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270 résultats pour “Listes des Livres Pour Enfants

" Rouge Océan Feuilleton " Marie-Pierre Nadal

Publié le par Evy

Chers amis,

Je vous donne rendez-vous, tous les vendredis, pour un

feuilleton sur le groupe FaceBook « 66 infos libres » :

ROUGE OCEAN

J’y dévoile un récit de mon cru, quasiment en direct. 3600 signes hebdomadaires pour vous faire frissonner et rêver devant le paysage océanique illustrant une croisière pas comme les autres, à la pointe du triangle des Bermudes.

Des meurtres vont être perpétrés, sans mobile apparent,

sans aucun lien, et surtout, sans la moindre mansuétude.

Accompagnez-moi dans ce voyage si singulier, que vous

n’en reviendrez pas !

Frissons garantis.

(Retrouvez-moi également sur ma page FaceBook dédiée à

l’écriture : https://www.facebook.com/mpnadal/

ou Marie-P. NADAL-Auteure)

 

7 ème épisode, pour l'apéro !
 
(vivez le prochain, dans la peau du tueur)
ROUGE OCEAN – Marie-P. NADAL
 
L’œuvre est protégée par le droit d’auteur et a fait l’objet d’un dépôt 
auprès de Copyright-France.
Crédit photos : LH K-rine
 
 
Episode 7
 
Le commandant était en compagnie du médecin, 
abasourdi par le nouveau décès.
— Pour mon premier voyage, ça commence fort ! dit ce dernier en manipulant son client. Vous ne m’aviez pas dit que vous organisiez des jeux de rôles !
— Vous m’en voyez désolé, Docteur, ceci est bien loin de m’amuser.
— Il n’y a pas grand-chose à dire, mais je peux vous certifier qu’il est mort sur le coup. On a bien visé, en plein cœur. Vous le connaissiez ?
— Pas du tout, j’ignore ce qu’il faisait ici, d’ailleurs. 
Tout le monde ne connaît pas l’emplacement de mon bureau.
— Il venait peut-être vous voir parce qu’il connaissait le premier mort, et peut-être même son assassin !
— Vous concluez bien vite, Docteur.
Le médecin continuait à examiner le corps :
— Moui, j’aime les romans policiers.
— Faudrait réduire la cadence de vos lectures.
 Ça risque de vous donner des idées !
La porte s’ouvrit pour laisser entrer le duo de charme.
— Stoppez les machines, prenez votre doudou ! 
Tout est bon, la cavalerie est là !
Les deux hommes regardaient les nouveaux arrivants 
comme deux mauvaises farces.
— Un peu de retenue, lieutenant, s’il vous plaît ! dit le commandant. Halona avait du mal à s’empêcher de rire.
— C’était pour alléger l’ambiance Roy, rétorqua le jeune homme. 
OK ! Alors ? Docteur, je présume ? 
Ne touchez pas le couteau, il y a peut-être des empreintes, 
s’écria-t-il soudain.
— Trop tard ! dit ce dernier. Je l’ai posé sur le bureau.
— Vous vous êtes croisés tout à l’heure, intervint le commandant, mais laissez-moi vous présenter le Docteur Pascal Fournier, 
notre médecin de bord,.Scott s’avança, main tendue.
— Enchanté Doc ! Un Frenchy ! Sympa, j’adore la France. 
Je suis le lieutenant Cameron, mais appelez-moi Scott.
— Très heureux, répondit l’homme de science, lui serrant la main.
Le lieutenant prit un mouchoir en papier dans le distributeur
 posé au coin du bureau et recouvrit l’arme pointue.
— Vous auriez du chocolat en poudre ? lança-t-il, ou de la farine ?
— Ce n’est pas le moment de faire de la pâtisserie ! s’étonna le chef de bord.
— C’est pour relever les empreintes, commandant. répondit l’officier de police.
 Si j’en trouve, je pourrais les comparer aux proches de sa table, je sais bien qu’on est un peu nombreux, mais on sait jamais.
— On doit avoir ça en cuisine, j’irai t’en chercher, rétorqua Halona, sous les yeux emplis de questions du médecin et de son patron.
— Bien ! Les politesses faites, nous pouvons peut-être commencer, continua la belle indienne. Commandant, voici la liste des passagers, avec leur profession, numéro de cabine et place à table. Ça peut être un début.
— Parfait ! s’écria celui-ci.
— Je peux déjà vous dire que le premier mort s’appelait Samuel Sheppard, 
il était colonel de la Navy à la retraite.
— Un militaire ? s’étonna Scott. Même s’il n’était pas jeune,
 il en faut, pour l’abattre. Ce mec devait savoir se défendre, non ?
— Pris par surprise, vu son âge, à première vue, 
je répondrais par la négative, ou du moins, par l’incertitude, rétorqua le médecin.
Le commandant examina la liste détaillée des passagers et lança :
— La nuit nous portera conseil. 
A chaque jour suffit sa peine, nous verrons plus clair demain. 
Nous rechercherons l’identité de ce pauvre bougre. 
Doc, faites enlever le corps, et par les mêmes personnels que pour le premier,
 voulez-vous ? Insistez bien sur leur discrétion. Merci à vous Halona.
— C’est évident, commandant ! termina ce dernier.
— Bon, ben, nous, on va se plumarder, dit Scott, à l’adresse de son accompagnante.
Puis se tournant vers les deux hommes :
— Bonne nuit les gars ! Faites de beaux rêves !
Le duo fit volte-face et regagna le couloir.
Le médecin regarda le chef de bord, soucieux.
— Je n’ai pas tout saisi et je m’interroge quant à la santé mentale de cet homme, souffla-t-il.
— Je comprends bien que pour un français, son parler peut être rébarbatif,
 je traduirai si nécessaire. Ne vous inquiétez pas Docteur, 
ne vous fiez surtout pas à sa désinvolture. 
Je crois qu’il peut être un atout dont on ne pourrait se passer. Je ne le connais pas plus que ça, mais je fais confiance à mon jugement.
— Très bien, je vous suis. Et… Se plumarder, alors ?
Les deux jeunes gens se dirigeaient vers le pont principal.
— Il n’est qu’une heure, c’est pas si tard, on va boire un verre ?
 proposa le jeune homme.
— Je croyais que tu voulais aller te coucher, se moqua l’espiègle, affichant un sourire entendu.
Scott, bien que rabelaisien en paroles, fut surpris
devant l’aplomb et la répartie de l’indienne. 
Son visage rosit légèrement.
La jeune femme sourit de plus belle, et, 
approchant sa bouche pulpeuse de l’oreille policière, elle murmura :
— À demain, beau blond !
Puis elle le laissa là, planté comme un oignon, 
après avoir tourné violemment la tête, 
projetant sa chevelure noire sur le visage poupin du lieutenant.
 
 
Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
" Rouge Océan Feuilleton "  Marie-Pierre Nadal
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Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...
Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...

 

La Reine et le Fou

 

1

« Je ne regrette rien dans le passé, sauf ceux que j'ai perdus. »

C’est sans remords que pour eux je vous livre la vérité. Je ne cherche pas l’absolution de ceux qui m’ont aimé, détesté peut-être, envié parfois, en ignorant tout de ma vie.

Je suis né avec une cuiller en argent dans la bouche, dans une famille riche venue des environs de Naples, dont la particularité, que je découvris au bout de nombreuses années, était d’être dirigée par un « Parrain ». 

Devant l’ascension de Mussolini, ma « famille », contrairement à d’autres, quitta sa Campanie natale et l’Italie en 1923. Soutenu par celle qu’il aimait et par son fils Guiseppe, mon arrière-grand-père, Don Emmanuel, fit tout pour devenir honnête et repousser les spectres mortels de temps révolus.

Mais si l’on peut échapper à un passé, un pays et un régime, on ne peut guère échapper à la folie humaine. Durant l’époque trouble du fascisme, la haine folle d’un homme apporta le malheur sur ma famille. Avant de ressurgir - vingt ans plus tard - pour la frapper en plein cœur.

On dit souvent que l’amour est plus fort que la haine. La vie me démontra l’inverse. 

Alors moi, Guido, premier petit-fils de Don Guiseppe, dernier des parrains Cercoli, je fis un jour un serment.

1901-1923

2

Héritier de la famille Cercoli, Guiseppe vit le jour en Campanie dans le village de Borgogna en 1901. Fierté de Don Emmanuel, son père qu’il admirait plus que tout, dès son vingtième anniversaire il supervisait en grande partie les activités multiples et variées de la famille Cercoli ; activités qui allaient de l’agriculture et l’élevage dans de grandes fermes de Campanie, à la construction et les travaux publics dans la région, mais aussi dans d’autres villes d’Italie. Alors que son grand-père, Don Vittorio, se bornait à régner comme parrain sur une partie de la Campanie agricole, Emmanuel avait commencé à diversifier les activités et à les étendre géographiquement, mêlant astucieusement affaires légales et illégales, les premières blanchissant les revenus des secondes. 

Avec la prise de pouvoir de Mussolini en 1922, le père et le fils commencèrent à transférer lentement mais sûrement une partie des sociétés et des avoirs de la famille en France, dans la région de Nice, et à Lugano en Suisse. Lugano avait l’avantage d’être une place financière et de se trouver dans le canton du Tessin où l’on parle l’italien.

Rassurés par la reprise en main du pays et par la mise au pas des syndicats et des révolutionnaires par le nouveau pouvoir et ses sbires du Parti Fasciste, certains patrons italiens virent dans l’avènement de cet ordre nouveau l’éclaircissement de leur avenir. Ils n’hésitèrent donc pas à racheter à un bon prix des entreprises florissantes comme celles vendues par la famille Cercoli. 

Débarrassés des entreprises de travaux publics et de bâtiment qui ne pouvaient pas être transférées, les Cercoli ne conservèrent que la propriété agricole familiale, dont affectivement il était difficile de se séparer, et investirent une partie des fonds dans deux sociétés d’import-export basées à Lugano, à Genève et à Nice. Les liquidités furent placées en immobilier dans le Sud de la France et en Suisse, et dans de juteux placements financiers comme seules les banques helvètes ont toujours su en proposer.

La famille se retrouvait donc à l’abri du besoin et d’un régime fasciste qui allait mener l’Italie à sa ruine, ce qu’avait finement anticipé Don Emmanuel qui s’était toujours méfié de la politique ; surtout des hommes politiques qu’il ne savait fiables que lorsque tenus par le chantage et la menace. Mais avec la nouvelle vague qui montait inexorablement, dont la volonté totalitaire ne se cachait pas, il avait redouté de se voir emporté par ce vent mauvais de folie qui s’était levé, aussi incontrôlable que dévastateur. 

Il démontra cette fois mieux encore qu’auparavant, que son surnom de « la volpe » (le renard en italien) n’était pas usurpé. La traversée des Alpes suisses et françaises blanchit la famille Cercoli. Certes, il y avait bien encore de l’argent à gagner légalement et illégalement avec les sociétés d’import-export qui restaient en contact étroit avec l’Italie, on ne se refait pas, mais une nouvelle vie s’offrait à la famille. Et la police italienne aurait d’autres soucis que de venir leur chercher des poux dans la tête à l’étranger.

Lorsqu’après 1935 l’Italie s’allia aux nazis au pouvoir en Allemagne, et que tout annonçait une future guerre, les Cercoli, honorables entrepreneurs installés depuis douze ans en Suisse, prirent la nationalité helvétique. Les nombreux contacts et amitiés qu’ils avaient su habilement nouer et cultiver, leur furent d’une grande aide. Ceci les mit à l’abri des méfaits de la guerre, leur offrit quelques opportunités supplémentaires, mais hélas leur valut aussi la haine féroce de salauds qu’ils pensaient avoir laissé derrière eux en quittant leur pays.

Envie de le lire:à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

bernardcaz@hotmail.com

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir d"autre choix lien ci-dessous..

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/bernard%20cazeaux/2

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Retours de Lectures Martine Margnin

Publié le par Evy

Idée cadeau pour la Fête des mères 

 

Retours de Lectures Martine Margnin

Avis : PASSIONNANT
Quels adjectifs trouver pour qualifier la lecture des « Petites histoires de la mode » ? Il y en aurait beaucoup mais je garderai celui que j’ai choisi pour mon avis. Tout y est pour me plaire : des connaissances, de l’humour, de la subtilité, de l’organisation !
Par ordre alphabétique mais aussi sans queue ni tête car on saute du boubou à la braguette sans fil rouge, les informations sur le monde de la mode et de la couture nous sont fournies, ayant traversé les siècles, les pays mais s’étant teintées de l’humour des auteures, que l’on devine, passionnées et mutines.
On s’instruit, on rit, on s’étonne, on laisse et on reprend… Oui, 455 pages ne « s’avalent « pas ! Et vu la qualité, je dirais qu’elles se dégustent et donnent l’occasion de retrouver une vie sociale passant par le téléphone :
— Tu imaginais, toi, qu’on ne sait pas de quand datent les ciseaux ? Ceux que l’on connaît existaient déjà, il y a deux mille ans dans l’Empire Romain et en Extrême-Orient…
Oui, je vais garder ce dictionnaire poétique et pratique à portée de main, c’est plus sympa que de « googleliser », non ? Chapeau bas, Mesdames, pour les nombreuses recherches effectuées. Mon « petit doigt » m’a dit que cela avait pris trois ans. Cela se voit, c’est complet et en aucun cas rébarbatif au vu des nombreux fous rires pris avec certaines définitions.
Je remercie sincèrement Martine Magnin pour sa confiance, non seulement pour la chronique mais aussi pour m’avoir confié cet ouvrage bien avant sa sortie et m’avoir citée dans les remerciements en des termes qui m’ont touchée.
N’hésitez pas, ce livre paru aux Éditions Jourdan est dans toutes les bonnes librairies.

Note : Fond 5/5 – Forme 4.75/5

Traits d’esprit :

. En 1540, Catherine de Médicis s’avise de protéger la pudeur de ses demoiselles d’honneur au cours des promenades à cheval par un caleçon en brocart, rembourré, mais… fendu !

. À la cour du Roi Soleil, les nobles se hissent sur des talons d’au moins 12 cm pour se différencier du petit peuple.

Résumé : « Petites histoires de la mode » est un abécédaire poétique et pratique où les gourmets de mode, mais aussi ceux qui apprécient la saveur d’un mot inédit, désuet ou étranger, pourront picorer à leur guise ! Ce projet généreux et hédoniste a été confectionné avec plaisir et minutie par deux auteures passionnées.
« Accessoire, Aiguille, Alpaga, Angora, Anorak, Ballerine, Batiste… » ne sont ni des formules incantatoires, ni les vers d’une poésie lettriste, mais des termes qui appartiennent au vocabulaire du vêtement.
Tous ces mots si beaux portent un peu de notre histoire et nous invitent au voyage, à la découverte d’échanges séculaires entre des populations habitées par le goût de la parure et du vêtement. Ici, ailleurs, hier et aujourd’hui, plus de 400 rubriques choisies selon leur intérêt.

Extrait :
AIGUILLE
— Au commencement était l’aiguille…
Pour retrouver une aiguille dans une botte de foin, il suffit d’y mettre le feu, puis de fouiller les cendres avec un aimant propose l’auteur Bernard Werber.
Cette métaphore souligne la grande difficulté d’une tâche à accomplir, quelque chose de quasiment perdu d’avance. Officiellement utilisé pour la première fois par Madame de Sévigné dans le courant du XVIIème siècle, cette expression serait en réalité bien plus ancienne.
Nous pouvons classer les aiguilles en deux catégories, indispensables :
— celle qui sert à la couture manuelle ou à la machine est un instrument effilé, légèrement flexible, permettant de faire passer un fil à travers un tissu ou un cuir. L’une des extrémités est pointue et perce le textile, l’autre est munie d’une perforation, le chas.
— Celle qui sert à tricoter a une tige droite, voire circulaire, employée pour recevoir les mailles de l’ouvrage. Utilisées par paire, ces aiguilles remontent au XVIème siècle. Elles étaient à l’époque en bois et se faisaient appeler triques. Les premières œuvres réalisées selon un système similaire voient cependant le jour 500 ans plus tôt.

L’auteur : Après une carrière dans la communication et les relations presse puis dans le commerce d'antiquités, Martine MAGNIN, parisienne, lectrice passionnée, laisse s'exprimer son goût pour l'écriture. Petite-fille, fille, nièce et sœur d'écrivains édités et connus chacun dans un domaine d'écriture très différents, Martine MAGNIN a écrit un récit-témoignage, Qu'importe le chemin, paru en octobre 2016.
La confection de ce livre a nécessité la collaboration de deux écrivaines aguerries, Martine MAGNIN et Mathilde de JAMBLINNE, toutes deux déjà auteures de nombreux récits, romans et essais.

Petites histoires de la mode
Martine MAGNIN
Éditions : JOURDAN
ISBN 9782874665820
Date de sortie : 18 février 2021
Nombre de pages : 455 pages
Prix : 20.90 € 

 

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Extrait du Roman ( Pinzutu ) Thérèse Cau

Publié le par Evy

Extrait du Roman ( Pinzutu ) Thérèse Cau

Pour votre Valentine, pour votre Valentin,

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Dans son septième roman « Pinzutu », Thérèse Cau aborde, à travers une fiction mi-policière, mi-épistolaire, son vécu d'enseignante continentale à Ajaccio de 1977 à 1987 et elle s'inspire largement de faits et d'événements bien réels.

Juin 1986. Un climat de violence règne en Corse. Les attentats se multiplient contre les Continentaux. Les Insulaires rejettent les « Pinzuti », ces étrangers venus du continent.
Lettres de menaces, appels anonymes, racket et plasticages sont leur lot quotidien.
Dans ce contexte, Bruno Conte, professeur de français, est trouvé flottant entre deux eaux dans un golfe de Corse-du-Sud. Le jeune homme s’y livrait à son loisir préféré : la chasse sous-marine. L’inspecteur principal Jean-Yves Guenel, un Breton récemment affecté au commissariat d’Ajaccio, refuse la thèse de l’accident. Pour élucider cette mort suspecte il parcourt les lettres adressées par la victime à ses parents durant les quatre années de son séjour sur l’île, à la recherche d'un indice. Une plongée en eaux troubles au cœur de la Corse profonde entre règlements de comptes, intérêts mafieux et politiques.

 

1er extrait de « Pinzutu » (enquête):

 

Un peu avant neuf heures, les quatre policiers arpentaient déjà le sentier balisé de cairns et bordé d'asphodèles menant à la pointe du cap, où se dressaient encore les vestiges d'une tour génoise, entre l'anse de Minaccia ourlée de criques sauvages et le golfe de Lava formant un vaste ovale sablonneux. La mer étale se moirait de nuances allant du bleu indigo au vert émeraude, contrastant avec le gris anthracite des rochers. On avait envie de se plonger dans cette eau transparente. Un cadre idéal pour y vivre au plus près de la nature, loin de la fureur de la ville; pour y vivre et peut-être même pour y finir ses vieux jours, mais certes pas pour y mourir en pleine jeunesse! Les policiers franchirent les rubans de sécurité disposés à trois mètres de la falaise, selon les instructions du procureur; l'entrée de l'anse avait également été fermée par un cordon de bouées. Cinq ou six gars de la scientifique, arrivés sur les lieux en bateau, étaient déjà à l’œuvre, prélevant des algues sur les roches et fouillant les moindres recoins des criques. Tous s'affairaient, ayant reçu la consigne de rendre les plages aux vacanciers à partir de midi. L'inspecteur discuta brièvement avec eux, pour ne pas les retarder. Il se fit notamment préciser l'endroit exact où le corps avait été repêché, la direction des courants et il essaya avec ses hommes de déterminer quels avaient pu être les points d'impact du corps sur les rochers. Après avoir examiné avec soin les alentours et ramassé quelques mégots et autres menus objets coincés entre les galets, ils remontèrent. L’œil de Guenel fut alors attiré par les dizaines de petites crottes de bique qui jonchaient le sol, telles des olives noires desséchées, et qui luisaient entre les plantes à fleurs jaunes, sous le soleil maintenant assez haut. 


 

2e extrait de « Pinzutu » (leçon de corse)

 

.É vurtatu hóddie di a mattia = il est revenu aujourd'hui du maquis

Ici, il est probablement fait allusion à un élément du folklore corse: le bandit, ou «seigneur du palais vert»; tel est du moins le surnom que j'ai lu dans un article retraçant la vie et les forfaits de François B., le dernier bandit corse qui avait écumé la région avec un comparse, mais qui n'avait écopé que de 5 ans de prison, et qui vient de mourir paisiblement dans son lit. 

. Ci suó dui ommi; dammi u fucile = il y a deux hommes; donne-moi le fusil.

Drôle d'accueil, qui montre bien la méfiance générale. Apparemment, le fusil ne sert pas que pour la chasse aux merles et aux sangliers! Pierre, un syndicaliste du SNES, m'a narré un rituel bien ancré dans les mœurs locales, à savoir tirer des salves en l'air pour saluer les événements les plus divers: matches de football, processions, funérailles - surtout de nationalistes d'ailleurs, fêtes profanes ou même religieuses, élections gagnées. Le coup de fusil remplacerait ici le jaillissement du champagne coutumier sur les podiums des Grands Prix automobiles! Glissons prudemment sur le symbole! 

Cette tradition, m'a-t-on dit, a été respectée l'an dernier, à l'annonce de la victoire de Mitterrand; elle s'est ajoutée au concert de klaxons dans les rues. Les passagers des voitures roulant sur le cours Napoléon tirant des coups en l'air, au risque d'abattre des riverains penchés à leur balcon: peut-on imaginer une scène identique sur le continent?  

 

L'écriture est pour elle à la fois une passion et une thérapie. Pour vous procurer ses livres, contactez-la par courriel à cette adresse: cau.therese@wanadoo.fr  

Hélène Cau - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

Publié dans Extrait du Roman

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Le rêve écartelé de l'Auteur Jean-Paul Alandry

Publié le par Evy

Le rêve écartelé de l'Auteur Jean-Paul AlandryLe rêve écartelé de l'Auteur Jean-Paul Alandry

Entrer dans Le rêve écartelé, c’est suivre Ayac le chasseur, de la préhistoire à nos jours, dans les méandres riches et fantasques de sa prodigieuse imagination. C'est, à travers l’histoire unique de sa culture teintée de chamanisme, déambuler dans le temps disloqué de son épopée ; s’imprégner d’un profond atavisme issu du fond des âges ; se propulser au sommet des dernières expériences du monde quantique. C'est se garder des desseins pervers d’une machiavélique Éminence qui n'œuvre qu'au maintien de sa seule puissance. C’est une histoire d’amour aussi, une fusion du passé et de l’avenir, une porte ouverte sur l’espoir et... une caricature de l’absurde.
Le rêve écartelé, c’est l’horizon de tous les possibles...

Thèse

Quelles que soient les technologies de l'époque, rien ne distingue fondamentalement un homme du Magdalénien (≈ 15 000 ans A.A*) d'un autre ultra moderne, tant qu'ils sont de la même espèce (Homo sapiens).

Antithèse

Les technologies et connaissances d'une époque donnée façonnent l'esprit et les comportements humains à tel point qu'après plusieurs millénaires, un homme ultra moderne n'a plus rien en commun avec un homme du Magdalénien.

Synthèse

Homo sapiens est avant tout un être d'affects. Quelles que soient les époques et les technologies, il n'y a de différence entre les anciens et les modernes que dans la mesure où une technologie est capable de leurrer les affects. Si cette technologie faillit, les leurres s'effondrent.

Note

* Avant aujourd'hui (AA), est utilisée, en archéologie, en géologie et en climatologie, pour désigner les âges exprimés en nombre d' années comptées vers le passé à partir de l'année 1950 du calendrier grégorien, voire symboliquement à partir du 1er janvier 1950. Cette date a été fixée arbitrairement comme année de référence et correspond aux premiers essais de datation par le carbone 14. Cette date est également légèrement antérieure aux premiers essais nucléaires qui ont perturbé la répartition d'isotopes utilisés en radiochronologie. Source : Wikipedia.

Caractéristiques
  • 420 pages
  • Format: Broché, 16x24
  • N° ISBN : 2-9522185-2-8
  • Prix: 10€

   Insolite
Par Bérénice_66
Difficile de commenter un livre pareil... Juger vous-même; deux chapitres en tout et pour tout dont le premier ne fait pas moins de 410 pages sur un total de 415 ! Et pourtant, tout se tient parfaitement. On se laisse entraîner dans un récit qui entremêle l'avenir, le passé, le présent sans que jamais je m'en sois lassée.
L'histoire ? Une éminence diabolique, la trajectoire initiale dont il ne faut jamais dévier, un clan préhistorique fuyant un vaste incendie, les invertisseurs, les Inuits, les projections, la prophétie, la septième clé, les six nations... et toujours Ayac l'éternel chasseur. Cela pourrait paraître brouillon, confus, mais sert la thèse de l'auteur qui semble ici nous dire qu'il n'y a pas de différence fondamentale entre l'homme moderne et celui d'il y a 20000 ans. Osé, argumenté et insolite !

   Rêve ou réalité
Par L'amateur d'aéroplanes
Cet ouvrage de science-fiction mélange la vie, réelle ou imaginaire, d'un astronaute d'un futur indéterminé échoué dans un monde glacé et recueilli par tribu équivalent aux Inuits;

L'histoire se place sur plusieurs niveaux.

Envie de le lire:à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

moncourriel66@gmail.com

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Extrait du livre " L'ailleurs est Ici les ritvels " de l'Auteur Catherine Barcelonne...

Publié le par Evy

Extrait du livre " L'ailleurs est Ici les ritvels " de l'Auteur Catherine Barcelonne...Extrait du livre " L'ailleurs est Ici les ritvels " de l'Auteur Catherine Barcelonne...

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Le combat s’éternisait. Les anneaux du monstre s’étaient inexorablement enroulés autour du corps de Sandra, lui interdisant à présent le moindre geste. Se débattant tout de même la jeune femme tentait désespérément de s’extirper de cette étreinte mortelle. Elle commença à suffoquer, aspirant la plus petite parcelle d’air disponible, mais déjà une myriade de points noirs envahissait son champ de vision. Bientôt ce serait la fin. Alors que son cœur cognait à tout rompre dans sa poitrine, une voix impérieuse gronda à l’intérieur de son crâne.

— Sandra, ouvre les yeux !

Dans un dernier effort, la guerrière souleva les paupières. Une lumière crue l’éblouit tandis qu’une énorme langue rose hydratait sa délicate peau de rousse. La gorge sèche, elle réussit néanmoins à grogner.

— Arrête Caboche !

Elle s’étaitune fois encore entortillée dans ses draps pendant son sommeil agité. Se dégageant du linceul piégeur, elle caressa la douce fourrure fauve de son chien et se tourna vers son frère cadet Armand, qui la scrutait d’un regard inquisiteur.

— Sandra, tu devrais vraiment consulter. Tes cauchemars reviennent de plus en plus souvent. Si je n’avais pas été là, tu te serais étouffée dans ton oreiller !

La jeune femme écarta enfin le drap fripé, se leva et se dirigea vers la salle de bain.

— OK, monsieur le rabat-joie ! Je prendrai rendez-vous !

Le contact de l’eau chaude dissipa le désarroi qui toujours persistait quand elle passait la nuit dans cet autre univers, rempli de chimères plus ou moins amicales. Pour éloigner cette impression et ce malaise face à ces rêves qui semblaient si réels, elle s’était imposée un rituel, se pincer pour s’assurer de son état de veille.

Propre et habillée, elle avala un café serré et partagea le croissant avec son fidèle Caboche, puis rejoignit l’enclos des tortues. Artémis, la femelle, avait pondu et d’un jour à l’autre les œufs devaient éclore. Sandra ne voulait à aucun prix rater cette naissance.

Elle dégagea donc les copeaux de paille autour du premier, et, sans prêter attention aux jappements de Caboche à qui le carré des reptilien s’était interdit, s’extasia devant la blancheur adamantine de la coquille

— Si tu es une fille je t’appellerai Athéna, habile guerrière. Et si tu nais mâle, ce sera Hermès le rusé.

Joignant le geste à la parole, elle effleura la surface lisse et immaculée de l’index. Un arc électrique bleu relia la gangue minérale à l’ongle de Sandra. Surprise, elle retira promptement le doigt, l’examina, ne vit aucune blessure. Elle reporta alors son regard sur l’œuf. Une sombre ligne brisée le parcourait à présent, qui se transforma en fêlure puis en fracture. Un éclat se détacha et un minuscule appendice nasal apparut. Sandra s’émerveilla de la ténacité de l’animal, qui coup après coup, cassait la carapace d’ivoire qui l’avait jusque-là abrité et nourri, mais qui pouvait devenir prison létale s’il ne s’en échappait pas maintenant. La frimousse préhistorique pointa entièrement hors de l’œuf.

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Extrait du livre " Nouvelles Ères de l'Auteur Catherine Barcelonne...

Publié le par Evy

Extrait du livre " Nouvelles Ères de l'Auteur Catherine Barcelonne...Extrait du livre " Nouvelles Ères de l'Auteur Catherine Barcelonne...


20200919_095108.jpg

 

Où l’acheter :

https://www.livrs-editions.com/boutique/nouvelles/nouvelles-eres/

 

J1-CYBORG 389-27.03.2050

 

L’énergie afflue. Je la sens parcourir mes circuits, envahir chaque parcelle de mon corps synthétique. Je lance la procédure de vérification. Ma mémoire fonctionne à plein régime, les programmes s’ouvrent les uns après les autres, distillant toutes les informations dont j’ai besoin. Ma cage thoracique se met en branle, simulant l’inspiration et l’expiration. Je mobilise les orteils, puis mes doigts. À présent, il me faut soulever les paupières. Une lumière crue agresse mes récepteurs optiques qui amorcent le déploiement de l’iris. Je fais la mise au point et penche la tête. Mes capteurs gravitationnels n’ont  pas failli, je suis en position horizontale, allongé sur une table, les mains et pieds entravés par des sangles bien serrées. Près de moi se tient un homme, assis devant un ordinateur. Il tourne le regard vers moi et m’adresse la parole. Les senseurs auditifs s’actionnent en même temps que ma base linguistique.

⸺ Bonjour et bienvenu parmi nous 389. Voyons un peu si tu es opérationnel.

Se penchant sur son écran tout en rechaussant ses lunettes, il tapote rapidement les touches du clavier et mon programme de reconnaissance d’expression m’indique qu’il est satisfait.

⸺Peux-tu me dire quel est mon nom et ma fonction ?

Je consulte ma banque de données, il s’agit de Sam Patern, mon créateur. Il a atteint l’âge de cinquante-quatre ans, déjà avancé chez son espèce, et bénéficie d’une intelligence hors norme. Son parcours professionnel est jalonné de découvertes aussi spectaculaires que les récompenses et honneurs reçus. Contrairement à ses congénères, sa vie privée est un désert. Orphelin à seize ans, suite à un accident de voiture qui a détruit ses géniteurs, il s’est consacré entièrement à ses études, en délaissant ses activités sociales. 

Je mobilise les lèvres, mais aucun son n’en sort. Je vérifie mes senseurs et connexions. Mon serveur m’indique que tout fonctionne correctement. J’essaie à nouveau, mais une fois encore, le silence accompagne mes mimiques. Je relance, mais tout est opérationnel. Je ne comprends pas, je bloque, je sens mon disque dur tourner en boucle. Une solution me parvient, je penche la tête vers Sam et le fixe. Il a rechaussé ses lunettes et tape fébrilement des lignes sur mon programme mère. De temps en temps, il s’arrête net, relie, corrige et écrit. Simultanément, je constate le changement au niveau des connexions à l’intérieur de mes circuits. Quand enfin il se redresse et pivote à nouveau vers moi, il sourit.

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir

Cliquer sur le lien ci-dessous pour plus de choix

http://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/search/catherine%20Barcelonne/

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Livres Bernard Cazeaux Auteur....

Publié le par Evy

Livres Bernard Cazeaux Auteur....


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La Reine et le Fou

Le cœur a ses raisons que la raison ignore. La haine et la folie ignorent la raison. Alors des cœurs flétris, où gisent les passions, lentement germeront la vengeance et la mort.

Entre Italie, Suisse et France, l’histoire sur un peu plus d’un siècle de deux clans opposés, confrontés un jour au mal incarné. 

Devant l’ascension de Mussolini, la « famille » Cercoli quitta sa Campanie natale et l’Italie en 1923. La « famille » Camparoni profita de la situation. 

Soutenu par son épouse et par son fils Guiseppe, Don Emmanuel Cercoli fit tout pour devenir honnête et repousser les spectres mortels de temps révolus. Mais si l’on peut  échapper à un passé, un pays et un régime, nul ne peut échapper à la folie humaine.

Alors Guido, premier petit-fils de Don Guiseppe, dernier des parrains Cercoli, fit un jour un serment.


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Un avenir de sable

En ce début de XIXe siècle, l’amour fou et déraisonnable d’un homme pour une jeune fille inaccessible précipite le destin d’une famille dans le flot des bouleversements de ce siècle.  Au nom de la guerre sainte, la Méditerranée est écumée par les pirates barbaresques. Les navires sont capturés, les côtes razziées, les habitants réduits en esclavage. Mais une nouvelle Europe émerge, les jours des Barbaresques sont comptés. D’une rive à l’autre de la Méditerranée, l’Histoire en marche va mener à la colonisation, promesse d’avenirs inattendus.


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Le montreur d’ours et les Demoiselles

Ariège 1827. Avec les restrictions qu’il impose, le nouveau Code forestier provoque la colère des paysans de montagne qui se voient privés de leurs droits ancestraux. Une révolte éclate contre les propriétaires forestiers et les maîtres de forges. Elle restera dans l’histoire sous le nom de « Guerre des Demoiselles ». 

Mais dans cette région en butte au pouvoir, un danger plus grand apparait un an plus tard. De jeunes bergères sont tuées dans d’horribles circonstances. Le lieutenant de Gendarmerie Beaumont prend l’affaire à cœur, malgré la méfiance d’une population révoltée qu’il est officiellement chargé de réprimer. Il va trouver une aide inattendue en la personne d’un ancien militaire devenu colporteur, dont le douloureux secret pèse plus lourd sur ses épaules que sa hotte. C’est le début d’une longue traque sur un territoire montagneux, aussi rude que magnifique.


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VICTOR

Comment, dans une famille bienveillante, un être peut-il être aussi différent de ses ascendants ? C’est la question que se pose depuis de nombreuses années Charles Degaldes à propos de son père, Victor. Professeur d’université, auteur à succès, Prix Goncourt, Victor offre deux faces au monde, flamboyante à l’extérieur, sombre pour les siens. Mais à la mort de Jean, le jardinier de la famille qui dans son cœur a remplacé son père depuis son plus jeune âge, Charles découvre une réalité bien pire encore. 

 

Envie de le lire:à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

bernardcaz@hotmail.com

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2ème prix des Arts Littéraires de Saint-Orens 2020 Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

2ème prix des Arts Littéraires de Saint-Orens 2020  Bernard Cazeaux...

V I C T O R 

2éme Prix dans la catégorie Roman

Salon International des Arts Littéraires

de Saint-Orens 2020

 

Commentaire de lecture du jury

Victor, personnage éponyme, est-il, comme nous le suggère le titre,

le véritable héros ?

Le roman, à ce sujet, nous réserve bien des surprises.

Le lecteur est tenu en haleine entre deux périodes qui alternent dans le récit , juillet 2003 et novembre 2006. Chacune correspond à la mort respective des deux personnages au cœur de l'histoire : le premier,

Jean Ortalier, considéré comme un vrai père de substitution, le second, Victor Delgades, père biologique de Charles, le narrateur.

À travers le regard de ce dernier, nous découvrons des portraits très contrastés.

À la bonté et à la modestie de Jean, le jardinier, qui cultive « les fleurs du bien », s'oppose la duplicité de Victor, écrivain à succès, flamboyant en société mais pétri de vanité et indifférent aux siens. 

Tandis que Victor va devenir le mouton noir de sa lignée, Jean, dont les liens étroits avec la famille Delgades remontent à la génération précédente, apparaît comme un être bienveillant et attachant. Sa présence rayonnante occupe une place centrale dans la vie de Charles et de sa mère, elle aussi brisée par la dureté et le mépris dont Victor a fait preuve à leur égard.

À l'intérêt suscité par ces figures antithétiques s'ajoute la curiosité éveillée par l'enquête consécutive au décès spectaculaire de Victor, retrouvé avec un glaive romain planté dans la poitrine.

Comment expliquer la mort, le jour de l'attribution du Goncourt, de cet écrivain lui-même lauréat de ce prix dix-huit ans auparavant ? L'aversion que, depuis longtemps, Charles a nourrie envers son père suffit-elle à le transformer en principal suspect ? Le récit, émaillé de rebondissements, brouille parfois les pistes en maintenant le suspense jusqu'au coup de théâtre final.

Et de façon très originale, la littérature impose son rôle de protagoniste dans le déroulement de l'intrigue.

En effet, une partie du roman est consacrée à la lecture des cahiers de Jean, le jardinier passionné par les livres, qui a tenu la chronique des événements s'inscrivant dans son histoire familiale et l'Histoire du vingtième siècle.

Grâce à ce témoignage, révélant un réel talent d'écriture, le passé est, peu à peu , dévoilé. 

Il apparaît ainsi que plusieurs générations de Delgades se sont illustrées dans le domaine de l'édition. Et ce goût prononcé pour les lettres s'est aussi manifesté, au fil des naissances, par le choix d'un prénom placé sous le signe des grands auteurs : tour à tour, Honoré, Gustave, Victor et Charles rendent hommage à Balzac Flaubert, Hugo et Baudelaire.

De l'ouverture du roman évoquant l'obtention glorieuse du Goncourt 1988 à

La révélation finale, le lecteur pénètre dans les arcanes de la création littéraire. 

En coulisse, sont tapies machination et imposture. Des policiers chez les Goncourt, aventure inédite !

La littérature reste bien le personnage central de ce roman palpitant. 

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Biographie Nicole Bernard Villa...

Publié le par Evy

Biographie Nicole Bernard Villa...

BIOGRAPHIE

 

ou « La très belle, très banale et très simple histoire » de ma vie…

 

 

 

 

La vie de Nicole BERNARD VILLA est double, partagée entre un métier de professeur de piano à Foix et à Mirepoix et un autre métier d'exploitante d'un verger de noyers.

Bien sûr, comme toutes les autres femmes ayant charge de famille, elle a évidemment une multitude d'autres métiers comme cuisinière, agent d'entretien, blanchisseuse, secrétaire etc... que nous avons plutôt l'habitude d'appeler des "activités".

 

Forcément comme l'écriture est une partie de sa vie, ces "métiers" et diverses "activités" ne lui laisse pas beaucoup de temps de loisirs pour les réseaux sociaux et autres vacances étrangères.

Pour autant elle voyage tout le temps dans la vie de ses personnages qui lui permettent de vivre toutes ces vies qu'elle aurait tant aimées partager pour certaines et qui la consolent de n'avoir été l'héroïne que de la sienne...

 

« J’ai toujours écrit et tous ces ouvrages ont été écrits il y a plusieurs années… mais il a fallu un confinement imprévu et ce changement énorme de vie que ce microscopique virus nous a imposé pour découvrir une autre échelle de temps…

un temps dans lequel tout à coup il devenait possible au cours d’immenses journées libres de tout déplacement et occupation sociale, d’écrire tout mon saoul de nouveaux textes…

et de relire de vieux textes enfouis… de reprendre des passages plus faibles… de réorganiser une mise en forme avec le « métier » acquis au fil des années…

Puis d’avoir envie de travailler une mise en page, jusqu’à imaginer une édition…

Alors, un gros travail de correction, des maquettes de couvertures, des exergues, des 4ème de couverture, quelques conseils glanés de-ci de là, un petit coup de main…

 

Tout ça pour que vous compreniez pourquoi je n’ai pas de dossiers de presse ni de photos ni de coupures de journaux…

Parce qu’après le premier confinement, il y a eu le deuxième et le couvre-feu, et… enfin, on verra… !

Pas terrible pour commencer à se faire connaître et à diffuser… !

 

Mais il y a eu le Salon du Livre des Appaméennes en octobre 2020 à Pamiers, qu’Annie Icard et Alain Rouch ont maintenu contre vents et marées pour nous, tous les auteurs et pour leurs lecteurs, avec une magnifique passion, et pour lequel ils ont bien voulu m’accorder leur confiance bienveillante et leurs conseils attentifs.

 

Puis au cours de ce Salon la rencontre avec Bernard Cazeaux, et cette ouverture sur l’Association des Auteurs Occitans et Catalans et leur dynamique blogueuse…

 

Alors l’irrésistible envie d’y croire encore… »

 

 

Vous pouvez vous les procurer, il suffit d'en faire la demande par mail à nicole.bernard.villa@gmail.com

Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.
 
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