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75 résultats pour “bernard cazeaux

« La Confiture de Vieux Garçon » Nicole Bernard Villa

Publié le par Evy

LA CONFITURE DE VIEUX GARÇON

 

 

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : Nouvelles littéraires, théâtrales et poèmes.

 

La Confiture de Vieux Garçon

 

La confiture de vieux garçon demande beaucoup de temps mais peu de travail.

Prendre un grand bocal dans lequel vous disposerez des couches de fruits mûrs, au fil des saisons toute une année, en couvrant au fur et à mesure d’une bonne eau-de-vie. Vous aurez soin de reboucher hermétiquement le bocal après chaque ajout.

Votre grande patience d’une année entière sera récompensée lorsque vous pourrez régaler vos convives à Noël ou lors d’une fête de famille, qui se feront un plaisir de trouver quel fruit se cache dans leur petit verre tout en vous racontant de jolis souvenirs des saisons enfuies…

 

Ma Confiture de Vieux Garçon

Prendre un grand cahier ou un ordinateur sur lequel vous écrirez toutes sortes de textes courts au fil des saisons d’une année ou plus, en entassant au fur et à mesure des Nouvelles littéraires, des Nouvelles théâtrales ou des Poèmes.

Vous aurez soin de relier tous ces textes dans une jolie couverture pour que chacun de vos lecteurs ait le plaisir intime de se glisser dans vos délires multiples et capricieux…

A déguster sans modération, quelle que soit la saison, le jour ou la nuit, pour des petits voyages sans départ et sans retour…

 

L’auteur a voulu mettre ensemble trois genres réunis – littéraire, théâtral et poésie – pour donner envie de découvrir plusieurs facettes de son écriture et amener peut-être certains lecteurs qui n’en auraient pas l’habitude ou l’occasion, à découvrir de la poésie ou du théâtre, les nouvelles littéraires ayant peut-être aiguisé une certaine curiosité et quelques plaisirs…

 

Cet ouvrage « La Confiture de Vieux Garçon » a fait l’objet d’une première édition en octobre 2020.

 

Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail ànicole.bernard.villa@gmail.comVous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.

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Idée cadeau fête des pères Dédicacé...Nicole Bernard Villa

Publié le par Evy

Idée cadeau fête des pères Dédicacé...Nicole Bernard Villa
Idée cadeau fête des pères Dédicacé...Nicole Bernard Villa

Pour sa fête vous ne savez pas quoi offrir à votre père ? 

Un voyage, une aventure, une découverte, un rêve, un saut dans le temps ou dans l’Histoire ? 

 

Tout est possible. N’hésitez plus ! 

Offrez-lui un LIVRE !   

« Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade. » (Julien Green) 

"Et pourquoi pas "La Confiture de Vieux Garçon" comme cadeau original pour la Fête des Pères comblés par la vie...?!! Difficile de faire mieux !
A siroter bien à l'ombre, en tong et transat, dans la fraîcheur d'une soirée d'été, ou derrière les volets clos dans le chant des cigales lors d'une sieste paresseuse de vacances... quelques Nouvelles et Poèmes comme autant de fruits imaginaires conservés dans l'alcool de "La Confiture de Vieux Garçon", pour ouvrir toutes grandes les portes sur des évasions imprévues et un rien transgressives... Vite lues, une après l'autre, dans l'ordre ou le désordre... à consommer sans modération, pour un plaisir léger comme des bulles de champagne... "
 
Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail à
Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.
 
Autre choix lien ci-dessous 

 

LA CONFITURE DE VIEUX GARÇON




 

Auteur : Nicole BERNARD  VILLA

Genre : Nouvelles littéraires, théâtrales et poèmes.

 

La Confiture de Vieux Garçon


cvg blog 1

 

La confiture de vieux garçon demande beaucoup de temps mais peu de travail.

Prendre un grand bocal dans lequel vous disposerez des couches de fruits mûrs, au fil des saisons toute une année, en couvrant au fur et à mesure d’une bonne eau-de-vie. Vous aurez soin de reboucher hermétiquement le bocal après chaque ajout. 

Votre grande patience d’une année entière sera récompensée lorsque vous pourrez régaler vos convives à Noël ou lors d’une fête de famille, qui se feront un plaisir de trouver quel fruit se cache dans leur petit verre tout en vous racontant de jolis souvenirs des  saisons enfuies…



 

Ma Confiture de Vieux Garçon

Prendre un grand cahier ou un ordinateur sur lequel vous écrirez toutes sortes de textes courts au fil des saisons d’une année ou plus, en entassant au fur et à mesure des Nouvelles littéraires, des Nouvelles théâtrales ou des Poèmes.

Vous aurez soin de relier tous ces textes dans une jolie couverture pour que chacun de vos lecteurs ait le plaisir intime de se glisser dans vos délires multiples et capricieux…

A déguster sans modération,  quelle que soit la saison, le jour ou la nuit, pour des petits voyages sans départ et sans retour…



 

Cet ouvrage est composé en trois parties :

 

**  UNE NUIT SANS SOLEIL Nouvelles littéraires.

 

quand la vie soudain se décale

sans que l’on n’y comprenne rien,

comme la métaphore incongrue

d’une réalité perdue dans le non-sens

 

**  PETITS POEMES AUTOUR D’UN AMOUR NON IDENTIFIE

 

Mettre des mots sur ce qui n’existe pas, sur cette envie irrésistible d’aimer qui n’est rien, sur un désir à jamais perdu dans un rêve inachevé…



 

**  ASYMPTOTES Nouvelles théâtrales

 

dialogues de sourds

qui ne se rejoindront jamais,

 

paradoxes des solitudes

engluées dans des amours inutiles,

 

asymptotes de désirs avortés

dans l’impossible quête d’aimer





 

Retours de lecture…



 

« Je viens de lire avec un très grand plaisir les Nouvelles littéraires et théâtrales de « La Confiture.. »… au milieu de beaucoup de très beaux textes, je sortirai « Vintimille », « Les enfants », « Non Merci » et toutes les Asymptotes. Bravo ! » A.R.

 

« La Confiture de Vieux Garçon est un livre enrichissant tant par sa diversité des thèmes que par son écriture limpide et puissante. Je l'ai lu avec beaucoup de plaisir.  Très bon moment en commençant par ces nouvelles littéraires si différentes qui nous imposent tellement d'émotions et de sentiments secrets. Ma préférée est ELLE ...  mais j'ai aussi beaucoup aimé NON MERCI et VINTIMILLE. 

Bravo pour les Poèmes d'Amour : un pur bonheur. 

Les petites pièces de Théâtre sont originales, bien rythmées et riches.  Je souhaite qu'un jour elles puissent être jouées sur scène !

A l'image de la vraie "Confiture de vieux garçon ", ça fait du bien !   Merci . »   M. N.

 

 

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Atelier d'écriture n°7 : Thème " Le Partage " Liste des mots ...

Publié le par Evy

Nouveau Logo merci ma Gigi

Nouveau Logo merci ma Gigi

J'organise chaque semaine un Atelier d'écriture

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

 

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Où 10 mots

Ouvert du Dimanche au Dimanche  

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez la semaine

Un grand bravo aux participants 

Cette semaine le thème du 17/01/21 au 24/01/21

C'est " Le partage "

--- Les 10 mots

Espace, Amour, Ignorer, Bord, Porte, Instant, Illusion, Vulnérable, Fuir, Beau...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin..

 

Merci de participer pour faire vivre le blog 

Atelier d'écriture n°7 : Thème " Le Partage " Liste des mots ...

Vos participations

La participation de Nicole

 

 

 

L’espace fou d’un court instant

me voici revenue au temps d’avant

 

Le temps où l’on ignorait

que la porte serait fermée

pendant des jours et des jours

à nos désirs à nos amours

 

Le temps où infiniment vulnérable

je fondais devant le sourire ineffable

de cet homme juste croisé

que je ne reverrai jamais

Mais qu’il était beau ce sourire

sans nom et sans avenir

 

Le temps d’être ensemble

pas à pas l’un dans l’autre aller l’amble

se retrouver démuni sans armes

au bord du rire au bord des larmes

 

Le temps de se toucher de se voir

de partager de manger et de boire

à la même table le même pain

 

Mais les sourires se sont éteints

derrière les masques bleus

 

La peur perverse ferme nos yeux

nos cœurs jusqu’à notre mémoire

grignotant ce qui nous reste d’espoir

 

La peur insidieuse qui tue la passion

en saccageant nos dernières illusions

lorsque l’autre qu’on devrait aimer

n’est plus que l’image du danger

 

Le temps d’avant n’existe plus

Il a fui au temps du paradis perdu

 

Ce soir je suis seule dans mon poème

à dire au silence que je vous aime

 

Nicole Bernard Villa

 

Envie de la lire 

nicole bernard villa - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

nicole.bernard.villa@gmail.com

Ma participation

Le partage


Cet espace de poésie
Où chaque mot est éclairé de lumière,
Où chaque acte peut être
amour,
Où chaque parole, peut être espérance,
Pourquoi l'
ignorer ?
Suis-je là ou ne suis-je plus ?
La réalité : les larmes au
bord des yeux.
Seulement, personne ne les voit...!
Tout commence par de l'amitié...
J'y ai cru un moment !
Mes mains se sont ouvertes aux
portes,
Tant de choses partagées.
Encore une fois, je me retrouve perdue.
J'ai de la peine...! 
Ces moments, ces instants
de complicité avec vous...!
Pourquoi, d'un coup, cette ignorance ?
Aujourd'hui, j'ai appris une chose :
Le bonheur est éphémère, il passe sans s'arrêter,
Il s'attarde parfois, l'espace d'une
illusion...
Mais rares sont ceux qui savent le retenir, le garder...
Il est si fragile, si
vulnérable !
Il suffit de trois fois rien pour l'effrayer, le voir
fuir à jamais...
Le partage est un vrai trésor...!
Quoi de plus
beau que la sincérité
Parce que, sans vous., je ne serais pas moi !

Evelyne Genique

Publié dans Atelier d'écriture

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Atelier D' Écriture N ° 13 : Thème " Les nuages " Liste des Mots...

Publié le par Evy

Atelier D' Écriture N ° 13 : Thème "  Les nuages " Liste des Mots...

J'organise chaque semaine un atelier d'écriture

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Ou 10 mots

Ouvert du Dimanche au Dimanche  

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez la semaine

Un grand bravo aux participants 

Cette semaine le thème du 25/04/21 au 02/05/21

C'est  "  Les nuages " 

--- Les 10 mots 

Espace, Gonflé, Voile, Bercés, Mirage, Ciel, Escadrille, Reflet, Hasard, Naviguer...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin.

Merci de participer pour faire vivre le blog 

Atelier D' Écriture N ° 13 : Thème "  Les nuages " Liste des Mots...

Vos participations

 

Je voudrais naviguer sur une mer sans eau

où se délite le reflet d’un ciel sans lune

D’une voile affalée mollement bercée 

ne reste que le mirage improbable

d’un espoir perdu dans l’espace infini

Des escadrilles de nuages blancs accrochent

des ballons gonflés de vapeurs humides

aux branches aigues des deux Ourses

Ne plus rien décider Ne plus rien vouloir

Se laisser flotter au fil du hasard

comme un nuage

 

Nicole Bernard Villa

 

 

Voici une participation un peu récalcitrante...!

 
"Voilà, il est trois heures du matin et je n'ai toujours pas trouvé la moindre solution...
Pourtant tout avait bien commencé cet après-midi ordinaire d'un avril finissant quand j'avais pris connaissance des dix mots imposés pour l'Atelier d'Ecriture N° 13, intitulé: Nuages.
 
Tout de suite j'imaginais un nuage blanc, mousseux et gonflé comme une voile bercée mollement par une brise marine, naviguant au hasard dans un ciel sans étoile, où disparaît comme reflet d'écume, le mirage mensonger d'une liberté perdue dans l'espace infini de l'océan noyé de brume...
 
Je comptais, recomptais...  sept, huit, neuf...rien n'y fit ! 
Il manquait un mot.
Un mot trop long, trop dur, trop percutant.
Un mot pioché au hasard dans le dictionnaire, la pointe d'un crayon désignant celui qui serait le dixième mot.
Un mot dont chaque syllabe claque et rebondit avant d'aller rouler de tous côtés comme les perles d'un collier qui vient de casser....
 
                             Es ! Ca ! Dri ! iiiiiiiiiilllllllle.....
 
Un mot d'organisation militaire pour neuf mots souples, flottants, malléables, modulants, évoquant des contours imprécis, des chemins aléatoires, des paresses lascives, des visions éphémères au fil de mon rêve, les yeux perdus dans les étoiles d'un ciel sans promesse autre que de laisser couler le temps au hasard de l'imaginaire...
 
Impossible d'y amener une Escadrille !
 
Alors tant pis pour le treizième défi poétique, je n'en serai pas.
Je reste à planer doucement sur les ailes de mon rêve comme un grand oiseau blanc qui va l'amble avec les nuages....
 
Nicole Bernard Villa

 Levons l’ancre


Mon cœur est un marin qui a la vague à l’âme,

Lorsqu'au port attaché par de lourdes amarres,

Loin de plonger au creux des plus longues lames, 

Privé de gouvernail, de safran, de sa barre, 

Il ne peut que flotter, sur une mer bonace,

Rêvant de naviguer dans de vastes espaces.

 

Il voudrait épouser de l’onde les caprices,

S'évader au hasard, toutes voiles gonflées.

Hisser bien haut les focs, les misaines, les drisses,

Sous un ciel moiré de mille reflets,

Goûter le sel de l’eau, ployer sous les forts vents. 

Suivi d'une escadrille de goélands piaillant.

 

S'emplir d'adrénaline, d’embruns être giflé,

Franchir les parallèles hurlants et rugissants,

Essuyer des tempêtes, c'est ce qui lui plairait;

Au lieu du calme plat, défier les éléments.

Mais il reste en rade, à l'abri des orages,

Bercé d'illusions et de simples mirages.


 Thérèse Cau

 

Ma participation

Les nuages


Ils traversent l'espace, sans se presser
Tout
gonflés comme des voiles,
Ils sont beaux avancent avec majesté,

Bercés par le vent vers des cieux argentés.
Ils vont comme un
mirage errant
Flottant et voyageant libres dans le
ciel
Suivis d'une escadrille d'hirondelles.
La nuit on aperçoit le
reflet des étoiles,
Au
hasard de mes promenades,
Les merveilleux nuages
Me permettent de
naviguer
Dans l'espace infini de mon imaginaire.

Evelyne Genique

Publié dans Atelier d'écriture

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Atelier D' Écriture N ° 11 : Thème " Symbiose " Liste des Mots...

Publié le par Evy

Atelier D' Écriture N ° 11 : Thème " Symbiose " Liste des Mots...

J'organise chaque semaine un atelier d'écriture

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

 

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Ou 10 mots

Ouvert du Dimanche au Dimanche  

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez la semaine

Atelier D' Écriture N ° 11 : Thème " Symbiose " Liste des Mots...

Un grand bravo aux participants 

Cette semaine le thème du 11/04/21 au 18/04/21

C'est  " Symbiose " (Relation marquée par une union très étroite et très harmonieuse )

--- Les 10 mots

Inexplicable, Rythme, Pluie, Couleur, Esprit, Phase, Couler, Extase, Alchimie, Histoire...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin.

Merci de participer pour faire vivre le blog 

Vos participations

Symbiose

 

Je voudrais vous raconter l’histoire

de la pluie sans couleur qui coule

immuable et stérile comme un exutoire

à l’inexplicable ennui où roulent

en une savante et mortelle alchimie

les rêves mélancoliques de l’esprit

mêlés aux violentes extases du corps

au rythme des phases successives

de mon âme ballotée entre espoir et malheur

avant de s’échouer aux vagues de la rive

où son éternité de dissout dans la peur

de vivre

 

Nicole Bernard Villa

 

SYMBIOSE


Et il venait me voir,
Après le déjeuner,
À l'heure où la torpeur
Brouille un peu les esprits ;
S'allongeait à mes pieds,
Sans histoire, sans un bruit,
N'attendant, je le sais,
Qu'une câlinerie.
Ni lui ni moi n'avions
Besoin de nous parler,
Pour nous sentir en phase,
En paix, en harmonie.
Il me fixait d'un regard
De la plus pure extase,
Jusqu'à ce que mes tensions,
Disparaissent par magie.
Sa présence suffisait
À me rasséréner.
Nous goûtions tous les deux,
Inexplicable alchimie,
Le rythme sourd de la mer
Et du vent essoufflé;
Les couleurs des embruns
Ou l'odeur de la pluie.
Nous aimions à nous taire,
Laisser le temps couler;
Nous livrer à l'envi
À cette douce paresse.
Il m'étonnait toujours.
Jamais je n'ai trouvé,
Chez un chien, un colley,
Une telle sagesse!

Thérèse Cau

Ma participation           

  Symbiose

 

J'écrivais,

je notais l'inexplicable,

Cette symbiose du rythme et des rimes.

Fallait-il écrire les jours de pluie?

J'inventais de la couleur,

Je réglais les formes.

Ma main et mon esprit,

Tous deux étaient en phase...

Je voyais mes mots couler,

j'étais en extase.

L'alchimie de mes mots me mettait en transe.

Pour une improbable histoire,

Peut-on vraiment par l'imaginaire,

Sans détours, traduire les émotions ?

Evelyne Genique 

Publié dans Atelier d'écriture

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Atelier D' Écriture N ° 12 : Thème " La perle " Liste des Mots...

Publié le par Evy

Atelier D' Écriture N ° 12 : Thème " La perle " Liste des Mots...

J'organise chaque semaine un atelier d'écriture

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

 

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Ou 10 mots

Ouvert du Dimanche au Dimanche  

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez la semaine

Un grand bravo aux participants 

Cette semaine le thème du 18/04/21 au 25/04/21

C'est  " La perle " 

--- Les 10 mots

Pluie, Essuyée, Rencontre, Matin, Rouler, Velours, Amour, Pudeur, Cœur, Joie...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin.

Merci de participer pour faire vivre le blog 

Atelier D' Écriture N ° 12 : Thème " La perle " Liste des Mots...

Vos participations

Ton rire comme une cascade de perles
qui rebondissent et roulent sur mon cœur
Tes larmes comme une pluie de velours
que j’essuie de mes lèvres gourmandes
Le rose de ta pudeur sur tes joues
quand tu te réveilles le matin nue
dans le lit défait de nos désirs
les corps engourdis des amours nocturnes
Toi qui viens à ma rencontre
le cœur chatoyant de joie
si diaboliquement tendre et mutine
Je suis à toi comme un péché
pour lequel un Dieu bienveillant
aurait inventé le pardon

Nicole Bernard Villa

Ma participation

Perle de pluie


Je suis une perle de pluie

Pas celle que l'on essuie,

Celle qui rencontre une rose

Par un matin morose

Qui roule sur le velours,

Une perle d'amour,

Une perle de pudeur

Qui va droit au cœur,

Une perle de joie,

Rien que pour toi… !

Evelyne Genique 

Publié dans Atelier d'écriture

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« Triptyque des Solitudes » trois pièces de théâtre, reliées par un bandeau Nicole Bernard Villa

Publié le par Evy

« Triptyque des Solitudes » trois pièces de théâtre, reliées par un bandeau Nicole Bernard Villa

Cet ouvrage est composé en trois parties :

 

** UNE NUIT SANS SOLEIL Nouvelles littéraires.

 

quand la vie soudain se décale

sans que l’on n’y comprenne rien,

comme la métaphore incongrue

d’une réalité perdue dans le non-sens

 

** PETITS POEMES AUTOUR D’UN AMOUR NON IDENTIFIE

 

Mettre des mots sur ce qui n’existe pas, sur cette envie irrésistible d’aimer qui n’est rien, sur un désir à jamais perdu dans un rêve inachevé…

 

 

** ASYMPTOTES Nouvelles théâtrales

 

dialogues de sourds

qui ne se rejoindront jamais,

 

paradoxes des solitudes

engluées dans des amours inutiles,

 

asymptotes de désirs avortés

dans l’impossible quête d’aimer

 

Retours de lecture…

 

« Je viens de lire avec un très grand plaisir les Nouvelles littéraires et théâtrales de « La Confiture.. »… au milieu de beaucoup de très beaux textes, je sortirai « Vintimille », « Les enfants », « Non Merci » et toutes les Asymptotes. Bravo ! »

 

« La Confiture de Vieux Garçon est un livre enrichissant tant par sa diversité des thèmes que par son écriture limpide et puissante. Je l'ai lu avec beaucoup de plaisir.  Très bon moment en commençant par ces nouvelles littéraires si différentes qui nous imposent tellement d'émotions et de    sentiments secrets. Ma préférée est ELLE ...  mais j'ai aussi beaucoup aimé NON MERCI et VINTIMILLE. 

Bravo pour les Poèmes d'Amour : un pur bonheur. 

Les petites pièces de Théâtre sont originales, bien rythmées et riches.  Je souhaite qu'un jour elles puissent être jouées sur scène !

A l'image de la vraie "Confiture de vieux garçon ", ça fait du bien !   Merci . »   M. N.

 

TRIPTYQUE DES SOLITUDES

 

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : théâtre

 

« Triptyque des Solitudes » trois pièces de théâtre, reliées par un bandeau

 

4ème de couverture Bandeau

 

La Solitude quand l’autre est parti, que l’espoir s’amenuise au fil des dimanches à l’arrivée du 19h17, que la Fille ferme le kiosque à journaux, que le Jeune devrait aller prendre le bus… quand le Vieux repart à pied dans la longue nuit d’hiver qui n’a plus de fin…

 

La Solitude quand il ne reste qu’elle devant l’inexorable tragédie qu’il faudra vivre, qu’il ne reste plus que quelques heures, qu’il faut décider de ce que sera ce temps juste avant de disparaître sans mémoire, qu’il n’y a plus personne pour aider personne… quand l’inacceptable est déjà la mort…

 

La Solitude quand elle est devenue l’essence même de la vie, quand on n’a plus de corps, plus d’âme… qu’elle a grignoté tout l’espoir…

 

La Solitude

Quand on n’attend plus personne,

Quand on n’a plus envie d’aimer, Quand il n’y a plus rien

Que soi

 

4ème de couverture ** 19h17 LE DIMANCHE

 

Un hall de gare l’hiver dans une lointaine banlieue de la capitale.

Tous les dimanches depuis si longtemps un vieil homme va acheter le journal au kiosque que tient la même fille depuis presque dix ans. Puis il va s’asseoir sur l’unique banc de bois pour lire en attendant l’arrivée du 19h17, le dernier train en provenance de Paris.

Il n’y a jamais personne qui descend du train pour lui…

Un homme plus jeune arrive à son tour et va directement s’asseoir à côté de lui pour attendre le même train, comme chaque dimanche depuis deux ans.

Il n’y a jamais personne qui descend du train pour lui…

C’est l’heure où la fille du kiosque ferme sa boutique.

Elle n’attend jamais personne au 19h17 le dimanche soir…

 

4ème de couverture ** LA POUPEE DE CHIFFON 

 

Deux ou trois heures avant la bombe annoncée…

Une bombe qui anéantira tout ce qui est vivant.

Partir, aller dans un abri, mourir, accepter l’anéantissement général sans rien lâcher de ce que l’on est…encore.

Vivre ces quelques heures avec la conscience précise de ce qui va arriver, quand tous les mots sont vidés de leur sens devant l’échéance définitive.

Que reste-t-il de l’intelligence, de la force, du pouvoir quand la peur absolue s’installe ? Que reste-t-il de chacun d’entre nous qui nous pensions tellement intelligent, tellement fort, tellement important…Que reste-t-il de l’amour… ?Que reste-t-il de l’innocence de la Petite… ?

 

 

 

 

4ème de couverture ** DOUBLES OU QUITTE

 

ELLE a cinquante ans, ELLE est commissaire de police,

ELLE a réussi,

ELLE a de l’argent,

ELLE est libre, indépendante, célibataire…

 

ELLE n’est plus vraiment jeune,

ELLE a un métier d’homme,

ELLE a une médaille,

ELLE n’a besoin de rien,

ELLE est seule…

 

Et puis il y a L’AUTRE,

Et puis il y a LUI,

 

et ils pourraient s’aimer LUI et L’AUTRE si ELLE ne voulait pas tout le temps les tuer…

Et pourquoi les tuer puisqu’ils n’existent pas… ?

 

Comme on tue le temps, l’amour ou le bonheur qui n’existent pas non plus…

Cet ouvrage « Triptyque des Solitudes » a fait l’objet d’une première édition en octobre 2020.

 

 

Pour vous procurer , il suffit d'en faire la demande par mail à nicole.bernard.villa@gmail.com

Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.
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Retour de Lecture ...Guy Raynaud

Publié le par Evy

Retour de Lecture ...Guy Raynaud
Retour de Lecture ...Guy Raynaud

Retour de lecture de Bernard

Monsieur RAYNAUD,

 Je viens de terminer "LA DISPARUE D'EUS" vivement le prochain avec Christelle commissaire et son équipe....

J'apprécis toujours le rythme des enquêtes menées on ne s'ennuie pas un seul instant et qui plus est écrits en français parfait...

(ce qui hélas devient rare).

Je vous remercie pour les très bons moments de lecture passés.

Bien cordialement

 

Bernard TEXIER (Castres)

 

Comment peut-on se procurer " meurtres à rubeis maceriis " et "un cas d'école" ?

 

Retour de lecture de Christine

Nom : Tixier
Prénom : Christine
Cp Ville : 82130 l'Honor de Cos
Téléphone :
Email : Enavantletfc31@hotmail.fr
Message : Bonjour M. Raynaud. A Saint-Cyprien, vous m'avez dédicacé   votre dernier roman en me disant   que l'héroïne s'appelait presque comme moi. J'ai commencé à le lire et je l'adore déjà. J'ai omis de vous dire que je suis moi aussi policière au Commissariat de Montauban. Il fallait oser le nom de Limière. Je vous souhaite une bonne journée et d'autres livres à venir. Christine Tixier

Retour de lecture Francine et Jean Marie

Bonjour,

Nous avons lu  "Les cailloux du Racou" et  "Le vrai coupable" livres que vous nous aviez dédicacés lors de notre rencontre devant la Maison de la Presse à ARGELES SUR MER début Juin. Mon conjoint qui vous a précisé qu'il ne lisait d'ordinaire que "Chasse et Pêche" et moi même avons "dévoré" ces deux romans passionnants.

 

Je suis retournée à la librairie et j'ai acheté "L'énigme de la Plage de l'Art, Marinade au goût amer et Coup de Canif sur le Canigou" que nous avons tout autant aimés.

Vous nous avez donné beaucoup de plaisir à lire ces romans très agréables et très bien écrits.

 

 Merci et sincères félicitations.

 Nous ne manquerons pas de surveiller la sortie du prochain roman.

 Cordialement,

 Francine et Jean Marie

 

Retour de lecture Françoise

Monsieur Guy Raynaud, Bonsoir,

Je suis Françoise de La Rochelle (Charente Maritime), à laquelle vous avez dédicacé deux de vos Romans Policiers,

aux Thermes d'Amélie-les-Bains, le 02 Octobre 2019, où vous présentiez vos ouvrages.

Que dire de vos Romans? EXTRA.

J'ai passé de bons moments de lecture.

Je me suis trouvée sur le GR10 avec les Randonneurs, dans "Coup de canif sur le Canigou",

J'ai suivi impatiente, sur le qui vive, dans le suspens, l'enquête du Lieutenant Christelle Limière,

dans tous les rebondissements de cette affaire.

J'étais bien loin de me douter que la Kiné Céline Arnica (nom bien trouvé pour sa profession) était coupable,

tout cela par vengeance contre Patrick Delage qui avait pris la vie de sa sœur chérie, et puis

dans quel décor, quand on connaît ces belles montagnes Pyrénéennes...

 

__ _ _ _

 

Que dire " Des Cailloux du Racou"

Je connais une belle plage au Racou pour m'y être rendue.

Nouvelle passionnante affaire, où j'ai suivi (j'en ai pris l'habitude dans la lecture excitante de vos Romans)

la Capitaine Limière qui s'est trouvée dans chacun de vos Romans en de bien mauvaises postures.

J'avais remarqué que ce Lieutenant Philippe Beauregard n'était pas franc, et pour cause.

J'étais loin de me douter, passant les détails, qu'un Ecrivain pouvait ôter la vie à un malfrat,

même par amour.

 

J'ai trouvé, que j'avais lu trop vite vos Romans, trop excitée à la lecture de tous ces rebondissements,

puis je les ai relus une seconde fois avec autant de plaisir.

Il est un fait que je souhaiterais suivre vos Romans déjà sortis,

je pense les trouver ou les commander à L'Espace Culturel Leclerc à Lagord.

Enfin vous m'avez fait passer d'excellents moments d'évasion (bien pour des Romans Policiers),

ça a été une lecture prenante avec un certain piquant dans vos écrits, de pointes d'amour érotiques

au milieu de ces méli-méla intrigants.

Bonne continuation dans la suite de vos œuvres.

Bien cordialement,

Françoise Hernandez, 17000 La Rochelle.

 

Retour de lecture de Jean-Louis

3.1 GUY RAYNAUD AUTEUR : Contact

Nom : Mas
Prenom : Jean louis
CpVille : 45770 Saran
Telephone : 0617450982
Email : Jean-Louis.mas@bbox.fr
Message : Formidables vos romans je vient d'en lire 3 énigme plage de l'art que vous m'aviez dédicacer Super. U PRADES. coup de canif au canigou et les cailloux... J'ai l'impression de mener l'enquête avec le Capitaine C Lumière Comment puis avoir vos autres romans. J'ADORE. BRAVO

 

Retour de lecture de Marinette

Bonjour Monsieur Raynaud,

Nous sommes revenus de Bruxelles dans votre magnifique région.

Depuis l'année dernière, j'ai pu me procurer tous vos ouvrages que j'ai dévoré en un rien de temps.

En arrivant au camping Val Marie à Argelès, je me suis adressée à Astrid et Eric avec l'espoir de trouver un ou plusieurs nouveaux

livres.

Ils ne vous ont pas encore vu cette saison donc malchance pour moi.

Mon compagnon a également lu tous vos ouvrages (en epub) mais moi j'aime trop le toucher du papier.

Aujourd'hui il a appris qu'un nouvel ouvrage a été publié 'Le vrai coupable' qu'il s'est empressé de télécharger.

Je cherche à me le procurer avant de rentrer sur Bruxelles.

Pouvez-vous m'indiquer une librairie dans les environs d'Argelès où je pourrais me le procurer?

Un grand merci d'avance pour votre réponse.

Votre fan Belge

MARINETTE

 

Retour de lecture de Pauline

Nom : Taron
Prenom : Pauline
CpVille : 66000 perpignan
Telephone : 0641126611
Email : 
Taronpauline7@gmail.com
Message : Bonjour Monsieur RAYNAUD, j'ai beaucoup aimé votre roman "coup de canif sur le Canigou". L'histoire est vraiment super et ça m'a permis de découvrir des chemins de randonnées a travers le livre.

Merçi. Au revoir.

 

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Nicole BERNARD VILLA Genre : Roman

Publié le par Evy

 Nicole BERNARD VILLA  Genre : Roman

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 
 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : Roman

 

Le roman POINT DE FUITE de N. BERNARD VILLA raconte l’histoire de trois personnages dont les destins amorcés il y a vingt ans  dans une belle perspective de vies vont tout à coup s’enchevêtrer et se télescoper de manière si imprévue qu’il ne va plus rester du savant dessin, qu’un jeune homme dans un train qui va rejoindre sa vie…

Louise a aimé Vincent, vingt ans plus tôt. Elle en a eu un fils Simon. 

L’histoire se déroule sur les trois jours de son enterrement qui va réunir Vincent et Simon qui ignorent tout des liens qui les lient chacun à Louise.

 

Voici trois extraits très différents du roman qui illustrent sa diversité.



 

L’enterrement de Louise dans un village d’Ariège.


 

Il faisait frais, avec cette odeur particulière de poussière minérale qui colle l’air dans les narines. Un air froid, un peu moite, comme dans toutes les églises fermées, parce que les églises sont toujours fermées.

Après l’énorme chaleur du dehors, il y avait eu comme un soulagement général de se retrouver dans cette ombre silencieuse et fraîche. Il y avait du bon dans cet enterrement d’été.

Bah ! C’est quand même moins triste un enterrement sous le soleil.

Bien sûr, elle était somme toute encore jeune pour mourir. Quarante-neuf ans, de nos jours, c’est quand même pas un âge pour mourir. Surtout pour une femme. Et bien conservée encore. Et gentille avec ça, pas bégueule pour un sou, même que c’était une artiste. Pour sûr, on n’avait jamais eu rien à redire de la Louise.

 

Quand elle est arrivée au village évidemment, avec ses grands cheveux n’importe comment, et toute seule avec son fils, qu’il s’appelait du même nom qu’elle et que donc, il n’avait pas de père, et qu’elle était quand même très jolie, les femmes se sont mises à critiquer sévère et les hommes ont fait mine de renchérir.

Mais on pouvait pas dire, pour la Louise, y’avait que sa peinture qui comptait et le gamin était bien éduqué, pas du tout comme ces hippies qui venait élever des chèvres en fumant des choses qu’il faut pas.

A part le toubib qui allait souvent à la maison aux volets bleus, alors qu’on voyait jamais Louise à la pharmacie et que le petit était robuste comme le mont Valier, on pouvait pas faire des histoires sur Louise. Et puis le toubib était divorcé depuis des années qu’on savait même plus le nom de sa femme, sauf les vieux qui n’ont plus que les généalogies comme souvenirs, et qu’en plus c’était un bon toubib, qu’on n’aurait pas aimé lui chercher noise.

Sans compter, que ça gardait les maris tranquilles.

 

Et maintenant, voilà qu’on allait porter la Louise en terre, et qu’il était là le toubib et qu’il n’avait rien pu faire avec toute sa science pour empêcher ça.

 

A côté du toubib, il y avait le fils de Louise. Un beau gars, pas beau comme on dirait d’un gars d’ici. Non, on voyait bien que c’était le fils d’une artiste et d’on ne sait qui de la ville, peut-être même de Paris.

Il était né ici, mais il n’était pas d’ici. Et sans doute, il ne resterait pas ici. 

D’ailleurs, il était déjà parti à la Capitale pour faire ses études. Pas même à Toulouse ou à Bordeaux, comme les jeunes gars d’ici, ou même à Lyon ou à Montpellier. Non, direct à Paris. A vingt ans. Comme si à vingt ans, on avait besoin d’aller tout de suite à Paris pour faire ses études ! Des études d’art ! Qu’on sait même pas à quoi ça ressemble, des études d’art ! Sa mère, elle, elle le faisait, l’art. 

Enfin, c’est comme ça maintenant, y’a des métiers, on ne sait même plus de quoi ils sont faits ! N’empêche, il est gentil quand même le petit, d’ailleurs, Camille a encore fait les confitures de myrtille pour qu’il emporte à Paris.

 

C’était presque fini. La cérémonie avait été courte. On ne savait même pas si Louise croyait au Bon Dieu, mais ici au village, on ne pouvait pas imaginer de porter quelqu’un en terre sans passer par le Bon Dieu, et encore plus une jeune femme, vous pensez, et puis le curé avait dit qu’elle était baptisée et que puisqu’elle était baptisée, il n’y avait pas de raison pour qu’on ne fasse pas comme d’habitude. 

Même la mort, c’est plus facile avec une habitude.

Même que ça ne s’appelle pas une habitude pour la mort, mais un rituel.

C’est comme quand tu embrasses ton môme avant de dormir et que ça l’empêche d’avoir peur et de faire des cauchemars. Parce que les enfants ont peur de la nuit, comme les adultes ont peur de la mort. 



 

Le JOURNAL de Louise, pour Simon son fils, après sa mort. Louise raconte l’amour unique et éphémère qu’elle a eu pour son père Vincent, dont il ignore tout.

 

Notre amour a été le point de jonction de nos différences quand elles n’étaient encore qu’au stade de l’identification.

Il s’en est nourri. Il a voulu croire que, puisque nous étions tous les deux différents du même monde, nous étions identiques.

Un africain noir et un asiatique jaune, sont très différents d’un blanc occidental. Mais cette différence par rapport au blanc, ne les fait en rien se rejoindre.

 

Il nous a fallu cinq ans pour nous rendre compte de cette évidence. 

Cinq ans de bel et bon amour, de jeunesse, de soleil, de rire, d’insouciance, de désirs, de vie sans avenir et sans passé, de vie réinventée…

Nous étions forts tous les deux, trop forts sans doute.

Il faut peut-être une inégalité dans l’amour, ou du moins une complémentarité. Ou peut-être, c’est la même chose.

 

Cette photo au bord du lac, c’était la dernière.

Nous ne nous sommes jamais revus.

 

Quand j’ai été retirer la photo dans le petit magasin jaune, une cloche s’est mise à carillonner gaiement à l’ouverture de la porte, comme les sonnailles des chèvres qui dévalent la montagne le soir, pour retourner au bercail.

Il faisait déjà frais en ce début de septembre.

 

Je l’ai posée là, juste à côté du cahier. Le temps s’est écrasé au point de cette mémoire retrouvée. Je sors de l’eau glacée, brûlée de soleil, je cours, je ris dans l’éblouissement de la lumière éclaboussée, je me jette sur lui, je suis contre sa peau, dans son odeur…

 

********

J’ai écrit sur la photo pour lui dire ma mort.

J’ai rajouté une carte parce que la photo était trop petite et je n’avais pas la place pour lui parler de toi.

Tu vois, un petit carton pour lui et un cahier entier pour toi.

Un cahier pour un grand passé que tu ignores, quand lui aura tout l’avenir pour te connaître.

Si tu veux. S’il veut.

 

Une fois satisfaite une curiosité légitime, il faudra que tu te poses les vraies questions :

Est-ce que tu veux vraiment adopter un père qui n’a jamais eu besoin de toi ?

Est-ce qu’il voudra vraiment adopter un fils qu’il aurait été incapable d’aimer ?

 

Si je vous donne l’un à l’autre, c’est aussi pour vous libérer facilement l’un de l’autre.

Ce ne devrait pas être trop difficile, maintenant que j’aurai disparu de vos vies. 

Ma mort rompt le lien ténu qui vous rapprochait. 

 

Je vous laisse libres.

Ta vie t’appartient, et la reconnaissance de ton origine n’en est certainement pas la clef.

 

J’ai mis la photo et le carton dans une enveloppe. Je vais la donner à Pierre, il l’enverra le moment venu. 



 

Vincent et Simon assistent à une conférence sur Van Gogh et ce qu’est un artiste.

C’est Simon qui parle, après le départ de Vincent.




Mais Vincent s’était soudain calmé, ses yeux devenus un seul trait noir enfoncé sous les arcades sombres, brillaient d’une étrange lumière. 

Il parla d’une voix serrée et rauque, comme si les mots étaient faits eux-mêmes d’une matière rêche et difficile à émettre :

« Se réaliser... se réaliser pour un artiste… mais c’est mourir, ou cesser de créer. Ce qui est sans doute la même chose. Parler de réalisation pour un artiste, c’est le nier. L’artiste, c’est celui qui cherche, celui qui va vers autre chose, celui qui ne possède jamais, celui qui va vers l’inaccessible désir… l’artiste est un homme qui marche… s’il s’arrête, c’est qu’il est mort… il ne faut pas vouloir arrêter un artiste… il faut qu’il marche… il faut accepter qu’il marche… il faut lui donner de le laisser marcher… »

Vincent s’est levé. Il est parti.

 

J’étais magnifiquement anéanti, je l’ai suivi, désespérément heureux, perdu, émerveillé.

Il marchait vite, sous une petite pluie fine et grasse. Je voulais lui dire que je l’aimais, que je comprenais, qu’il n’était pas tout seul et que moi aussi je savais tout ça exactement comme il l’avait dit, à cause de Louise. Je souffrais de n’avoir pas le courage de le rejoindre et cette souffrance en moi était terrible, et plus elle était terrible, moins je pouvais le rejoindre, et plus j’aurais voulu courir,  plus mes jambes devenaient raides. 

Je le suivais dans cet insupportable naufrage, comme l’homme perdu qui va couler s’accroche à l’infime lumière d’un phare improbable, sans avoir d’autre pensée que de se sauver.

 

Je l’aimais.

Je l’aimais comme un fou.

J’aimais cet homme au point de vouloir mourir avec lui sous cette pluie glacée, s’il fallait mourir pour rien, pour être différent et ne pas vouloir renoncer à cette différence.

Je le suivais comme une bête, sans rien savoir, sans rien comprendre, avec ce seul instinct sauvage de ne pas le perdre, quand ma vie entière tenait dans cette poursuite absurde d’un homme seul qui marchait dans la nuit glacée.

Il était arrivé à sa voiture. Il a ouvert la porte sans même se retourner, il est monté, il a démarré.

Je suis resté sur le trottoir gluant de pluie huileuse.

Il était parti.

Il n’était plus là.

 

La vie toute entière se résumait à cette petite pluie fine et tenace qui transperçait mon blouson de jean. Je ne bougeais pas. Le moindre geste et il aurait fallu que j’existe. Le moindre geste et il aurait fallu que je meure. 

Vincent était parti.

J’étais fixé à cet endroit précis, sans qu’aucune pensée ne puisse se greffer à cette seule évidence terrible.

Vincent était parti.

 

J’ai vu la voiture. Il est arrivé très vite. Il s’est arrêté juste devant moi. Il n’a pas stoppé le moteur.

Je suis monté.

Il faisait chaud, et j’ai essayé de calmer les battements de mon cœur en suivant le rythme régulier des essuie-glaces, comme si ma vie en dépendait.

 

Il fallait surtout que la pluie ne s’arrête pas.

 

Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail à
Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.
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Atelier D' Écriture N ° 8 : THÈME " Le poète " Liste des Mots...

Publié le par Evy

Atelier D' Écriture N ° 8 : THÈME " Le poète " Liste des Mots...

J'organise chaque semaine un atelier d'écriture

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Ou 10 mots

Ouvert du Dimanche au Dimanche  

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez la semaine

 

Un grand bravo aux participants 

Cette semaine le thème du 14/02/21 au 21/02/21

C'est " Le Poète "

--- Les 10 mots

Sculpter, Apprivoiser, Ultime, Vie, Franchir, Plainte, Folie, Cruel, Destin, disparaître...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin..

Vos participations

Le poète.

 

Sculpter le son avec la musique des mots

Apprivoiser l’Idée par quelques rimes à propos

Jusqu’à ce que l’ultime inspiration franchie

Il ne reste plus du rêve de la vie

Que le destin cruel d’une morbide folie

Où disparaît à jamais la plainte

Du poète perdu noyé dans l’absinthe

 

Où sont les poètes évincés de ce monde muet

 Quand il ne reste des sourires masqués

Qu’une parole étouffée qui vient mourir

Aux confins interdits de l’espoir et du désir

 

N. Bernard Villa


 

Le Poète

 

Toute sa vie, il avait essayé d’apprivoiser les mots, de les plier à sa volonté comme on apprivoise un cheval rétif, de les sculpter comme on façonne un bloc d’argile ; de les ajuster comme on règle une mécanique !

Jusqu’au déraisonnable ; à l’épuisement ; jusqu’à la folie …cependant sans regret ; ni protestation, ni aucune plainte ; jamais !

Jusqu’à son ultime souffle ; jusqu’au bout de son destin.

Puis un jour il déposa les armes et franchit l’irréparable : il fit disparaître tous ses manuscrits, ses brouillons, ses pages, ses écrits dans un feu cruel et puissant qui ravagea toute son œuvre …

On retrouva le poète assis à côté des braises les yeux hagards, la figure dévastée par les larmes.

Il tenait son plus beau poème dans une main, noire de cendre. Il l’avait sauvé des flammes dans un ultime effort de lucidité.

Il avait pour titre « Espérance »

Des années après ; quand on enterra le poète, quelqu’un grava son poème sur sa stèle...

Cathou Quivy

L'IRE LYRIQUE

 

Les révoltes du poète

Ne restent jamais tues !

 

En vers libres elles s'expriment

Dans satires ou sonnets ;

Point d'armes, de cruelles rimes,

Croisées, comme des épées.

 De simples bouts -rimés !

Au milieu des luttes, il apprivoise son luth ; 

Sculpte des stances, en guise de résistance,

Et pour les plaintes, des élégies,

En vrai chantre de la folie.

Dans les tercets ou les quatrains, 

Il franchit des ponts alexandrins,

Au cours de ballades, de rondeaux.

Saisissant de la vie les impromptus,

Il pleure les bardes et aèdes disparus.

Et nous livre un lai, un ultime douzain,

Une odelette, pour conjurer le destin.

 

Mais les révoltes du poète

Ne restent jamais tues !
 

                                                              Thérèse Cau

Ma participation

 

Le poète

Là-haut sur son nuage

Le poète dessine et sculpte avec adresse

De longs vers tout en finesse,

Crée de l'émotion, joue avec les sens

À apprivoiser le futur, en sublimant le présent

 

Ayant tourné trop tôt l'ultime page

Du roman de sa vie,

Du poids entier de ses pensées

D’essaim de mots, en banc de rimes

Il glisse, entre les lignes,

Un peu de lui.

 

En franchissant le clair-obscur de la réalité.

Avec mélancolie, et sensibilité

Il cherchait la lumière.

Au fil des saisons, des années…

Rien n'arrêtait la plainte,

De son âme blessée.

 

Y créant un dessin, y cachant la folie,

Il jouait d’écrire ses maux,

Mais âpre et cruel destin, le poète est parti

En nous privant de ses mots

 

C'est un homme parmi tant d'autres disparus

Au grand départ que tu n’as point voulu

Aussi, poète sache que pour écrire

Souvent, tu es là, tu m’inspires.

 

N'était-ce pas le plus beau des défis ?

Evelyne Genique

Publié dans Atelier d'écriture

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