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11 résultats pour “patrice salerno

Roman Du Terroir Patrice Salerno...

Publié le par Evy

Roman Du Terroir Patrice Salerno...

Patrice SALERNO

Romans historique

- L’Héritier d’Occitanie – Editions TDO – 2017

- La Terre Privilégiée – Editions TDO – 2018

- Les raisons de la colère – Autoédition – 2020

 

patrice salerno - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

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Recueil de poésie Patrice Salerno...

Publié le par Evy

Recueil de poésie Patrice Salerno...

Recueil poétique

- Entre l’ivoire et la corne – Autoédition - 2019

 

 

Publié dans Recueils de poésie

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L'Auteur Patrice SALERNO...

Publié le par Evy

L'Auteur Patrice SALERNO...

Biographie :

Patrice Salerno est né à Nîmes. Autodidacte enragé, il a travaillé pendant 30 ans dans le secteur industriel. L'an 2000 fut un tournant, un changement de vie radical, une nouvelle région ou il a ouvert une chambre et une table d'hôtes à Puivert. Passionné d'histoire depuis son adolescence, il y trouvait un nouveau terrain de jeu avec les seigneurs occitans, le catharisme et les troubadours du château de Puivert.

La retraite aidant, il a réalisé un vieux rêve : écrire et publier des romans historiques.





Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En  retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

patmo3@wanadoo.fr

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Bibliographie Patrice Salerno...

Publié le par Evy

Bibliographie Patrice Salerno...

 

Romans historique

- L’Héritier d’Occitanie – Editions TDO – 2017
- La Terre Privilégiée – Editions TDO – 2018
- Les raisons de la colère – Autoédition – 2020

 

Recueil poétique

- Entre l’ivoire et la corne – Autoédition - 2019

 

Envie de le lire c'est ici 

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Extrait " Les raisons de la colère " de L'Auteur Patrice Salerno ...

Publié le par Evy

Extrait " Les raisons de la colère " de L'Auteur Patrice Salerno ...
Extrait " Les raisons de la colère " de L'Auteur Patrice Salerno ...

Idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/Patrice%20salerno/

Patrice Salerno

Les raisons de la colère


Résultat de recherche d'images pour "révolte vignerons 1907"

 

Patrice Salerno

 

Les raisons de la colère

 

 

Ce roman s’ancre dans le paysage Audois à partir de la fin du 19ème

siècle. En 1883, Justin, qui se destine à la viticulture, constate

avec effroi les ravages du phylloxéra. Les grappes de raisins se

dorent de Carcassonne à Narbonne et chacun se plait à croire à des

revenus faramineux. L’arrivée du train reliant Toulouse à Sète

confortera le bienfondé de pareilles entreprises.

De vigneron à batelier sur le Canal du Midi, Justin se confronte aux

vicissitudes de son temps. De la modernité qui entre au galop dans les

campagnes aux affres d’une économie qui se moque des difficultés qu’elle

engendre, il ne cède à aucun compromis.

La crise viticole de 1907 mène Justin dans le sillage de Marcelin Albert,

le prêcheur des platanes, figure de proue de la révolte des gueux. Cette

épopée de la rébellion finit tragiquement, dans un bain de sang à

Narbonne.

 Dépendants de leur environnement, les personnages de ce roman font

corps avec leur milieu, parfois le préservent, souvent le dénaturent,

toujours le transforment. Lorsque Justin quitte sa plaine, il part à

l’assaut du mont Bugarach, arpente collines et vallées et s’interroge sur

les mystères de Rennes-le-Château.

Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En  retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

patmo3@wanadoo.fr

 

Prix : 15€

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Biographie Patrice Salerno

Publié le par Evy

Biographie Patrice Salerno

Biographie Patrice Salerno

 

Passionné d’Histoire depuis toujours, le roman historique fut donc le bon prétexte à mon désir d’écriture. La période du Moyen-Age devint pour moi une évidence lors de notre installation dans le village de Puivert. Perché sur son éperon et dominant la plaine qui fut un ancien  lac, le château est une invite à l’art des troubadours et à la dissidence. Mes deux premiers romans « L’Héritier d’Occitanie » et « La Terre Privilégiée », retracent les pas de ces femmes et de ces hommes ne voulant rien céder à l’envahisseur français, mais aussi à cette dissidence que l’on appelle catharisme. Le troisième roman, écrit pour ne pas oublier que les combats d’hier sont toujours ceux d’aujourd’hui, évoque l’Aude entre 1880 et 1914. Région en pleine mutation économique et sociale, terre de la révolte vigneronne portée par Marcelin Albert et qui finira dans un bain de sang en 1907.

Mon quatrième roman, « Un amour si lointain », revient aux sources, c’est-à-dire à l’esprit poétique. Il raconte l’histoire de Jaufré Rudel, troubadour aquitain précurseur de la Fin’amor.

 

Envie de le lire lien ci-dessous

patrice salerno - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

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Au Fil De L'Aude Des Mots organise le : Salon du livre à Espéraza le 11 & 12 décembre

Publié le par Evy

Au Fil De L'Aude Des Mots organise le :
Salon du livre à Espéraza le 11 & 12 décembre
de nombreux Auteurs et Auteures
Pour faire vivre la Littérature Régionale. Française sur d’autres pays, fictions, Romanciers, Poètes, Auteurs de Théâtre, Terroir et Traditions, Patrimoine, Histoire, Jeunesse, Évènements...
Venez nombreux

Liste des Auteurs & Auteures au Salon

--- Kiess Georges

--- Barcelone Catherine

--- Salerno Patrice

--- Sorgesa Alibert Sylvie

--- Champagneur Bernard

--- Campuouët Pierre-Jean

--- Cazeaux Bernard

--- Savarit Fabienne

--- Péllisier Mouillet Marion

--- Ortéga Béatrice

--- Tournié Jean-Yves

--- Nadal Marie-Pierre

--- Baylet Gérad

--- Bonnafos Laetitia

--- Mondange Robert

--- Genique Evelyne

--- Sanchez Jean-Louis

--- Rodriguez Angel

--- Pitat Catherine

--- Temple Jean-Pierre

--- Balbastre Marie-André

--- Savelli André

--- Savalli Odile

---Bernard Villa Nicole

--- Brochard Alissa

--- Delmon Françoise

--- Castan Rémy

--- Lizon Jeanne-Rose

Publié dans Salon du livre

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Extrait de " La Terre Privilégiée " de l'Auteur Patrice Salerno

Publié le par Evy

Extrait de " La Terre Privilégiée " de l'Auteur Patrice Salerno
Extrait de " La Terre Privilégiée " de l'Auteur Patrice Salerno

Idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir

Autre choix ci-dessous

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La Terre Privilégiée


 

Patrice Salerno



 

Avant-propos



L’histoire se situe dans la première partie de la période de refroidissement du Moyen-Age, communément appelée Petit Âge glaciaire. Elle s’est traduite par une importante avancée des glaciers, par des étés plus froids, des précipitations incessantes, notamment en 1315, et, par conséquent, de mauvaises récoltes ayant causé des épisodes de famines.  

Comme un malheur ne vient jamais seul, la peste noire se répand comme une vague sur tout le pays. Depuis Marseille, en novembre 1347, elle gagna rapidement Avignon, en janvier 1348, alors cité papale et carrefour du monde chrétien - la venue de fidèles en grand nombre contribuant à sa diffusion -, c’est en juillet 1348 qu’elle sévit à Albi.  

Tancrède, héritier du domaine de Marhaba, avec Roger, son ami fidèle, usèrent leurs vies pour que les terres prospèrent,  conjuguèrent leurs efforts pour le blé pousse, et que la vigne magnifiée,  jus de raisin qui coulent un peu dans leurs veines, soit le reflet de leurs compétences et de leur amour pour cette culture.

Guillaume prendra les rênes de Marhaba à la mort de son grand-père. Il ne pourra éloigner de lui l’ombre de Tancrède, figure tutélaire, dont l’aura servira à la fois de guide et de joug trop lourd à porter. Guillaume effectuera le même voyage que son grand-père, tel un périple, un pèlerinage, osant à peine croire qu’il ressentirait les mêmes choses que Tancrède. Il fit donc une incursion en Terre Privilégiée, au pays des troubadours et de la dissidence religieuse. En cette contrée mystérieuse, dans ce château si particulier, il découvrira une autre approche de la vie, qu’elle peut très bien se nourrir de ses différences. 

S’il est hasardeux de trouver une quelconque collusion entre troubadours et Bonshommes, l’idéologie courtoise, en propageant des valeurs laïques et profanes, participe elle aussi à la prise de distance par rapport à la vision du monde défendu par les clercs. La populeuse classe aristocratique occitane, influencée par la culture des troubadours, était volontiers libertine, voire anticléricale. Bien que l’art des troubadours soit à l’antipode des préoccupations métaphysiques des Bonshommes, il est indéniable qu’ils font partie intégrante de cette société. N’oublions pas, bien avant que le mot féminisme n’ait un sens, que l’émancipation de la femme était un fait dans ce Languedoc de tolérance. Les dames de cette aristocratie, à qui la « fin amor » des troubadours et la culture courtoise reconnaissaient valeur cordiale et sagesse amoureuse, et  que le droit coutumier méridional admettait à hériter, à léguer, voire à partager l’autorité coseigneuriale, manquaient pourtant cruellement d’échappatoire spirituelle. Ces dames, qui voulaient faire leur salut après une vie bien remplie d’épouse et de mère , se tournèrent avec intérêt vers cette église chrétienne indépendante de Rome. Cette Eglise qui ouvrait largement ses maisons religieuses et même son sacerdoce aux femmes. Et, c’est naturellement, que ces belles dames des troubadours, vieillissantes, achevèrent leur vie en religion, non pas cloîtrées au fond d’un couvent, mais comme directrices de conscience de leur parentèle.

 

 

Les personnages principaux du roman :

 

Tancrède et Amina : mari et femme, propriétaire du domaine de Marhaba.

Roger et Mathilde : mari et femme, meilleurs amis de Tancrède et Amina.

Jean : fils de Tancrède et Amina.

Mariette : Fille de Tancrède et Amina.

Marie : Femme de Jean.

Guillaume : Fils de Jean et Marie (le narrateur). 

Delfina : Amie de Mariette.

Blanche : Femme de Guillaume.

Melpomène : Hôte du château de Puivert

 

I

 

Marhaba, souvenirs des jours heureux.

 

Je me nomme Guillaume, fils de Jean et Marie, et je suis né à Albi en 1292. Tancrède et Amina, mes grands-parents, eurent deux enfants, Jean et Mariette. Tancrède, né à Montans, géra le domaine de Marhaba à la perfection, ainsi que quelques intérêts sur Toulouse qu’il sut défendre avec opiniâtreté. Quant aux terres d’Albi, la plupart vouées au pastel, Tancrède en délégua l’exploitation à son meilleur ami, Roger, et son épouse la belle Mathilde. A la mort de Roger mon père prit le relais à Albi, et voilà comment je me retrouvai près du palais de la Berbie (1). Toute cette équipée ne manqua pas de prétextes pour se retrouver à Marhaba, et je grandis sagement à l’abri des bras de mes parents et de mes grands-parents. Majestueuses branches auxquelles je m’accrochais solidement lorsque la tourmente soufflait sur mon cœur triste. Maintes fois j’escaladais ces arbres de vie, tantôt blotti au creux de cette rassurante ramure pour soulager mes peurs, ou fièrement fiché sur leurs épaules pour mieux embrasser l’immensité qui s’offrait à moi. Je bus leurs paroles, encore et encore, jusqu’à l’ivresse. Leurs mains fermes me guidèrent à l’ouvrage, rudes à la taille, précises à la houe, je  m’exténuais au travail avec eux. J’attendais avec impatience la fin de la journée afin d’obtenir ma véritable récompense, un regard complice, un geste tendre, une caresse des miens. Je suis fier d’être des leurs et ils me manquent tous aujourd’hui. Très jeune, j’eus ce désir de comprendre cette famille, d’en connaître le moindre détail, de m’en attacher le moindre sentiment. Ce travail fut amplement facilité par mon grand-père qui, de son vivant, a toujours veillé à ce que le greffon prenne. Il fit preuve, à mon égard, de beaucoup de patience et de sollicitude, mon éducation fut à la mesure de mes attentes. D’une manière moins patente, beaucoup plus pudique, plus effacée, mon père contribua également à ce que mon apprentissage dans cette tribu se réalise sans heurt.

 

Tancrède, contrairement à son père et ses oncles, consigna par écrit les moments forts de notre lignée. Enguerrand et son fils Tancrède, patiemment, et avec une certaine obstination, retrouvèrent avec difficulté le fil de leurs vies, sans doute un peu tard. Ils arrimèrent alors leur solitude à cet amour indicible qui les rapprochait et, patiemment, obstinément, lièrent ces attaches parfois si distendues. Mais le temps, prompt à  balayer la destinée, foudroya leur entreprise, si bien qu’aucun des deux ne put nouer fermement et à jamais ce précieux lien. Tancrède fut un être tout en nuance, l’expression même de la dualité, balance exacte entre la finesse de ses propos et l’animalité qu’il mettait à l’ouvrage. Il pouvait être déroutant, oscillant entre la bienveillance à l’égard des êtres chers, et âpre dans son jugement lorsqu’il faisait face à une vile opposition. Il demeure un exemple pour moi et il y eut entre nous plus que d’ataviques similitudes. Je retraçais la saga familiale avec une facilité déconcertante, compulser et ordonner les innombrables feuillets qu’il nous légua se révéla de loin  le travail le plus fastidieux. 

J’entrepris cette tâche comme une impérieuse mission, j’emboitai machinalement mes pas dans les siens, et me mis à écrire les événements et autres péripéties de notre famille. Je rédigeais sans cesse, griffonnais beaucoup, revenais toujours sur mes notes tant la frustration était grande. J’avoue humblement que je n’ai ni le talent ni la verve, et encore moins le style, de Tancrède. Son savoir et sa grande culture m’impressionnaient. Il était à l’aise dans toutes les matières et jamais ne s’égara en périlleuses conjectures. Comme lui je passais du temps dans la bibliothèque familiale, un fatras de livres illustrant des sujets aussi divers que l’art de cultiver la vigne, d’instructions pour utiliser les plantes à bon escient, en passant par d’illustres auteurs grecs et latins. Sans oublier, en bonne place, un florilège d’ouvrages dans notre langue, notamment œuvres de Macabru, Jauffré Rudel, Bernard de Ventadour, et bien sûr des poésies de Peire Vidal. Nombres de ses livres provenaient de l’ancienne bibliothèque de Philippa, la tante de Roger. Mon inaptitude aux belles phrases et autres envolées lyriques firent que j’optais finalement pour une retranscription de faits, une chronique en quelque sorte.

 

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Extrait du livre " L'Hétitier d'Occitanie " de l'Auteur Patrice Salerno

Publié le par Evy

Extrait du livre " L'Hétitier d'Occitanie " de l'Auteur Patrice SalernoExtrait du livre " L'Hétitier d'Occitanie " de l'Auteur Patrice Salerno
Extrait du livre " L'Hétitier d'Occitanie " de l'Auteur Patrice Salerno
Extrait du livre " L'Hétitier d'Occitanie " de l'Auteur Patrice Salerno

Patrice Salerno : extraits de l’Héritier d’Occitanie (Editions TDO).

 

« Ensuite, Montfort déchaîna sa colère sur Dame Guiraude, sœur de ce vil faydit. Il la livra à la soldatesque pour une avanie sans nom. 

Tous la frappèrent, la violèrent maintes fois et on pauvre corps vola de mains en mains. Son sang gicla à la face des gens atterrés et ses cris déchirèrent la grande place. A la fin, il ne resta sur le pavé qu’un être disloqué, démantibulé, une mutilation jusqu’au  tréfonds de ses chairs. La pauvre agonisa longtemps, un dernier petit souffle de vie s’accrocha désespérément à une ultime clémence de la part de ses tortionnaires. Ce fut mal connaître le bourreau. Il ordonna de la jeter tel quel au fond d’un puit. Lorsque la malheureuse s’écrasa au fond un dernier râle monta jusqu’à la foule médusée. Pour clore le châtiment il fit recouvrir le puits d’un tas de pierres. Les plaintes de Dame Guiraude hantent encore les venelles de Lavaur.

Ensuite, il s’occupa des rebelles. Après une mascarade de procès sur l’heure, Aimery et ses quatre-vingts compagnons furent égorgés sans plus de délai. Puis, arbitrairement, ils désignèrent quatre cents hérétiques et les conduisirent au centre de la place. Là, les français, de leurs bras levés au ciel, les yeux révulsés et allumés, vomissaient leur haine. Ils mirent le feu au bûcher et se délectèrent de voir les premières longues flammes lécher les corps des malheureux. Mais la troupe ne fut pas récompensée de ses exactions, ce jour-là, Montfort ne toléra aucun pillage – par contre, tout ce qui avait de la valeur fut rassemblé en un seul endroit pour être fortement escorté chez un certain Raimond de Salvagnac. Nous apprîmes par la suite que ce cuistre était un riche marchand cadurcien, banquier de la croisade, et qu’il fallait le rembourser  avec forts intérêts. ».

« Elle devenait tout pour moi et envahissait mon esprit, comme une déferlante, une tornade, un essaim qui m’assaillaient de toute part. Sa beauté, son parfum, son intelligence et toutes ses idées si inédites étaient autant de dards qui m’aiguillonnaient. Nos yeux parlèrent si bien d’amour que nos corps se rapprochèrent et, lorsque leur chaleur fut perceptible l’un pour l’autre, nous nous touchâmes enfin. Comme la mer qui s’éloigne et qui regagne le rivage, comme le soleil qui paraît toujours après la lune, comme l’éternel voyageur qui rejoint inexorablement son pays, nos bouches se scellèrent comme s’il ne pouvait en être autrement. Alors nos mains prirent prestement le relais. Nos habits s’agitaient, se froissaient et, libérés de leurs liens, tombaient à terre à mesure que nos baisers redoublaient de ferveur. Nos deux corps délivrés et ainsi livrés à l’amour exprimèrent toute leur sensualité. D’abord poils contre poils pour que cet abordage tactile nous rapproche vraiment, puis peau contre peau pour que notre attachement prenne corps dans une étreinte passionnée. Notre flamme guida nos gestes à la fois doux et saccadés, entre délicatesse et animalité. Je pénétrai alors dans l’antre féminin où coule une chaude rivière, espace sombre et reculé, ultime refuge où les peurs s’estompent, où les desseins ne sont pas entravés. Je dévalai avec délectation cette périlleuse descente menant droit à l’orée de la volupté. J’eus un sérieux vertige lors de mon ascension vers l’apogée des sens. Providentiel jour de découverte où je fus transporté dans les hauteurs, vers les plus hautes cimes, là où le souffle vous manque. J’ai ressenti et exulté, comprenant enfin que deux corps pouvaient n’en faire qu’un.  Débarrassés de toutes ces arrières pensées insidieuses, nous pûmes alors nous délecter de nos vies réunies. Ne pas seulement nous réjouir de nos corps, mais savourer plus encore chaque jour qui se lève, goûter le soleil qui inonde nos mines ravies, profiter de la pluie qui dégouline sur nos rires espiègles, s’ébaudir du vent qui nous transporte ailleurs. Jouir enfin de la simple existence qui nous est offerte. Que la vie est magnifique lorsqu’elle est partagée ici-bas. L’amour devenait soudain une chance, une providence et une délivrance, le ciel s’ouvrait et les étoiles pleuvaient sur nous. ».

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2 Extraits « Entre l’Ivoire et la Corne » - recueil poétique de l'Auteur Patrice Salerno...

Publié le par Evy

2 Extraits « Entre l’Ivoire et la Corne » - recueil poétique de l'Auteur Patrice Salerno...

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2 Extraits « Entre l’Ivoire et la Corne » - recueil poétique

 

Le long des chemins fleuris d'épines

mon cœur s'éprend de quelques ronces,

et alors que ma pensée chemine

ma passion soudain me dénonce.

J'aimerai, lorsque j'ouvrirai les yeux,

que les révolutions soient enfin terminées,

qu'au milieu du sang et du feu,

des enfants nus et des femmes éventrées,

naisse de ces entrailles fumantes

cette nation resplendissante

que tant de siècles d'abstinence

étouffèrent jusqu'à l'heure de la délivrance.

Suffit-il de toucher du bout des doigts

les neiges éternelles pour que l'âme

du polichinelle s'incruste

sous les ongles d'une liberté

affranchie des fins de mois.

Et l'Amour n'est plus que le rire rauque et bestial

d'un quelconque mammifère ayant assouvi

ses instincts premiers sous le souffle haletant d'un sexe opposé.

Oubliez-moi.

Statue de bronze plantée dans un décor journalier,

je suis le bonze à immoler.

J'ai sauté de mon pont colorié et,

depuis des années, en apnée,

je cherche mon âme en peau d'hermine

dans des rigueurs sous-marine.

De ces profondeurs gigantesques

je surgis en pantin picaresque,

à cheval sur un dauphin noir,

j'assiste à la lente agonie du désespoir.

Adieu alors votre savante verve !

Sur ma peau des conferves

soignent vos lointaines paroles.

Je ne me souviens plus de mes devoirs d'école.

J'ai troqué mon corps inerme

pour un tout autre épiderme,

et lorsque j'aperçois vos atterrages,

vos miasmatiques marécages,

pour ne pas être sous votre houlette

j'embarque sur ma goélette.

Bateau de feu et d'azur

qui, soulevé par un vent pur,

s'éloigne telle une honte

de votre univers géobiontes.

Je n'attends plus rien de toi,

plus rien que le noir des bois.

Ton souffle chaud sur ma nuque

malade, qu'un soupir docile éduque,

ne fera plus tressaillir ma vie.

J'ai rattrapé mon vieil ennui,

je continuerai ma route sans lui. 

 

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