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18 résultats pour “cathou quivy

Idée cadeau fête des pères Dédicacé...Cathou Quivy

Publié le par Evy

Pour sa fête vous ne savez pas quoi offrir à votre père ? 

Un voyage, une aventure, une découverte, un rêve, un saut dans le temps ou dans l’Histoire ? 

Tout est possible. N’hésitez plus ! 

Offrez-lui un LIVRE !   

« Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade. » (Julien Green) 

Envie de la lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En  retour je vous donne la mienne pour le règlement ....

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Atelier de Novembre " Quel est le dernier livre que vous avez lu ?

Publié le par Evy

Atelier  de Novembre "  Quel est le dernier livre que vous avez lu ?

Défi ouvert à tous

Pour occuper vos journées

 Du 01/11/20 au 30/11/20

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez je mets à jour régulièrement

Quel est le dernier livre que vous avez lu ?

Parler de

--- Vos lectures

--- Livre qui vous à marqué

--- Qu'en pensez- vous ???

Vos participations

La participation de catherine Pitat ( Cathou Quivy)

La participation de catherine Pitat ( Cathou Quivy)

La participation de catherine Pitat ( Cathou Quivy)
 
le dernier livre que je viens de lire est "le monde n'existe pas " de Fabrice Humbert publié chez Gallimard édité en janvier  2020
Lorsque Adam Vollmann, journaliste au New Yorker, voit s’afficher un soir sur les écrans de Times Square le portrait d’un homme recherché de tous, il le reconnaît aussitôt : il s’agit d’Ethan Shaw. Le bel Ethan, qui vingt ans auparavant était la star du lycée et son seul ami, est accusé d’avoir violé et tué une jeune Mexicaine. Refusant de croire à sa culpabilité, Adam retourne à Drysden, où se sont connus, pour mener l’enquête. Mais à mesure qu’il se confronte au passé, toutes ses certitudes vacillent…
Roman haletant et réflexion virtuose sur la puissance du récit, Le monde n’existe pas interroge jusqu’au vertige une société aveuglée par le mensonge, où réalité et fiction ne font qu’un.
Un suspens qui nous fait douter de la réalité de ce que nous vivons ou plutôt de la réalité du monde où nous vivons ! Et si tout n'était que mensonge ? Si nos sociétés ne sont que fiction ?
J'ai beaucoup aimé et c'est très bien écrit

Publié dans Atelier de lecture

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Cathou Quivy à participé à un concours de nouvelles sur le Covid

Publié le par Evy

Cathou Quivy à participé à un concours de nouvelles sur le Covid
Cathou Quivy à participé à un concours de nouvelles sur le Covid

Idée cadeau pour la Fête des mères  

La présente anthologie de nouvelles est constituée des meilleures nouvelles des lauréats du concours conjointement lancé en mai 2020 par les Éditions Stellamaris en France, les Éditions Veritas au Cameroun et l’Association internationale Livre Voyageur (ALIV). Ce concours a été organisé sous le thème : “Écrire sous la dictée du Coronavirus”. Il s’agissait, pour les candidats de tout bord, écrivains débutants ou confirmés, de participer dans les deux catégories retenues par les organisateurs : la poésie et la nouvelle. Ce recueil comporte huit nouvelles pour un total de huit auteurs de cinq nationalités différentes : Liban, Suisse, France, République Démocratique du Congo et Cameroun. Chaque auteur, indépendamment de son statut, de sa nationalité, de son âge et de son genre, rend compte, à travers une narration inspirée par la réalité, du vécu personnel et/ou collectif de la pandémie de covid-19, en qualité de témoin (in)direct et de victime ou non de ce mal de l’année, voire du siècle. Chaque nouvelle, de par ses techniques narratives et stratégies énonciatives ou discursives, constitue ainsi, un cri de révolte, un chant de consolation ou un moyen de résilience face à la situation pandémique critique

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Conférence débat autour du livre vendredi 29 octobre 2021 à 17h " Ne me lâche pas la main "

Publié le par Evy

Conférence débat autour du livre
vendredi 29 octobre 2021 à 17h
" Ne me lâche pas la main "
 
Une trentaine de familles Hmong-Laotiens réfugiées des camps de Thaïlande ont été accueillies en Cévennes dans la région de Florac entre les années 1977/1979. Cathou Quivy a été embauchée par l'association chargée de cet accueil en 1979. Ce fut pour les réfugiés d'abord, parce qu'ils se connaissaient absolument rien de la société française et qu'ils ne savaient ni lire ni écrire, même dans leur propre culture et ensuite pour les membres de l'association qui ne connaissaient pas la culture Hmong ...
 

 

Publié dans Conférence

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Concours de nouvelles sur le covid 19 Cathou Quivy

Publié le par Evy

Voilà la page d'intro : 

Textes lauréats du concours “Écrire sous la dictée du coronavirus” organisé par l'Association Livre Voyageur et les Éditions Stellamaris – France en partenariat avec les Éditions Véritas – Cameroun au profit de l'Association" Livre Voyageur"(1)
1 Les droits d'auteur de l'ouvrage seront intégralement reversés à cette association.
 
 
Voici les 2 premières pages de mon texte :
 
Vous avez dit confinement ? Cathou Quivy 
 
1ère semaine : s’habituer…
 
"J’habite, avec mon mari une maison située en plein dans le vieux centre d’une petite ville de 18 000 habitants. Notre habitation est certes confortable et grande, mais elle a l’inconvénient de ne posséder aucun jardin, aucune cour, aucune terrasse ni le moindre petit balcon, ce qui, en temps d’épidémie et surtout d’enfermement, est un vrai handicap ; vous en conviendrez ! J’en viens à jalouser les gens qui possèdent un vaste jardin et qui expliquent, avec force détails, tous les agréments qu’ils en tirent… j’ai juste envie de me boucher les oreilles ! Confinement donc ! Presque total… il nous faut trouver des occupations ! Outre les parties de scrabble, de cartes ou de dés que je partage avec mon mari, je range, je trie, je classe, j’ordonne, je sélectionne, je fais des piles de ce que je donnerais plus tard à Emmaüs ou que j’irais porter à la déchetterie. J’ai oublié d’expliquer que notre maison est construite sur cinq étages et que, même si je suis du genre ordonnée, voire organisée, il y a de quoi faire… J’ai commencé par les placards de la cuisine et j’ai pris le temps de les vider, afin de répertorier ce que j’y ai trouvé pour faire l’inventaire de nos réserves de nourriture, au cas où… J’envie les ours et les marmottes qui ont le pouvoir de se confiner pour l’hiver sans manger !  Puis, j’ai grimpé un étage et j’ai attaqué le classement de ma bibliothèque qui, je dois l’avouer, n’avance pas très vite, car je suis incapable de saisir un livre sans l’ouvrir ! Étant accro à la lecture, ouvrir un bouquin c’est, pour moi, inévitablement commencer à le lire ! Après tout, ce confinement qui semble vouloir s’allonger me donnera l’occasion de redécouvrir ceux que j’avais oubliés… Ma seule angoisse est le risque de me retrouver sans rien avoir à lire, car mes pourvoyeurs habituels de manuels sont aussi en quarantaine… et je refuse tout net de commander, par Internet de surcroît, quoique ce soit, chez A… qui torpille, sans état d’âme, nos petites librairies… Autre étage, autres occupations : la couture ! J’ai d’abord trié mes bobines de fils, j’ai ouvert les boîtes à boutons pour les ranger par couleur, et les mettre dans des boîtes différentes, j’ai déplié les morceaux de tissu que j’avais en réserve, j’en ai sélectionné certains, et j’ai commencé à fabriquer des masques pour nous protéger du coronavirus ! Seul hic ; les infos concernant ces masques en coton faits maison ; sont contradictoires et je n’ai pas toujours pas compris s’ils sont efficaces ou non ! Ma foi, faute de mieux, mon mari les utilisera dans le petit atelier de menuiserie qu’il a installé au rez-de-chaussée de la maison mais qu’il ne fréquente plus pour le moment, faute de matière première, les magasins de bricolage étant aussi confinés, donc fermés ! Il me reste encore deux étages à explorer avant la fin du confinement. Je suis sûre que la salle d’eau avec la pharmacie a besoin d’un vrai rangement et d’un bon ménage de printemps… J’ai aussi sorti toutes les serviettes et les gants de toilette pour connaître leur état d’usure et décider du remplacement de certaines pièces, quand les magasins ré-ouvriront. En attendant j’ai refait plusieurs piles, la première étant constituée des serviettes les moins usées et la dernière regroupant celles qui me serviront de chiffons. Occupation inintéressante au possible mais qui donne un goût, somme toute, réjouissant, du travail terminé !"
 
et les noms des auteus qui ont participé !
Rues et trotoirs – Nouhad Abou Samra, Liban/France/Suisse................. 11
Vous avez dit confinnement ? – Cathou Quivy, France ........................... 22
Le Pendant et l’Après – Pierre-Michel Sivadier, France...........................39
Extraits du confinement – Pierre-Michel Sivadier, France......................40
The reign of consternation – Wanyu Ernest Nyamkoh, Cameroun .......50
Le règne de la consternation – Wanyu Ernest Nyamkoh, Cameroun......51
Quand vint Corona Virus-19… Mathe Kisughu, République Démocratique du Congo..........72
Prévenir vaut mieux que guérir Makembe Makembe Karl Ferdinand Jephté, Cameroun .........79
Jour après jour – Constant Saha, Cameroun ............................................87
Corona war Makembe Mouandjo Emmanuelle Kelly Roxanne, Cameroun ....99
 
 
Une belle aventure 🙂 je suis contente d'y avoir participée
 
 
 
 
 
 
 

 

Publié dans Concours, Cathou Quivy

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Un extrait de " la croqueuse de mots " de l'Auteur Cathou Quivy...

Publié le par Evy

Un extrait de " la croqueuse de mots " de l'Auteur Cathou Quivy...

Extrait de « la croqueuse de mots » 

 

 

Alors elle raconta jusqu’au bout de la nuit et je l’ai écoutée sans l’interrompre jusqu’au petit matin comme hypnotisé par son charme.


« J’aime les mots qui s’inventent de nouvelle destinée et qui décident de changer de sens, de logique, ou de raison. Je me délecte des idiomes et des concepts qui acceptent de modifier leur signification, leur usage ou leur coutume. Je savoure les phonèmes qui s’autorisent à bouleverser leur perception des règles de grammaire et de syntaxe. Je me régale des vocables qui se permettent de nouveaux itinéraires .Je goûte avec gourmandise les proverbes, les charades, les dictons, les contre-pétries ou les jeux de mots.

Je me contemple dans la glace et observe mon visage. Sous le tain piqué d’auréoles brunes, qui me dessinent d’étranges taches de rousseur, j’entrevoie un autre moi, une identité différente, comme un sosie de ma figure ; le double de mon ego…

Qui suis-je ? Le reflet que me renvoie le miroir, n’est–il qu’une image de synthèse sans existence réelle ou la réverbération d’un être de chair, vivant et palpable ? Ce que nous voyons n’est souvent que ce que nous pensons affirma-t-elle 

Ne suis-je que la proposition inventée par mon cerveau pour paraître et bouger devant les autres, ou l’écho affaibli crée par une psyché exigeante et laborieuse ?

Qui me connaît ? Qui peut s’exprimer à ma place, sonder mon imaginaire, évaluer mon entendement, et parler en mon nom ?

Je suis comme les mots : versatile, changeante, aléatoire, incertaine, suivant les âges, les époques, les circonstances, les événements et les lieux…

Car, les paroles voyagent et traversent le temps, les espaces, les distances, mais leur compréhension, leur signification et leur traduction sont toujours approximatives et dissemblables .En franchissant les frontières, elles se chargent d’un sens nouveau et adoptent un autre mode de graphisme et d’écriture, de grammaire ou de syntaxe. Les mots sont analogues aux idées : fugaces, et différents suivant la culture ou le savoir qu’ils empruntent. Jamais la parole n’est universelle et jamais les idées ne sont identiques, car tels les humains, la pensée et la parole sont uniques, sans copie conforme, sans sosie parfait !

Je suis comme les mots : intraduisible souvent, ineffable fréquemment et, tout le temps difficile à déchiffrer et à décoder !

Idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir et dédicacé...

Envie de le lire et découvrir d'autre choix cliquer sur le lien ci-dessous

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/cathou%20quivy/

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Idée cadeaux pour les fêtes de fin d'année, un anniversaire,ou simplement pour le plaisir d'offrir

Publié le par Evy

Idée cadeaux pour les fêtes de fin d'année, un anniversaire,ou simplement pour le plaisir d'offrir

Pour les fêtes de fin d'année, un anniversaire, ou bien simplement le plaisir d'offrir...

Découvrez notre sélection de livres :

                                             : Littérature régionale, Patrimoine

                                             : Auteurs de Fictions

                                             : Auteur de théâtre

                                             : Romanciers, Poètes

                                             : Histoire, Jeunesse

A mettre au pied du sapin.

Pour les soirées au coin du feu

Personnalisé, dédicacé...

Cliquez sur les liens en rouge des Auteurs pour découvrir leurs livres

L'Auteur Robert Mondange :

 http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/Robert%20Mondange/

L'Auteur Bernard Cazeaux:

 http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/bernard%20cazeaux/

L'Auteure Sylvette Faisantier:

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/sylvette%20faisantier/

L'Auteur Jean-Louis Sanchez

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/jean-louis%20sanchez/

L'Auteure Sylvies Alibert Sorgesa

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/sylvie%20alibert-sorgesa/

Catherine Barcelonne

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/catherine%20barcelonne/

Cathou Quivy

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/cathou%20quivy/

Gerard Baylet

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/cathou%20quivy/

Marie-Paule Nadal

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/marie-paule%20nadal/

André Pages

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/andre%20pages/

Association Plumes de Mémoire

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/association%20plumes%20de%20memoire/

Elisabeth Valéry

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/elisabeth%20valery/

Isabelle Shahmiriam

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/isabelle%20shahmirian/

Jean-Paule Alandry

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Marie Ade

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/marie%20ade/

Marie-Andrée Ballastre

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Patrice Salerno

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/patrice%20salerno/

Pierre Giner Kouzmin

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/pierre%20giner%20kouzmin/

Tatiana Kletzky Pradere

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/tatiana%20kletzky%20paradere

Evelyne Genique

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/evelyne%20genique/

Thérèse Cau

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/th%C3%A9r%C3%A8se%20Cau/

Brigitte Farines

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/Brigitte%20Farines/

 

 

 

 

 

 

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Extrait « La croqueuse de mots » un recueil de nouvelles Cathou Quivy

Publié le par Evy

Idée cadeau pour la Fête des mères 

 

Extrait « La croqueuse de mots » un recueil de nouvelles Cathou Quivy

Un extrait de mon livre « La croqueuse de mots » un recueil de nouvelles

sur les mot et l’usage que l’on en fait 😊

 

« Mon premier réflexe fut de l’insulter : s’arrêter à la sortie d’un virage

presque au milieu de la chaussée sur cette route si étroite de montagne,

relevait de l’inconscience la plus totale et de la mise en danger d’autrui .

Mais quand je m’arrêtai à sa hauteur pour lui dire ce que je pensais de son

comportement, je m’aperçus que la conductrice, debout à côté de son véhicule,

la main appuyée sur la carrosserie, était en train de vomir, pliée en deux

par l’effort ! « Vous avez besoin d’aide ? » lui demandai-je un peu contrit.

Elle se retourna et essuyant sa bouche barbouillée avec la manche de son

vêtement, elle me jeta un « fous-moi la paix ! », hargneux. Il ne m’en fallait

pas moins pour me sortir de mes gonds : j’avais failli percuter sa voiture,

je lui proposais du renfort et je me faisais insulter !

Coup de frein, manœuvres rapides, je me garai et c’est à pied que

je me dirigeai vers elle ! C’est alors que je la vis vraiment : vieille et décharnée,

la femme qui se tenait devant moi semblait si faible que sans réfléchir,

je la pris par le bras pour la forcer à s’asseoir sur le talus qui bordait

la petite route de campagne. Je m’employais à la détailler :

Elle était drôlement habillée : sa salopette de toile verte, trois fois

trop grande pour elle, semblait tout droit sortie de la garde-robe d’un clown. 

Dessous, elle portait une jolie chemise de soie grège qui tranchait

avec la rusticité de la toile de son surtout et, aux pieds des bottes

de caoutchouc coupées au couteau à la hauteur des chevilles,

lui dessinaient de grandes traînées rouges dues au frottement du caoutchouc

sur sa peau nue. Ses cheveux poivre et sel n’avaient pas dû recevoir

le service d’un peigne ou d’une brosse depuis longtemps !

Ses pommettes hautes placées, sa peau cuivrée et ridée par le soleil

lui donnaient, comme une vague physionomie mongole. Elle s’énerva quand j’entrepris de garer sa bagnole

Mais le fait de s’agiter, réactiva les spasmes de son estomac et

elle se remit à rendre. « Maintenant ça suffit » lui rétorquai-je

« je ne peux pas vous laisser comme ça, sur le bord de la route entrain

de vomir tripes et boyaux ! »

« Vous allez monter dans ma voiture et je vais vous conduire chez vous ! »

C’est alors qu’elle me fixa de ses yeux d’un bleu si clair qu’on croyait

voir le ciel dedans, et grommela « qui es-tu, toi pour vouloir

prendre soin de moi et me donner des ordres ? »

Et d’une voix saccadée par l’énervement elle éructa :

« Je vomis l’écriture tu ne comprends pas ….

j’ai une indigestion de mots, de phrases, de termes et de vocables.

Je gerbe des lettres comme on gerbe de la nourriture.

Je sais je ne suis pas raisonnable ; à mon âge je devrais lever le pied

mais c’est plus fort que moi : écrire est ma vie, l’essence de moi-même,

ma destinée sur terre, le pourquoi ma mère m’a enfantée .

j’ai griffonné toute la nuit et voilà à présent je vomis mon manuscrit,

mais à chaque fois c’est pareil dans quelques heures j’irai mieux, tu sais ! ».

Ajouta-t-elle un peu calmée.

J’avais à faire à une folle ….j’allais la remettre dans sa voiture et poursuivre

mon chemin !

Mais elle m’agrippa le poignet et dit d’une voix sourde un rien menaçante

« évidemment tu ne me crois pas mais l’écriture est comme un long

enfantement et les douleurs de l’accouchement sont identiques ! »,

elle me retenait le poignet de ses doigts maigres aux ongles noirs

et ce contact sec me déplut .D’un geste brusque, je me dégageai de l’étreinte

de ses phalanges serrées qui me faisaient songer à une serre d’oiseau,

et lui rétorquai en colère :« Il suffit, on n’est pas là pour parler littérature ! »

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cathou quivy - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

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Atelier d'écriture 1 : Thème "Les olives " Liste des mots ...

Publié le par Evy

Merci Gigi pour le Logo

Merci Gigi pour le Logo

J'organise chaque semaine un défi

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Où 10 mots

Ouvert du Dimanche au Dimanche  

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez la semaine

Un grand bravo aux participants 

Cette semaine le thème du 01/11/20 au 08/11/20

C'est "  Les olives "

--- Les 10 mots

Argent, Forme, Regarder, Source, Semblable, Hostile, Jarre, Sacré, toujours, Parfumée...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin...

Atelier d'écriture 1 : Thème "Les olives " Liste des mots ...

Vos participations

La participation de l'Auteur Cathou Quivy...

La participation de l'Auteur Cathou Quivy...

La participation de Auteur Cathou Quivy

Les olives 


Jadis vivait dans un petit village de Provence, Pierrot, un drôle de garçon que tout le monde disait simplet. Il était un peu contrefait, de petite taille, « maigroulet » et habillé été comme hiver d’une drôle de salopette élimée et d’un chapeau en toile kaki qui avait une forme bizarre. Les gens du village riaient de lui ; mais Pierrot n’en avait cure ! Il était seul depuis la disparition de ses parents ! La vente de la maison familiale dont il avait héritée lui avait rapporté quelque argent. Il n’avait gardé du domaine de ses parents qu’une jolie parcelle plantée d’oliviers où se tenait une petite bicoque couverte de tuiles, assez semblable à une maison dessinée par un enfant : une porte deux fenêtre avec un toit pointu et une cheminée sur l’une de ses pentes. Pierrot l’avait regardée sous toutes les coutures, examinée avec soin puis était descendu au village demander à son cousin artisan maçon de lui réaliser quelques travaux afin de la rendre habitable. Quand les travaux furent terminés il acheta un poêle à bois, y installa les quelques meubles qu’il avait, mit des rideaux aux fenêtres et tira sur le pas de la porte un vieux banc où il pourrait s’asseoir pour fumer sa pipe. Enfin il bâtit un bassin semblable à celui qui existait dans le jardin de ses parents pour pouvoir le remplir avec l’eau de la source qui coulait juste derrière la maison, car il avait besoin d’avoir toujours une réserve d’eau claire pour lui, son chien (un vrai bâtard mais un sacré chien de garde), son âne et la dizaine de poules qu’il avait achetées et enfermées dans un vaste poulailler à l’abri des renards. Il avait aussi le projet de planter un potager et surtout de cultiver ses oliviers. La découverte dans l’appentis qui s’appuyait sur le côté de sa maison, de plusieurs belles jarres à huile en grès, lui avait donné l’idée d’essayer de faire de l’huile à partir de ses arbres. Alors il avait acheté une charrue quelques outils et commencé avec l’aide de son âne, à débroussailler et à entretenir son terrain. Au début la végétation sauvage lui fut hostile mais Pierrot était opiniâtre dans son travail et savait abattre la besogne sans rechigner. Son âne, quant à lui, dévora les chardons ! Il lui fallut bien deux ans pour remettre la parcelle en état, tailler les arbres et planter son potager. Mais le soleil et l’eau de sa source étaient ses alliés. A l’automne de la troisième année il s’en fut avec son âne attelé à une charrette et chargée de paniers remplis à ras bord de ses olives, au moulin pour les presser afin d’en faire de l’huile. Il s’avéra que son huile était d’une belle couleur, odorante et extrêmement parfumée ! Très vite la nouvelle fit le tour du le village et on vit les gens monter chez Pierrot pour lui acheter son huile qu’il stockait dans les belles jarres dans l’obscurité de son cabanon. Plus personne ne se moquait de lui et beaucoup lui demandait ce qu’il allait faire de l’argent gagné. « Qu’est-ce ça peut bien vous faire ? » dit-il en clignant de l’œil « Je vais me marier ». L’histoire ne dit pas si Pierrot convola en justes noces mais ce qui est certain c’est que son huile est célèbre, bien des années après sa disparition. Certains s’obstinent à fouiller sa parcelle dans l’espoir d’y découvrir un hypothétique trésor qu’il y aurait enterré ! Ce qui est vrai, c’est qu’avant de mourir Pierrot s’était fait bâtir un énorme caveau en marbre, devant lequel pousse un olivier : c’est là qu’il repose !

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/cathou%20quivy/

La participation de l'Auteur Cau Thérèse

L'olive

Je le tiens de source sûre, puisque de mon ami Olivier, un oléiculteur passionné: peu importe l'argent qu'elle coûte ou la forme de la pizza, elle doit, pour être parfumée à souhait, toujours contenir un ingrédient indispensable. Dans la boutique d'Olivier, on le trouve, avec des dizaines d'autres, dans une jarre, semblable à un vase sacré. Si cet ingrédient venait à manquer, pour sûr que le convive regarderait sa pizza d'un œil hostile !

Ma participation

 

L'olivier

Autour de la Méditerranée

Là, pousse un arbre vert et argent.

Sa forme, son implantation,

C'est tout un art de dame nature.

 

Il faut prendre le temps de le regarder.

Sur son tronc tortueux, l’écorce épaisse et rugueuse se partage,

Ses souples branches dansent,

Variant du blanc gris au gris noir.

Ses petites feuilles argentées sont sources de lumière;

Elles recueillent le matin les gouttes de rosée.

 

Un petit vent court entre les branches,

Fait un bruit semblable à celui de la mer, des vagues.

Comment l'arbre peut-il être si beau

Quand ciel et terre lui sont hostiles?

 

De la branche d'acier jusqu'à la jarre d'argile,

L'olive coule entre cent mains.

C’est cette huile d’or que l’olivier exsude.

 

Arbre sacré par excellence,

On le voit partout en Provence,

Sa culture est transmise de génération en génération,

De civilisation en civilisation.

Nul autre arbre ne nous a autant comblés de bienfaits.

Il offre depuis toujours

Ses fruits et son huile parfumée.

 

Depuis l'Antiquité, l'olivier est lié aux légendes et aux croyances.

Evelyne Genique

Publié dans Atelier d'écriture

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Extrait du livre "Ne me lâche pas la main" de l'Auteur Cathou Quivy...

Publié le par Evy

Pour votre Valentine, pour votre Valentin,

 

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 
 

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Extrait du livre "Ne me lâche pas la main" de l'Auteur Cathou Quivy...

 

Extrait du livre "Ne me lâche pas la main"

 

Les femmes Hmong sont de remarquables couturières et de merveilleuses brodeuses. Leur costume traditionnel que certaines avaient réussi à cacher (roulés très serrés dans un tissu de chanvre au fond de leurs bagages) et à emporter avec elles, depuis le Laos, est constitué d’une jupe coupée dans un tissu de chanvre qu’elles tissent elles-mêmes, teint en noir ( ou en blanc pour les Hmong blancs ) et dont il faut une dizaine de mètres pour n’en fabriquer qu’une seule, et d’une veste exécutée dans le même tissu noir, imprimée de minuscules motifs (avec la technique du batik) et croisée sur la poitrine. La jupe assez courte, accompagnée de jambières en coton noir, plissée très serrée, est de plus brodée sur toute sa hauteur, recouverte de points de croix minuscules et de tous petits morceaux de tissu bariolés, cousus à même l’étoffe de bas avec la technique de patchwork. La jupe est ouverte devant mais un long tablier brodé sur toute sa surface, simplement noué à la taille, la maintient fermée. Une large ceinture enroulée autour de la taille, également brodée, la maintient fermée. La veste est ornée pareillement. Les membres d’un même clan se reconnaissant par les couleurs des galons appliqués sur le bas des manches : Hmong blancs, noirs, bariolés, verts ou à fleurs. Il existe autant de variantes de costumes et de coiffes que de groupes ou de clans. Le col des vestes sont à eux seuls une véritable œuvre d’art, entièrement recouvert de broderies aux couleurs vives, il sert de code aux jeunes filles et aux femmes qui le portent : les dessins qui s’y étalent, expliquent aux hommes la condition de la jeune fille. Est-elle mariée, promise, fiancée ou au contraire libre de tout engagement ? Les costumes ; (dont il faut plus d’un an pour n’en réaliser qu’un seul) ; sont agrémentés de perles en verre multicolores, de minuscules pompons en laine de couleur et sont cousus de pièces de monnaie qui cliquettent au moindre mouvement. N’oublions pas que le Laos a été durant de longues années un protectorat français et que l’administration était en droit de frappée sa propre monnaie d’où cette habitude de coudre de petites pièces en argent sur les costumes !  

Dans le souci constant que notre équipe avait de susciter des échanges entre Cévenols et réfugiés, j’organisais des après-midi « couture » thème fédérateur, qui au-delà des mots et du vocabulaire, pouvait par l’échange des techniques et des savoirs, réunir des femmes pour les faire se rencontrer et se connaître. Mais une des femmes, lozérienne de souche saisit la main d’une jeune brodeuse Hmong et lui dit : « tu tiens ton aiguille à l’envers ! » Elle lui ôta l’aiguille des mains et la lui replaça dans ce qui était pour elle ; le seul bon sens possible. 

- « Savez-vous coudre ou broder comme elle ? » lui dis-je « non » répondit-elle.

- « Alors pourquoi affirmez-vous qu’elle tient son aiguille à l’envers ? »

Je pense que nous agissons trop souvent comme cette femme ; assurés de notre culture de notre savoir et de notre bon droit : c’est assurément l’autre qui tient son aiguille à l’envers ! Il nous faut admettre que cet autre qui nous nous est étranger dans sa culture, ses raisonnements, ses habitudes  sa langue mais que sa façon d’appréhender le monde est aussi valable que la nôtre...Alors la rencontre devient possible, l’échange est admissible et l’amitié recevable ... 

 

Lozère année 1979   

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