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77 résultats pour “bernard cazeaux

Naissance officielle d'une nouvelle association littéraire

Publié le par Evy

 

Chers amis auteurs.
 
Je viens vers vous pour vous informer de la naissance officielle d'une nouvelle association littéraire dont le siège se trouve à Espéraza (11).
 
Elle a pour nom : Au Fil de l’Aude des Mots.
 

Cette association a été créée par des membres dont vous reconnaîtrez les noms, puisqu'ils font partie aussi de notre association AOC.

 

Présidente             GÉNIQUE Évelyne, 

Vice-Président      BAYLET Gérard,  

Trésorier                GRELIER Dominique, 

Secrétaire              CAZEAUX Bernard.

 

Cette association a pour objet l’organisation de manifestations culturelles (conférences avec des écrivains ; réunions littéraires ; ateliers d’écriture et de lecture ; diffusion d’ouvrages…). 

 

L'association est également chargée d'organiser un salon du livre à Espéraza dans l'Aude.

 

Des salles seront mises à notre disposition par la municipalité pour les manifestations organisées, selon un calendrier à définir (réunions mensuelles ou trimestrielles...).

Tous les membres des AOC qui voudraient proposer et animer une conférence ; présenter leurs ouvrages ; participer à des soirées de lecture et/ou de rencontres poétiques seront bien entendu les bienvenus.

N'hésitez pas à formuler des propositions puisque ces manifestations sont ouvertes à tous.

Si vous voulez simplement assister à l'une d'elles, vous serez également les bienvenus.

Pour participer d'une manière ou d'une autre, il n'est pas obligatoire d'adhérer à l'association. Cependant, celle-ci n'est pas un club fermé. Si un membre AOC souhaitait devenir membre, son adhésion serait acceptée.

 
La boite mail de l'association est :    au.fil.de.laude.des.mots11@gmail.com
 
Amitiés à tous
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Livres Bernard Cazeaux Auteur...

Publié le par Evy

Livres Bernard Cazeaux Auteur...

Livres Bernard CAZEAUX


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Une inconnue dans le miroir

À peine mariée, une jeune femme se retrouve emportée dans la tourmente de la seconde guerre mondiale et de l’amour. Aura-t-elle la force et le courage nécessaires pour faire face à l’horreur et à ses propres démons ? Ses secrets et ses mensonges la perdront-ils ? Quels sacrifices devra-t-elle faire ? Réduite à douter de ses croyances et surtout d’elle-même, réussira-t-elle à survivre au milieu de héros et de salauds, dans la grandeur et les bassesses ?

 
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La vengeance du facteur

Au décès de son grand-père, Jean-Pierre découvre des secrets anciens concernant sa famille. Notamment des actes révoltants à l’issue dramatique, commis par des habitants de ce village contre ses ancêtres. Il décide alors de modifier la trajectoire de sa vie le temps d’accomplir sa vengeance.

Dans ce roman qui se déroule dans le Sud-Ouest de la France à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix, on retrouve des personnages attachants, drôles, truculents mais aussi détestables.

Ce roman et celui ayant pour titre « Le facteur amoureux », sont tous deux tirés d’un premier ouvrage intitulé « Le jour où Pépé a passé l’arme à gauche » qui regroupait les deux aventures du facteur. Il n’est plus édité. 


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Le facteur amoureux

Lorsque Jean-Pierre, jeune facteur, arrive dans le petit village où il va officier pour un temps, il est loin de se douter de ce qui l’attend. Il découvre un village replié sur lui-même, mais dans lequel les habitants cachent bien leur jeu. Son prédécesseur, qui part à la retraite, était un chaud lapin compulsif qui faisait des ravages. D’autre part, l’arrivée de Jean-Pierre dans le bureau de Poste réveille les envies d’une postière au bord de la ménopause, dont le  physique digne d’un dessin de Dubout ne freine pas les folles ardeurs. 

 

Dans ce roman qui se déroule dans le Sud-Ouest de la France au début des années soixante-dix, on retrouve des personnages hauts en couleur, drôles, roublards, obsédés sexuels, truculents, parfois malheureux ou pitoyables, mais tous attachants.

Ce roman et celui ayant pour titre « La vengeance du facteur », sont tous deux tirés d’un premier ouvrage intitulé « Le jour où Pépé a passé l’arme à gauche » qui regroupait les deux aventures du facteur. Il n’est plus édité.


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Chroniques du Sud-ouest

Ce recueil d’histoires campagnardes, rudes, tendres et drôles, évoque des épisodes réellement vécus dans différents villages du Sud-Ouest. 

On y retrouve des personnages pittoresques, hauts en couleur, des tyrans domestiques, des enfants dégourdis, des arriérés et de joyeux lurons, témoins d’une époque révolue. 

Une époque où l’on tuait le cochon en compagnie ; où l’on faisait la gnole ; où l’on chassait entre copains capables de rire de tout. Une époque où la vie à la campagne, avec sa dureté et ses aléas, était cependant bien loin de l’idéal bucolique fantasmé par les néo-ruraux d’aujourd’hui.


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Mauvais numéro

Comment imaginer un lien entre l’enlèvement et le viol d’une enfant en 1983, la disparition d’une jeune fille en 1994, les odieux assassinats de Mohamed Merah en 2012 et des attentats en 2013 et 2014 ? 

Ses enquêtes vont fournir à Max Bertin, officier au SRPJ de Toulouse, des réponses au-delà de toute attente..


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Au nom du bien

Un cadavre vient d’être découvert au petit matin dans une église de Toulouse. En se rendant sur place, la capitaine Florence Landry découvre des éléments troublants. Ce meurtre mis en scène n’est hélas que le premier d’une longue série dont les victimes sont uniquement des couples adultères. À l’occasion de cette enquête, la policière va croiser la route du commandant Max Bertin (Mauvais numéro) que l’on retrouve dans ce roman alors qu’il n’a pas encore découvert les réponses aux questions qui hantent sa vie. La longue traque de cet assassin va les rapprocher.

 

Envie de le lire:à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

bernardcaz@hotmail.com

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Biographie Nicole Bernard Villa...

Publié le par Evy

Biographie Nicole Bernard Villa...

BIOGRAPHIE

 

ou « La très belle, très banale et très simple histoire » de ma vie…

 

 

 

 

La vie de Nicole BERNARD VILLA est double, partagée entre un métier de professeur de piano à Foix et à Mirepoix et un autre métier d'exploitante d'un verger de noyers.

Bien sûr, comme toutes les autres femmes ayant charge de famille, elle a évidemment une multitude d'autres métiers comme cuisinière, agent d'entretien, blanchisseuse, secrétaire etc... que nous avons plutôt l'habitude d'appeler des "activités".

 

Forcément comme l'écriture est une partie de sa vie, ces "métiers" et diverses "activités" ne lui laisse pas beaucoup de temps de loisirs pour les réseaux sociaux et autres vacances étrangères.

Pour autant elle voyage tout le temps dans la vie de ses personnages qui lui permettent de vivre toutes ces vies qu'elle aurait tant aimées partager pour certaines et qui la consolent de n'avoir été l'héroïne que de la sienne...

 

« J’ai toujours écrit et tous ces ouvrages ont été écrits il y a plusieurs années… mais il a fallu un confinement imprévu et ce changement énorme de vie que ce microscopique virus nous a imposé pour découvrir une autre échelle de temps…

un temps dans lequel tout à coup il devenait possible au cours d’immenses journées libres de tout déplacement et occupation sociale, d’écrire tout mon saoul de nouveaux textes…

et de relire de vieux textes enfouis… de reprendre des passages plus faibles… de réorganiser une mise en forme avec le « métier » acquis au fil des années…

Puis d’avoir envie de travailler une mise en page, jusqu’à imaginer une édition…

Alors, un gros travail de correction, des maquettes de couvertures, des exergues, des 4ème de couverture, quelques conseils glanés de-ci de là, un petit coup de main…

 

Tout ça pour que vous compreniez pourquoi je n’ai pas de dossiers de presse ni de photos ni de coupures de journaux…

Parce qu’après le premier confinement, il y a eu le deuxième et le couvre-feu, et… enfin, on verra… !

Pas terrible pour commencer à se faire connaître et à diffuser… !

 

Mais il y a eu le Salon du Livre des Appaméennes en octobre 2020 à Pamiers, qu’Annie Icard et Alain Rouch ont maintenu contre vents et marées pour nous, tous les auteurs et pour leurs lecteurs, avec une magnifique passion, et pour lequel ils ont bien voulu m’accorder leur confiance bienveillante et leurs conseils attentifs.

 

Puis au cours de ce Salon la rencontre avec Bernard Cazeaux, et cette ouverture sur l’Association des Auteurs Occitans et Catalans et leur dynamique blogueuse…

 

Alors l’irrésistible envie d’y croire encore… »

 

 

Vous pouvez vous les procurer, il suffit d'en faire la demande par mail à nicole.bernard.villa@gmail.com

Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.
 
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Extrait du livre de l'Auteur Bernard Cazeaux idée cadeaux pour les fêtes

Publié le par Evy

Extrait du livre de l'Auteur Bernard Cazeaux idée cadeaux pour les fêtes
Mauvais numéro
1

Vendredi 11 octobre 1985

 

15 ans !

Après cinq heures de délibération, le verdict de la Cour d’Assises de Toulouse est tombé hier soir peu après 21 heures. Les jurés ont condamné Léon Viesler à 15 années de prison pour le viol de Christelle âgée de 10 ans, en 1983. Si Léon Viesler n’a manifesté aucune réaction à l’énoncé du verdict, se contentant de regarder le sol, il n’en a pas été de même pour l’assistance. Le Président a dû demander l’évacuation de la salle à cause des manifestations d’hostilité, les cris et les insultes d’un public déçu et courroucé de voir le coupable échapper à la peine requise de 20 ans. Bien qu’il n’y ait pas eu de mort à déplorer, la foule ulcérée s’est mise à réclamer la peine de mort, ravivant ainsi un débat encore à fleur de peau dans l’opinion publique.

Les parents de Christelle sont restés dignes. Aux micros tendus, le père de Christelle a seulement posé la question de savoir quel aurait été le destin de sa fille si elle n’avait pas réussi à s’échapper de la maison de l’horreur ; cette ruine, héritage de Léon Viesler, où il l’avait séquestrée. Question qui restera sans réponse bien sûr, mais réponse dont ne semble pas douter l’avocat des parents qui a regretté lui aussi ce verdict jugé trop clément. Il a ainsi mis en avant le risque de récidive de ce genre de prédateur qui se retrouvera en liberté dans dix ans peut-être. Sortira-t-il guéri ? Sortira-t-il pire qu’avant ? Nul ne peut prédire l’avenir hélas.

L’avocat de la défense, lui, n’a pas cherché l’apitoiement pour son client, chose impossible. Il l’a seulement défendu sur les bases du droit, sur ce que dit la loi. Or la loi ne condamne plus à mort depuis 1981, et la perpétuité réclamée par certains ne pouvait pas s’appliquer en l’absence d’assassinat. Cet assassinat aurait-il in fine été commis ? Là encore, nul ne peut l’affirmer. Quoi qu’il en soit, Léon Viesler restera en prison pendant plusieurs années. Il continuera d’être suivi par les psychiatres qui le traitent actuellement. 

Comme toujours dans ces affaires sensibles à forte teneur émotionnelle, certains se féliciteront du jugement, d’autres s’insurgeront contre cette décision en relançant le débat sur ce qu’est ou devrait être une justice jugée trop laxiste. En tout cas, aujourd’hui celle-ci est passée. Toutefois, lors de ce procès une question récurrente est restée sans réponse : Léon Viesler a-t-il fait d’autres petites victimes ? Les disparitions d’enfants non résolues laissent la porte ouverte à toutes les suppositions. Mais en l’absence de preuves et d’aveux, elles ne peuvent que rester suppositions. Quant à la petite Christelle, espérons que le temps saura panser ses blessures.

 

                                B.C

                    La Dépêche du Midi

 

Envie de le lire encore plus de choix cliquer sur le lien ci-dessous

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/bernard%20cazeaux/


 

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Idée cadeaux pour les fêtes de fin d'année, un anniversaire,ou simplement pour le plaisir d'offrir

Publié le par Evy

Idée cadeaux pour les fêtes de fin d'année, un anniversaire,ou simplement pour le plaisir d'offrir

Pour les fêtes de fin d'année, un anniversaire, ou bien simplement le plaisir d'offrir...

Découvrez notre sélection de livres :

                                             : Littérature régionale, Patrimoine

                                             : Auteurs de Fictions

                                             : Auteur de théâtre

                                             : Romanciers, Poètes

                                             : Histoire, Jeunesse

A mettre au pied du sapin.

Pour les soirées au coin du feu

Personnalisé, dédicacé...

Cliquez sur les liens en rouge des Auteurs pour découvrir leurs livres

L'Auteur Robert Mondange :

 http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/Robert%20Mondange/

L'Auteur Bernard Cazeaux:

 http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/bernard%20cazeaux/

L'Auteure Sylvette Faisantier:

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/sylvette%20faisantier/

L'Auteur Jean-Louis Sanchez

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/jean-louis%20sanchez/

L'Auteure Sylvies Alibert Sorgesa

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/sylvie%20alibert-sorgesa/

Catherine Barcelonne

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/catherine%20barcelonne/

Cathou Quivy

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/cathou%20quivy/

Gerard Baylet

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/cathou%20quivy/

Marie-Paule Nadal

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/marie-paule%20nadal/

André Pages

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/andre%20pages/

Association Plumes de Mémoire

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/association%20plumes%20de%20memoire/

Elisabeth Valéry

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/elisabeth%20valery/

Isabelle Shahmiriam

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/isabelle%20shahmirian/

Jean-Paule Alandry

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/isabelle%20shahmirian/

Marie Ade

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/marie%20ade/

Marie-Andrée Ballastre

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/marie%20ade/

Patrice Salerno

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/patrice%20salerno/

Pierre Giner Kouzmin

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/pierre%20giner%20kouzmin/

Tatiana Kletzky Pradere

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/tatiana%20kletzky%20paradere

Evelyne Genique

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/evelyne%20genique/

Thérèse Cau

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/th%C3%A9r%C3%A8se%20Cau/

Brigitte Farines

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/Brigitte%20Farines/

 

 

 

 

 

 

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Livres Bernard Cazeaux Auteur....

Publié le par Evy

Livres Bernard Cazeaux Auteur....


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FLORENTIN

Dans la vie, on est toujours le héros ou le salaud de quelqu’un. En cette seconde moitié du XIXe siècle, au cœur de la forêt de Gascogne, un petit village et son château abritent les secrets de vies bouleversées par des rencontres, par l’amour, par la mort. Aussi par les choix effectués en cherchant à conjuguer élans du cœur et ambitions personnelles, jusque dans de lointaines contrées en guerre. Mais le destin se heurte souvent aux codes d’une société rude et patriarcale, aux ragots et au poids du regard des autres ? Outre le courage et la volonté, au travers des personnages s’expriment, et parfois s’opposent, les trois formes de l’amour : Éros, l’amour passion, Philia, l’amour amitié, Agapé, l’amour du prochain. 


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Le voyage d’Arthur et autres contes

Cet ouvrage est un recueil de textes poétiques pour enfants.

Le conte aborde le sujet de la nature et de sa préservation. Un jeune enfant, Arthur, effectue un voyage onirique dans lequel il va vivre des aventures et rencontrer une jeune fille qui a échappé à l’emprise d’un sorcier.

Les autres poèmes traitent de la nature, la lecture, la musique, les animaux…



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En avant avec joie. Capitaine Adrien Moulis, beau chef de guerre

Officier de légende chez les Tirailleurs Marocains, Adrien Moulis a mené une vie de baroudeur hors du commun qui a vu un simple soldat, engagé volontaire en 1935, arriver au grade de capitaine couvert de blessures et de décorations après 27 années de combats.

Mais la vie d’un militaire, fût-elle glorieuse, ne se résume pas aux actes qui la jalonnent. Elle est aussi le fruit de rencontres. La plus importante pour lui fut celle de Micheline Allène en 1959, qui allait rapidement devenir son épouse et la mère de ses quatre enfants.

Ce livre retrace une partie de l’histoire de trois familles aux destins croisés : les Moulis, au travers de l’épopée d’Adrien ; les Allènes et les Muteau, que les choix enthousiastes de leurs ancêtres au tempérament de pionnier ont amené à vivre des évènements douloureux comme le déracinement de leur pays natal, l’Algérie, terre d’élection du patriarche François Allène en 1841, un lozérien d’origine arrivé avec les troupes du général Bugeaud.

Ce livre est également un hommage aux soldats français et à ceux d’Afrique du Nord, notamment les Tirailleurs Marocains.

 

Saga Fantasy en six volumes : MALTHEAS


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Maltheas  (6 tomes)

Le Kandora est un empire subitement confronté à un complot aux nombreuses et surprenantes ramifications, où se rejoignent les manipulations politiques et les intérêts personnels. Pour le combattre, les personnages de cette épopée, dont le héros Malthéas, se livrent autant à la quête d’un artefact ancien, symbole du pouvoir d’une ancienne lignée de rois, qu’à la quête de leur propre identité. 

Dans cette saga qui mêle intrigues, action, combats et amour, des personnages attachants et complexes côtoient ou affrontent tout ce que compte l’humanité dans ce qu’elle a de meilleur et de pire. Chaque chapitre est le théâtre d’évènements, de rebondissements et de révélations.
 

Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

bernardcaz@hotmail.com

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Livres Bernard Cazeaux Auteur....

Publié le par Evy

Livres Bernard Cazeaux Auteur....


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La Reine et le Fou

Le cœur a ses raisons que la raison ignore. La haine et la folie ignorent la raison. Alors des cœurs flétris, où gisent les passions, lentement germeront la vengeance et la mort.

Entre Italie, Suisse et France, l’histoire sur un peu plus d’un siècle de deux clans opposés, confrontés un jour au mal incarné. 

Devant l’ascension de Mussolini, la « famille » Cercoli quitta sa Campanie natale et l’Italie en 1923. La « famille » Camparoni profita de la situation. 

Soutenu par son épouse et par son fils Guiseppe, Don Emmanuel Cercoli fit tout pour devenir honnête et repousser les spectres mortels de temps révolus. Mais si l’on peut  échapper à un passé, un pays et un régime, nul ne peut échapper à la folie humaine.

Alors Guido, premier petit-fils de Don Guiseppe, dernier des parrains Cercoli, fit un jour un serment.


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Un avenir de sable

En ce début de XIXe siècle, l’amour fou et déraisonnable d’un homme pour une jeune fille inaccessible précipite le destin d’une famille dans le flot des bouleversements de ce siècle.  Au nom de la guerre sainte, la Méditerranée est écumée par les pirates barbaresques. Les navires sont capturés, les côtes razziées, les habitants réduits en esclavage. Mais une nouvelle Europe émerge, les jours des Barbaresques sont comptés. D’une rive à l’autre de la Méditerranée, l’Histoire en marche va mener à la colonisation, promesse d’avenirs inattendus.


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Le montreur d’ours et les Demoiselles

Ariège 1827. Avec les restrictions qu’il impose, le nouveau Code forestier provoque la colère des paysans de montagne qui se voient privés de leurs droits ancestraux. Une révolte éclate contre les propriétaires forestiers et les maîtres de forges. Elle restera dans l’histoire sous le nom de « Guerre des Demoiselles ». 

Mais dans cette région en butte au pouvoir, un danger plus grand apparait un an plus tard. De jeunes bergères sont tuées dans d’horribles circonstances. Le lieutenant de Gendarmerie Beaumont prend l’affaire à cœur, malgré la méfiance d’une population révoltée qu’il est officiellement chargé de réprimer. Il va trouver une aide inattendue en la personne d’un ancien militaire devenu colporteur, dont le douloureux secret pèse plus lourd sur ses épaules que sa hotte. C’est le début d’une longue traque sur un territoire montagneux, aussi rude que magnifique.


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VICTOR

Comment, dans une famille bienveillante, un être peut-il être aussi différent de ses ascendants ? C’est la question que se pose depuis de nombreuses années Charles Degaldes à propos de son père, Victor. Professeur d’université, auteur à succès, Prix Goncourt, Victor offre deux faces au monde, flamboyante à l’extérieur, sombre pour les siens. Mais à la mort de Jean, le jardinier de la famille qui dans son cœur a remplacé son père depuis son plus jeune âge, Charles découvre une réalité bien pire encore. 

 

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Atelier d'écriture n°2 : Thème " De tout et de rien " Liste des mots ...

Publié le par Evy

Atelier d'écriture n°2  : Thème " De tout et de rien " Liste des mots ...

J'organise chaque semaine un défi

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Où 10 mots

Ouvert du Dimanche au Dimanche  

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez la semaine

Un grand bravo aux participants 

Cette semaine le thème du 08/11/20 au 15/11/20

C'est "  De tout et de rien "

--- Les 10 mots

Parler, Mélange, Musique, Son, Rythme, Cérébrale, Troubler, Recommencer, Nuit, Inspiration...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin...

Vos participations

La participation de l'Auteur Bernad Cazeaux

 

Parler de rien ne tait pas tout.

Parler de tout, ça n’est pas rien.

Souvent nous nous plaignons de tout

Devant tous ceux qui n’ont plus rien.

 

Acheter tout pour trois fois rien,

Pour certains représente tout.

Par leurs achats ils oublient tout

En remplissant leur vie de rien.

 

Aux yeux des pauvres qui n’ont rien.

Aux yeux de ceux privés de tout.

Les paroles ne font pas tout.

Il suffirait d’un petit rien.

 

Un petit rien, peut valoir tout.

Avec un don de trois fois rien

À ceux qui sont des moins que rien,

On peut parfois apporter tout.

 

Oui mais voilà, ce n’est pas tout.

Face au besoin d’un petit rien

Les mots émus ne valent rien.

Et pour un rien… on oublie tout.

 

Moi je dis ça… je ne dis rien !

 

Bernard Cazeaux

Ainsi que ce texte

Texte de Raymond Devos

Parce qu'on m'a demandé de faire un discours

Je vous signale tout de suite, mesdames et messieurs...
Que je vais parler pour ne rien dire.

Oh! je sais!
Vous pensez:
"S'il n'a rien a dire... Il ferait mieux de se taire !"
Ouais c'est trop facile ! ... mais c'est trop facile !

Vous voudriez que je fasse comme ceux qui n'ont rien a dire
Et qui le gardent pour eux ?
Et bien, non ! Mesdames et messieurs. moi quand je n'ai rien a dire
Je veux qu'on le sache !
Je veux en faire profiter les autres !
Et si vous mêmes, mesdames et messieurs, vous n'avez rien a dire,
Eh bien, on en parle, on en discute !
Je ne suis pas ennemi du colloque.
Mais, me direz-vous, si on parle pour ne rien dire,
De quoi allons nous parler?

Eh bien, de rien ! ... De rien !
Car rien, ce n'est pas rien !
La preuve, c'est que l'on peut le soustraire ...

Rien moins rien = moins que rien !
Alors si l'on peut trouver moins que rien,
C'est que rien vaut déjà quelque chose !
On peut acheter quelque chose avec rien !

En le multipliant !
Une fois rien... C'est rien !
Deux fois rien... Ce n'est pas beaucoup !
Mais trois fois rien... Pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose
Et pour pas cher !

Maintenant, si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien:
Rien multiplié par rien = Rien.
Trois multiplié par trois = neuf.
Ça fait: rien de neuf !

La participation de l'Auteur Thérèse Cau

 

Parler de tout et de rien,

De la douce musique qui rythme nos journées,

Un mélange de rock, de soul ou de reggae,

Ou des sons de la nuit qui viennent nous troubler,

Sinistres hululements, bruits sourds, étouffés.

 

Parler de tout et de rien,

De ce confinement qui peut se prolonger,

Des gestes quotidiens sans cesse recommencés,

De notre inspiration qui semble s'épuiser,

Ce travail cérébral qu'on nous a imposé !

 

Thérèse Cau

 

La participation de catherine Pitat
non d'auteur Cachou Quivy
 
Pour l'atelier d'écriture j'ai tout de suite penser à Raymond Devos
avec cette citation extraordinaire
"Une fois rien, c'est rien;
deux fois rien, ce n'est pas beaucoup;
mais pour trois rien, on peut s'acheter quelque chose, et pour pas cher "
 

Ma participation

De tout et de rien

J'écris pour parler de tout, de rien

Mélange faisant du bien

Poésie des notes...Musique des mots

Quand les mots épousent les notes

La poésie des notes avec l'âme des mots

Telle une note de musique

Qui emplit mon cœur de nostalgie

Un rythme , un son qui s'évade

Au rythme d'une voix intérieur

Voilà que la lune se lève

Dans la nuit elle s'installe

Me poussant dans les rêves

De ma folie cérébrale

La lune fait des cercles dans l'eau

Ainsi que mes mots s'affolent

Ça risque de troubler ma main

Je devrais recommencer

La nuit quelque part a repris ses droits

Et le silence s'est installé à côté de toi

C'est ici que mon inspiration s'envole.

Evelyne Genique

 

Publié dans Atelier d'écriture

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Un extrait du livre " Victor " de L'Auteur Bernard Cazeaux

Publié le par Evy

Un extrait du livre " Victor " de L'Auteur Bernard Cazeaux Un extrait du livre " Victor " de L'Auteur Bernard Cazeaux

VICTOR

Jeudi 17 juillet 2003

1

Je m’appelle Charles Degaldes. Lui, là, sur l’écran de la télévision, c’est Victor Degaldes. Je devrais dire mon père comme tout le monde, mais je n’y arrive plus ; alors papa, n’en parlons même pas, du moins plus depuis que j’ai perdu ma naïveté enfantine. 

Égal à lui-même il plastronne, torse bombé, bronzé, le cheveu brillant avec ce qu’il faut de désordre dans les mèches pour donner ce côté baroudeur chic qui émoustille tant de femmes. Un bellâtre aurait dit ma grand-mère avec les mots de son temps. Le genre de baroudeur qui ne prend son 4x4 Range Rover que pour monter sur les trottoirs en ville et rouler dans l’allée de notre propriété campagnarde pourtant toujours bien entretenue ; mais il adore ce côté gentleman-farmer, très famille royale britannique. 

Il sourit avec ce qu’il faut d’œillades pour attirer les regards. Un sourire digne d’une publicité de dentifrice, il ne manque que l’étoile brillante rajoutée sur une dent pour donner l’illusion d’un reflet du soleil. Un sourire étudié, marketing, offert à tous les flashs des appareils photo avides qui crépitent, tels des éclairs d’un soir d’août, préludes à un orage médiatique, à un tonnerre de gloire, à une averse de compliments. 

Alors que la vie dont il rêvait lui donne sa récompense, il minaude, il joue à l’étonné, au « je ne m’y attendais vraiment pas », « c’est une grande surprise », « les autres étaient tellement bons » (c’est dire si le mien est excellent : le connaissant assez bien, je traduis là sa pensée intime). Avec par moments ce qu’il faut d’air de vierge effarouchée - la bouche en cul-de-poule et le sourcil levé - chahuté dans la houle humaine qui ondule ; bousculade savamment orchestrée pour donner corps à l’évènement littéraire de l’année, sous le porche de ce grand restaurant parisien. Va-t-il se pâmer ? Non, ce n’est pas son genre. 

Si la caméra n’était pas placée en hauteur on ne le verrait pas derrière la forêt de bras hérissés d’appareils photo, de micros et magnétophones tendus avec fébrilité vers l’auguste bouche pour ne rien manquer de la déclaration de l’heureux et tout frais lauréat de cette année littéraire. Il est au pinacle, sous ses airs de faux-cul ébahi il jubile, je le sais, je ne le connais que trop. Bien que sachant à l’avance quels mensonges il va débiter, j’attends avec impatience ses paroles pour en avoir confirmation. Les journalistes agglutinés l’interpellent à coup de «Victor», comme s’ils étaient intimes, l’assaillent de questions, certaines aussi profondes que l’inévitable « alors, qu’est-ce que ça vous fait d’avoir gagné ?». A-t-on déjà entendu quelqu’un dire qu’il est déçu ? Mais il y répond sans se départir de son sourire, avec bienveillance, humilité, humour. Disparue sa condescendance pathologique, envolées ses flèches verbales toujours bien ajustées pour frapper ses cibles où il faut, pour blesser… jusqu’à tuer. Pas d’humilité et d’humour pour nous, seulement des humeurs.

Ses premiers mots sont identiques aux dédicaces de ses livres : « Je remercie avant tout mon épouse, Diane, et mon fils Charles, ma plus belle œuvre, dont le soutien et l’amour sont les bouées qui m’empêchent souvent de sombrer dans le doute et la résignation.» Puis viennent les mots travaillés pour paraître spontanés sur « le travail acharné devant la feuille blanche, blanche comme les nuits de doute pendant lesquelles l’inspiration s’enfuit et nous abandonne pantelant, pour mieux revenir en catimini de son escapade telle la Pomponette du boulanger de Pagnol, et qu’on accueille à nouveau avec soulagement malgré l’angoisse de sa fugue. L’inspiration, l’amante volage de l’écrivain, qui accable et qui comble au gré de ses humeurs, à laquelle on pardonne tout dans l’espoir de la conserver près de soi.» 

 Je me souvenais de ses fadaises hypocrites. Malgré le temps ma mémoire ne m’avait pas trahi. J’éteignis le vieux magnétoscope et la télévision. La cassette n’avait pas trop mal supporté le temps. Il est vrai que je ne l’avais regardée qu’une ou deux fois, et ma mère sans doute jamais. À l’époque elle avait assisté en direct à la  consécration de Victor au Journal de 13 heures, quinze ans plus tôt. Elle ne la regarderait jamais plus puisqu’elle était morte depuis dix ans. Sans savoir ce qu’aujourd’hui je savais.

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Extrait du livre " Une inconnue dans le miroir " de l'Auteur Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

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Une inconnue dans le miroir

 

Le 3 septembre la réalité s’imposa à tous les naïfs et autres utopistes. Pierre savait ce qu’il devait faire. Jeanne fut catastrophée. Ils étaient mariés depuis même pas trois mois. C’était trop injuste.

Pierre dut rejoindre son régiment. Jeanne pourrait enfin le voir en uniforme, mais elle ne goûta pas la chose. Elle aurait voulu n’avoir jamais formulé ce vœu. Elle l’accompagna jusqu’à la gare Saint-Jean. Ils s’embrassèrent une dernière fois sur le quai. Elle était en larmes. Le quai grouillait de monde et le bruit était effroyable. Des couples comme eux s’embrassaient. Des hommes serraient leurs enfants dans leurs bras, et Pierre les plaignit. Il se félicita de sa décision de ne pas devenir père tout de suite. 

Le sifflet à roulette retentit et il dut quitter les bras de Jeanne, gravir le marchepied et tenter de se frayer un chemin jusqu’à une fenêtre pour la regarder encore, pleurant sur le quai, bousculée de toute part par les femmes et les enfants qui se pressaient et tentaient de suivre les wagons qui commençaient à rouler en grinçant. 

Il ragea de ne pouvoir se faire entendre d’elle quand il lui cria « je t’aime », mais il comprit qu’elle avait lu sur ses lèvres quand il lut à son tour sur les siennes, « moi aussi je t’aime ». Et elle lui envoya des brassées de baisers. S’il avait pu, il aurait fait fermer leur gueule à tous ces imbéciles, hâbleurs de circonstance qui promettaient de botter le cul d’Adolf, persuadés qu’ils seraient de retour avant Noël, et qui chanteraient bientôt qu’ils iraient étendre leur linge sur la ligne Siegfried. Ils ne savaient pas ce qui les attendait. À croire qu’ils n’avaient pas eu un grand-père, un père ou un oncle, quand ce n’était pas tous, qui avaient fait la « Grande Guerre », comme on l’appelait. Ils illustraient bien l’emblème du pays, le coq : le seul animal qui, les deux pieds dans la merde, continue de chanter, se dit Pierre. Il se demanda s’il aurait quelques-uns de ces crétins sous ses ordres. 

Effondrée et ne parvenant pas à arrêter le flot de ses larmes, Jeanne resta prostrée sur le quai jusqu’à ce qu’il soit vide. La lanterne rouge du train avait disparu depuis bien longtemps, et les volutes de fumée de la locomotive s’étaient effilochées jusqu’à se dissiper dans le ciel. Mais ce quai et ces rails qui se prolongeaient jusqu’à l’horizon lui semblaient un cordon ombilical qui la reliait encore à celui qu’elle aimait. Bouger, c’était rompre le lien. Elle était seule au monde. Pourtant, alentour, sur les autres quais le brouhaha était le même. Les cris, les appels, les pleurs, les prénoms criés à tue-tête n’étaient couverts par intermittence que par la stridence des jets de vapeur lâchés par les locomotives. Mais Jeanne ne les entendaient pas. 

« Mademoiselle, ça va ? »

La voix, mi-curieuse mi-inquiète, la fit sursauter. Elle se retourna et vit un uniforme de cheminot. Puis, relevant son regard embué, elle vit un visage bonhomme, barré par une grosse moustache grise jaunie par le tabac.

« Il ne faut pas rester là, dit-il doucement. C’est votre fiancé qui vient de partir ?

— Mon mari », parvint à articuler Jeanne. 

Elle en éprouva une douleur mêlée de fierté. Elle ne se souvenait pas d’avoir dit encore à un étranger « c’est mon mari ».

« Vous êtes bien jeune pour être mariée. Ne vous inquiétez pas, ils vont revenir bientôt.

— Vous avez fait l’autre, vous ? En 14 ?

— Oui, répondit le bonhomme, son regard s’assombrissant.

— Alors vous y croyez ? »

Il allait répondre non, mais il n’en eut pas le courage devant ce joli minois dévasté, aux yeux baignés de larmes.

« Il faut garder confiance. Vous savez, si je m’en suis sorti c’est parce que je savais qu’il y avait ma femme, qu’elle m’aimait toujours et me le répétait dans ses lettres. On tient avec ça. Alors aimez-le toujours aussi fort et il vous reviendra. »

Jeanne ne put s’empêcher d’esquisser un petit sourire à ce papy débonnaire qui faisait tout pour la réconforter.

« Merci, dit-elle. Mais rassurez-vous, je n’oublierai pas de l’aimer, ni de le lui dire. »

Il lui rendit son sourire en se disant qu’elle était bien jeune et bien jolie pour affirmer ce genre de chose. Mais il garda pour lui sa pensée et la regarda repartir seule sur le quai. Il la suivit des yeux jusqu’à ce qu’elle ait disparu dans l’escalier qui menait au souterrain qui passait sous les voies. Son fanal à la main, il partit à son tour, de sa démarche claudicante. Heureusement Jeanne n’avait pas remarqué qu’en guise de pied droit, c’était l’embout en caoutchouc d’une jambe de bois qui sortait du pantalon. Oui... il s’en était sorti.

 

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