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276 résultats pour “Listes des Livres Pour Enfants

Biographie Marion Pélissier*Mouillet

Publié le par Evy

Biographie Marion Pélissier*Mouillet
Biographie Marion Pélissier*Mouillet
J'ai fait des études de Lettres Modernes et adore lire depuis toujours. J'ai passé le Capes après avoir fait une maîtrise de Lettres Modernes et dès que j'ai pu, j'ai commencé à écrire et j'ai continué mes recherches qui m'ont amenées à faire un doctorat sur la poésie du vingtième siècle en France comme à l'étranger et à écrire des poèmes. J'ai donc écrit trois recueils et suis publiée chez Acala grâce à Madame Clairmont que j'ai rencontrée par hasard et qui après lecture de mes poèmes, m'a autorisée à être publiée.
J'ai depuis fait de nombreux salons du livre: Céret, Prats de Mollo, Sainte Marie de la Mer, Mirepoix, Foix, Toulouse au Salon des Gourmets des lettres où mon premier recueil, Choses vues, entendues, a été nominé, Fourquevaux, Fonbeauzard, Luchon, Tarascon sur Ariège aux Estivades poétiques, Pamiers, Villepinte.
J'ai aussi été bénévole à la médiathèque de Donneville où j'ai déjà fait une séance de dédicaces et où j'ai participé à une journée du Lecteur du Val consacrée aux chemins de Saint Jacques de Compostelle. On m'a aussi invitée à une séance de dédicaces à Rieux Volvestre un jour de marché en décembre, il y a trois ans.  J'ai enfin organisé en décembre cette année, une séance de dédicaces  à la maison de la presse de Donneville où j'en ferai une autre le vendredi 11 juin entre 14h30 et 18h. Je participe chaque année au printemps des poètes d'ACALA et continue à écrire des poèmes. Deux recueils sont en cours de préparation " Noctambules" et   " Planisphère amère". Je serais aussi ravie d'animer des conférences sur le thème de la poésie art vivant et sacré en lien avec Orphée et de faire des lectures de poèmes, ou encore d'animer des ateliers d'écriture poétique.
 
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Tous ses livres, tous ses textes parlent d’un village de Côte d’Ivoire qui s’appelle Assikoi

Publié le par Evy

Tous ses livres, tous ses textes parlent d’un village de Côte d’Ivoire qui s’appelle Assikoi

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 
 

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Une idée cadeau pour les fêtes dédicacé...
Une idée cadeau pour les fêtes dédicacé...

Une idée cadeau pour les fêtes dédicacé...

  Tous mes livres, tous mes textes parlent d’un village de Côte d’Ivoire qui s’appelle Assikoi. Je connais ce village depuis 1995 et j’y ai de nombreux amis. Il convient donc, que je vous le présente. En 2001, j’y suis allé avec l’ingénieur agronome Jean Robert, aujourd’hui disparu. J’ai emprunté une partie de son rapport sur la description du village.

Le pays d’Assikoi

A 120 km au Nord d’Abidjan sur la route d’Abengourou, le Pays d’Assikoi, sur le territoire de la Sous-Préfecture du même nom et de la Préfecture d’Adzopé, rassemble, autour du bourg principal d’Assikoi les terroirs agricoles et forestiers des villages d’Adonkoi, de Massandji et d’Apiadji. Sa superficie est d’environ 500 km².

 La forêt

Le paysage agricole de la région d’Assikoi est celui de la forêt subtropicale humide, recevant de 1 à 1,5 m d'eau par an en deux saisons des pluies, avec une humidité quasi permanente, même en saisons sèches. Cette forêt est composée de grands arbres de nombreuses espèces, d’un sous bois élevé et dense et d’une strate herbacée impénétrable. La décomposition organique est intense et cet horizon humifère important donne l'apparence de la fertilité et explique l'exubérance de la végétation du sous bois pourtant peu éclairé. Il s'agit d'une forêt secondaire transformée par les modes de vie des populations. C'est ainsi que la plupart des essences de bois de qualité et à grand développement ont disparu, remplacées par des espèces à croissance plus rapide mais de moindre intérêt. Certaines de ces essences sont toutefois intéressantes pour l'usage local, pour des bois d'oeuvre ou de menuiserie, ou pour l'alimentation des occupants (Karité, colatier…). Cette forêt secondaire, même appauvrie, concours encore au maintien d'un niveau moyen de fertilité et protège les arènes granitiques de l'action érosive des fortes pluies et des températures élevées. On peut dire que l'action de l'homme est devenue de plus en plus prédatrice au cours des périodes historiques d'occupation de ce territoire. Les forestiers et les planteurs de café et de cacao ont suivi les chasseurs et cueilleurs. Cette évolution s'est accélérée en raison des effets de la croissance démographique et du raccourcissement de la jachère forestière, qui peut aller jusqu'à la mise en cultures permanentes annuelles de certaines parcelles qui ne sont pas sans effet sur les équilibres naturels garants de la fertilité. Signalons notamment l'existence des voies de débardage des grumes qui quadrillent l'ex domaine forestier et qui peuvent servir encore pour l'accès aux champs. Le déplacement des groupes des cases familiales (campements), autrefois situées sur la zone défrichée est maintenant implantées en hameaux au carrefour des pistes desservant les plantations de café et de cacao.
   Relief, sol, hydrographie

   L’ensemble du territoire d’Assikoi est constitué de collines ou plateaux. Les dénivelées sont faibles (altitudes entre 80 et 120 mètres) et les pentes sont douces. Un réseau hydrographique serré de sous affluents et affluents de direction générale nord – sud alimente la rivière Massan au nord-ouest et la rivière Mé. En fin de grande saison sèche (de décembre à avril), les marigots n’ont pas d’écoulement de surface et le niveau de la nappe phréatique est bas  Seule la rivière Massan, qui arrose Assikoi présente quelque flaques d’eau dormante. Le lit majeur de l’ensemble des cours d’eau est faiblement creusé ce qui pose des problèmes en cas de fortes précipitations.

  Végétation et cultures

La forêt « dense » est aujourd’hui très éclaircie par les exploitations successives, toutes extractives voir destructrices des essences forestières initiales. Il s’agit en fait d’une forêt claire, profondément défrichée, mais avec des sous-bois peu pénétrables, Seuls quelques témoins isolés Iroko, Fromager, n’ont pas succombé à la hache ou au feu. Les bas-fonds sont peuplés de bambouseraies touffues, de palmiers et raphias et de plantes aquatiques enchevêtrées. Malgré la violence des orages tropicaux, les terres ne sont pas en général trop exposées à l’érosion pluviale ni au ravinement. L’occupation du sol est quasi continue, soit par des plantations pérennes, bien que dégradées qui sont parfois en jachère, soit par des cultures vivrières.

La poussée démographique, de 800 à 6000 habitants en un demi-siècle, le souci d’autosubsistance des populations rurales ont poussé à une reconversion vers les cultures annuelles au détriment des cultures de rente.

   Mode de faire valoir et système de production

Les grandes familles, héritières des quatre lignées fondatrices du village, se sont partagé le domaine forestier. L’exploitation est individuelle, sur des lopins concédés aux descendants ou collatéraux ou parfois loués. L’entraide est pratiquée pour les gros travaux d’abattage et de brûlis. Les mises en culture est plus conditionnée par le nombre de bouches à nourrir de la famille, et le nombre de bras, que par des considérations de maintien de la fertilité par une rotation appropriée. Il y a aussi la culture  du manioc (deux variétés), de la banane plantain, du maïs, de l’igname et des cultures maraîchères comme le piment, la tomate, l’aubergine, le concombre et le riz dans les bas-fonds. On notera l’absence de l’animal, seulement présent en élevage de case (volaille et mouton) et quelques taurins « Baoulés » en attente d’abattage. Les bovins et les chevaux ne peuvent pas être présents à cause de la mouche tsé-tsé. En fin de saison sèche, en l’absence d’une connaissance des ressources et des moyens de les mobiliser par des forages, des puits, des retenues, des citernes, l’on soulignera les difficultés liées au manque d’eau. En marge du système productif il existe à Assikoi d’autres activités : cueillette des sous-produits de la forêt fruits divers, vin de palme, raphia, bambou, chasse à l’agouti, aux biches, aux oiseaux, récolte du miel directement dans la nature. Pèche dans les cours d’eau les plus importants. Les conditions de travail sont celles du paysan d’autrefois, avec pour seuls outils la machette et la daba, pour moyen de transport, le panier ou la bassine en plastique sur la tête. L’accès aux parcelles en culture est un long et pénible cheminement sur les pistes en terre, puis sur les sentiers de la forêt. Les distances sont importantes  une heure à deux heures de marche, autant pour le retour avec un chargement de 30 kgs ou plus sur la tête.

Les produits sortis du champ ou cueillis en forêt pour faire vin de palme sont portés jusqu’au village et vendus sur place directement par les femmes. Quelques surplus sont transportés par minibus vers Adzopé.

   Le Centre du village.

Le village d’Assikoi est classé dans la catégorie « habitat dense traditionnel », non urbanisé. Il rassemble une grande majorité des populations, seules quelques rares familles continuant à habiter dans des « campements » en forêt. Le centre est organisé sur et autour d’un plateau culminant à environ 100 m. d’altitude, où se croisent les principales pistes carrossables vers Adzopé et Massandji au nord, vers Adonkoi à l’est, vers Apiadji au sud. L’habitat est encore partiellement traditionnel mur de terre et bambou ou raphia, toiture en palme, mais une grande partie du village est constituée de maison en dur. On trouve aussi quelques artisans : couturiers mais souvent planteurs le jour et couturiers la nuit, une menuiserie, un forgeron, des maçons, des fabricants de toitures en palmes. Quelques machines à usage domestique : broyeur de manioc et presse à « foutou ». Les fèves de cacao et les cerises de café sont traitées au village avant la vente ou l’expédition : séchage, tri et décorticage. L’huile de palme est extraite de façon traditionnelle, à la main (pression, ébullition dans l’eau, écrémage). Les bois abattus lors des défrichages sont utilisés en bois de feu pour la cuisine. Les bois d’œuvre, assez rares, ne sont pas exploités. Il existe une église catholique, des nombreuses églises évangéliques et une mosquée. Ces différentes convictions religieuses vivent en parfaites attente. Il y a une école maternelle, trois écoles primaires, mais sous équipées et un collège. De nombreux commerces depuis peu viennent de voir le jour. Avec l’arrivé du téléphone portable et d’internet le village est maintenant devenu une petite ville.

robert mondange - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

 

 

Prix du livre : 10 € + frais d’envoi.

Vous pouvez les commander à :

Robert Mondange : r.mondange@aliceadsl.fr

ou à Marie Sabine Forest Mur : mariesabinemur@gmail.com 

Dédicacé...

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Koffi : a force de courage, il a réussi... histoire Robert Mondange... 

Publié le par Evy

Une fois de plus j’ai changé les prénoms pour préserver l’anonymat, mais s’il lit cet article le héros de cette histoire se reconnaîtra et il pourra en être très fier. 

 

KOFFI : a force de courage, il a réussi. 


Mon prénom est Koffi. Je suis né à la maternité d’Adzopé. Mon père, Yao, a été un grand planteur d’Assikoi. Ma mère Akissi était une femme courageuse et une bonne ménagère. J’avais deux ans quand mon père est décédé. Maman faisait tout ce qu’elle pouvait pour m’assurer une bonne éducation. Malheureusement, elle souffrait de diabète et les soins étaient très coûteux. Maman me câlinait beaucoup. A l’âge de cinq ans, je l’accompagnais aux champs et je l’aidais dans les tâches champêtres en pleurnichant. À six ans, j’ai eu le plaisir d’avoir un bout de champ pour faire des cultures vivrières. Je faisais cela pour mon grand frère Antoine, qui était au collège. En retour, lorsqu’il venait en congé il m’apportait des vêtements, des gâteaux, du pain. Antoine avait besoin de mes produits agricoles, car il n’avait comme ressources que ce que pouvait lui donner le reste de la famille. Mon deuxième coup dur a été le décès de ma maman. Je suis devenu orphelin. Je fus recueilli par ma tante Géraldine. Je me battais pour survivre, ma principale activité était la pêche et la chasse aux oiseaux. Cela dura deux ans. Puis, je fus arraché à ma tante, après décision de mes grands frères pour aller vivre à Adzopé avec Antoine qui était au lycée. Mais mon année scolaire, que j’ai effectuée à l’école catholique d’Adzopé a été perturbée par la grève des enseignants. C’est ainsi que je fus envoyé, à Ferkessedougou une ville située au nord de la Côte d’Ivoire à sept cents kilomètres d’Assiokoi. Ferkessédougou est, du point de vue de son importance démographique, l'une des plus grandes villes du District des Savanes au nord de la Côte d’Ivoire, dont le chef-lieu est Korhogo. Je réussi mon entrée en 6ième et je fus orienté au collège moderne de Korhogo à une soixantaine de kilomètres de Ferkessedougou. J’y ai passé deux années puis, au décès de mon tuteur, je suis entré en 4ième  à Agboville. J’avais une seule ambition, exercer les arts plastiques. Fasciné par l’enseignement artistique, je me suis présenté au concours de l’école technique artistique de Bingerville et j’ai réussi. Aujourd’hui, je fabrique des objets d’arts aussi bien prisés à Abidjan qu’à Assikoi.

 

 

Envie de lire l'Auteur Robert Mondange 

Une idée cadeau pour les fêtes ou le plaisir 

Ci-dessous le lien pour commander ses  livres...

robert mondange - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

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Eric Brout " Dévorés Par La Clarté ' action / pandémie

Publié le par Evy

En écrivant ce livre où une énigmatique pandémie sévit à notre époque, mon intention dès le départ était de narrer « plus qu’une simple histoire divertissante ». 

 

Une stratégie m’est alors apparue : insérer harmonieusement à l’intérieur du récit fictif plusieurs « événements mémorables ». Je les nomme ainsi parce qu’ils sont d’une intensité extrême et peuvent se savourer comme des « leçons de vie au-delà de toute morale ». Leçons de vie, à la fois très « personnelles » - puisque je les ai moi-même vécues - mais aussi effroyablement « impersonnelles » car valables pour l’ensemble des êtres humains.

 

Ces événements mémorables qui jalonnent ce roman haletant amèneront peut-être le lecteur à jeter un regard plus profond sur la société qui le forge... ainsi que sur l’être mystérieux qu’il est lui-même.

 

 

PRÉSENTATION DU ROMAN
 

« DÉVORÉS PAR LA CLARTÉ »

 

Une mystérieuse pandémie bouleverse les fondements mêmes de la vie sur Terre. D'indétectables spores s'attaquent aux humains. Tous les gouvernements en place vacillent, sont en péril. Dans un monde où le chaos ne cesse de croître, Jarick Jorek tente de survivre. Toutefois, inflexible dans sa quête, il n'a pas abandonné l'espoir de trouver un jour le remède qui pourra sauver l'humanité, la libérer des parasites qui la rongent.Durant sa longue errance à travers le Sud-Ouest de la France, Jarick finira par découvrir, après moult mésaventures, le fameux remède salvateur. Mais a-t-il réellement trouvé l’élixir miraculeux capable de guérir les hommes ? Sa découverte n'est-elle pas en fait un leurre ? N'est-il pas aveuglé par sa propre clarté ?

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Planning de notre Auteur Bernard Cazeaux !

Publié le par Evy

Planning de notre Auteur Bernard Cazeaux !

Planning de notre Auteur Bernard Cazeaux ! Venez le rencontrer et pensez à réserver auprès de lui ou des libraires sont très bon polar "Tuer avec Constance" ça part vite ! #polar

Lundi 25/04 : invité d'honneur lors d'une soirée par l'association Terpsichore.
Samedi 14 mai : dédicace Pamiers, Librairie des Temps modernes.
Dimanche 1er mai : Fête à Alzonne 11
Dimanche 15 mai : Salon de La Tour du Crieu 09.
Samedi 28 mai : dédicace Cultura Carcassonne.
Samedi 4 juin : Salon de Quillan 11.
Jeudi 9 juin : dédicace Librairie Saint Gaudens
Samedi 11 juin : Salon Grand Narbonne.
Vendredi 17 à dimanche 19 juin : Salon du Barcarès sur le Lydia.
Samedi 25 et dimanche 26 juin : Salon Montolieu.
Samedi 3 et dimanche 4 juillet : Salon de Pamiers 09.
Dimanche 10 juillet : Salon de Mirepoix 09.
Jeudi 14 juillet : Salon de Saurat 09.
Dimanche 24 juillet : Salon de Biert 09.
Mardi 26 juillet : Dédicace à Ax les Thermes, Librairie Les Beaux livres.
Samedi 6 août : Salon Roquefort de Sault 11.
Mercredi 10 août : Salon de Foix 09.
Dimanche 14 août : Salon de Alets les bains 11.
Dimanche 21 août : Salon Estivades poétiques à Tarascon 09.
Samedi 10 septembre : Salon de Cuxac d'Aude 11.
Dimanche 12 septembre : Salon de Saint Polycarpe 11.
Samedi 24 septembre : Salon de l'ACALA à Foix 09.
Vendredi 30 septembre à dimanche 2 octobre : Salon des Gourmets de Lettres à Toulouse 31.
Dimanche 6 novembre : Salon de Bouloc 31 

 

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Atelier d'écriture n°2 : Thème " De tout et de rien " Liste des mots ...

Publié le par Evy

Atelier d'écriture n°2  : Thème " De tout et de rien " Liste des mots ...

J'organise chaque semaine un défi

Vous avez le choix dans la liste ci-dessous et la semaine pour le faire 

D'écriture, Poésie, Acrostiches, Citations, texte d'Auteurs, Haïku,  prose etc...

De créa  d'image, de gif, de photo, peinture, dessin, Vidéo, musique Reportage etc...

Ayant pour règle un thème imposé

Où 10 mots

Ouvert du Dimanche au Dimanche  

Vous faites comme ça vous arrange

Même si vous dépassez la semaine

Un grand bravo aux participants 

Cette semaine le thème du 08/11/20 au 15/11/20

C'est "  De tout et de rien "

--- Les 10 mots

Parler, Mélange, Musique, Son, Rythme, Cérébrale, Troubler, Recommencer, Nuit, Inspiration...

On peut conjuguer , mettre au pluriel ou singulier

et ou féminin , masculin, ou féminin ou masculin...

Vos participations

La participation de l'Auteur Bernad Cazeaux

 

Parler de rien ne tait pas tout.

Parler de tout, ça n’est pas rien.

Souvent nous nous plaignons de tout

Devant tous ceux qui n’ont plus rien.

 

Acheter tout pour trois fois rien,

Pour certains représente tout.

Par leurs achats ils oublient tout

En remplissant leur vie de rien.

 

Aux yeux des pauvres qui n’ont rien.

Aux yeux de ceux privés de tout.

Les paroles ne font pas tout.

Il suffirait d’un petit rien.

 

Un petit rien, peut valoir tout.

Avec un don de trois fois rien

À ceux qui sont des moins que rien,

On peut parfois apporter tout.

 

Oui mais voilà, ce n’est pas tout.

Face au besoin d’un petit rien

Les mots émus ne valent rien.

Et pour un rien… on oublie tout.

 

Moi je dis ça… je ne dis rien !

 

Bernard Cazeaux

Ainsi que ce texte

Texte de Raymond Devos

Parce qu'on m'a demandé de faire un discours

Je vous signale tout de suite, mesdames et messieurs...
Que je vais parler pour ne rien dire.

Oh! je sais!
Vous pensez:
"S'il n'a rien a dire... Il ferait mieux de se taire !"
Ouais c'est trop facile ! ... mais c'est trop facile !

Vous voudriez que je fasse comme ceux qui n'ont rien a dire
Et qui le gardent pour eux ?
Et bien, non ! Mesdames et messieurs. moi quand je n'ai rien a dire
Je veux qu'on le sache !
Je veux en faire profiter les autres !
Et si vous mêmes, mesdames et messieurs, vous n'avez rien a dire,
Eh bien, on en parle, on en discute !
Je ne suis pas ennemi du colloque.
Mais, me direz-vous, si on parle pour ne rien dire,
De quoi allons nous parler?

Eh bien, de rien ! ... De rien !
Car rien, ce n'est pas rien !
La preuve, c'est que l'on peut le soustraire ...

Rien moins rien = moins que rien !
Alors si l'on peut trouver moins que rien,
C'est que rien vaut déjà quelque chose !
On peut acheter quelque chose avec rien !

En le multipliant !
Une fois rien... C'est rien !
Deux fois rien... Ce n'est pas beaucoup !
Mais trois fois rien... Pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose
Et pour pas cher !

Maintenant, si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien:
Rien multiplié par rien = Rien.
Trois multiplié par trois = neuf.
Ça fait: rien de neuf !

La participation de l'Auteur Thérèse Cau

 

Parler de tout et de rien,

De la douce musique qui rythme nos journées,

Un mélange de rock, de soul ou de reggae,

Ou des sons de la nuit qui viennent nous troubler,

Sinistres hululements, bruits sourds, étouffés.

 

Parler de tout et de rien,

De ce confinement qui peut se prolonger,

Des gestes quotidiens sans cesse recommencés,

De notre inspiration qui semble s'épuiser,

Ce travail cérébral qu'on nous a imposé !

 

Thérèse Cau

 

La participation de catherine Pitat
non d'auteur Cachou Quivy
 
Pour l'atelier d'écriture j'ai tout de suite penser à Raymond Devos
avec cette citation extraordinaire
"Une fois rien, c'est rien;
deux fois rien, ce n'est pas beaucoup;
mais pour trois rien, on peut s'acheter quelque chose, et pour pas cher "
 

Ma participation

De tout et de rien

J'écris pour parler de tout, de rien

Mélange faisant du bien

Poésie des notes...Musique des mots

Quand les mots épousent les notes

La poésie des notes avec l'âme des mots

Telle une note de musique

Qui emplit mon cœur de nostalgie

Un rythme , un son qui s'évade

Au rythme d'une voix intérieur

Voilà que la lune se lève

Dans la nuit elle s'installe

Me poussant dans les rêves

De ma folie cérébrale

La lune fait des cercles dans l'eau

Ainsi que mes mots s'affolent

Ça risque de troubler ma main

Je devrais recommencer

La nuit quelque part a repris ses droits

Et le silence s'est installé à côté de toi

C'est ici que mon inspiration s'envole.

Evelyne Genique

 

Publié dans Atelier d'écriture

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" Rouge Océan Feuilleton " Marie-Pierre Nadal

Publié le par Evy

Chers amis,

Je vous donne rendez-vous, tous les vendredis, pour un

feuilleton sur le groupe FaceBook « 66 infos libres » :

ROUGE OCEAN

J’y dévoile un récit de mon cru, quasiment en direct. 3600 signes hebdomadaires pour vous faire frissonner et rêver devant le paysage océanique illustrant une croisière pas comme les autres, à la pointe du triangle des Bermudes.

Des meurtres vont être perpétrés, sans mobile apparent,

sans aucun lien, et surtout, sans la moindre mansuétude.

Accompagnez-moi dans ce voyage si singulier, que vous

n’en reviendrez pas !

Frissons garantis.

(Retrouvez-moi également sur ma page FaceBook dédiée à

l’écriture : https://www.facebook.com/mpnadal/

ou Marie-P. NADAL-Auteure)

 

7 ème épisode, pour l'apéro !
 
(vivez le prochain, dans la peau du tueur)
ROUGE OCEAN – Marie-P. NADAL
 
L’œuvre est protégée par le droit d’auteur et a fait l’objet d’un dépôt 
auprès de Copyright-France.
Crédit photos : LH K-rine
 
 
Episode 7
 
Le commandant était en compagnie du médecin, 
abasourdi par le nouveau décès.
— Pour mon premier voyage, ça commence fort ! dit ce dernier en manipulant son client. Vous ne m’aviez pas dit que vous organisiez des jeux de rôles !
— Vous m’en voyez désolé, Docteur, ceci est bien loin de m’amuser.
— Il n’y a pas grand-chose à dire, mais je peux vous certifier qu’il est mort sur le coup. On a bien visé, en plein cœur. Vous le connaissiez ?
— Pas du tout, j’ignore ce qu’il faisait ici, d’ailleurs. 
Tout le monde ne connaît pas l’emplacement de mon bureau.
— Il venait peut-être vous voir parce qu’il connaissait le premier mort, et peut-être même son assassin !
— Vous concluez bien vite, Docteur.
Le médecin continuait à examiner le corps :
— Moui, j’aime les romans policiers.
— Faudrait réduire la cadence de vos lectures.
 Ça risque de vous donner des idées !
La porte s’ouvrit pour laisser entrer le duo de charme.
— Stoppez les machines, prenez votre doudou ! 
Tout est bon, la cavalerie est là !
Les deux hommes regardaient les nouveaux arrivants 
comme deux mauvaises farces.
— Un peu de retenue, lieutenant, s’il vous plaît ! dit le commandant. Halona avait du mal à s’empêcher de rire.
— C’était pour alléger l’ambiance Roy, rétorqua le jeune homme. 
OK ! Alors ? Docteur, je présume ? 
Ne touchez pas le couteau, il y a peut-être des empreintes, 
s’écria-t-il soudain.
— Trop tard ! dit ce dernier. Je l’ai posé sur le bureau.
— Vous vous êtes croisés tout à l’heure, intervint le commandant, mais laissez-moi vous présenter le Docteur Pascal Fournier, 
notre médecin de bord,.Scott s’avança, main tendue.
— Enchanté Doc ! Un Frenchy ! Sympa, j’adore la France. 
Je suis le lieutenant Cameron, mais appelez-moi Scott.
— Très heureux, répondit l’homme de science, lui serrant la main.
Le lieutenant prit un mouchoir en papier dans le distributeur
 posé au coin du bureau et recouvrit l’arme pointue.
— Vous auriez du chocolat en poudre ? lança-t-il, ou de la farine ?
— Ce n’est pas le moment de faire de la pâtisserie ! s’étonna le chef de bord.
— C’est pour relever les empreintes, commandant. répondit l’officier de police.
 Si j’en trouve, je pourrais les comparer aux proches de sa table, je sais bien qu’on est un peu nombreux, mais on sait jamais.
— On doit avoir ça en cuisine, j’irai t’en chercher, rétorqua Halona, sous les yeux emplis de questions du médecin et de son patron.
— Bien ! Les politesses faites, nous pouvons peut-être commencer, continua la belle indienne. Commandant, voici la liste des passagers, avec leur profession, numéro de cabine et place à table. Ça peut être un début.
— Parfait ! s’écria celui-ci.
— Je peux déjà vous dire que le premier mort s’appelait Samuel Sheppard, 
il était colonel de la Navy à la retraite.
— Un militaire ? s’étonna Scott. Même s’il n’était pas jeune,
 il en faut, pour l’abattre. Ce mec devait savoir se défendre, non ?
— Pris par surprise, vu son âge, à première vue, 
je répondrais par la négative, ou du moins, par l’incertitude, rétorqua le médecin.
Le commandant examina la liste détaillée des passagers et lança :
— La nuit nous portera conseil. 
A chaque jour suffit sa peine, nous verrons plus clair demain. 
Nous rechercherons l’identité de ce pauvre bougre. 
Doc, faites enlever le corps, et par les mêmes personnels que pour le premier,
 voulez-vous ? Insistez bien sur leur discrétion. Merci à vous Halona.
— C’est évident, commandant ! termina ce dernier.
— Bon, ben, nous, on va se plumarder, dit Scott, à l’adresse de son accompagnante.
Puis se tournant vers les deux hommes :
— Bonne nuit les gars ! Faites de beaux rêves !
Le duo fit volte-face et regagna le couloir.
Le médecin regarda le chef de bord, soucieux.
— Je n’ai pas tout saisi et je m’interroge quant à la santé mentale de cet homme, souffla-t-il.
— Je comprends bien que pour un français, son parler peut être rébarbatif,
 je traduirai si nécessaire. Ne vous inquiétez pas Docteur, 
ne vous fiez surtout pas à sa désinvolture. 
Je crois qu’il peut être un atout dont on ne pourrait se passer. Je ne le connais pas plus que ça, mais je fais confiance à mon jugement.
— Très bien, je vous suis. Et… Se plumarder, alors ?
Les deux jeunes gens se dirigeaient vers le pont principal.
— Il n’est qu’une heure, c’est pas si tard, on va boire un verre ?
 proposa le jeune homme.
— Je croyais que tu voulais aller te coucher, se moqua l’espiègle, affichant un sourire entendu.
Scott, bien que rabelaisien en paroles, fut surpris
devant l’aplomb et la répartie de l’indienne. 
Son visage rosit légèrement.
La jeune femme sourit de plus belle, et, 
approchant sa bouche pulpeuse de l’oreille policière, elle murmura :
— À demain, beau blond !
Puis elle le laissa là, planté comme un oignon, 
après avoir tourné violemment la tête, 
projetant sa chevelure noire sur le visage poupin du lieutenant.
 
 
Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
" Rouge Océan Feuilleton "  Marie-Pierre Nadal
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Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...
Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...Extrait du livre " La Reine et le Fou " de L'Auteur Bernard Cazeaux...

 

La Reine et le Fou

 

1

« Je ne regrette rien dans le passé, sauf ceux que j'ai perdus. »

C’est sans remords que pour eux je vous livre la vérité. Je ne cherche pas l’absolution de ceux qui m’ont aimé, détesté peut-être, envié parfois, en ignorant tout de ma vie.

Je suis né avec une cuiller en argent dans la bouche, dans une famille riche venue des environs de Naples, dont la particularité, que je découvris au bout de nombreuses années, était d’être dirigée par un « Parrain ». 

Devant l’ascension de Mussolini, ma « famille », contrairement à d’autres, quitta sa Campanie natale et l’Italie en 1923. Soutenu par celle qu’il aimait et par son fils Guiseppe, mon arrière-grand-père, Don Emmanuel, fit tout pour devenir honnête et repousser les spectres mortels de temps révolus.

Mais si l’on peut échapper à un passé, un pays et un régime, on ne peut guère échapper à la folie humaine. Durant l’époque trouble du fascisme, la haine folle d’un homme apporta le malheur sur ma famille. Avant de ressurgir - vingt ans plus tard - pour la frapper en plein cœur.

On dit souvent que l’amour est plus fort que la haine. La vie me démontra l’inverse. 

Alors moi, Guido, premier petit-fils de Don Guiseppe, dernier des parrains Cercoli, je fis un jour un serment.

1901-1923

2

Héritier de la famille Cercoli, Guiseppe vit le jour en Campanie dans le village de Borgogna en 1901. Fierté de Don Emmanuel, son père qu’il admirait plus que tout, dès son vingtième anniversaire il supervisait en grande partie les activités multiples et variées de la famille Cercoli ; activités qui allaient de l’agriculture et l’élevage dans de grandes fermes de Campanie, à la construction et les travaux publics dans la région, mais aussi dans d’autres villes d’Italie. Alors que son grand-père, Don Vittorio, se bornait à régner comme parrain sur une partie de la Campanie agricole, Emmanuel avait commencé à diversifier les activités et à les étendre géographiquement, mêlant astucieusement affaires légales et illégales, les premières blanchissant les revenus des secondes. 

Avec la prise de pouvoir de Mussolini en 1922, le père et le fils commencèrent à transférer lentement mais sûrement une partie des sociétés et des avoirs de la famille en France, dans la région de Nice, et à Lugano en Suisse. Lugano avait l’avantage d’être une place financière et de se trouver dans le canton du Tessin où l’on parle l’italien.

Rassurés par la reprise en main du pays et par la mise au pas des syndicats et des révolutionnaires par le nouveau pouvoir et ses sbires du Parti Fasciste, certains patrons italiens virent dans l’avènement de cet ordre nouveau l’éclaircissement de leur avenir. Ils n’hésitèrent donc pas à racheter à un bon prix des entreprises florissantes comme celles vendues par la famille Cercoli. 

Débarrassés des entreprises de travaux publics et de bâtiment qui ne pouvaient pas être transférées, les Cercoli ne conservèrent que la propriété agricole familiale, dont affectivement il était difficile de se séparer, et investirent une partie des fonds dans deux sociétés d’import-export basées à Lugano, à Genève et à Nice. Les liquidités furent placées en immobilier dans le Sud de la France et en Suisse, et dans de juteux placements financiers comme seules les banques helvètes ont toujours su en proposer.

La famille se retrouvait donc à l’abri du besoin et d’un régime fasciste qui allait mener l’Italie à sa ruine, ce qu’avait finement anticipé Don Emmanuel qui s’était toujours méfié de la politique ; surtout des hommes politiques qu’il ne savait fiables que lorsque tenus par le chantage et la menace. Mais avec la nouvelle vague qui montait inexorablement, dont la volonté totalitaire ne se cachait pas, il avait redouté de se voir emporté par ce vent mauvais de folie qui s’était levé, aussi incontrôlable que dévastateur. 

Il démontra cette fois mieux encore qu’auparavant, que son surnom de « la volpe » (le renard en italien) n’était pas usurpé. La traversée des Alpes suisses et françaises blanchit la famille Cercoli. Certes, il y avait bien encore de l’argent à gagner légalement et illégalement avec les sociétés d’import-export qui restaient en contact étroit avec l’Italie, on ne se refait pas, mais une nouvelle vie s’offrait à la famille. Et la police italienne aurait d’autres soucis que de venir leur chercher des poux dans la tête à l’étranger.

Lorsqu’après 1935 l’Italie s’allia aux nazis au pouvoir en Allemagne, et que tout annonçait une future guerre, les Cercoli, honorables entrepreneurs installés depuis douze ans en Suisse, prirent la nationalité helvétique. Les nombreux contacts et amitiés qu’ils avaient su habilement nouer et cultiver, leur furent d’une grande aide. Ceci les mit à l’abri des méfaits de la guerre, leur offrit quelques opportunités supplémentaires, mais hélas leur valut aussi la haine féroce de salauds qu’ils pensaient avoir laissé derrière eux en quittant leur pays.

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Extrait du Roman ( Pinzutu ) Thérèse Cau

Publié le par Evy

Extrait du Roman ( Pinzutu ) Thérèse Cau

Pour votre Valentine, pour votre Valentin,

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Dans son septième roman « Pinzutu », Thérèse Cau aborde, à travers une fiction mi-policière, mi-épistolaire, son vécu d'enseignante continentale à Ajaccio de 1977 à 1987 et elle s'inspire largement de faits et d'événements bien réels.

Juin 1986. Un climat de violence règne en Corse. Les attentats se multiplient contre les Continentaux. Les Insulaires rejettent les « Pinzuti », ces étrangers venus du continent.
Lettres de menaces, appels anonymes, racket et plasticages sont leur lot quotidien.
Dans ce contexte, Bruno Conte, professeur de français, est trouvé flottant entre deux eaux dans un golfe de Corse-du-Sud. Le jeune homme s’y livrait à son loisir préféré : la chasse sous-marine. L’inspecteur principal Jean-Yves Guenel, un Breton récemment affecté au commissariat d’Ajaccio, refuse la thèse de l’accident. Pour élucider cette mort suspecte il parcourt les lettres adressées par la victime à ses parents durant les quatre années de son séjour sur l’île, à la recherche d'un indice. Une plongée en eaux troubles au cœur de la Corse profonde entre règlements de comptes, intérêts mafieux et politiques.

 

1er extrait de « Pinzutu » (enquête):

 

Un peu avant neuf heures, les quatre policiers arpentaient déjà le sentier balisé de cairns et bordé d'asphodèles menant à la pointe du cap, où se dressaient encore les vestiges d'une tour génoise, entre l'anse de Minaccia ourlée de criques sauvages et le golfe de Lava formant un vaste ovale sablonneux. La mer étale se moirait de nuances allant du bleu indigo au vert émeraude, contrastant avec le gris anthracite des rochers. On avait envie de se plonger dans cette eau transparente. Un cadre idéal pour y vivre au plus près de la nature, loin de la fureur de la ville; pour y vivre et peut-être même pour y finir ses vieux jours, mais certes pas pour y mourir en pleine jeunesse! Les policiers franchirent les rubans de sécurité disposés à trois mètres de la falaise, selon les instructions du procureur; l'entrée de l'anse avait également été fermée par un cordon de bouées. Cinq ou six gars de la scientifique, arrivés sur les lieux en bateau, étaient déjà à l’œuvre, prélevant des algues sur les roches et fouillant les moindres recoins des criques. Tous s'affairaient, ayant reçu la consigne de rendre les plages aux vacanciers à partir de midi. L'inspecteur discuta brièvement avec eux, pour ne pas les retarder. Il se fit notamment préciser l'endroit exact où le corps avait été repêché, la direction des courants et il essaya avec ses hommes de déterminer quels avaient pu être les points d'impact du corps sur les rochers. Après avoir examiné avec soin les alentours et ramassé quelques mégots et autres menus objets coincés entre les galets, ils remontèrent. L’œil de Guenel fut alors attiré par les dizaines de petites crottes de bique qui jonchaient le sol, telles des olives noires desséchées, et qui luisaient entre les plantes à fleurs jaunes, sous le soleil maintenant assez haut. 


 

2e extrait de « Pinzutu » (leçon de corse)

 

.É vurtatu hóddie di a mattia = il est revenu aujourd'hui du maquis

Ici, il est probablement fait allusion à un élément du folklore corse: le bandit, ou «seigneur du palais vert»; tel est du moins le surnom que j'ai lu dans un article retraçant la vie et les forfaits de François B., le dernier bandit corse qui avait écumé la région avec un comparse, mais qui n'avait écopé que de 5 ans de prison, et qui vient de mourir paisiblement dans son lit. 

. Ci suó dui ommi; dammi u fucile = il y a deux hommes; donne-moi le fusil.

Drôle d'accueil, qui montre bien la méfiance générale. Apparemment, le fusil ne sert pas que pour la chasse aux merles et aux sangliers! Pierre, un syndicaliste du SNES, m'a narré un rituel bien ancré dans les mœurs locales, à savoir tirer des salves en l'air pour saluer les événements les plus divers: matches de football, processions, funérailles - surtout de nationalistes d'ailleurs, fêtes profanes ou même religieuses, élections gagnées. Le coup de fusil remplacerait ici le jaillissement du champagne coutumier sur les podiums des Grands Prix automobiles! Glissons prudemment sur le symbole! 

Cette tradition, m'a-t-on dit, a été respectée l'an dernier, à l'annonce de la victoire de Mitterrand; elle s'est ajoutée au concert de klaxons dans les rues. Les passagers des voitures roulant sur le cours Napoléon tirant des coups en l'air, au risque d'abattre des riverains penchés à leur balcon: peut-on imaginer une scène identique sur le continent?  

 

L'écriture est pour elle à la fois une passion et une thérapie. Pour vous procurer ses livres, contactez-la par courriel à cette adresse: cau.therese@wanadoo.fr  

Hélène Cau - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

Publié dans Extrait du Roman

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Retours de Lectures Martine Margnin

Publié le par Evy

Idée cadeau pour la Fête des mères 

 

Retours de Lectures Martine Margnin

Avis : PASSIONNANT
Quels adjectifs trouver pour qualifier la lecture des « Petites histoires de la mode » ? Il y en aurait beaucoup mais je garderai celui que j’ai choisi pour mon avis. Tout y est pour me plaire : des connaissances, de l’humour, de la subtilité, de l’organisation !
Par ordre alphabétique mais aussi sans queue ni tête car on saute du boubou à la braguette sans fil rouge, les informations sur le monde de la mode et de la couture nous sont fournies, ayant traversé les siècles, les pays mais s’étant teintées de l’humour des auteures, que l’on devine, passionnées et mutines.
On s’instruit, on rit, on s’étonne, on laisse et on reprend… Oui, 455 pages ne « s’avalent « pas ! Et vu la qualité, je dirais qu’elles se dégustent et donnent l’occasion de retrouver une vie sociale passant par le téléphone :
— Tu imaginais, toi, qu’on ne sait pas de quand datent les ciseaux ? Ceux que l’on connaît existaient déjà, il y a deux mille ans dans l’Empire Romain et en Extrême-Orient…
Oui, je vais garder ce dictionnaire poétique et pratique à portée de main, c’est plus sympa que de « googleliser », non ? Chapeau bas, Mesdames, pour les nombreuses recherches effectuées. Mon « petit doigt » m’a dit que cela avait pris trois ans. Cela se voit, c’est complet et en aucun cas rébarbatif au vu des nombreux fous rires pris avec certaines définitions.
Je remercie sincèrement Martine Magnin pour sa confiance, non seulement pour la chronique mais aussi pour m’avoir confié cet ouvrage bien avant sa sortie et m’avoir citée dans les remerciements en des termes qui m’ont touchée.
N’hésitez pas, ce livre paru aux Éditions Jourdan est dans toutes les bonnes librairies.

Note : Fond 5/5 – Forme 4.75/5

Traits d’esprit :

. En 1540, Catherine de Médicis s’avise de protéger la pudeur de ses demoiselles d’honneur au cours des promenades à cheval par un caleçon en brocart, rembourré, mais… fendu !

. À la cour du Roi Soleil, les nobles se hissent sur des talons d’au moins 12 cm pour se différencier du petit peuple.

Résumé : « Petites histoires de la mode » est un abécédaire poétique et pratique où les gourmets de mode, mais aussi ceux qui apprécient la saveur d’un mot inédit, désuet ou étranger, pourront picorer à leur guise ! Ce projet généreux et hédoniste a été confectionné avec plaisir et minutie par deux auteures passionnées.
« Accessoire, Aiguille, Alpaga, Angora, Anorak, Ballerine, Batiste… » ne sont ni des formules incantatoires, ni les vers d’une poésie lettriste, mais des termes qui appartiennent au vocabulaire du vêtement.
Tous ces mots si beaux portent un peu de notre histoire et nous invitent au voyage, à la découverte d’échanges séculaires entre des populations habitées par le goût de la parure et du vêtement. Ici, ailleurs, hier et aujourd’hui, plus de 400 rubriques choisies selon leur intérêt.

Extrait :
AIGUILLE
— Au commencement était l’aiguille…
Pour retrouver une aiguille dans une botte de foin, il suffit d’y mettre le feu, puis de fouiller les cendres avec un aimant propose l’auteur Bernard Werber.
Cette métaphore souligne la grande difficulté d’une tâche à accomplir, quelque chose de quasiment perdu d’avance. Officiellement utilisé pour la première fois par Madame de Sévigné dans le courant du XVIIème siècle, cette expression serait en réalité bien plus ancienne.
Nous pouvons classer les aiguilles en deux catégories, indispensables :
— celle qui sert à la couture manuelle ou à la machine est un instrument effilé, légèrement flexible, permettant de faire passer un fil à travers un tissu ou un cuir. L’une des extrémités est pointue et perce le textile, l’autre est munie d’une perforation, le chas.
— Celle qui sert à tricoter a une tige droite, voire circulaire, employée pour recevoir les mailles de l’ouvrage. Utilisées par paire, ces aiguilles remontent au XVIème siècle. Elles étaient à l’époque en bois et se faisaient appeler triques. Les premières œuvres réalisées selon un système similaire voient cependant le jour 500 ans plus tôt.

L’auteur : Après une carrière dans la communication et les relations presse puis dans le commerce d'antiquités, Martine MAGNIN, parisienne, lectrice passionnée, laisse s'exprimer son goût pour l'écriture. Petite-fille, fille, nièce et sœur d'écrivains édités et connus chacun dans un domaine d'écriture très différents, Martine MAGNIN a écrit un récit-témoignage, Qu'importe le chemin, paru en octobre 2016.
La confection de ce livre a nécessité la collaboration de deux écrivaines aguerries, Martine MAGNIN et Mathilde de JAMBLINNE, toutes deux déjà auteures de nombreux récits, romans et essais.

Petites histoires de la mode
Martine MAGNIN
Éditions : JOURDAN
ISBN 9782874665820
Date de sortie : 18 février 2021
Nombre de pages : 455 pages
Prix : 20.90 € 

 

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