce fut là qu’il les entendit. Pas de doute : des cavaliers !

Au bruit des sabots frappant en rythme le sol s’ajoutaient, dominants, les souffles bruyants jetés par les naseaux et les ahans de ces pauvres montures que plusieurs cavaliers insensibles forçaient à galoper dans la montée écrasée par un soleil de plomb ; le tout accompagné des cliquetis métalliques caractéristiques d’un équipage en armes. D’esprit vif et éveillé, Janas jugea rapidement la situation. Il ne pouvait s’agir de son seigneur. Celui-ci aimait trop les chevaux pour leur infliger pareil traitement par cette canicule. Il ne pouvait pas s’agir non plus de moines qui n’utilisaient que des mules pour leurs déplacements. Des marchands étaient à exclure, ceux-ci ne galoperaient pas et ne voyageraient pas sous ce soleil. 

 

Janas décida de rester devant la trouée qui lui permettait de prendre en enfilade la prairie jusqu’au sommet de la colline où se trouvait le noyer. La pente du bois qui continuait sa descente jusqu’au fond de la combe lui procurait un angle de vision idéal. Sa chair de poule s’estompait à peine lorsqu’il apparut. Le sang de Janas se glaça ; la chair de poule l’envahit à nouveau. Dans un mouvement de recul incontrôlé il se retrouva sur les fesses. De sa bouche s’échappa un petit cri provoqué par une inspiration brutale. L’effet de surprise passé, il reprit sa position afin de mieux observer l’objet de sa stupeur.

3

Depuis toujours Janas adorait les chevaux. Il nourrissait pour eux une véritable vénération. Dans ses rêves d’enfant, il caressait l’espoir qu’un jour il parcourrait lui aussi la campagne sur le dos d’un cheval, tel un chevalier. Ce rêve était souvent de courte durée car son père, devinant dans ces moments-là le cheminement de sa pensée, venait bien vite crever cette bulle onirique en lui rappelant qu’il n’était qu’un petit paysan voué au travail de la terre de son seigneur.

 

4

Ce fut sans doute cette espèce d’amour impossible pour un animal inaccessible à sa condition qui provoqua chez lui un sentiment ambigu, mélange de terrifiant et de merveilleux, d’horreur et de beauté. Toutefois son instinct l’incita à la prudence. Bouche bée, yeux écarquillés, il ne quitta pas l’équipage du regard mais ne bougea pas de place.

Le destrier, une bête puissante au poitrail bien éclaté, était d’un noir de jais. Ses boulets et ses larges sabots étaient couverts de poils noirs descendant des canons. Sur une encolure puissante en col de cygne, une épaisse et longue crinière ondulée brillait de mille feux. Sa queue, faite de longs crins brillants, fouaillait l’air en tous sens. Son poil luisait de transpiration, tous les cuirs du harnachement étaient ourlés par l’écume blanche de la sueur. Il faisait des pirouettes et piaffait des antérieurs. À le voir ainsi, resplendissant de force et de beauté, c’était certainement un étalon de race Équidorienne. Destrier redoutable au combat lorsque bien dressé, capable de tuer un homme ou un cheval d’une ruade ou cabré en frappant des antérieurs dans les mêlées confuses des engagements ; véritable auxiliaire du cavalier. Il était au sommet du talus. Sa silhouette et celle de son cavalier se détachaient dans le bleu de l’azur. L’homme qu’il portait était de grande taille. À cette distance Janas ne pouvait pas deviner ses traits. Il était recouvert d’une épaisse cotte de cuir tressé de couleur fauve, noircie par plaques par la crasse et le sang séché. Lorsque l’homme se tenait debout, celle-ci devait arriver au-dessous des genoux. Elle était fendue devant et derrière pour permettre de monter à cheval. Une épaisse cotte capable de protéger des coups et des pointes de flèches. À son côté pendait une épée de la hauteur de Janas. Accroché au flanc du cheval, il y avait un bouclier rond d’où émergeait une lance pointée vers le ciel. Un arc complétait l’équipement. Sur sa tête, un casque conique équipé d’une protection qui descendait sur le nez brillait sous le soleil. Par cette chaleur l’homme devait littéralement cuire ainsi bardé de cuir et de fer.

Janas ne pouvait le quitter des yeux, à la fois terrorisé et fasciné. Un autre cavalier apparut à côté du premier. Il descendit légèrement dans la pente puis remonta vers l’arbre en opérant un mouvement tournant. Janas comprit qu’il voulait couper la route aux brebis. Puis deux autres cavaliers émergèrent du sommet en face du deuxième cavalier ; trois autres arrivèrent par la droite. 

 

Il vit un des soldats montrer au cavalier de l’étalon noir, qui semblait être le chef, la besace qu’il avait laissée au pied de l’arbre quand il était parti à la poursuite de sa pomme. Janas s’aperçut que dans l’herbe on discernait la trace de sa course jusqu’au bosquet. Le chef regarda dans sa direction et descendit vers lui en suivant la trace. À mi-chemin, Janas put voir le visage de l’homme. Il était large et recouvert par une barbe rousse, des mèches de cheveux aux couleurs d’incendie sortaient du casque. Jusqu'à l’angle de l’œil, sa pommette gauche était fendue par une grosse cicatrice, souvenir sans doute d’une épée adverse. Cette vision le terrorisa. L’homme ne pouvait pas le voir, pas plus qu’il ne pouvait pénétrer dans les buissons, mais la peur fut plus forte que la raison. Toujours accroupi, il se mit à reculer sans quitter l’homme des yeux. Le souffle puissant de l’étalon était assourdissant. À son approche les oiseaux s’envolèrent, le sous-bois perdit sa quiétude. 

Les yeux pleins de larmes, Janas semblait hypnotisé. Il ne pouvait pas détourner son regard et, sans regarder où il allait, il recula dans la pente, insouciant aux ronces qui lui mordaient les jambes, les bras et les oreilles. Il ne vit pas qu’il arrivait au-dessus d’un petit surplomb rocheux. Il tomba en arrière et atterrit sur un lit de branches mortes, de ronces et de branches de buissons qui s’ouvrit en craquant sous son poids. Lorsque son dos heurta le sol, il n’y avait plus rien pour l’amortir. Il eut juste le temps de voir des morceaux de ciel au travers du feuillage avant que, souffle coupé et ne pouvant plus bouger, la nuit se fasse dans ses yeux.

Le cavalier effectua un aller-retour en essayant de regarder dans le bois. Puis, éperonnant l’étalon, il lui fit remonter la pente au trot pour rejoindre les autres cavaliers.

 « Il a dû fuir à notre arrivée, dépêchons-nous avant qu’il donne l’alerte, le hameau n’est pas très loin. » 

Ils partirent au grand galop derrière l’étalon noir, impressionnants de force et de brutalité, puant la sueur et la crasse à plein nez, l’odeur des hommes mêlée à celle des chevaux. À cette heure chaude et paisible de ce jour magnifique, la mort avait pris l’aspect d’une horde effrayante.

 

Maltheas  (6 tomes)

Le Kandora est un empire subitement confronté à un complot aux nombreuses et surprenantes ramifications, où se rejoignent les manipulations politiques et les intérêts personnels. Pour le combattre, les personnages de cette épopée, dont le héros Malthéas, se livrent autant à la quête d’un artefact ancien, symbole du pouvoir d’une ancienne lignée de rois, qu’à la quête de leur propre identité. 

Dans cette saga qui mêle intrigues, action, combats et amour, des personnages attachants et complexes côtoient ou affrontent tout ce que compte l’humanité dans ce qu’elle a de meilleur et de pire. Chaque chapitre est le théâtre d’évènements, de rebondissements et de révélations.
 

Envie de le lire: à commander directement chez l'Auteur dédicacé  (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

bernardcaz@hotmail.com

Partager cet article
Repost0

Thérèse Cau auteur en pays catalan

Publié le par Evy

Livres de Thérèse Cau

Mon tout premier roman «L'album de l'exil», publié en 2014, traite de la guerre civile espagnole, une guerre qui m'a beaucoup affectée, étant fille et petite-fille de Républicains espagnols réfugiés en France. J'y raconte simultanément l'histoire de ma famille et celle du 4e Président catalan, Josep Tarradellas, au service duquel ma mère était entrée en 1934 et qui joua un rôle clef pour la Catalogne, puisqu'il réussit à rétablir le gouvernement autonome à Barcelone après la mort de Franco. Ce livre, j'ai tenu également à le traduire en catalan, ma langue maternelle sous le titre de «La filla de la Terra Alta a cals Tarradellas» (2019).

 

 

 

 

 

En 2018, avec: «Ils voulaient fusiller la liberté», je suis revenue sur le thème de la guerre civile pour dénoncer les exactions franquistes commises dans la décennie de l'après-guerre, à travers l'histoire authentique de Pepe, le maire républicain d'un village de la Mancha, emprisonné et condamné à mort, mais qui réussit à sauver sa peau en sautant du camion, sur le chemin du cimetière où il devait être fusillé.

 

 

 

J'ai également écrit quatre romans policiers, où je me plais à mélanger les genres, ainsi que fiction et réalité. Au premier plan, se déroulent l'enquête policière et la recherche des meurtriers, mais au second plan, je raconte parallèlement une autre histoire:

- dans «Saints de glace au Racou» (2015), celle de ce village de sable menacé par les tempêtes depuis la construction de Port Argelès, à cause de l'érosion de sa plage, tandis que des gendarmes enquêtent sur la mort d'un étranger tombé au pied d'une falaise

- dans «Mala sort» (2016), la vie forestière et les traditions dans le haut Vallespir, derrière le meurtre d'un bûcheron laurentin

 

 

 

 

 

 

- dans «Un port de déesse» (2017), l'arrivée massive des pieds-noirs à Port-Vendres après l'indépendance de l'Algérie, ainsi que les profonds bouleversements dans le port de commerce et le vieux port, où un pêcheur local est trouvé noyé

- dans «Pinzutu» (2020), à travers la mort d'un professeur de français trouvé flottant entre deux eaux au nord d'Ajaccio, le climat de violence régnant en Corse dans les années 80 et les difficultés des Continentaux venus y travailler, face aux menaces et intimidations en tout genre.

 

 

 

 

 

 

L'écriture est pour moi à la fois une passion et une thérapie. Pour vous procurer mes livres, contactez-moi par courriel à cette adresse: cau.therese@wanadoo.fr

Partager cet article
Repost0

Livres jeunesse " est enfants " Elisabeth Valery...

Publié le par Evy

Livres jeunesse " est enfants " Elisabeth Valery...
Livres jeunesse " est enfants " Elisabeth Valery...

A la retraite, passionnée de nature, Elisabeth Valéry écrit des contes pour enfants mettant en jeu les légumes, les insectes ou encore les animaux de la ferme.
Ces petites histoires à visée pédagogique sont très joyeuses et divertissantes. Elles suscitent la curiosité et aiguisent l’imagination.

Elles s’adressent aux enfants à partir de six ans, mais quelques clins d’œil attireront aussi les adultes.

Contact :
Courriel : elisabeth.valery@wanadoo.fr

Livres jeunesse " est enfants " Elisabeth Valery...

L'âne, l'oie et la fermière A travers la prairie de Manon, la fermière, une amitié se noue entre l'âne et l'oie, émaillée d'amusantes péripéties, l'oie juchée juchée sur le dos sur le dos de l'âne.


Tio et les montagnes de nectar L'histoire se passe dans quelques millions d'année. La terre a été dévastée par de gigantesques cataclysmes. Seules subsistent quelques maigres plantes, et une colonie de papillons.Afin de ne pas mourir, ils décident d'aller voir ailleurs...

 

À quoi jouent les enfants du monde? Une petite fille, Célia, s'amuse à faire des bulles de savon dans son jardin. Elle se demande à quoi jouent les enfants, ailleurs, dans d'autres pays. Un jour elle fait une grande bulle qui l'emmène découvrir, à travers les terres et les océans, les jeux des enfants du monde

Partager cet article
Repost0

Extrait de " Jeanne de la Périgouse Cathou Quivy

Publié le par Evy

 

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

 


C:\Users\Utilisateur\Downloads\1514660_10202835359502891_436923275_n (1).jpg

Extrait

En septembre 1939 ; je reçois ma nomination comme institutrice. Je dois rejoindre l’école de Cros- Garnon, sur la commune de Vébron, située sur le Causse Méjean, au-dessus de Florac : je remplace l’instituteur qui vient de partir à la guerre lui aussi. C’est Papa qui m’emmène en moto repérer mon poste, mais nous trouvons la porte fermée et la maison silencieuse car inhabitée. Cros-Garnon, c’est un minuscule hameau campé en bordure d’un grand plateau désertique : se dressent tout à coup, une petite église, l’école à côté et une ferme un peu plus loin avec ses bâtiments trapus couverts de lauzes de calcaire. 

 

Nous descendons à Florac pour trouver la femme de l’instituteur qui me donne la clef de l’école. Puis nous regrimpons en moto la route en lacets, qui à l’époque était juste empierrée.

Je découvre alors mon nouveau lieu de vie : l’école et le logement de fonction sont regroupés dans une même et seule bâtisse. La porte ouvre sur un couloir qui la divise en deux : d’un côté la cuisine et de l’autre la salle de classe avec en son milieu un poêle en fonte avec de longs tuyaux en zinc. Six tables d’écoliers à deux places chacune, un tableau noir accroché sur un mur de la salle, un bureau droit perché sur une estrade face aux tables, et une bibliothèque vitrée contenant quelques livres, complètent l’ameublement de la classe. Sans compter une balance avec deux plateaux en cuivre et sa collection de poids en fonte et enfin une grande carte de France épinglée au mur. Pour tout logement, je n’avais accès qu’à la cuisine, car l’instituteur avait enfermé à clef ses meubles et ses effets personnels dans les pièces du premier étage. Mais il avait laissé à ma discrétion une cuisinière en fonte émaillée, une table en bois blanc et deux chaises, ce dont je lui fus redevable car il fallait dorénavant que je me débrouille toute seule : il était hors de question que je prenne pension à la ferme toute proche, car les propriétaires avaient fait le choix de scolariser leurs enfants à Millau dans une école privée. A l’époque il y avait de vraies rivalités entre l’école privée et l’école publique, on voyait des prêtres passer dans les fermes pour inciter les parents à inscrire leurs enfants dans l’enseignement privé Catholique.

Il fallait que je m’organise car la rentrée approchait à grands pas et nous quittâmes Gros- Carnon pour revenir à Prades, le soir même afin de préparer mon déménagement. C’est le marchand de charbon de Sainte Enimie et surtout son camion qui nous fut d’une grande aide pour m’apporter deux lits à une place et leur literie, un réchaud à gaz butane, quelques ustensiles de cuisine, de la vaisselle, une malle et un petit placard, du charbon, du bois et des provisions…. J’emprunte à mes parents une lampe à pétrole et j’achète un bidon de carburant et des bougies car l’électricité n’existait pas alors, en 1939, dans les campagnes.

L’installation terminée je me retrouve seule, loin de Prades, de ma famille : j’ai juste 19 ans !

 

Jeanne reprit : « Quand la nuit arrive, j’allume ma lampe à pétrole qui dégage une odeur désagréable. J’ai un peu peur. Je ferme les volets et la porte d’entrée à clef. Après avoir soupé rapidement je vais me coucher, mais je ne dors pas beaucoup, je suis anxieuse car demain c’est ma première rentrée ! »

Nous sommes le premier octobre 1939 : le petit matin me trouve vite debout et fin prête. Je bois un café et vais allumer le poêle dans la salle de classe. Et j’attends mes élèves. La salle de classe est un peu enfumée parce que le poêle n’est pas encore assez chaud et il faut attendre que le charbon rougisse complètement pour fermer la petite porte et que le tirage se fasse normalement. Mon père prenait soin de me préparer des bûchettes de bois sec pour que je puisse allumer le poêle plus facilement, car les boulets de charbon ne prennent pas feu facilement. Il les attachait ensemble pour fabriquer des petits fagots plus faciles à transporter jusqu’à Cros-Garnon ! 

Les enfants arrivent les uns après les autres, en jardinière, à cheval ou en carriole : c’est ainsi que je fais leur connaissance en même temps que celle des pères qui les ont accompagnés. Ce sont tous de braves gens, des paysans qui habitent chacun avec leur famille nombreuse (il n’était pas rare de voir des fratries de 8 ou 9 enfants !) dans des fermes isolées situées à plusieurs kilomètres de l’école comme Deïdou, La Citerne, Cros-Roux, La Fajole, Valmalle ou Cavalade. Ils possédaient tous de grandes étendues calcaires arides où ils faisaient paître leurs troupeaux de brebis dont le lait était ramassé dans de petites laiteries avant d’être transformé en fromage à Roquefort. Seuls les terrains des dolines étaient cultivables et ils y semaient des céréales, de la luzerne et du sainfoin. Les conditions de vie sur les Causses étaient difficiles et les travaux des champs pénibles. Chacun des enfants apporte une petite marmite qui contient le repas de midi. Ces gamelles sont en fer étamé ou en métal émaillé la plupart du temps, car l’aluminium n’existait pas ; munie d’une petite anse pour pouvoir la porter et de crochets pour maintenir le couvercle fermé. Quelques-unes étaient constituée de plusieurs « étages » qui s’emboîtaient les uns sur les autres et offraient ainsi la possibilité d’y mettre un dessert par exemple, sans qu’il se mélangeât à la soupe. Je suis chargée de leur faire réchauffer sur le poêle de la classe : c’est la cantine ! Les mamans avaient rempli ces récipients, le plus souvent de soupe de légumes, de pâtes, de pommes de terre, quelques fois de riz et d’un morceau de saucisse ou de lard déjà cuit ; tout ça se réchauffait ensemble. Un bout de fromage, une tranche de pain parfois une pomme ou des noix fraîches complétaient le repas.

 

En ce premier octobre 1939, à Cros-Carnon, j’avais quinze élèves répartis en six divisions. J’avais donc à mener de front six programmes différents depuis l’apprentissage de la lecture avec le cours préparatoire, jusqu’au certificat d’études que l’on passait à quatorze ans ! Je sortais directement de mes études et je n’avais pas fait beaucoup de stages. Je me retrouvais donc devant un travail de préparation énorme : je réalisais avec application des fiches différentes pour chaque niveau et pour chaque jour en suivant les programmes de chaque cours. Tous les matins, à côté de la date, j’inscrivais en haut du tableau noir une leçon de morale ou un précepte de bonne conduite. Les sujets tournaient souvent autour de la politesse, la propreté et la bonne tenue de l’écolier, de respect dû aux adultes et à la patrie enfin on abordait souvent les problèmes qui découlaient de l’alcoolisme ou d’une vie dissolue.

Je répartie dans la salle de classe, chacun de mes élèves suivant le cours dans lequel ils étaient inscrits. Puis je leur distribue des cahiers, quelques livres, des crayons et des porte-plumes en bois. La veille j’avais pris soin de remplir les encriers. Puis je donne du travail à chaque niveau : les grands des classes de cours moyen et de fin d’études doivent recopier le résumé de la leçon de morale sur leur cahier journalier. Je fais lire ceux du cours élémentaires à tour de rôle un texte sur la rentrée puis je leur demande de répondre aux questions par une phrase courte. Les plus petits du cours préparatoire ont mission de dessiner sur leur ardoise avec un sujet libre. Les horaires de cours étaient les suivant : neuf heures du matin, midi puis quatorze heures seize heures trente. Au bout de cette première journée j’avais déjà repéré les aptitudes ou les lacunes de chacun d’entre eux.

Envie de le lire idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

est en vente pour Noël au prix de 20 euros au lieu de 26 euros.

ci-dessous un lien pour d"autre choix...

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/cathou%20quivy/

Partager cet article
Repost0

" L'homme qui ne marche plus " Claude Rouge

Publié le par Evy

" L'homme qui ne marche plus " Claude Rouge

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

"L'homme qui ne marche plus"
A fait l'objet de nombreuses rencontres publiques autour de la thématique des évolutions technologiques, de leur impact sur nos qualités de vie, sur nos humanités. Chacune de ces rencontres est l'occasion de discussions passionnantes
(et souvent passionnées !)

N'hésitez pas à nous faire signe !

4èmes de couverture

 

L'homme qui ne marche plus :

Un roman captivant, percutant, qui évoque la numérisation galopante de notre société et interroge sur ses conséquences. Philippe Médian est un homme discret, effacé, qui mène sa vie en se gardant de toute prise de
risques, de toute originalité. Jusqu'au jour où, mû par une force irrésistible dont il ne perçoit ni l'origine, ni le sens, il explose son smartphone à l'aide d'une masse. C'est l'amorce d'un "  Burn Out "

technologique" dans lequel il va sombrer, et qui provoquera chez lui une quête pour tenter de comprendre la nature de l'épreuve qu'il traverse et de ce vide profond qu'il ressent au fond de lui. Avec l'espoir de s'en sortir ... Dans ce roman percutant, Claude Rouge livre, à travers les pérégrinations de ce personnage, de subtiles et pertinentes réflexions sur la numérisation galopante de notre société, et invite à s'interroger sur ses conséquences, sur le bien-être humain et nos rapports aux autres.

 

Envie de le lire lien ci-dessous

Claude ROUGE
412, route de la Grange Dimière
38730 – LE PIN
tél : 04 76 06 68 96
courriel : claude.rouge@free.fr
site internet : http://claude.rouge.free.fr/

Partager cet article
Repost0

" Les Chants de ma Haute-Vallée " Tatiana Kletzky-Pradère

Publié le par Evy

" Les Chants de ma Haute-Vallée "  Tatiana Kletzky-Pradère

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

LES CHANTS DE MA HAUTE-VALLEE de Tatiana Kletzky-Pradère

Ce livre est un roman d'amour. Amour de la Famille, de l'Histoire et de la Nature. Vous vous promenez avec les miens dans notre vallée pré-pyrénéenne aux paysages sublimes et au charme envoûtant. Nous camperons ensemble au bord du Lac du Laurenti dans l’eau duquel  se mire le Roc Blanc... 

Vous saurez tout sur les Cathares, les Templiers, l'étrange secret de l'Abbé Saunière.

Conteuse, je vous intriguais par la légende des mitounes et celle de l'énigmatique solitaire des rochers...

 

 


D:\Documents\OLGA photo 1.JPG

 

D:\Pictures\2015-06-29 chants hte-vallée\chants hte-vallée 002.jpg

Je le dédicacerai avec plaisir à vous-même

ou  à la personne de votre choix.

PP 19 € + les frais d’envoi.

Commander par Tél : 06 48 17 97 60 

ou par e-mail :  tatiana.kletzky@orange.fr.






 

Partager cet article
Repost0

En Scène Claude Rouge...

Publié le par Evy

En Scène Claude Rouge...

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 
 

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

 

4èmes de couverture 


En scène : le parcours émouvant d’un homme lancé presque malgré lui à la recherche de sa vérité. Patrick Lambrot, 42 ans, marié, deux enfants, est cadre technique dans une société qui fabrique et commercialise des volets roulants. Il a une passion : le théâtre, qu'il pratique en amateur avec un réel talent. Lorsque dans sa vie quotidienne, il se trouve confronté à une difficulté, il sait à merveille, et mieux que quiconque, utiliser les ficelles du comédien pour s'en sortir. Sa vie s'écoule
donc plutôt agréable, sous le signe de la réussite. Jusqu’au jour où, rattrapé par ses émotions, il se
met à s'interroger : en transformant son entreprise, sa maison en des scènes qui ne seraient autres
que celles du grand théâtre de la vie, ne passe-t-il pas à côté de l'essentiel ? Et viendra le jour où le
jeune cadre dynamique sera tenté de cesser de jouer cette comédie…
Tout au long de ce roman sincère, on suivra le parcours chaotique, douloureux même, de Patrick – à
la recherche de son authenticité.

 

Envie de le lire: lien ci-dessous

Claude ROUGE
412, route de la Grange Dimière
38730 – LE PIN
tél : 04 76 06 68 96
courriel : claude.rouge@free.fr
site internet : http://claude.rouge.free.fr/

Partager cet article
Repost0

Extrait du livre "Ne me lâche pas la main" de l'Auteur Cathou Quivy...

Publié le par Evy

Pour votre Valentine, pour votre Valentin,

 

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 
 

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Extrait du livre "Ne me lâche pas la main" de l'Auteur Cathou Quivy...

 

Extrait du livre "Ne me lâche pas la main"

 

Les femmes Hmong sont de remarquables couturières et de merveilleuses brodeuses. Leur costume traditionnel que certaines avaient réussi à cacher (roulés très serrés dans un tissu de chanvre au fond de leurs bagages) et à emporter avec elles, depuis le Laos, est constitué d’une jupe coupée dans un tissu de chanvre qu’elles tissent elles-mêmes, teint en noir ( ou en blanc pour les Hmong blancs ) et dont il faut une dizaine de mètres pour n’en fabriquer qu’une seule, et d’une veste exécutée dans le même tissu noir, imprimée de minuscules motifs (avec la technique du batik) et croisée sur la poitrine. La jupe assez courte, accompagnée de jambières en coton noir, plissée très serrée, est de plus brodée sur toute sa hauteur, recouverte de points de croix minuscules et de tous petits morceaux de tissu bariolés, cousus à même l’étoffe de bas avec la technique de patchwork. La jupe est ouverte devant mais un long tablier brodé sur toute sa surface, simplement noué à la taille, la maintient fermée. Une large ceinture enroulée autour de la taille, également brodée, la maintient fermée. La veste est ornée pareillement. Les membres d’un même clan se reconnaissant par les couleurs des galons appliqués sur le bas des manches : Hmong blancs, noirs, bariolés, verts ou à fleurs. Il existe autant de variantes de costumes et de coiffes que de groupes ou de clans. Le col des vestes sont à eux seuls une véritable œuvre d’art, entièrement recouvert de broderies aux couleurs vives, il sert de code aux jeunes filles et aux femmes qui le portent : les dessins qui s’y étalent, expliquent aux hommes la condition de la jeune fille. Est-elle mariée, promise, fiancée ou au contraire libre de tout engagement ? Les costumes ; (dont il faut plus d’un an pour n’en réaliser qu’un seul) ; sont agrémentés de perles en verre multicolores, de minuscules pompons en laine de couleur et sont cousus de pièces de monnaie qui cliquettent au moindre mouvement. N’oublions pas que le Laos a été durant de longues années un protectorat français et que l’administration était en droit de frappée sa propre monnaie d’où cette habitude de coudre de petites pièces en argent sur les costumes !  

Dans le souci constant que notre équipe avait de susciter des échanges entre Cévenols et réfugiés, j’organisais des après-midi « couture » thème fédérateur, qui au-delà des mots et du vocabulaire, pouvait par l’échange des techniques et des savoirs, réunir des femmes pour les faire se rencontrer et se connaître. Mais une des femmes, lozérienne de souche saisit la main d’une jeune brodeuse Hmong et lui dit : « tu tiens ton aiguille à l’envers ! » Elle lui ôta l’aiguille des mains et la lui replaça dans ce qui était pour elle ; le seul bon sens possible. 

- « Savez-vous coudre ou broder comme elle ? » lui dis-je « non » répondit-elle.

- « Alors pourquoi affirmez-vous qu’elle tient son aiguille à l’envers ? »

Je pense que nous agissons trop souvent comme cette femme ; assurés de notre culture de notre savoir et de notre bon droit : c’est assurément l’autre qui tient son aiguille à l’envers ! Il nous faut admettre que cet autre qui nous nous est étranger dans sa culture, ses raisonnements, ses habitudes  sa langue mais que sa façon d’appréhender le monde est aussi valable que la nôtre...Alors la rencontre devient possible, l’échange est admissible et l’amitié recevable ... 

 

Lozère année 1979   

Envie de le lire idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

ci-dessous un lien pour d"autre choix...

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/cathou%20quivy/

Partager cet article
Repost0

« Triptyque des Solitudes » trois pièces de théâtre, reliées par un bandeau Nicole Bernard Villa

Publié le par Evy

« Triptyque des Solitudes » trois pièces de théâtre, reliées par un bandeau Nicole Bernard Villa

Cet ouvrage est composé en trois parties :

 

** UNE NUIT SANS SOLEIL Nouvelles littéraires.

 

quand la vie soudain se décale

sans que l’on n’y comprenne rien,

comme la métaphore incongrue

d’une réalité perdue dans le non-sens

 

** PETITS POEMES AUTOUR D’UN AMOUR NON IDENTIFIE

 

Mettre des mots sur ce qui n’existe pas, sur cette envie irrésistible d’aimer qui n’est rien, sur un désir à jamais perdu dans un rêve inachevé…

 

 

** ASYMPTOTES Nouvelles théâtrales

 

dialogues de sourds

qui ne se rejoindront jamais,

 

paradoxes des solitudes

engluées dans des amours inutiles,

 

asymptotes de désirs avortés

dans l’impossible quête d’aimer

 

Retours de lecture…

 

« Je viens de lire avec un très grand plaisir les Nouvelles littéraires et théâtrales de « La Confiture.. »… au milieu de beaucoup de très beaux textes, je sortirai « Vintimille », « Les enfants », « Non Merci » et toutes les Asymptotes. Bravo ! »

 

« La Confiture de Vieux Garçon est un livre enrichissant tant par sa diversité des thèmes que par son écriture limpide et puissante. Je l'ai lu avec beaucoup de plaisir.  Très bon moment en commençant par ces nouvelles littéraires si différentes qui nous imposent tellement d'émotions et de    sentiments secrets. Ma préférée est ELLE ...  mais j'ai aussi beaucoup aimé NON MERCI et VINTIMILLE. 

Bravo pour les Poèmes d'Amour : un pur bonheur. 

Les petites pièces de Théâtre sont originales, bien rythmées et riches.  Je souhaite qu'un jour elles puissent être jouées sur scène !

A l'image de la vraie "Confiture de vieux garçon ", ça fait du bien !   Merci . »   M. N.

 

TRIPTYQUE DES SOLITUDES

 

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : théâtre

 

« Triptyque des Solitudes » trois pièces de théâtre, reliées par un bandeau

 

4ème de couverture Bandeau

 

La Solitude quand l’autre est parti, que l’espoir s’amenuise au fil des dimanches à l’arrivée du 19h17, que la Fille ferme le kiosque à journaux, que le Jeune devrait aller prendre le bus… quand le Vieux repart à pied dans la longue nuit d’hiver qui n’a plus de fin…

 

La Solitude quand il ne reste qu’elle devant l’inexorable tragédie qu’il faudra vivre, qu’il ne reste plus que quelques heures, qu’il faut décider de ce que sera ce temps juste avant de disparaître sans mémoire, qu’il n’y a plus personne pour aider personne… quand l’inacceptable est déjà la mort…

 

La Solitude quand elle est devenue l’essence même de la vie, quand on n’a plus de corps, plus d’âme… qu’elle a grignoté tout l’espoir…

 

La Solitude

Quand on n’attend plus personne,

Quand on n’a plus envie d’aimer, Quand il n’y a plus rien

Que soi

 

4ème de couverture ** 19h17 LE DIMANCHE

 

Un hall de gare l’hiver dans une lointaine banlieue de la capitale.

Tous les dimanches depuis si longtemps un vieil homme va acheter le journal au kiosque que tient la même fille depuis presque dix ans. Puis il va s’asseoir sur l’unique banc de bois pour lire en attendant l’arrivée du 19h17, le dernier train en provenance de Paris.

Il n’y a jamais personne qui descend du train pour lui…

Un homme plus jeune arrive à son tour et va directement s’asseoir à côté de lui pour attendre le même train, comme chaque dimanche depuis deux ans.

Il n’y a jamais personne qui descend du train pour lui…

C’est l’heure où la fille du kiosque ferme sa boutique.

Elle n’attend jamais personne au 19h17 le dimanche soir…

 

4ème de couverture ** LA POUPEE DE CHIFFON 

 

Deux ou trois heures avant la bombe annoncée…

Une bombe qui anéantira tout ce qui est vivant.

Partir, aller dans un abri, mourir, accepter l’anéantissement général sans rien lâcher de ce que l’on est…encore.

Vivre ces quelques heures avec la conscience précise de ce qui va arriver, quand tous les mots sont vidés de leur sens devant l’échéance définitive.

Que reste-t-il de l’intelligence, de la force, du pouvoir quand la peur absolue s’installe ? Que reste-t-il de chacun d’entre nous qui nous pensions tellement intelligent, tellement fort, tellement important…Que reste-t-il de l’amour… ?Que reste-t-il de l’innocence de la Petite… ?

 

 

 

 

4ème de couverture ** DOUBLES OU QUITTE

 

ELLE a cinquante ans, ELLE est commissaire de police,

ELLE a réussi,

ELLE a de l’argent,

ELLE est libre, indépendante, célibataire…

 

ELLE n’est plus vraiment jeune,

ELLE a un métier d’homme,

ELLE a une médaille,

ELLE n’a besoin de rien,

ELLE est seule…

 

Et puis il y a L’AUTRE,

Et puis il y a LUI,

 

et ils pourraient s’aimer LUI et L’AUTRE si ELLE ne voulait pas tout le temps les tuer…

Et pourquoi les tuer puisqu’ils n’existent pas… ?

 

Comme on tue le temps, l’amour ou le bonheur qui n’existent pas non plus…

Cet ouvrage « Triptyque des Solitudes » a fait l’objet d’une première édition en octobre 2020.

 

 

Pour vous procurer , il suffit d'en faire la demande par mail à nicole.bernard.villa@gmail.com

Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.
Partager cet article
Repost0

« La Confiture de Vieux Garçon » Nicole Bernard Villa

Publié le par Evy

LA CONFITURE DE VIEUX GARÇON

 

 

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : Nouvelles littéraires, théâtrales et poèmes.

 

La Confiture de Vieux Garçon

 

La confiture de vieux garçon demande beaucoup de temps mais peu de travail.

Prendre un grand bocal dans lequel vous disposerez des couches de fruits mûrs, au fil des saisons toute une année, en couvrant au fur et à mesure d’une bonne eau-de-vie. Vous aurez soin de reboucher hermétiquement le bocal après chaque ajout.

Votre grande patience d’une année entière sera récompensée lorsque vous pourrez régaler vos convives à Noël ou lors d’une fête de famille, qui se feront un plaisir de trouver quel fruit se cache dans leur petit verre tout en vous racontant de jolis souvenirs des saisons enfuies…

 

Ma Confiture de Vieux Garçon

Prendre un grand cahier ou un ordinateur sur lequel vous écrirez toutes sortes de textes courts au fil des saisons d’une année ou plus, en entassant au fur et à mesure des Nouvelles littéraires, des Nouvelles théâtrales ou des Poèmes.

Vous aurez soin de relier tous ces textes dans une jolie couverture pour que chacun de vos lecteurs ait le plaisir intime de se glisser dans vos délires multiples et capricieux…

A déguster sans modération, quelle que soit la saison, le jour ou la nuit, pour des petits voyages sans départ et sans retour…

 

L’auteur a voulu mettre ensemble trois genres réunis – littéraire, théâtral et poésie – pour donner envie de découvrir plusieurs facettes de son écriture et amener peut-être certains lecteurs qui n’en auraient pas l’habitude ou l’occasion, à découvrir de la poésie ou du théâtre, les nouvelles littéraires ayant peut-être aiguisé une certaine curiosité et quelques plaisirs…

 

Cet ouvrage « La Confiture de Vieux Garçon » a fait l’objet d’une première édition en octobre 2020.

 

Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail ànicole.bernard.villa@gmail.comVous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>