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77 résultats pour “bernard cazeaux

Nicole BERNARD VILLA Genre : Roman

Publié le par Evy

 Nicole BERNARD VILLA  Genre : Roman

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 
 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : Roman

 

Le roman POINT DE FUITE de N. BERNARD VILLA raconte l’histoire de trois personnages dont les destins amorcés il y a vingt ans  dans une belle perspective de vies vont tout à coup s’enchevêtrer et se télescoper de manière si imprévue qu’il ne va plus rester du savant dessin, qu’un jeune homme dans un train qui va rejoindre sa vie…

Louise a aimé Vincent, vingt ans plus tôt. Elle en a eu un fils Simon. 

L’histoire se déroule sur les trois jours de son enterrement qui va réunir Vincent et Simon qui ignorent tout des liens qui les lient chacun à Louise.

 

Voici trois extraits très différents du roman qui illustrent sa diversité.



 

L’enterrement de Louise dans un village d’Ariège.


 

Il faisait frais, avec cette odeur particulière de poussière minérale qui colle l’air dans les narines. Un air froid, un peu moite, comme dans toutes les églises fermées, parce que les églises sont toujours fermées.

Après l’énorme chaleur du dehors, il y avait eu comme un soulagement général de se retrouver dans cette ombre silencieuse et fraîche. Il y avait du bon dans cet enterrement d’été.

Bah ! C’est quand même moins triste un enterrement sous le soleil.

Bien sûr, elle était somme toute encore jeune pour mourir. Quarante-neuf ans, de nos jours, c’est quand même pas un âge pour mourir. Surtout pour une femme. Et bien conservée encore. Et gentille avec ça, pas bégueule pour un sou, même que c’était une artiste. Pour sûr, on n’avait jamais eu rien à redire de la Louise.

 

Quand elle est arrivée au village évidemment, avec ses grands cheveux n’importe comment, et toute seule avec son fils, qu’il s’appelait du même nom qu’elle et que donc, il n’avait pas de père, et qu’elle était quand même très jolie, les femmes se sont mises à critiquer sévère et les hommes ont fait mine de renchérir.

Mais on pouvait pas dire, pour la Louise, y’avait que sa peinture qui comptait et le gamin était bien éduqué, pas du tout comme ces hippies qui venait élever des chèvres en fumant des choses qu’il faut pas.

A part le toubib qui allait souvent à la maison aux volets bleus, alors qu’on voyait jamais Louise à la pharmacie et que le petit était robuste comme le mont Valier, on pouvait pas faire des histoires sur Louise. Et puis le toubib était divorcé depuis des années qu’on savait même plus le nom de sa femme, sauf les vieux qui n’ont plus que les généalogies comme souvenirs, et qu’en plus c’était un bon toubib, qu’on n’aurait pas aimé lui chercher noise.

Sans compter, que ça gardait les maris tranquilles.

 

Et maintenant, voilà qu’on allait porter la Louise en terre, et qu’il était là le toubib et qu’il n’avait rien pu faire avec toute sa science pour empêcher ça.

 

A côté du toubib, il y avait le fils de Louise. Un beau gars, pas beau comme on dirait d’un gars d’ici. Non, on voyait bien que c’était le fils d’une artiste et d’on ne sait qui de la ville, peut-être même de Paris.

Il était né ici, mais il n’était pas d’ici. Et sans doute, il ne resterait pas ici. 

D’ailleurs, il était déjà parti à la Capitale pour faire ses études. Pas même à Toulouse ou à Bordeaux, comme les jeunes gars d’ici, ou même à Lyon ou à Montpellier. Non, direct à Paris. A vingt ans. Comme si à vingt ans, on avait besoin d’aller tout de suite à Paris pour faire ses études ! Des études d’art ! Qu’on sait même pas à quoi ça ressemble, des études d’art ! Sa mère, elle, elle le faisait, l’art. 

Enfin, c’est comme ça maintenant, y’a des métiers, on ne sait même plus de quoi ils sont faits ! N’empêche, il est gentil quand même le petit, d’ailleurs, Camille a encore fait les confitures de myrtille pour qu’il emporte à Paris.

 

C’était presque fini. La cérémonie avait été courte. On ne savait même pas si Louise croyait au Bon Dieu, mais ici au village, on ne pouvait pas imaginer de porter quelqu’un en terre sans passer par le Bon Dieu, et encore plus une jeune femme, vous pensez, et puis le curé avait dit qu’elle était baptisée et que puisqu’elle était baptisée, il n’y avait pas de raison pour qu’on ne fasse pas comme d’habitude. 

Même la mort, c’est plus facile avec une habitude.

Même que ça ne s’appelle pas une habitude pour la mort, mais un rituel.

C’est comme quand tu embrasses ton môme avant de dormir et que ça l’empêche d’avoir peur et de faire des cauchemars. Parce que les enfants ont peur de la nuit, comme les adultes ont peur de la mort. 



 

Le JOURNAL de Louise, pour Simon son fils, après sa mort. Louise raconte l’amour unique et éphémère qu’elle a eu pour son père Vincent, dont il ignore tout.

 

Notre amour a été le point de jonction de nos différences quand elles n’étaient encore qu’au stade de l’identification.

Il s’en est nourri. Il a voulu croire que, puisque nous étions tous les deux différents du même monde, nous étions identiques.

Un africain noir et un asiatique jaune, sont très différents d’un blanc occidental. Mais cette différence par rapport au blanc, ne les fait en rien se rejoindre.

 

Il nous a fallu cinq ans pour nous rendre compte de cette évidence. 

Cinq ans de bel et bon amour, de jeunesse, de soleil, de rire, d’insouciance, de désirs, de vie sans avenir et sans passé, de vie réinventée…

Nous étions forts tous les deux, trop forts sans doute.

Il faut peut-être une inégalité dans l’amour, ou du moins une complémentarité. Ou peut-être, c’est la même chose.

 

Cette photo au bord du lac, c’était la dernière.

Nous ne nous sommes jamais revus.

 

Quand j’ai été retirer la photo dans le petit magasin jaune, une cloche s’est mise à carillonner gaiement à l’ouverture de la porte, comme les sonnailles des chèvres qui dévalent la montagne le soir, pour retourner au bercail.

Il faisait déjà frais en ce début de septembre.

 

Je l’ai posée là, juste à côté du cahier. Le temps s’est écrasé au point de cette mémoire retrouvée. Je sors de l’eau glacée, brûlée de soleil, je cours, je ris dans l’éblouissement de la lumière éclaboussée, je me jette sur lui, je suis contre sa peau, dans son odeur…

 

********

J’ai écrit sur la photo pour lui dire ma mort.

J’ai rajouté une carte parce que la photo était trop petite et je n’avais pas la place pour lui parler de toi.

Tu vois, un petit carton pour lui et un cahier entier pour toi.

Un cahier pour un grand passé que tu ignores, quand lui aura tout l’avenir pour te connaître.

Si tu veux. S’il veut.

 

Une fois satisfaite une curiosité légitime, il faudra que tu te poses les vraies questions :

Est-ce que tu veux vraiment adopter un père qui n’a jamais eu besoin de toi ?

Est-ce qu’il voudra vraiment adopter un fils qu’il aurait été incapable d’aimer ?

 

Si je vous donne l’un à l’autre, c’est aussi pour vous libérer facilement l’un de l’autre.

Ce ne devrait pas être trop difficile, maintenant que j’aurai disparu de vos vies. 

Ma mort rompt le lien ténu qui vous rapprochait. 

 

Je vous laisse libres.

Ta vie t’appartient, et la reconnaissance de ton origine n’en est certainement pas la clef.

 

J’ai mis la photo et le carton dans une enveloppe. Je vais la donner à Pierre, il l’enverra le moment venu. 



 

Vincent et Simon assistent à une conférence sur Van Gogh et ce qu’est un artiste.

C’est Simon qui parle, après le départ de Vincent.




Mais Vincent s’était soudain calmé, ses yeux devenus un seul trait noir enfoncé sous les arcades sombres, brillaient d’une étrange lumière. 

Il parla d’une voix serrée et rauque, comme si les mots étaient faits eux-mêmes d’une matière rêche et difficile à émettre :

« Se réaliser... se réaliser pour un artiste… mais c’est mourir, ou cesser de créer. Ce qui est sans doute la même chose. Parler de réalisation pour un artiste, c’est le nier. L’artiste, c’est celui qui cherche, celui qui va vers autre chose, celui qui ne possède jamais, celui qui va vers l’inaccessible désir… l’artiste est un homme qui marche… s’il s’arrête, c’est qu’il est mort… il ne faut pas vouloir arrêter un artiste… il faut qu’il marche… il faut accepter qu’il marche… il faut lui donner de le laisser marcher… »

Vincent s’est levé. Il est parti.

 

J’étais magnifiquement anéanti, je l’ai suivi, désespérément heureux, perdu, émerveillé.

Il marchait vite, sous une petite pluie fine et grasse. Je voulais lui dire que je l’aimais, que je comprenais, qu’il n’était pas tout seul et que moi aussi je savais tout ça exactement comme il l’avait dit, à cause de Louise. Je souffrais de n’avoir pas le courage de le rejoindre et cette souffrance en moi était terrible, et plus elle était terrible, moins je pouvais le rejoindre, et plus j’aurais voulu courir,  plus mes jambes devenaient raides. 

Je le suivais dans cet insupportable naufrage, comme l’homme perdu qui va couler s’accroche à l’infime lumière d’un phare improbable, sans avoir d’autre pensée que de se sauver.

 

Je l’aimais.

Je l’aimais comme un fou.

J’aimais cet homme au point de vouloir mourir avec lui sous cette pluie glacée, s’il fallait mourir pour rien, pour être différent et ne pas vouloir renoncer à cette différence.

Je le suivais comme une bête, sans rien savoir, sans rien comprendre, avec ce seul instinct sauvage de ne pas le perdre, quand ma vie entière tenait dans cette poursuite absurde d’un homme seul qui marchait dans la nuit glacée.

Il était arrivé à sa voiture. Il a ouvert la porte sans même se retourner, il est monté, il a démarré.

Je suis resté sur le trottoir gluant de pluie huileuse.

Il était parti.

Il n’était plus là.

 

La vie toute entière se résumait à cette petite pluie fine et tenace qui transperçait mon blouson de jean. Je ne bougeais pas. Le moindre geste et il aurait fallu que j’existe. Le moindre geste et il aurait fallu que je meure. 

Vincent était parti.

J’étais fixé à cet endroit précis, sans qu’aucune pensée ne puisse se greffer à cette seule évidence terrible.

Vincent était parti.

 

J’ai vu la voiture. Il est arrivé très vite. Il s’est arrêté juste devant moi. Il n’a pas stoppé le moteur.

Je suis monté.

Il faisait chaud, et j’ai essayé de calmer les battements de mon cœur en suivant le rythme régulier des essuie-glaces, comme si ma vie en dépendait.

 

Il fallait surtout que la pluie ne s’arrête pas.

 

Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail à
Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.
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Atelier D' Écriture N ° 8 : THÈME " Le poète " Liste des Mots...

Publié le par Evy

Atelier D' Écriture N ° 8 : THÈME " Le poète " Liste des Mots...

J'organise chaque semaine un atelier d'écriture

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Ou 10 mots

Ouvert du Dimanche au Dimanche  

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez la semaine

 

Un grand bravo aux participants 

Cette semaine le thème du 14/02/21 au 21/02/21

C'est " Le Poète "

--- Les 10 mots

Sculpter, Apprivoiser, Ultime, Vie, Franchir, Plainte, Folie, Cruel, Destin, disparaître...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin..

Vos participations

Le poète.

 

Sculpter le son avec la musique des mots

Apprivoiser l’Idée par quelques rimes à propos

Jusqu’à ce que l’ultime inspiration franchie

Il ne reste plus du rêve de la vie

Que le destin cruel d’une morbide folie

Où disparaît à jamais la plainte

Du poète perdu noyé dans l’absinthe

 

Où sont les poètes évincés de ce monde muet

 Quand il ne reste des sourires masqués

Qu’une parole étouffée qui vient mourir

Aux confins interdits de l’espoir et du désir

 

N. Bernard Villa


 

Le Poète

 

Toute sa vie, il avait essayé d’apprivoiser les mots, de les plier à sa volonté comme on apprivoise un cheval rétif, de les sculpter comme on façonne un bloc d’argile ; de les ajuster comme on règle une mécanique !

Jusqu’au déraisonnable ; à l’épuisement ; jusqu’à la folie …cependant sans regret ; ni protestation, ni aucune plainte ; jamais !

Jusqu’à son ultime souffle ; jusqu’au bout de son destin.

Puis un jour il déposa les armes et franchit l’irréparable : il fit disparaître tous ses manuscrits, ses brouillons, ses pages, ses écrits dans un feu cruel et puissant qui ravagea toute son œuvre …

On retrouva le poète assis à côté des braises les yeux hagards, la figure dévastée par les larmes.

Il tenait son plus beau poème dans une main, noire de cendre. Il l’avait sauvé des flammes dans un ultime effort de lucidité.

Il avait pour titre « Espérance »

Des années après ; quand on enterra le poète, quelqu’un grava son poème sur sa stèle...

Cathou Quivy

L'IRE LYRIQUE

 

Les révoltes du poète

Ne restent jamais tues !

 

En vers libres elles s'expriment

Dans satires ou sonnets ;

Point d'armes, de cruelles rimes,

Croisées, comme des épées.

 De simples bouts -rimés !

Au milieu des luttes, il apprivoise son luth ; 

Sculpte des stances, en guise de résistance,

Et pour les plaintes, des élégies,

En vrai chantre de la folie.

Dans les tercets ou les quatrains, 

Il franchit des ponts alexandrins,

Au cours de ballades, de rondeaux.

Saisissant de la vie les impromptus,

Il pleure les bardes et aèdes disparus.

Et nous livre un lai, un ultime douzain,

Une odelette, pour conjurer le destin.

 

Mais les révoltes du poète

Ne restent jamais tues !
 

                                                              Thérèse Cau

Ma participation

 

Le poète

Là-haut sur son nuage

Le poète dessine et sculpte avec adresse

De longs vers tout en finesse,

Crée de l'émotion, joue avec les sens

À apprivoiser le futur, en sublimant le présent

 

Ayant tourné trop tôt l'ultime page

Du roman de sa vie,

Du poids entier de ses pensées

D’essaim de mots, en banc de rimes

Il glisse, entre les lignes,

Un peu de lui.

 

En franchissant le clair-obscur de la réalité.

Avec mélancolie, et sensibilité

Il cherchait la lumière.

Au fil des saisons, des années…

Rien n'arrêtait la plainte,

De son âme blessée.

 

Y créant un dessin, y cachant la folie,

Il jouait d’écrire ses maux,

Mais âpre et cruel destin, le poète est parti

En nous privant de ses mots

 

C'est un homme parmi tant d'autres disparus

Au grand départ que tu n’as point voulu

Aussi, poète sache que pour écrire

Souvent, tu es là, tu m’inspires.

 

N'était-ce pas le plus beau des défis ?

Evelyne Genique

Publié dans Atelier d'écriture

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Poème (extrait de la Confiture de Vieux Garçon) Nicole Bernard Villa

Publié le par Evy

Idée cadeau pour la Fête des mères 

 

Poème (extrait de la Confiture de Vieux Garçon) Nicole Bernard Villa

 

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

 

 

Poème (extrait de la Confiture de Vieux Garçon)

 

… Il avance sans bouger

Lentement

très lentement

Il avance sur l’eau de sable sèche

couleur de miel et de jade vert

Il marche vers moi sans bouger

 

Je sais que je l’attends

immobile

figée dans cet énorme élan du désir

qui me projette toute entière vers lui

l’homme inouï

 

Il n’a pas de visage

et son regard a la couleur

des horizons perdus

je sais seulement qu’il est beau

absurde et magnifique

pétri de sable d’ocre et de fontaines

ruisselantes d’ambre bleue

Il porte au cou une pierre de jade

où frémit le reflet de la mer

 

d’où il vient

 

parce qu’il vient de la mer

seulement de la mer

 

Je sais qu’il vient de la mer

une mer de sable d’ocre

aux fontaines d’ambre bleue

dont l’écume noire projetée

mime le vol des lourds albatros

en ombre inverse de la lumière

dans l’odeur âcre

du sel et des algues vert jade

Frisson sur la peau

frémissement des paupières

le doux remue-ménage de la mer

au profond du ventre

frémissement du désir

dans le lent déploiement

des longues ailes de l’oiseau blanc

dont le vol lourd et superbe

suit voluptueusement la courbe

de la vague abandonnée sur le sable

 

Désir

désir obscur et tenace

désir interdit

de l’homme inouï

qui marche lentement

si lentement

sans bouger

figé dans mon rêve

comme le désir fou d’aimer

 

Il ne reste plus que le vent

un vent sec acharné aride acéré

un vent minéral de sable brut

 

l’homme inouï est debout

sans bouger dans sa marche lente

qui ne va nulle part

 

une ombre de sourire 

sur son absence de visage

une brûlure de sourire

dans mon ventre liquide

où ruissellent des fontaines

d’ambre bleu

aux étincelances d’ocre blond

Des vagues de petits grains de désir

acérés

soulevés par l’aigu du vent

déchirent mon ventre gonflé

 

Le désir a le goût fade du sang

La pierre de jade bleue

qu’il porte autour du cou

s’est mise à brûler

d’un étrange feu de cobalt

où se dissout la dernière lumière

de vie

jusqu’à ce que mon désir inassouvi

soit entièrement consumé

et qu’il ne reste plus à son cou

qu’un collier de cendres grises

et de plomb

un petit cercle de cendres grises

sans couleur

la mémoire de la mer

à jamais desséchée

dans l’implosion du désir

refusé

 

de la cendre de désir mort

 

L’homme inouï 

s’est approché sans bouger

 

je sais qu’il s’est approché

parce que sa nuit m’a enveloppée

jusqu’à l’oubli même du désir

jusqu’à l’inconscience même d’être

 

je suis dans son odeur

je suis l’algue et le limon

le tabac et l’oiseau mort

la terre mouillée et le pourpre

je suis la cendre de jade brûlée

 

il est autour de moi

comme le vent

comme la mer

je l’entends rire

de son rire inouï

irisé d’éclats vifs d’ambre bleu

comme mémoire de la mer

d’où il vient

car il vient de la mer

seulement de la mer

 

je sais qu’il vient de la mer

qu’il est là

autour de moi

traçant de son rire impérieux

la ligne infernale

du dixième cercle de l’amour

où viendra enfin se perdre

et mourir

l’indicible volupté

d’un désir

 

inouï

 

Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail ànicole.bernard.villa@gmail.comVous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.

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Atelier D' Écriture N ° 16 : Thème " Le pacte " Liste des Mots...

Publié le par Evy

Atelier D' Écriture N ° 16 : Thème "  Le pacte  " Liste des Mots...

J'organise  un atelier d'écriture

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Ou 10 mots

Ouvert tout le mois de juillet

Vous faites comme ça vous arrange

Un grand bravo aux participants 

Ce mois de Juillet le thème du 01/07/21 au 31/07/21

C'est  "  Le pacte " 

--- Les 10 mots 

Éterniser, Mémoire, Ruisseau, Impossible, Temps, Savoir, Combattre, Chemins, Modifier, Terrible...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin.

Merci de participer pour faire vivre le blog 

 

Vos participations 

La participation de Nicole Bernard Villa

LE  PACTE

 

J’étais dans ma mémoire figée, avec ce mélange étrange de pudeur et de honte, de haine sacrée et d’impossible oubli que le temps ne pouvait en rien modifier, malgré les années passées à enfouir ce terrible secret.

Terrible et insignifiant, infime secret d’enfant, juste un élan d’amour rejeté, ridiculisé, effacé en un mot, un geste, un rire cruel faisant en un instant de ma tranquille solitude, un refuge infernal et sans issue.

C’est à ce moment là que je me suis jetée dans le savoir.

Tout était bon pour combattre l’Idée qui revenait sans cesse, s’éternisant dans le souvenir, bloquant tous les chemins qui auraient pu modifier cet irréversible destin.

J’avais fait un pacte étrange avec la connaissance : je me gavais jusqu’à l’asphyxie de toutes sortes d’informations accumulées, de lectures hétéroclites, de recherches tous azimuts, avec une curiosité insatiable jusqu’à remplir le moindre interstice d’intelligence, de raisonnement, d’imagination. Je plongeais avec volupté et vigueur dans ces ruisseaux glacés où se déversaient des cascades énormes d’apprentissages vomis de mon ordinateur sans la moindre logique, dans un désordre lénifiant où seule l’inutilité de ma quête rejoignait la stérilité de mon désir.

Mais voilà, je survivais.

J’étais devenu quelqu’un d’important sur la scène internationale, sur les plateaux télé où des animateurs en panne d’inspiration, savaient qu’ils trouveraient sans difficulté nombre d’anecdotes croustillantes dans mon répertoire inépuisable. C’est mon nom que tapaient fébrilement des millions d’aficionados sur la petite lucarne oblongue de Google, Facebook ou autres Twitter… J’allais de par le monde… J’étais riche, célèbre, admiré, estimé, tout gonflé d’une gloire médiatique aux lendemains de solitude.

Et puis ce jour où j’apprends qu’il vient de mourir.

Et la mémoire intacte, précise, vivante qui submerge ma vie et me ramène à l’endroit exact de ce seul désir d’enfant qui a fait exploser mon cœur, foudroyé par l’ironie de ce rire léger, qui se moque et s’en va sans se retourner…

Un rire comme une interdiction absolue et définitive de connaître l’amour, la seule chose dont j’ignore tout.

Nicole BV

Ma participation

Le pacte


Pour l'éterniser, écouter son cœur, 
Qu'aurai-je à apporter sur l'autel de la vie;
C'est à ça que je pense, alors du fond de ma
mémoire,
Appuyée à un arbre au bord du
ruisseau,
Quand
le pacte est scellé !
Autant le dire, autant l'écrire,
À l'
impossible nul n'est tenu !
Le réalisable semble inaccessible.
Laisse passer le
temps,
À force de vouloir mieux comprendre,
On finit par mieux
savoir !
Oh ! Ça y est c'est décidé,
Je relève le défi en
combattant mes peurs,
Il grandit dans ma conscience, mon histoire, mon récit.
Il survole l'espace, comme le vent.
Fragile je vais sur les
chemins parcourir le temps.
Comme un peintre devant sa toile
J'écris mes idées...
Je corrige, je 
modifie, j'efface...


Entends-tu ce doux silence ?
Ressens-tu ce
terrible mal-être ?
Il est où le temps ? .
Rien ne s'arrête, rien n'est fini...

Evelyne Genique

 

Publié dans Atelier d'écriture

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Retours de Lectures Martine Margnin

Publié le par Evy

Idée cadeau pour la Fête des mères 

 

Retours de Lectures Martine Margnin

Avis : PASSIONNANT
Quels adjectifs trouver pour qualifier la lecture des « Petites histoires de la mode » ? Il y en aurait beaucoup mais je garderai celui que j’ai choisi pour mon avis. Tout y est pour me plaire : des connaissances, de l’humour, de la subtilité, de l’organisation !
Par ordre alphabétique mais aussi sans queue ni tête car on saute du boubou à la braguette sans fil rouge, les informations sur le monde de la mode et de la couture nous sont fournies, ayant traversé les siècles, les pays mais s’étant teintées de l’humour des auteures, que l’on devine, passionnées et mutines.
On s’instruit, on rit, on s’étonne, on laisse et on reprend… Oui, 455 pages ne « s’avalent « pas ! Et vu la qualité, je dirais qu’elles se dégustent et donnent l’occasion de retrouver une vie sociale passant par le téléphone :
— Tu imaginais, toi, qu’on ne sait pas de quand datent les ciseaux ? Ceux que l’on connaît existaient déjà, il y a deux mille ans dans l’Empire Romain et en Extrême-Orient…
Oui, je vais garder ce dictionnaire poétique et pratique à portée de main, c’est plus sympa que de « googleliser », non ? Chapeau bas, Mesdames, pour les nombreuses recherches effectuées. Mon « petit doigt » m’a dit que cela avait pris trois ans. Cela se voit, c’est complet et en aucun cas rébarbatif au vu des nombreux fous rires pris avec certaines définitions.
Je remercie sincèrement Martine Magnin pour sa confiance, non seulement pour la chronique mais aussi pour m’avoir confié cet ouvrage bien avant sa sortie et m’avoir citée dans les remerciements en des termes qui m’ont touchée.
N’hésitez pas, ce livre paru aux Éditions Jourdan est dans toutes les bonnes librairies.

Note : Fond 5/5 – Forme 4.75/5

Traits d’esprit :

. En 1540, Catherine de Médicis s’avise de protéger la pudeur de ses demoiselles d’honneur au cours des promenades à cheval par un caleçon en brocart, rembourré, mais… fendu !

. À la cour du Roi Soleil, les nobles se hissent sur des talons d’au moins 12 cm pour se différencier du petit peuple.

Résumé : « Petites histoires de la mode » est un abécédaire poétique et pratique où les gourmets de mode, mais aussi ceux qui apprécient la saveur d’un mot inédit, désuet ou étranger, pourront picorer à leur guise ! Ce projet généreux et hédoniste a été confectionné avec plaisir et minutie par deux auteures passionnées.
« Accessoire, Aiguille, Alpaga, Angora, Anorak, Ballerine, Batiste… » ne sont ni des formules incantatoires, ni les vers d’une poésie lettriste, mais des termes qui appartiennent au vocabulaire du vêtement.
Tous ces mots si beaux portent un peu de notre histoire et nous invitent au voyage, à la découverte d’échanges séculaires entre des populations habitées par le goût de la parure et du vêtement. Ici, ailleurs, hier et aujourd’hui, plus de 400 rubriques choisies selon leur intérêt.

Extrait :
AIGUILLE
— Au commencement était l’aiguille…
Pour retrouver une aiguille dans une botte de foin, il suffit d’y mettre le feu, puis de fouiller les cendres avec un aimant propose l’auteur Bernard Werber.
Cette métaphore souligne la grande difficulté d’une tâche à accomplir, quelque chose de quasiment perdu d’avance. Officiellement utilisé pour la première fois par Madame de Sévigné dans le courant du XVIIème siècle, cette expression serait en réalité bien plus ancienne.
Nous pouvons classer les aiguilles en deux catégories, indispensables :
— celle qui sert à la couture manuelle ou à la machine est un instrument effilé, légèrement flexible, permettant de faire passer un fil à travers un tissu ou un cuir. L’une des extrémités est pointue et perce le textile, l’autre est munie d’une perforation, le chas.
— Celle qui sert à tricoter a une tige droite, voire circulaire, employée pour recevoir les mailles de l’ouvrage. Utilisées par paire, ces aiguilles remontent au XVIème siècle. Elles étaient à l’époque en bois et se faisaient appeler triques. Les premières œuvres réalisées selon un système similaire voient cependant le jour 500 ans plus tôt.

L’auteur : Après une carrière dans la communication et les relations presse puis dans le commerce d'antiquités, Martine MAGNIN, parisienne, lectrice passionnée, laisse s'exprimer son goût pour l'écriture. Petite-fille, fille, nièce et sœur d'écrivains édités et connus chacun dans un domaine d'écriture très différents, Martine MAGNIN a écrit un récit-témoignage, Qu'importe le chemin, paru en octobre 2016.
La confection de ce livre a nécessité la collaboration de deux écrivaines aguerries, Martine MAGNIN et Mathilde de JAMBLINNE, toutes deux déjà auteures de nombreux récits, romans et essais.

Petites histoires de la mode
Martine MAGNIN
Éditions : JOURDAN
ISBN 9782874665820
Date de sortie : 18 février 2021
Nombre de pages : 455 pages
Prix : 20.90 € 

 

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Extrait de " La Terre Privilégiée " de l'Auteur Patrice Salerno

Publié le par Evy

Extrait de " La Terre Privilégiée " de l'Auteur Patrice Salerno
Extrait de " La Terre Privilégiée " de l'Auteur Patrice Salerno

Idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir

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La Terre Privilégiée


 

Patrice Salerno



 

Avant-propos



L’histoire se situe dans la première partie de la période de refroidissement du Moyen-Age, communément appelée Petit Âge glaciaire. Elle s’est traduite par une importante avancée des glaciers, par des étés plus froids, des précipitations incessantes, notamment en 1315, et, par conséquent, de mauvaises récoltes ayant causé des épisodes de famines.  

Comme un malheur ne vient jamais seul, la peste noire se répand comme une vague sur tout le pays. Depuis Marseille, en novembre 1347, elle gagna rapidement Avignon, en janvier 1348, alors cité papale et carrefour du monde chrétien - la venue de fidèles en grand nombre contribuant à sa diffusion -, c’est en juillet 1348 qu’elle sévit à Albi.  

Tancrède, héritier du domaine de Marhaba, avec Roger, son ami fidèle, usèrent leurs vies pour que les terres prospèrent,  conjuguèrent leurs efforts pour le blé pousse, et que la vigne magnifiée,  jus de raisin qui coulent un peu dans leurs veines, soit le reflet de leurs compétences et de leur amour pour cette culture.

Guillaume prendra les rênes de Marhaba à la mort de son grand-père. Il ne pourra éloigner de lui l’ombre de Tancrède, figure tutélaire, dont l’aura servira à la fois de guide et de joug trop lourd à porter. Guillaume effectuera le même voyage que son grand-père, tel un périple, un pèlerinage, osant à peine croire qu’il ressentirait les mêmes choses que Tancrède. Il fit donc une incursion en Terre Privilégiée, au pays des troubadours et de la dissidence religieuse. En cette contrée mystérieuse, dans ce château si particulier, il découvrira une autre approche de la vie, qu’elle peut très bien se nourrir de ses différences. 

S’il est hasardeux de trouver une quelconque collusion entre troubadours et Bonshommes, l’idéologie courtoise, en propageant des valeurs laïques et profanes, participe elle aussi à la prise de distance par rapport à la vision du monde défendu par les clercs. La populeuse classe aristocratique occitane, influencée par la culture des troubadours, était volontiers libertine, voire anticléricale. Bien que l’art des troubadours soit à l’antipode des préoccupations métaphysiques des Bonshommes, il est indéniable qu’ils font partie intégrante de cette société. N’oublions pas, bien avant que le mot féminisme n’ait un sens, que l’émancipation de la femme était un fait dans ce Languedoc de tolérance. Les dames de cette aristocratie, à qui la « fin amor » des troubadours et la culture courtoise reconnaissaient valeur cordiale et sagesse amoureuse, et  que le droit coutumier méridional admettait à hériter, à léguer, voire à partager l’autorité coseigneuriale, manquaient pourtant cruellement d’échappatoire spirituelle. Ces dames, qui voulaient faire leur salut après une vie bien remplie d’épouse et de mère , se tournèrent avec intérêt vers cette église chrétienne indépendante de Rome. Cette Eglise qui ouvrait largement ses maisons religieuses et même son sacerdoce aux femmes. Et, c’est naturellement, que ces belles dames des troubadours, vieillissantes, achevèrent leur vie en religion, non pas cloîtrées au fond d’un couvent, mais comme directrices de conscience de leur parentèle.

 

 

Les personnages principaux du roman :

 

Tancrède et Amina : mari et femme, propriétaire du domaine de Marhaba.

Roger et Mathilde : mari et femme, meilleurs amis de Tancrède et Amina.

Jean : fils de Tancrède et Amina.

Mariette : Fille de Tancrède et Amina.

Marie : Femme de Jean.

Guillaume : Fils de Jean et Marie (le narrateur). 

Delfina : Amie de Mariette.

Blanche : Femme de Guillaume.

Melpomène : Hôte du château de Puivert

 

I

 

Marhaba, souvenirs des jours heureux.

 

Je me nomme Guillaume, fils de Jean et Marie, et je suis né à Albi en 1292. Tancrède et Amina, mes grands-parents, eurent deux enfants, Jean et Mariette. Tancrède, né à Montans, géra le domaine de Marhaba à la perfection, ainsi que quelques intérêts sur Toulouse qu’il sut défendre avec opiniâtreté. Quant aux terres d’Albi, la plupart vouées au pastel, Tancrède en délégua l’exploitation à son meilleur ami, Roger, et son épouse la belle Mathilde. A la mort de Roger mon père prit le relais à Albi, et voilà comment je me retrouvai près du palais de la Berbie (1). Toute cette équipée ne manqua pas de prétextes pour se retrouver à Marhaba, et je grandis sagement à l’abri des bras de mes parents et de mes grands-parents. Majestueuses branches auxquelles je m’accrochais solidement lorsque la tourmente soufflait sur mon cœur triste. Maintes fois j’escaladais ces arbres de vie, tantôt blotti au creux de cette rassurante ramure pour soulager mes peurs, ou fièrement fiché sur leurs épaules pour mieux embrasser l’immensité qui s’offrait à moi. Je bus leurs paroles, encore et encore, jusqu’à l’ivresse. Leurs mains fermes me guidèrent à l’ouvrage, rudes à la taille, précises à la houe, je  m’exténuais au travail avec eux. J’attendais avec impatience la fin de la journée afin d’obtenir ma véritable récompense, un regard complice, un geste tendre, une caresse des miens. Je suis fier d’être des leurs et ils me manquent tous aujourd’hui. Très jeune, j’eus ce désir de comprendre cette famille, d’en connaître le moindre détail, de m’en attacher le moindre sentiment. Ce travail fut amplement facilité par mon grand-père qui, de son vivant, a toujours veillé à ce que le greffon prenne. Il fit preuve, à mon égard, de beaucoup de patience et de sollicitude, mon éducation fut à la mesure de mes attentes. D’une manière moins patente, beaucoup plus pudique, plus effacée, mon père contribua également à ce que mon apprentissage dans cette tribu se réalise sans heurt.

 

Tancrède, contrairement à son père et ses oncles, consigna par écrit les moments forts de notre lignée. Enguerrand et son fils Tancrède, patiemment, et avec une certaine obstination, retrouvèrent avec difficulté le fil de leurs vies, sans doute un peu tard. Ils arrimèrent alors leur solitude à cet amour indicible qui les rapprochait et, patiemment, obstinément, lièrent ces attaches parfois si distendues. Mais le temps, prompt à  balayer la destinée, foudroya leur entreprise, si bien qu’aucun des deux ne put nouer fermement et à jamais ce précieux lien. Tancrède fut un être tout en nuance, l’expression même de la dualité, balance exacte entre la finesse de ses propos et l’animalité qu’il mettait à l’ouvrage. Il pouvait être déroutant, oscillant entre la bienveillance à l’égard des êtres chers, et âpre dans son jugement lorsqu’il faisait face à une vile opposition. Il demeure un exemple pour moi et il y eut entre nous plus que d’ataviques similitudes. Je retraçais la saga familiale avec une facilité déconcertante, compulser et ordonner les innombrables feuillets qu’il nous légua se révéla de loin  le travail le plus fastidieux. 

J’entrepris cette tâche comme une impérieuse mission, j’emboitai machinalement mes pas dans les siens, et me mis à écrire les événements et autres péripéties de notre famille. Je rédigeais sans cesse, griffonnais beaucoup, revenais toujours sur mes notes tant la frustration était grande. J’avoue humblement que je n’ai ni le talent ni la verve, et encore moins le style, de Tancrède. Son savoir et sa grande culture m’impressionnaient. Il était à l’aise dans toutes les matières et jamais ne s’égara en périlleuses conjectures. Comme lui je passais du temps dans la bibliothèque familiale, un fatras de livres illustrant des sujets aussi divers que l’art de cultiver la vigne, d’instructions pour utiliser les plantes à bon escient, en passant par d’illustres auteurs grecs et latins. Sans oublier, en bonne place, un florilège d’ouvrages dans notre langue, notamment œuvres de Macabru, Jauffré Rudel, Bernard de Ventadour, et bien sûr des poésies de Peire Vidal. Nombres de ses livres provenaient de l’ancienne bibliothèque de Philippa, la tante de Roger. Mon inaptitude aux belles phrases et autres envolées lyriques firent que j’optais finalement pour une retranscription de faits, une chronique en quelque sorte.

 

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Retour de Lecture ...Nicole yrle

Publié le par Evy

Critiques de huit livres sur Babelio

 

https://www.babelio.com/livres/Yrle-La-pierre-de-Rose/225218

https://www.babelio.com/livres/Yrle-Les-Dames-de-Paulilles/225215

https://www.babelio.com/livres/Yrle-Noces-de-lavande/252583

https://www.babelio.com/livres/Yrle-DUn-Rivage-lAutre/358896

https://www.babelio.com/livres/Yrle-Eclats-de-vies/453990

https://www.babelio.com/livres/Yrle-Couleur-Corail/548935

https://www.babelio.com/livres/Yrle-Baisers-du-sommeil/1152645

https://www.babelio.com/livres/Yrle-Lignes-de-Cretes/1254486

 

Quelques commentaires de lecteurs (j’en ai perdu plus de 300, suite à un acte malveillant sur mon site d’auteur) :

 

Couleur Corail

E.J. Je viens de terminer la lecture de " Couleur corail ", un passionnant voyage à travers le temps. Je suis reconnaissante à l'auteur de m'avoir appris tant de choses sur l'histoire de ces îles, de la Sardaigne à Minorque, de m'avoir fait sentir, avec des mots toujours justes, les émotions des personnages, mais aussi les couleurs, les lumières et les senteurs qui les imprègnent. Un beau livre.

L. J’écris du bout du monde de l’Argentine. J’ai eu la chance de lire « Couleur Corail » de Nicole Yrle. Un livre passionnant du début à la fin.  La plume puissante de Nicole nous livre une histoire du Moyen-Âge à nos jours. Dans cette époque médiévale, entre superstitions, peste noire et sanglantes batailles, se déroule la vie de la Sardaigne. Cinq chapitres consacrés  pour le passé et cinq autres au 21ième siècle. Les personnages sont touchants et leur  sort nous angoisse.  Ce petit bout de corail, que Milena supposait un porte bonheur, arrivera dans les mains de Paul en 2003. Son histoire d’amour, de bonheur, de maladie et de mort, m’a touchée jusqu’aux larmes. Une Sardaigne avec un paysage qui donne envie de connaître, très documentée. Tous ceux qui avaient été chassés rêvaient du retour. Terre de mystères, d’étranges constructions datant  de la préhistoire. J’ai beaucoup aimé ce livre et comme toujours les personnages des livres de Nicole, resteront gravés dans ma mémoire. Le style impeccable comme d’habitude, mes compliments Nicole Yrle.

 

Eleonora

S.C. On peut lire Eleonora sans avoir lu Couleur Corail. Mais si on a lu le premier on a hâte de lire le second pour savoir ce que sont devenus nos héros.
Que dire de mon impression ? Je l’ai acheté dimanche soir et l’ai fini mercredi dans l’après-midi midi sans avoir pu (ou presque) le quitter. Outre l’écriture poétique et fluide, les parties historique et ethnologique m’ont énormément intéressée. J’ai beaucoup appris sur la Sardaigne, sa culture, son histoire, ses paysages, monuments et ses habitants.
J’ai aussi découvert une poétesse dont je n’avais jamais entendu parler : Christine de Pizan. Les personnages sont traités avec beaucoup d’humanité.

J’ai adoré !!!!!!!

 

Éclats de Vies

Dans cet ouvrage, la plume poétique et la touche d'humanité de l'auteur rendent ses histoires belles et attachantes. Ma nouvelle préférée s'intitule "Gratitude", mais j'ai également apprécié "Cadeau", "Boulevard Nord-Est" et "Trains à prendre".

Ne vous privez surtout pas de tous ces instants d'émotion, de plaisir et de partage, en ces temps particulièrement incertains…

 

Noses de lavande

Anon. C'est avec grand plaisir que je me suis plongée dans ce récit bien construit, au style fluide et simple, d'autant plus suggestif qu'il ne cède en rien aux modes langagières actuelles, trop souvent enclines à défigurer notre langue.(Merci pour les imparfaits du subjonctif que vous employez avec tant de naturel). Vous m'avez guidée dans les ruelles du vieux Collioure dont j'ai depuis parcouru tous les recoins, à la recherche de l'introuvable 26 rue Belle Vue... Tous ces lieux, éclairés par les points de vue et états d'âme des divers personnages(particulièrement Pierrette à qui va ma prédilection), resteront pour moi imprégnés du souvenir de cette touchante et troublante histoire. Comment pourrai-je revoir le promontoire de la plage St Vincent, sans penser à vos vieux " amants de Teruel " colliourencs ? Merci d'avoir adouci cette fin de mois d'août souvent nostalgique…

P.V. J'ai apprécié l'épaisseur humaine des personnages de ce roman qui n'est pas, du coup, seulement policier. Amour et sensibilité baignent tant de pages ! Le ton, parfois, me faisait penser à celui de certains écrits de Bernard Clavel. L’art du suspens bien dispersé tout au long de l’ouvrage ménage une découverte progressive des gens et de la solution de l'énigme habilement posée dès les premières pages. Je me suis même instruit à propos de la sardane et des lavandes. Qu'apprendrai-je encore dans le prochain roman? Sera-t-il explosif ?

 

François de Fossa

Nicole Yrle offre son talent, son style précis et subtil à la vie extravagante de ce jeune homme autodidacte et romantique avant l’heure. Elle dépeint avec brio cette période passionnante de notre histoire.

 

Nous nous sommes tout dit

L. Le livre fermé, je dois me remettre. Trop fortes les émotions ressenties.

Combien cette lecture touche les fibres de l’âme. L’amour d’une fille pour une mère proche de quitter ce monde, l’accompagner pendant quatre années où elles se sont tout dit .De l’amour,de la vie et de la mort.

 La p’ite maman, très âgée, fait un retour sur son passé, son enfance, son père qu’elle n’a pas connu. Des secrets  cachés se dévoilent. Chaque chapitre a son charme, sa lumière et son ombre. On ne sort pas indemne de ce livre, les rôles intervertis, la fille qui devient presque la mère de la vieille dame. Elle lui parle, entre tricots et souvenirs, entre gourmandises,   coquetteries, fleurs et parfums. Outre la qualité du livre, on apprécie  la sensibilité de l’auteur qui peut coucher sur le papier, tout son amour et sa  ferveur pour rendre bienheureuses les dernières années de sa mère.

F.S. Les mots sont simples. Mots de tous les jours. Les phrases courtes. Chuchotements, écoute de l’autre, attente de l’autre. Respect. Humilité. Et chance. Chance que l’une et l’autre, la mère et la fille, aient le même goût du Verbe. Que le souffle reste intact. Ont-elles toujours eu cette complicité ? Ou bien est-ce le cadeau offert par le temps, ces quatre années d’accompagnement réciproque. Ce précieux temps qui ne tolèrerait pas le mensonge, ni la perte de temps. Car il est dévoré aussi par le mystère, tout le mystère de l’au-delà que la vie même, illuminée de ces quatre années, a engendré, réalité de l’instant, quadrature du cercle. C’est toute la Poésie vécue.

Ce livre de Nicole, un long poème qui se lirait même sans ponctuation. L’eau de la source est là, fluide, fraîche et si nous n’avons pas eu la chance de vivre de pareils instants réellement, nous savons qu’au fond de nous ils existent pareillement et c’est cela tout le mystère, tout le miracle de la Vie, du Verbe qui rejoint l’innommable, le sacré.

 

Lignes de Crêtes

F. S. Il y a très longtemps que je n’avais reçu un tel livre ! Reçu hier à 18h… à 19h je m’installe, curieuse, pour goûter le style et lire un chapitre… Et je ne peux pas m’arrêter… à 1h30  je m’endors… pour me réveiller à 7h et… le terminer… à 9h je le ferme…. Ce livre-ci est pour moi le meilleur… écriture juste, chargée de tant de connaissance qui éveille notre humanité, malheureusement trop réelle car tous ces drames sont toujours présents en notre monde… mais Nicole Yrle sait trouver dans le cœur de ces montagnards le baume qui nous fait pleurer de cette tendresse à la vie indéfectible.

M.M. J'ai fini de lire depuis quelques jours "lignes de crêtes". Un régal ! un beau livre, vraiment ! une écriture fluide, claire, précise. J'ai appris des choses surtout sur l'aiguat... durant ces dernières années je me suis beaucoup documentée sur la guerre d'Espagne, et la Retirada... auparavant, on n'en parlait pas... En plus très heureuse surprise : je connais tous les lieux de montagne par lesquels passent les familles espagnoles du livre. Merci pour ce magnifique livre qui m'a replongée dans mon village natal et dans notre histoire. 

B. M. Ce roman m'a fait découvrir une partie de l'histoire, La retirada, que je ne connaissais pas. J' ai vécu avec les personnages de ce roman, leurs moments de doutes, de chagrin, de détresse.

La deuxième partie qui raconte l'aiguat est décrite d'une façon magistrale. J'y étais.
Un très bon roman, très abouti, écrit dans le style très pur de Nicole Yrle.

S.F. Un roman passionnant ou est racontée la vie de deux familles face aux horreurs de la guerre et des éléments déchaînés. Le tout avec beaucoup d'émotion et de sensibilité. Merci pour ce moment d'évasion. 


 

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