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75 résultats pour “bernard cazeaux

Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...
Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...

 

La Reine et le Fou

 

1

« Je ne regrette rien dans le passé, sauf ceux que j'ai perdus. »

C’est sans remords que pour eux je vous livre la vérité. Je ne cherche pas l’absolution de ceux qui m’ont aimé, détesté peut-être, envié parfois, en ignorant tout de ma vie.

Je suis né avec une cuiller en argent dans la bouche, dans une famille riche venue des environs de Naples, dont la particularité, que je découvris au bout de nombreuses années, était d’être dirigée par un « Parrain ». 

Devant l’ascension de Mussolini, ma « famille », contrairement à d’autres, quitta sa Campanie natale et l’Italie en 1923. Soutenu par celle qu’il aimait et par son fils Guiseppe, mon arrière-grand-père, Don Emmanuel, fit tout pour devenir honnête et repousser les spectres mortels de temps révolus.

Mais si l’on peut échapper à un passé, un pays et un régime, on ne peut guère échapper à la folie humaine. Durant l’époque trouble du fascisme, la haine folle d’un homme apporta le malheur sur ma famille. Avant de ressurgir - vingt ans plus tard - pour la frapper en plein cœur.

On dit souvent que l’amour est plus fort que la haine. La vie me démontra l’inverse. 

Alors moi, Guido, premier petit-fils de Don Guiseppe, dernier des parrains Cercoli, je fis un jour un serment.

1901-1923

2

Héritier de la famille Cercoli, Guiseppe vit le jour en Campanie dans le village de Borgogna en 1901. Fierté de Don Emmanuel, son père qu’il admirait plus que tout, dès son vingtième anniversaire il supervisait en grande partie les activités multiples et variées de la famille Cercoli ; activités qui allaient de l’agriculture et l’élevage dans de grandes fermes de Campanie, à la construction et les travaux publics dans la région, mais aussi dans d’autres villes d’Italie. Alors que son grand-père, Don Vittorio, se bornait à régner comme parrain sur une partie de la Campanie agricole, Emmanuel avait commencé à diversifier les activités et à les étendre géographiquement, mêlant astucieusement affaires légales et illégales, les premières blanchissant les revenus des secondes. 

Avec la prise de pouvoir de Mussolini en 1922, le père et le fils commencèrent à transférer lentement mais sûrement une partie des sociétés et des avoirs de la famille en France, dans la région de Nice, et à Lugano en Suisse. Lugano avait l’avantage d’être une place financière et de se trouver dans le canton du Tessin où l’on parle l’italien.

Rassurés par la reprise en main du pays et par la mise au pas des syndicats et des révolutionnaires par le nouveau pouvoir et ses sbires du Parti Fasciste, certains patrons italiens virent dans l’avènement de cet ordre nouveau l’éclaircissement de leur avenir. Ils n’hésitèrent donc pas à racheter à un bon prix des entreprises florissantes comme celles vendues par la famille Cercoli. 

Débarrassés des entreprises de travaux publics et de bâtiment qui ne pouvaient pas être transférées, les Cercoli ne conservèrent que la propriété agricole familiale, dont affectivement il était difficile de se séparer, et investirent une partie des fonds dans deux sociétés d’import-export basées à Lugano, à Genève et à Nice. Les liquidités furent placées en immobilier dans le Sud de la France et en Suisse, et dans de juteux placements financiers comme seules les banques helvètes ont toujours su en proposer.

La famille se retrouvait donc à l’abri du besoin et d’un régime fasciste qui allait mener l’Italie à sa ruine, ce qu’avait finement anticipé Don Emmanuel qui s’était toujours méfié de la politique ; surtout des hommes politiques qu’il ne savait fiables que lorsque tenus par le chantage et la menace. Mais avec la nouvelle vague qui montait inexorablement, dont la volonté totalitaire ne se cachait pas, il avait redouté de se voir emporté par ce vent mauvais de folie qui s’était levé, aussi incontrôlable que dévastateur. 

Il démontra cette fois mieux encore qu’auparavant, que son surnom de « la volpe » (le renard en italien) n’était pas usurpé. La traversée des Alpes suisses et françaises blanchit la famille Cercoli. Certes, il y avait bien encore de l’argent à gagner légalement et illégalement avec les sociétés d’import-export qui restaient en contact étroit avec l’Italie, on ne se refait pas, mais une nouvelle vie s’offrait à la famille. Et la police italienne aurait d’autres soucis que de venir leur chercher des poux dans la tête à l’étranger.

Lorsqu’après 1935 l’Italie s’allia aux nazis au pouvoir en Allemagne, et que tout annonçait une future guerre, les Cercoli, honorables entrepreneurs installés depuis douze ans en Suisse, prirent la nationalité helvétique. Les nombreux contacts et amitiés qu’ils avaient su habilement nouer et cultiver, leur furent d’une grande aide. Ceci les mit à l’abri des méfaits de la guerre, leur offrit quelques opportunités supplémentaires, mais hélas leur valut aussi la haine féroce de salauds qu’ils pensaient avoir laissé derrière eux en quittant leur pays.

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Extrait du livre deL 'Auteur Bernard Cazeaux " Le montreur d’ours et les Demoiselles "...

Publié le par Evy

Extrait du livre deL 'Auteur Bernard Cazeaux  " Le montreur d’ours et les  Demoiselles "...Extrait du livre deL 'Auteur Bernard Cazeaux  " Le montreur d’ours et les  Demoiselles "...

Une idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé..

 

Le montreur d’ours et les « Demoiselles »

Ariège 1828 - 1831

Rose était allongée au bord du ruisseau, couchée dans la pente, la tête vers le bas. Ses longs cheveux échappés de sa coiffe ondulaient dans le courant léger, mêlés aux algues accrochées aux rochers que le flot continu tentait en vain d’entraîner. Sa grand-mère lui avait raconté que parfois, pour celles qui étaient choisies et qui savaient écouter bien sûr, l’eau transportait la parole des fées. Alors dès qu’elle le pouvait, Rose venait et rêvait en écoutant le ruisseau à l’ombre des aulnes, des saules et des sureaux. Mais aujourd’hui, au murmure incessant de l’eau se mêlait le bourdonnement des mouches qui surgissent toujours de nulle part.

Le jeune homme qui la vit n’eut pas le temps d’appeler. Il se retourna et vomit, appuyé à un arbre. Ce ne fut que lorsqu’il n’eut plus rien à rejeter qu’il s’époumona pour rameuter les autres. Il n’osa pas la regarder à nouveau et attendit que les plus anciens l’aient rejoint. Il aurait dû s’interposer pour que son père ne la voie pas ainsi, mais il était trop choqué pour réfléchir. Le pauvre homme poussa un hurlement en découvrant le corps de sa fille de 12 ans ; du moins ce qu’il en restait. Les autres parvinrent à le faire reculer en le soutenant. Un autre homme vomit à son tour. Le lieutenant de louvèterie Martin se pencha sur le corps en protégeant son nez de sa manche. Mais c’était plus pour camoufler son dégoût car le corps ne sentait pas encore trop fort. Puis il jeta un regard circulaire pour repérer des traces.

« C’est encore lui n’est-ce pas ? demanda le maire.

— Sans aucun doute.

— Il faut le trouver Martin … et le tuer. 

— Plus facile à dire qu’à faire.

— C’est sa première victime chez nous, mais il en a déjà tué cinq dans la région d’après ce qu’on dit.

— Et aucun village ne l’a encore tué, ni même vu. »

Alertés par le hurlement du père, les nombreux hommes venus pour participer aux recherches de la petite disparue s’étaient peu à peu rassemblés à proximité. 

« Il faut la ramener chez elle », dit le maire en se tournant vers les plus proches, espérant trouver des volontaires pour rapporter les restes de l’enfant. 

Un ancien tueur des abattoirs de Saint-Girons se chargea de la besogne. Il était le plus habitué au sang et aux corps découpés, même s’il s’agissait de bétail. Il rassembla les morceaux de corps qui restaient dans une cape et les emporta. Atterrés, car conscients que la prochaine victime pourrait être leur fille, les hommes retournèrent silencieusement au village ; un silence troublé par les pleurs et hoquets du père de la petite Rose.

Arsignac était un village de montagne situé à la jonction des forêts de Bordes, de Bonac et de Bethmale. Une réunion de crise s’improvisa à l’auberge. Ceux qui ne purent entrer dans la petite salle se massèrent devant, dans la rue. Le silence consterné du retour fit place à un brouhaha provoqué par l’inquiétude, la peur et la colère. Le maire essaya de calmer les esprits et obtint un semblant de calme pour s’exprimer. 

« Dès demain les gendarmes seront là.

— Et qu’est-ce qu’ils vont faire les gendarmes ? hurla une femme.

— Ils faut qu’ils procèdent aux constatations. Ensuite je verrai avec eux comment agir, et si on peut obtenir des renforts.

— Et toi Martin, tu ne peux rien faire ?

— Il ne sert à rien de partir en désordre. Je pense qu’il faut que toutes les communes s’organisent. Je vais demander aux autres lieutenants de louvèterie de la région de mener une action commune. Si nous restons chacun dans notre coin nous n’y arriverons pas. 

— Il faut mettre des pièges, cria un homme.

— Il faut tous s’armer et mener la chasse, brailla un autre.

— S’il vous plait, s’il vous plait, dit le maire en levant les mains pour essayer de s’imposer. Martin et moi vous promettons de tout faire pour le retrouver et le tuer, reprit Jacques Soum. Mais Martin a raison, il faut nous organiser, sinon nous perdrons notre temps et il tuera à nouveau. En attendant, nous ne devons plus laisser nos enfants seuls pour garder les troupeaux. Et aucune personne ne doit s’aventurer seule loin des maisons. Si vous devez aller aux pâtures ou dans les bois, allez-y à plusieurs et armés. »

Bien qu’alarmantes, ces attaques de jeunes filles, étalées sur plusieurs mois et réparties sur plusieurs communes, n’avaient pas jusque-là suscité beaucoup d’intérêt de la part des autorités. D’autres préoccupations occupaient les esprits. Jacques Soum et Martin décidèrent d’aller se plaindre aux responsables départementaux pour obtenir de l’aide.

Ils ne s’attendaient pas à tel accueil. 

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Extrait du livre " Au Nom du Bien " de l'Auteur Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

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Au nom du bien

1

Il se sentit apaisé pour la première fois depuis une éternité. Éternité qu’il venait de compromettre aux yeux des mortels, mais il n’en avait cure car il savait qu’il n’était qu’un instrument entre les mains divines. Cette dernière pensée le fit sourire. Un sourire vrai. Pas un sourire compassionnel composé pour la circonstance qui vous crée le personnage que les autres entendent retrouver face à eux ; image réconfortante qui colle parfaitement au rôle à jouer dans une société bien codifiée pour ne pas perturber l’équilibre fragile des relations humaines. Équilibre qu’il n’avait pourtant pas su sauvegarder au sein de sa propre vie. Mais était-il réellement responsable de cet immense gâchis ? Tout ce en quoi il croyait, tout ce pour quoi il vivait jusque-là avait volé en éclats. Sa vie avait été bouleversée.

Pourquoi avait-elle voulu partir ? Comme ça ! En riant !... Si seulement elle n’avait pas ri ! Rire est le propre de l’Homme, mais ce rire-là appartenait au Diable. Il n’en doutait pas, certain d’avoir senti le soufre quand elle lui avait exhalé « ses vérités » au visage. « Vraiment, avait alors susurré la petite voix dans sa tête, le soufre ? ». Il l’avait fait taire immédiatement avant qu’elle aussi ne se mît à rire. Le doute qui avait failli s’insinuer dans son esprit constituait bien une preuve supplémentaire de l’œuvre du Malin. Extirper toutes ces scories de l’esprit s’était imposé comme un travail nécessaire à la rédemption. Il aurait pu se laisser abattre, faire une dépression, se mettre à boire, se droguer, voire se suicider. Pourquoi ne pas tout abandonner comme tant de personnes auxquelles il manque la force ultime, le souffle de la foi que l’on porte en soi sous la forme d’une certitude inébranlable ? Lui avait su résister aux instruments délétères du Diable. Il avait plongé au plus profond de son être, au plus profond de son âme pour en extraire cette certitude, cette foi en la vérité révélée. Il avait affronté avec courage le Malin qui espérait l’engloutir dans les abîmes brûlants de l’Enfer. À l’instar de Jésus dans le désert, il avait trouvé les ressources nécessaires pour repousser la Bête. Tout lui était alors apparu clairement. Il avait rendu grâce à cette épreuve. S’il avait dû se confronter au Mal, c’était pour mieux l’appréhender, mieux le reconnaître afin d’être apte à le combattre. Sauvé de la damnation, investi d’une mission alors qu’il se croyait abandonné, il se sentait transfiguré, invulnérable ; jamais il n’aurait dû douter. Placé dans le berceau protecteur des mains de Dieu, il vouerait sa vie à la lutte contre le Mal. Où il s’insinuerait pour détruire l’œuvre de Dieu, il l’extirperait. Il écarterait les brebis contaminées pour sauver le troupeau. Il élaguerait les branches pourries de l’arbre de vie. Par la purification du temple pour la plus grande gloire de Dieu, il gagnerait sa propre purification. Un soldat du Christ venait de naître, baptisé dans le sang du péché. Comme l’ange Gabriel, lui aussi serait à sa manière un « héros de Dieu ». Oui ! Un bien beau nom pour une œuvre salutaire, « héros de Dieu » ! Il avait tout d’abord songé à Azraël, nom de l’ange de la mort, mais face à l’inculture crasse de ce début de XXIe siècle, il avait craint d’être confondu avec le chat des Schtroumpfs.

Certes son œuvre serait limitée à ses modestes moyens, mais elle n’en serait pas moins utile et salvatrice. Il mettrait ses pas dans ceux des Pères de l’Église, eux qui ont œuvré et souvent souffert jusqu’au martyre pour porter la parole de Dieu et affirmer Sa Gloire à la face du monde. Un monde pourri par les fausses croyances et le paganisme, soumis aux incessantes tentations du Diable. Un monde qui a oublié les préceptes de Tertullien qui a si bien dénoncé le rôle tentateur et corrupteur de la femme, « porte d’entrée du Diable », qui précipita Adam dans l’abîme en prêtant une oreille attentive au démon. 

Lui aussi, le nouveau « héros de Dieu », avait été soumis à cette tentation pour le détourner du Seigneur. Mais il avait résisté. Instruit depuis l’enfance des dangers qui guettent les hommes, il avait su déceler la présence du démon dans ses rires grotesques, ses railleries méprisantes, ses propos infamants et vulgaires proférés dans des effluves soufrés. Il avait su trancher la tête du serpent complice de l’Eve éternelle qui se tapit au fond de chaque femme éloignée de Dieu. Par cet acte il avait retrouvé le chemin de la Vie et tourné le dos aux abîmes infernaux. Heureusement que toutes ne cédaient pas au chant des démons lubriques. Il en connaissait d’admirables, tournées vers le Bien et respectueuses des enseignements du Seigneur. Des femmes à l’image de sa mère qui l’avait aimé et instruit dans la foi, le respect et la crainte de Dieu, bien qu’elle-même eût souffert jusque dans sa chair des avanies d’un homme lubrique et pervers, véritable suppôt de Satan ; son père qu’il n’avait que peu connu mais qui lui faisait horreur. S’il n’avait pas su récompenser sa mère en devenant ce qu’elle avait tant souhaité, il se rachèterait. Ces femmes, ces mères, ces filles de Dieu, il les respecterait et les protègerait.

 

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Extrait du livre Flotentin de l'Auteur Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

Extrait du livre Flotentin de l'Auteur Bernard Cazeaux...Extrait du livre Flotentin de l'Auteur Bernard Cazeaux...
1874

Mathilde

 

Elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit, torturée par ce qu’elle avait vécu treize ans plus tôt et ses conséquences ; encore plus par l’acte qu’elle s’apprêtait à commettre.  

Elle sortit sans bruit de la petite chambre dans laquelle elle dormait avec son fils âgé de douze ans. Elle se retrouva dans la grande pièce principale. Bien que pieds nus et vêtue de sa seule chemise de nuit, elle ne frissonna pas. Pourtant le froid avait pris possession de la grande pièce. Les pierres du sol étaient glacées. Dans la cheminée, les braises de la veillée n’étaient plus que cendres. 

Seul le bruit régulier du balancier de l’horloge troublait le silence. Mais personne n’y prêtait attention. C’était plutôt son arrêt impromptu qui provoquait la sortie d’un sommeil bercé par ce métronome. Depuis la naissance de son fils, son père avait neutralisé la sonnerie pour ne pas le réveiller. Depuis, il ne l’avait jamais remise. Elle s’immobilisa en entendant un léger ronflement de son père qui se transforma en grognement, avant de redevenir un souffle régulier. Au fond de la pièce, dans l’alcôve au rideau tiré, ses parents dormaient du sommeil des justes, épuisés par les dures journées de labeur. 

La pièce était plongée dans le noir, mais elle la connaissait par cœur. Elle y vivait depuis sa naissance, vingt-sept ans plus tôt, et pouvait dire où se trouvaient chaque meuble, chaque objet, chaque ustensile. Elle avança lentement, guidée par le bruit régulier de l’horloge qui se dressait à côté de la porte d’entrée. Elle trouva le verrou à tâtons et le tira sans bruit. Puis elle leva la clenche et entrouvrit la porte. À peine, car elle était mince ; un joli brin de fille, disait tout le monde. 

Elle referma doucement la porte. La lune était ronde et le ciel dégagé. Le chien attaché à sa niche sortit et tendit la chaîne en gémissant, en quête d’une caresse. Il imaginait sans doute qu’elle allait le libérer comme chaque matin. Mais malgré sa queue qui fouettait l’air et ses pleurnicheries, elle ne s’approcha pas de lui. Il la regarda s’éloigner d’un pas lent dans la lumière spectrale de la pleine lune, et repartit se coucher, dépité.

Des aiguilles de pins tombées sur le chemin sablonneux se collèrent à la plante de ses pieds. Elle poursuivit sa marche comme un automate, sans tourner la tête, les yeux vides et fixes. Après avoir marché sur une centaine de mètres, elle bifurqua sur la droite en empruntant une sente qui se faufilait entre les grands pins. Ils s’élançaient vers le ciel en rangs serrés. Le sol était couvert de fougères, d’ajoncs, de bruyères. L’aube n’allait pas tarder à donner ses couleurs à la forêt, mais à cette heure tout n’était que nuances de noir et de gris. 

Elle poursuivit lentement son chemin, indifférente aux brandes qui griffaient parfois ses mollets nus. Après deux minutes, elle le vit dans une trouée. Il était là depuis toujours, calme, noir, inquiétant. L’étang niché au cœur de la forêt était comme une immense tache d’encre dans la verdure. Le sable noir sur lequel il reposait lui donnait cette couleur trompeuse alors que son eau était limpide. 

Elle s’approcha et s’arrêta au bord. L’eau commença à sourdre sous ses pieds nus. Elle porta son regard au-dessus de la vaste étendue transformée en miroir par la lune qui s’y reflétait. Au loin, d’autres grands pins commençaient à se détacher sur le ciel qui s’éclaircissait. Les premiers rayons du soleil feraient bientôt naître une nappe de brume qui s’effilocherait peu à peu. Comme d’habitude… sans doute. Mais aujourd’hui elle ne la verrait pas. 

Elle trempa un pied dans l’eau sans frémir malgré sa température. Puis l’autre suivit naturellement. Puis l’autre encore. Comme si elle repartait sur le chemin. Elle avança, le regard fixé sur un point invisible. Que voyait-elle ? À quoi ou à qui pensait-elle ? À son fils ? À ses parents qui l’avaient toujours aimée malgré leur souffrance ? À lui ? Sa chemise de nuit s’évasa en corolle autour d’elle et flotta à la surface comme un grand nénuphar. 

L’eau atteignit ses seins. Ses pieds s’enfoncèrent un peu plus dans le fond souple et vaseux. L’eau frôla son menton. Un pas de plus, deux pas. L’eau noire se referma au-dessus de sa tête avec un léger remous. Nul n’aurait pu la voir, mais elle fit encore quatre pas puis se laissa tomber en avant, bras écartés, bouche ouverte. Les ronds concentriques du remous troublèrent à peine la surface et se perdirent imperceptiblement dans les ajoncs et les bruyères. 

L’aube teinta le paysage. L’étang sembla soudain fumer. Les couleurs apparurent peu à peu. Poussant sur ses longs pieds, un héron s’envola de la berge. Dans les hauteurs des pins, des palombes posées pour la nuit roucoulèrent longtemps, s’envolant enfin vers leur destin dans de grands battements d’ailes bruyants.

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" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan " Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan "  Bernard Cazeaux...

 

" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan "

Ce recueil d'histoires campagnardes, rudes, tendres et drôles, évoque des épisodes réellement vécus dans différents villages du Sud-Ouest. On y retrouve des personnages pittoresques, hauts en couleur, des tyrans domestiques, des enfants dégourdis, des arriérés et de joyeux lurons, témoins d'une époque révolue. ..

 

Introduction du livre

O tempora, o mores !

« Ô temps, ô mœurs », disait Cicéron. 

Autrement dit : « Quelle époque ! »

 

Au travers de ces courtes histoires, je parle de temps désormais révolus. J’ai tenté de rapporter la manière de parler de certains acteurs, tout en n’utilisant pas le patois, que je ne parle pas, qui était pour beaucoup à l’époque la langue de tous les jours.

 Je me dois également de prévenir que des éléments peuvent aujourd’hui choquer les âmes sensibles de notre société moderne coupée de ses racines ancestrales. Mais il fut un temps, pas si lointain, où la vie quotidienne dans nos campagnes réservait des moments de joie et d’allégresse propres à révulser certains de nos concitoyens citadins contemporains. 

Je pense en particulier aux moments où l’on festoyait entre voisins après avoir abattu les bêtes que l’on consommerait plus tard sur la ferme. Un temps de convivialité où le passage obligatoire par un abattoir n’était pas imposé. Ou encore, quand on « faisait la gnole », ce privilège de bouilleur de cru qui se transmettait,  désormais perdu à la mort du dernier détenteur.

Ces concitoyens contemporains qui parfois se hasardent dans une campagne idéalisée qu’ils ne peuvent imaginer que bucolique, et dont bien souvent ils veulent dicter les règles afin de contraindre la réalité jusqu’à son adéquation avec leurs fantasmes ou leur idéologie. 

Ainsi, un beau matin, après avoir acquis à prix d’or une bâtisse « de caractère » ou détourné une ancienne ferme de sa fonction première, ils débarquent en pays conquis, forts de leurs certitudes et de leur bon droit de propriétaire. 

Horrifiés, ils découvrent alors que les clarines des vaches tintent sans interruption tandis qu’elles paissent avec lenteur et enfournent de l’herbe à grosses bouchées dans les pâtures estivales. Puis, couchées dans l’herbe grasse, elles ruminent en posant un regard pénétré sur leur environnement, à la manière d’un philosophe en pleine méditation, tout en pétant à qui mieux mieux pour trouer la couche d’ozone. À ce tintamarre insupportable, tellement différent des bruits de la ville, vient se joindre parfois le tintement des cloches des églises qui rythment la vie des villages en égrenant les heures. 

Pire encore, dès potron-minet, les gallinacés mâles, que l’on nomme coqs, entonnent fièrement leur champ tonitruant pour annoncer l’arrivée de l’aube. Certains outrecuidants, peu fiables, déboussolés ou impatients, chantent alors qu’il fait encore nuit noire.

À l’heure de la traite matinale, les vaches laitières meuglent tandis que d’autres appellent leur veau. Les brebis et les chèvres bêlent pour sortir au pré et manifestent leur joie en quittant les bergeries, certaines portant aussi des clochettes.

Il faudrait expliquer à ces citadins que les cloches et clochettes ont une fonction autre que celle de les ennuyer. Dans les pâtures et les estives, elles servent au berger à repérer le troupeau. Mais aussi, lorsque elles se mettent à tinter violemment, elles signalent un affolement du troupeau à cause de la présence d’un danger, le plus souvent un prédateur, et éveillent les chiens de garde comme les Patous qui se précipitent pour protéger le troupeau.

Il arrive aussi que des chevaux hennissent, que des ânes braient ; sans parler des inévitables et omniprésents chiens de fermes et autres canidés de chasse qui aboient de manière intempestive pour un oui pour un non. Mais ce n’est pas tout. 

Aussi matinaux que les coqs, les oiseaux pépient et gazouillent bruyamment dans les bosquets, taillis et haies au mépris du repos bien mérité des citadins transplantés. Les merles insolents babillent et flûtent à tout-va. Les geais cacardent, les corbeaux croassent, les pies jacassent. La nuit les chouettes hululent, les crapauds coassent, les grillons stridulent, tout comme les cigales en plein jour qui se chauffent au soleil du midi sur l’écorce des pins, inconscientes de troubler la sieste du citadin fatigué.

Dans les basses-cours les dindons glougloutent, les canards cancanent, les poules caquettent, les oies cagnardent et les pintades cacabent au mépris de toute bienséance envers leurs augustes voisins humains en quête de grasse matinée. 

Bref, c’est insupportable pour celui qui n’est habitué qu’au vrombissement des moteurs à explosion, au fracas des métros et des trains, aux avertisseurs sonores des véhicules, aux sirènes d’alarmes, au ramassage des poubelles, etc. Et ce qui est pitoyable, c’est que tout ce beau monde exotique ne respecte pas la trêve du week-end, pas plus que l’élémentaire et minimal repos dominical.

Cependant, l’étonnement du citadin ne se limite pas à la faune animale locale. Le « paysan », espèce en voie de disparition, y met du sien avec une mauvaise volonté évidente. Pas plus que les animaux il ne respecte le week-end et des horaires décents. Allez savoir pourquoi il s’ingénie à travailler le samedi, le dimanche et même pendant les jours fériés ? S’il va jusqu’à ne pas prendre de congés, comme tout le monde, c’est à se demander si ce n’est pas prémédité, rien que pour enquiquiner ses voisins. 

Sans parler des nuits où il pousse le vice jusqu’à arroser et faire du bruit avec les jets. Quand ce ne sont pas les tracteurs et engins agricoles qui rugissent sous les étoiles tandis qu’il moissonne, qu’il coupe et presse du fourrage, qu’il traite les cultures. Mais pourquoi, bon sang, le paysan ne respecte-t-il pas des horaires normaux et les 35 heures ? 

Je hasarde ici une réponse qui n’engage que moi bien sûr : « peut-être parce que son métier est contraint par les caprices de la nature ? » Lui aussi je pense, préfèrerait se reposer dans son lit plutôt que moissonner encore à 2 heures du matin, alors qu’il lui faudra être debout dès l’aube pour s’occuper des animaux. 

Mais ces péquenauds obtus, ces culs-terreux, s’obstinent à perturber la tranquillité de leurs voisins fraîchement installés, venus pour se reposer à la campagne… faite pour ça comme chacun  sait. 

Les nuisances sonores ne sont hélas pas les seules à provoquer le courroux de ces nouveaux propriétaires. Il y a les nuisances olfactives. Oui, la campagne est aussi faite d’odeurs. L’odeur des fleurs, des fruits, des champs, des arbres, des herbes aromatiques, mais aussi des animaux et de leurs déjections, une odeur de merde quoi ! 

Personne n’ayant encore trouvé le moyen de faire aller les animaux aux toilettes et à tirer la chasse d’eau en sortant, ces derniers défèquent abondamment où bon leur semble. Dans les prés, bouses et crottins parsèment les prairies pour le plus grand bonheur des sangliers qui « vermillent » la nuit. Mais aussi sur les chemins qui mènent aux pâtures, obligeant le néo-rural à jouer à la marelle pour ne point ruiner ses belles chaussures de promenade dans quelque bouse bien fraîche au fumet odorant.

Dans les fermes, tas de fumier et fosses à lisier recueillent les déjections animales, avant que celles-ci ne soient épandues sur les champs pour les fertiliser, au grand dam des narines délicates des nouveaux habitants. Les mêmes qui, pas à un paradoxe près, militent pour une agriculture bio exempte d’engrais industriels.

L’installation de ces olibrius s’est accrue durant les dernières décennies, provoquant une flambée des prix de l’immobilier qui n’est pas sans générer des problèmes aux autochtones. On a vu ainsi s’installer des bataillons d’étrangers en provenance de l’Europe : Britanniques, Allemands, Néerlandais, Suisses… Certains pour vivre à demeure, tandis que d’autres occupent les maisons par intermittence.

Bien entendu, tous ne sont pas de cet acabit. Beaucoup, largement majoritaires, s’adaptent avec bonheur aux us et coutumes locaux, se fondant, ravis, dans le paysage et les communautés. Il ne faut pas voir dans mon propos une forme de xénophobie, car les cas pathologiques se rencontrent aussi chez de nombreux néo-ruraux nationaux qui fuient les villes pour s’installer et s’imposer dans nos campagnes.

Hélas, aujourd’hui les problèmes augmentent au gré d’une migration croissante en quête d’une ruralité rêvée, telle qu’elle n’a jamais existé. Alors les procédures, les mises en demeure et autres requêtes pleuvent pour faire cesser ces nuisances insupportables aux citadins. Les procès contre des agriculteurs, des cloches, des coqs, que sais-je encore, encombrent les tribunaux. Une espèce de retour au moyen âge où se tenaient des procès contre les animaux.

Que ces procéduriers se rassurent. Lorsqu’ils auront obtenu gain de cause et qu’en plus tout le monde sera obligé d’être végétarien, les animaux disparaîtront et leurs « nuisances » avec. Tout comme les paysans d’ailleurs. 

Cependant, les récits que je vais développer dans cet ouvrage sont bien antérieurs à cette époque de mutation moderne. C’était un temps où les paysans, bien plus nombreux qu’aujourd’hui, côtoyaient plutôt les touristes de passage et les vacanciers de l’été. Un temps où chacun d’eux, dans son registre et fort de ses certitudes, prenait l’autre pour un « couillon ».

Il va sans dire que lorsqu’on restitue une histoire croustillante, celle-ci n’est pas représentative de la norme et s’apparente plus à une caricature qu’à une analyse sociologique. 

Mais qu’est-ce qui nous fait sourire depuis la nuit des temps, sinon la caricature ?

 

Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur  dédicacé  (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

bernardcaz@hotmail.com

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Bibliographie Nicole Bernard Villa...

Publié le par Evy

Bibliographie Nicole Bernard Villa...

Bibliographie

 

 Genre : Roman

-- Point de fuite      

 

Ce roman « POINT DE FUITE » a fait l’objet d’une première édition en octobre 2020.

 

Genre : Nouvelles littéraires, théâtrales et poèmes.

-- La Confiture de Vieux Garçon

 

 

 

Cet ouvrage est composé en trois parties :

 

« Triptyque des Solitudes » trois pièces de théâtre, reliées par un bandeau

 

 

Ce livre ARIETTA,OPUS 111 a fait l’objet d’une première édition en septembre 2019.

Genre : roman

 

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Roman, Arietta Opus 111 Nicole Bernard Villa...

Publié le par Evy

Roman, Arietta Opus 111  Nicole Bernard Villa...

La vie de Nicole BERNARD VILLA est double, partagée entre un métier de professeur de piano à Foix et à Mirepoix et un autre métier d'exploitante d'un verger de noyers.

Bien sûr, comme toutes les autres femmes ayant charge de famille, elle a évidemment une multitude d'autres métiers comme cuisinière, agent d'entretien, blanchisseuse, secrétaire etc... que nous avons plutôt l'habitude d'appeler des "activités".
Forcément comme l'écriture est une partie de sa vie, ces "métiers" et diverses "activités" ne lui laisse pas beaucoup de temps de loisirs pour les réseaux sociaux et autres vacances étrangères.
Pour autant elle voyage tout le temps dans la vie de ses personnages qui lui permettent de vivre toutes ces vies qu'elle aurait tant aimées partager pour certaines et qui la consolent de n'avoir été l'héroïne que de la sienne...
 
Une idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir 
 

 

ARIETTA Opus 111  est consultable sur le site de CoolLibri.
(Il est possible de le télécharger en version e-book.)
 
Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail à
Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.

 

 

Ce roman, ARIETTA Opus 111, a été inspiré à N. Bernard Villa par la trente-deuxième et dernière sonate pour piano de Beethoven.

 

C’est une évocation passionnée de la force de vie contre une mort certaine, où l’espoir est une quête absurde et magnifique à laquelle le compositeur ne renoncera jamais malgré le pire des destins qui lui a été dévolu, la surdité.

 

C’est au cœur de cette musique que Thomas. B, pianiste aussi solitaire que célèbre dans le monde entier, et une fillette de onze ans, Marie-Magdalena, « mi-oiseau, mi-jasmin », perdue dans un destin sans issue, vont s’approcher et avoir besoin l’un de l’autre dans leur identique solitude.

Peu à peu la gamine sans avenir va suivre cet improbable chemin de la musique et de la mer aux côtés de l’artiste étrange, qui lui permet d’imaginer une autre mémoire, une autre éternité.

 

Beethoven voulait consoler le monde avec sa musique… il a donné sa force à ces deux là pour affronter leur impossible destin dans cette joie dérisoire mais superbe qui les unit à jamais….

 

Il n’est point besoin de connaître la musique, pas plus que la mer… il suffit de vouloir écouter, voir, et rêver… seulement rêver…

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Ce roman, Arietta Opus 111, a été inspiré à N. Bernard Villa par la trente-deuxième et dernière sonate pour piano de Beethoven.

Publié le par Evy

ARIETTA , OPUS 111



 

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : roman 



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Synopsis

 

Ce roman, ARIETTA Opus 111, a été inspiré à N. Bernard Villa par la trente-deuxième et dernière sonate pour piano de Beethoven.

 

C’est au cœur de cette musique que Thomas. B, pianiste aussi solitaire que célèbre dans le monde entier, et une fillette de onze ans, Marie-Magdalena, « mi-oiseau, mi-jasmin », perdue dans un destin sans issue, vont s’approcher et avoir besoin l’un de l’autre dans leur identique solitude.

Peu à peu la gamine sans avenir va suivre cet improbable chemin de la musique et de la mer aux côtés de l’artiste étrange, qui lui permet d’imaginer une autre mémoire, une autre éternité.

 

Beethoven voulait consoler le monde avec sa musique… il a donné sa force à ces deux là pour affronter leur impossible destin dans cette joie dérisoire mais superbe qui les unit à jamais….

 

Il n’est point besoin de connaître la musique, pas plus que la mer pour partager quelques instants de leur vie et de cet amour insolite qui les liera bien au-delà de la mort…il suffit de vouloir écouter, voir, et rêver… seulement rêver…



 

Retours de lecture…

 

« … Je ressors de la lecture de ce livre totalement bouleversée. Cela fait longtemps que je n’avais pas pleuré en lisant. C’est magnifique, plein de tendresse, d’amour, de force, de vie, de musique que j’entendais en lisant… Merci mille fois. » Michelle M.

 

« … Je vous remercie pour le livre que vous m’avez offert hier, je l’ai lu d’un bout à l’autre ce matin. C’est un des plus beaux livres que j’ai lu parmi plusieurs centaines, autant sur le fond qu’au niveau du style. Je remercie l’auteure pour la grande poésie qu’elle a laissée dans ces pages… »  Julie H.

 

« … J’ai beaucoup apprécié ce livre. Il devient rare de nos jours d’en trouver d’aussi bien écrits et malgré tout le travail que j’avais à faire la semaine dernière, je ne l’ai pas lâché avant de l’avoir terminé !... » Marie-Clotilde N.

 

« …Pour vous exprimer l’émotion qu’il m’a procuré, me viennent les mots de tendresse, angoisse, sourires, larmes, surprise, tristesse, amour solitude, attachement… je vais devoir le relire car je l’ai dévoré trop vite et sans respirer… » Véronique F.

 

« Votre ouvrage est un petit bijou, sur le fond comme sur la forme : j’aime beaucoup cette écriture poétique dont vous avez imprégnée vos phrases… » Alain R.

 

Ce livre ARIETTA,OPUS 111 a fait l’objet d’une première édition en septembre 2019.

 

ARIETTA Opus 111  est consultable sur le site de CoolLibri.
(Il est possible de le télécharger en version e-book.)
 
Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail à
Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.

 

Publié dans Nicole Bernard Villa

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Extrait du Roman, Arietta Opus 111 Nicole Bernard Villa...

Publié le par Evy

EXTRAIT du roman ARIETTA OPUS 111
    de N. BERNARD VILLA
 

 

 

L’important en musique, c'est que les mots n'existent pas.

Les réalités ne sont que des images évoquées.

Elles restent en transparence, différentes pour chacun selon ce qu'il peut en saisir.

Par exemple, le mot « amour » n'existe pas.

Tout cela est une émotion, ressentie ou non,  plus ou moins vécue selon votre sensibilité, qui peut vous faire trembler parfois si intensément que vous restez dans le silence d'après avec ce goût âcre au cœur, comme une petite mort.

Mais le mot, c'est autre chose. Le mot, est définitivement fermé sur lui-même.

Il signifie.

Alors la chose commence à exister.

Peut-être est-ce pour cela que les politiques s'entourent de musiciens tandis qu'ils jettent à la rue leurs poètes, à coups de pied au ventre.

Aimer

Il faudrait que je demande à Doubaï quel est le sens de ce mot. Un poète doit pouvoir expliquer cela.

« Doubaï, toi qui es poète, et qui donc sait le sens des mots, est-ce que « aimer » c'est la même chose que « Magdalena » ? »

Il ne rira pas.

Un poète ne rit jamais avec « l'amour ».

Il prendra un stylo, il écrira le mot « amour » et puis des tas d'autres mots autour : il pourra y avoir des grenouilles, des diamants, de la pluie, des soleils explosés, des cailloux noirs, des chemins de forêts... beaucoup de mots-, et puis des phrases où les mots enchâssés formeront une marqueterie  savante.

Puis il relèvera la tête et il me dira: « Voilà. »

Je vais regarder. Ce sera très beau. Je chercherai fébrilement le mot "amour" parmi les grenouilles, les soleils explosés et les cailloux d'onyx.., il n'y sera pas.

Je tendrai  la feuille inutile à Doubaï et je lui dirai avec force :« Où est l' « amour »

Il me regardera alors avec ses grands yeux étonnés, et il me répondra : « Mais… partout. »

 

C’est la dixième chambre d’hôtel ce soir. La même. Une autre.

Je n’ai rien résolu.

Elle est dans ma mémoire et tout cela reste parfaitement absurde.

Mais elle est là.

C’est la seule chose qui compte. 

Une idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir 

ARIETTA Opus 111  est consultable sur le site de CoolLibri.

(Il est possible de le télécharger en version e-book.)
 

Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail à

Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.
 
 
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« La Confiture de Vieux Garçon » Nicole Bernard Villa

Publié le par Evy

LA CONFITURE DE VIEUX GARÇON

 

 

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : Nouvelles littéraires, théâtrales et poèmes.

 

La Confiture de Vieux Garçon

 

La confiture de vieux garçon demande beaucoup de temps mais peu de travail.

Prendre un grand bocal dans lequel vous disposerez des couches de fruits mûrs, au fil des saisons toute une année, en couvrant au fur et à mesure d’une bonne eau-de-vie. Vous aurez soin de reboucher hermétiquement le bocal après chaque ajout.

Votre grande patience d’une année entière sera récompensée lorsque vous pourrez régaler vos convives à Noël ou lors d’une fête de famille, qui se feront un plaisir de trouver quel fruit se cache dans leur petit verre tout en vous racontant de jolis souvenirs des saisons enfuies…

 

Ma Confiture de Vieux Garçon

Prendre un grand cahier ou un ordinateur sur lequel vous écrirez toutes sortes de textes courts au fil des saisons d’une année ou plus, en entassant au fur et à mesure des Nouvelles littéraires, des Nouvelles théâtrales ou des Poèmes.

Vous aurez soin de relier tous ces textes dans une jolie couverture pour que chacun de vos lecteurs ait le plaisir intime de se glisser dans vos délires multiples et capricieux…

A déguster sans modération, quelle que soit la saison, le jour ou la nuit, pour des petits voyages sans départ et sans retour…

 

L’auteur a voulu mettre ensemble trois genres réunis – littéraire, théâtral et poésie – pour donner envie de découvrir plusieurs facettes de son écriture et amener peut-être certains lecteurs qui n’en auraient pas l’habitude ou l’occasion, à découvrir de la poésie ou du théâtre, les nouvelles littéraires ayant peut-être aiguisé une certaine curiosité et quelques plaisirs…

 

Cet ouvrage « La Confiture de Vieux Garçon » a fait l’objet d’une première édition en octobre 2020.

 

Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail ànicole.bernard.villa@gmail.comVous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.

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