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La Parcelle du sang de Marie Ader auteur...

Publié le par Evy

La Parcelle du sang de Marie Ader auteur...

Extrait :

C’est le quatrième jour de cueillette, le jeudi matin. Louis se rend comme chaque matin au lieu d’arrivée des cueilleurs. Ce jour-là, ils vont cueillir plus loin, les parcelles sont en effet très étendues. Ils se rapprochent donc en voiture du lieu de travail et ne se garent pas au hangar.

Hier, Louis a croisé Alfred et lui a demandé si le miroir brisé était encore une de ses blagues. Celui-ci s’est mis en colère aussitôt, accusant Louis de harcèlement, lui promettant de porter plainte à la gendarmerie… Bref, comme d’habitude, c’est l’impasse. Louis se dit qu’il aurait mieux fait de la fermer, pour cette fois. Même s’il ne voit pas ce que ce miroir tranchant, coupé en deux, faisait là ! Il l’a emporté et jeté dans la benne à ordure. C’était un assez grand morceau de miroir, d’environ 25 cm de haut et 15 cm de large.

 

Les cueilleurs sont prêts à s’installer. Tout le monde est là, sauf Valério. Ceux de la plate-forme partent avec Éric.

« Est-ce qu’on pourrait pas changer ? J’aimerais mieux travailler avec le groupe d’en bas. »

C’est Jérôme qui demande ça, un gars pas très motivé par le travail, qu’il trouve trop dur, mais qui est très intéressé par la présence des filles du groupe. Il est venu travailler au verger, d’une part parce qu’il a besoin d’argent, d’autre part parce que ses copains l’y ont poussé. Il a 25 ans, fait une formation en boucherie, mais le travail ne lui plaît pas, alors il ne sait plus quoi faire. Il se cherche, dit-il.

Louis, qui a auparavant déjà fait le point avec Éric, lui dit :

-On verra, on verra. Pour aujourd’hui, on continue comme ça.

[…]

Il se dirige au bout d’un moment vers le hangar et là, il voit qu’une voiture de la gendarmerie est garée et qu’un gendarme parle avec Éric. Il s’approche.

« Voilà le patron, Louis Bélinier, dit-il au gendarme. Il s’éloigne vers le verger pour conduire la plate-forme jusqu’au champ à cueillir.

-Bonjour monsieur Bélinier. Brigadier Loiret, Brive. Vous êtes le propriétaire de ce verger ?

-Oui, enfin, mon père, mais il est à la retraite maintenant. J’ai repris l’exploitation.

-Je vais avoir besoin de vous dans une de vos parcelles.

-Ah bon, mais… pourquoi ?

-Suivez-moi ! Je vais vous expliquer en chemin. Montez, nous irons plus vite en voiture.

 

Les deux hommes se dirigent vers les champs du bas. Il faut bien cinq minutes pour y parvenir en roulant doucement.

-Nous avons été prévenus qu’un cadavre se trouve sur l’un de vos champs.

-Un … cadavre ? Louis blêmit, ne comprend pas tout à fait ce que le brigadier veut lui dire.

-Oui, ce matin. Et j’ai besoin de vous car vous connaissez peut-être la personne qui est décédée. Nous avons déjà mis en place les procédures d’usage en attendant l’arrivée de Madame Bélars, la Capitaine chargée de l’enquête. Madame la Procureure va également se déplacer.

-Mais… pourquoi ? Comment… ?

-Voilà. On arrive. Je vous préviens, ce n’est pas beau à voir. Il faut avoir le cœur bien accroché. Ah, au fait, je ne vous l’ai pas dit encore, mais il s’agit d’un meurtre !

Le brigadier est direct et ne semble pas se soucier de l’effet de ses paroles sur Louis, mais c’est volontaire. Il connaît bien son boulot. Il a une longue expérience professionnelle, et même s’il n’y a pas des meurtres tous les mois dans son secteur de travail, il sait ce qu’il doit faire.

Louis est devenu encore plus pâle, si possible. Il est très sensible et est pris d’une peur panique, inconsidérée. Il a les jambes qui tremblent et ne sait pas comment il va descendre de la voiture et marcher. Il y parvient cependant mais hésite à suivre le Brigadier Loiret.

-Venez, Monsieur Bélinier. Dans une enquête, il faut faire vite, si l’on veut trouver rapidement un coupable.

Les deux hommes voient déjà les rubans blanc et rouge qui entourent un coin du champ, ou plutôt le chemin du bas et l’extrémité de deux rangs de pommiers, jusqu’à la haie de séparation entre les champs du voisin et le sien. Des personnes vêtues de combinaisons et de sur chaussures s’affairent. Un photographe prend de nombreux clichés en se déplaçant avec précaution. En s’approchant davantage encore, Louis aperçoit la silhouette de quelqu’un assis, adossé au premier arbre du rang. Mais maintenant, ils sont à moins de dix mètres et Louis pousse un cri. Il ne peut pas s’en empêcher.

-Oui, je vous l’avais dit, ce n’est pas beau à voir…

 

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Balades culturelles en Catalogne de l'Auteur Jean-Pierre Bonnel...

Publié le par Evy

Balades culturelles en Catalogne de l'Auteur Jean-Pierre Bonnel...

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

Balades culturelles en Catalogne : De Perpignan à Tarragone avec trente personnages illustres (Français) Broché – 1 mars 2007 
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" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan " Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan "  Bernard Cazeaux...

 

" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan "

Ce recueil d'histoires campagnardes, rudes, tendres et drôles, évoque des épisodes réellement vécus dans différents villages du Sud-Ouest. On y retrouve des personnages pittoresques, hauts en couleur, des tyrans domestiques, des enfants dégourdis, des arriérés et de joyeux lurons, témoins d'une époque révolue. ..

 

Introduction du livre

O tempora, o mores !

« Ô temps, ô mœurs », disait Cicéron. 

Autrement dit : « Quelle époque ! »

 

Au travers de ces courtes histoires, je parle de temps désormais révolus. J’ai tenté de rapporter la manière de parler de certains acteurs, tout en n’utilisant pas le patois, que je ne parle pas, qui était pour beaucoup à l’époque la langue de tous les jours.

 Je me dois également de prévenir que des éléments peuvent aujourd’hui choquer les âmes sensibles de notre société moderne coupée de ses racines ancestrales. Mais il fut un temps, pas si lointain, où la vie quotidienne dans nos campagnes réservait des moments de joie et d’allégresse propres à révulser certains de nos concitoyens citadins contemporains. 

Je pense en particulier aux moments où l’on festoyait entre voisins après avoir abattu les bêtes que l’on consommerait plus tard sur la ferme. Un temps de convivialité où le passage obligatoire par un abattoir n’était pas imposé. Ou encore, quand on « faisait la gnole », ce privilège de bouilleur de cru qui se transmettait,  désormais perdu à la mort du dernier détenteur.

Ces concitoyens contemporains qui parfois se hasardent dans une campagne idéalisée qu’ils ne peuvent imaginer que bucolique, et dont bien souvent ils veulent dicter les règles afin de contraindre la réalité jusqu’à son adéquation avec leurs fantasmes ou leur idéologie. 

Ainsi, un beau matin, après avoir acquis à prix d’or une bâtisse « de caractère » ou détourné une ancienne ferme de sa fonction première, ils débarquent en pays conquis, forts de leurs certitudes et de leur bon droit de propriétaire. 

Horrifiés, ils découvrent alors que les clarines des vaches tintent sans interruption tandis qu’elles paissent avec lenteur et enfournent de l’herbe à grosses bouchées dans les pâtures estivales. Puis, couchées dans l’herbe grasse, elles ruminent en posant un regard pénétré sur leur environnement, à la manière d’un philosophe en pleine méditation, tout en pétant à qui mieux mieux pour trouer la couche d’ozone. À ce tintamarre insupportable, tellement différent des bruits de la ville, vient se joindre parfois le tintement des cloches des églises qui rythment la vie des villages en égrenant les heures. 

Pire encore, dès potron-minet, les gallinacés mâles, que l’on nomme coqs, entonnent fièrement leur champ tonitruant pour annoncer l’arrivée de l’aube. Certains outrecuidants, peu fiables, déboussolés ou impatients, chantent alors qu’il fait encore nuit noire.

À l’heure de la traite matinale, les vaches laitières meuglent tandis que d’autres appellent leur veau. Les brebis et les chèvres bêlent pour sortir au pré et manifestent leur joie en quittant les bergeries, certaines portant aussi des clochettes.

Il faudrait expliquer à ces citadins que les cloches et clochettes ont une fonction autre que celle de les ennuyer. Dans les pâtures et les estives, elles servent au berger à repérer le troupeau. Mais aussi, lorsque elles se mettent à tinter violemment, elles signalent un affolement du troupeau à cause de la présence d’un danger, le plus souvent un prédateur, et éveillent les chiens de garde comme les Patous qui se précipitent pour protéger le troupeau.

Il arrive aussi que des chevaux hennissent, que des ânes braient ; sans parler des inévitables et omniprésents chiens de fermes et autres canidés de chasse qui aboient de manière intempestive pour un oui pour un non. Mais ce n’est pas tout. 

Aussi matinaux que les coqs, les oiseaux pépient et gazouillent bruyamment dans les bosquets, taillis et haies au mépris du repos bien mérité des citadins transplantés. Les merles insolents babillent et flûtent à tout-va. Les geais cacardent, les corbeaux croassent, les pies jacassent. La nuit les chouettes hululent, les crapauds coassent, les grillons stridulent, tout comme les cigales en plein jour qui se chauffent au soleil du midi sur l’écorce des pins, inconscientes de troubler la sieste du citadin fatigué.

Dans les basses-cours les dindons glougloutent, les canards cancanent, les poules caquettent, les oies cagnardent et les pintades cacabent au mépris de toute bienséance envers leurs augustes voisins humains en quête de grasse matinée. 

Bref, c’est insupportable pour celui qui n’est habitué qu’au vrombissement des moteurs à explosion, au fracas des métros et des trains, aux avertisseurs sonores des véhicules, aux sirènes d’alarmes, au ramassage des poubelles, etc. Et ce qui est pitoyable, c’est que tout ce beau monde exotique ne respecte pas la trêve du week-end, pas plus que l’élémentaire et minimal repos dominical.

Cependant, l’étonnement du citadin ne se limite pas à la faune animale locale. Le « paysan », espèce en voie de disparition, y met du sien avec une mauvaise volonté évidente. Pas plus que les animaux il ne respecte le week-end et des horaires décents. Allez savoir pourquoi il s’ingénie à travailler le samedi, le dimanche et même pendant les jours fériés ? S’il va jusqu’à ne pas prendre de congés, comme tout le monde, c’est à se demander si ce n’est pas prémédité, rien que pour enquiquiner ses voisins. 

Sans parler des nuits où il pousse le vice jusqu’à arroser et faire du bruit avec les jets. Quand ce ne sont pas les tracteurs et engins agricoles qui rugissent sous les étoiles tandis qu’il moissonne, qu’il coupe et presse du fourrage, qu’il traite les cultures. Mais pourquoi, bon sang, le paysan ne respecte-t-il pas des horaires normaux et les 35 heures ? 

Je hasarde ici une réponse qui n’engage que moi bien sûr : « peut-être parce que son métier est contraint par les caprices de la nature ? » Lui aussi je pense, préfèrerait se reposer dans son lit plutôt que moissonner encore à 2 heures du matin, alors qu’il lui faudra être debout dès l’aube pour s’occuper des animaux. 

Mais ces péquenauds obtus, ces culs-terreux, s’obstinent à perturber la tranquillité de leurs voisins fraîchement installés, venus pour se reposer à la campagne… faite pour ça comme chacun  sait. 

Les nuisances sonores ne sont hélas pas les seules à provoquer le courroux de ces nouveaux propriétaires. Il y a les nuisances olfactives. Oui, la campagne est aussi faite d’odeurs. L’odeur des fleurs, des fruits, des champs, des arbres, des herbes aromatiques, mais aussi des animaux et de leurs déjections, une odeur de merde quoi ! 

Personne n’ayant encore trouvé le moyen de faire aller les animaux aux toilettes et à tirer la chasse d’eau en sortant, ces derniers défèquent abondamment où bon leur semble. Dans les prés, bouses et crottins parsèment les prairies pour le plus grand bonheur des sangliers qui « vermillent » la nuit. Mais aussi sur les chemins qui mènent aux pâtures, obligeant le néo-rural à jouer à la marelle pour ne point ruiner ses belles chaussures de promenade dans quelque bouse bien fraîche au fumet odorant.

Dans les fermes, tas de fumier et fosses à lisier recueillent les déjections animales, avant que celles-ci ne soient épandues sur les champs pour les fertiliser, au grand dam des narines délicates des nouveaux habitants. Les mêmes qui, pas à un paradoxe près, militent pour une agriculture bio exempte d’engrais industriels.

L’installation de ces olibrius s’est accrue durant les dernières décennies, provoquant une flambée des prix de l’immobilier qui n’est pas sans générer des problèmes aux autochtones. On a vu ainsi s’installer des bataillons d’étrangers en provenance de l’Europe : Britanniques, Allemands, Néerlandais, Suisses… Certains pour vivre à demeure, tandis que d’autres occupent les maisons par intermittence.

Bien entendu, tous ne sont pas de cet acabit. Beaucoup, largement majoritaires, s’adaptent avec bonheur aux us et coutumes locaux, se fondant, ravis, dans le paysage et les communautés. Il ne faut pas voir dans mon propos une forme de xénophobie, car les cas pathologiques se rencontrent aussi chez de nombreux néo-ruraux nationaux qui fuient les villes pour s’installer et s’imposer dans nos campagnes.

Hélas, aujourd’hui les problèmes augmentent au gré d’une migration croissante en quête d’une ruralité rêvée, telle qu’elle n’a jamais existé. Alors les procédures, les mises en demeure et autres requêtes pleuvent pour faire cesser ces nuisances insupportables aux citadins. Les procès contre des agriculteurs, des cloches, des coqs, que sais-je encore, encombrent les tribunaux. Une espèce de retour au moyen âge où se tenaient des procès contre les animaux.

Que ces procéduriers se rassurent. Lorsqu’ils auront obtenu gain de cause et qu’en plus tout le monde sera obligé d’être végétarien, les animaux disparaîtront et leurs « nuisances » avec. Tout comme les paysans d’ailleurs. 

Cependant, les récits que je vais développer dans cet ouvrage sont bien antérieurs à cette époque de mutation moderne. C’était un temps où les paysans, bien plus nombreux qu’aujourd’hui, côtoyaient plutôt les touristes de passage et les vacanciers de l’été. Un temps où chacun d’eux, dans son registre et fort de ses certitudes, prenait l’autre pour un « couillon ».

Il va sans dire que lorsqu’on restitue une histoire croustillante, celle-ci n’est pas représentative de la norme et s’apparente plus à une caricature qu’à une analyse sociologique. 

Mais qu’est-ce qui nous fait sourire depuis la nuit des temps, sinon la caricature ?

 

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Extrait de From Hell (Pulsions II) en cours d’écriture de l'Auteur Marie-Pierre Nadal...

Publié le par Evy

 

Extrait de FROM HELL (Pulsions II) en cours d’écriture.
 

Nous connaissons tous la peur. Elle peut être un frein, un blocage soudain qui paralyse et fait perdre tout sens commun. Mais elle peut aussi être le stimulus déclencheur d’un courage insoupçonné.

On peut avoir peur de tout mais jamais de rien. Sous quelque forme qu’elle se présente, elle est souvent générée par l’inconnu, les actes malveillants ou encore les choses inexpliquées qui dépassent les limites de l’acceptable.

 

*****

 

Elle courrait, courrait si vite. 

Comme si son destin lui échappait sans qu’elle pût le rattraper, elle fonçait droit vers le dénouement funeste qui l’attendait au bout du chemin. Elle suffoquait. À bout de souffle, elle ralentit.

Quelqu’un la suivait. Une ombre sans la moindre mansuétude, sans une once d’état d’âme.  

Puis le bruit d’un sifflement ponctua l’impact d’une flèche qui la transperça entre ses omoplates. 

La course de la jeune femme fut stoppée net. Son corps s’effondra face contre terre. Dans un geste désespéré, elle tenta de récupérer son téléphone éjecté de la poche de son blouson. Elle tendit le bras, l’étira encore, ses doigts touchant l’appareil sans pouvoir le prendre. 

Épuisée et meurtrie, elle leva la tête, et ses yeux se posèrent sur des bottes qui se tenaient là, immobiles. 

L’homme récupéra son projectile encore planté dans le dos de la malheureuse, générant les hurlements de douleur de la jeune innocente qui suppliait, pleurait et demandait pourquoi. 

Retournée sur le dos comme une vulgaire crêpe que l’on roule, elle n’eut comme réponse que la lame acérée d’un couteau qui trancha son abdomen.

Idée cadeau pour les fêtes ou le plaisir

le 1er roman Pulsions dédicacé

Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
 
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Poème humoristique " ode à mon chou " de l'Auteur Jean-Louis Sanchez...

Publié le par Evy

ODE A MON …CHOU !!

 

 

Quand je t'ai acheté tu étais tout gamin,

Car tu tenais tout juste dans le creux de ma main.

 

Avec plein d'attentions je t'ai remis en terre,

Dans un lieu aéré, inondé de lumière.

 

Je t'ai biné, bêché, et beaucoup arrosé,

Pour que tu pousses bien et que tu sois au frais.

 

Et je t'ai protégé des féroces limaces,

Des très gros escargots, animaux très voraces.

 

Puis j'ai pulvérisé sur toi l'insecticide,

Afin d'éradiquer les mauvaises piérides.

 

Te voilà devenu un bonhomme joufflu.

Tu portes bien ton nom ! Tu te nommes capu !

 

Tes couleurs sont si douces et ta peau mordorée,

Tu es tellement beau que j'en suis honoré.

 

Ta chair est parfumée, délicate et légère,

Comme serait la joue d'une jolie bergère....

 

Tu finiras pour sur, en potée auvergnate,

Accompagné de lard et de dodues patates.

 

Quand je t'ai rencontré tu étais un gamin,

Te voilà devenu le roi de mon jardin !!

 

Jean-Louis Sanchez

 

Idée cadeau pour les fêtes

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Extrait de l'ouvrage: " la vallée du bonheur " de l'Auteur Jean-Louis Sanchez ..Idée cadeau pour les fêtes...

Publié le par Evy

 Extrait de l'ouvrage: " la vallée du bonheur " de l'Auteur Jean-Louis Sanchez ..Idée cadeau pour les fêtes...

(Extrait de son ouvrage: la vallée du bonheur)

 

Le Blanquetaïre

 

    Une douleur lancinante le tenaillait depuis plus de deux heures. Sa poitrine semblait prise dans un étau et sa cage thoracique explosait. Il se leva lentement, en faisant bien attention à ne pas réveiller son épouse qui sommeillait paisiblement à ses côtés et s'habilla à tâtons, profitant des lueurs de la pleine lune qui parvenaient à s'infiltrer à travers les volets mi-clos.

    Il ouvrit délicatement la porte et sortit. Le ciel était constellé d'étoiles que les frimas de cette fin d'hiver faisaient scintiller intensément. L'air frais et pur de la nuit le saisit et le réconforta. Il respira goulûment; la souffrance lui parut moins forte et il entreprit de gravir la légère côte qui le mènerait à la cave.

    C'est sûr, il aurait peut-être du consulter le docteur, d'autant qu'il n'en était pas à sa première alerte, mais à quoi bon! Durant toute son existence il n'avait visité un médecin qu'à deux reprises. Lorsqu'il s'était brisé le poignet en glissant du sommet d'une cuve et lorsqu'il avait contracté un "virus" le tenant alité pendant une semaine. Un virus! C'est ainsi qu'on nommait sans doute les maladies inconnues impossibles à diagnostiquer...

    Ce qui l'importait, c'était d'atteindre son but et il entreprit sa marche, frissonnant de froid, sous la clarté bienveillante de la voûte céleste. Il dut marquer plusieurs pauses, le souffle court, les jambes molles, mais il atteignit, à force de pugnacité, l'objectif recherché. Il fit tourner la clef dans l'épais portail en chêne qui s'ouvrit dans un grincement lugubre puis resta sur le seuil, humant l'odeur familière mêlée de marc de raisin, de souffre et de bisulfite. Il régnait dans la pièce un grand silence perturbé par le bruit d'une goutte d'eau qui sourdait dans un endroit inaccessible et résonnait inlassablement. Tic! Toc! Tic! Toc!

  Il sourit, constatant que malgré tous les efforts entrepris pour assainir son lieu de travail, il n'avait pu parvenir à neutraliser cette intruse qui s'était faufilée dans des interstices inexplorables...

    La vue de ces lieux familiers le rasséréna. Il fit quelques pas vers le quai de déchargement. Il lui semblait entendre les jurons des hommes tirant leurs mules fermement par le harnais, le bruit des sabots et des roues de charrettes en route vers cet endroit. Il revoyait les gestes des viticulteurs basculant les comportes d'un grand coup de reins, les grappes de cépage blanc, Mauzac, Chenin ou Chardonnay tombant dans le pressoir pour être broyées et donner leurs précieux breuvages, le visage angoissé des hommes qui attendaient les verdicts de la pesée, du mustimètre et du réfractomètre. Dans un instant ils connaîtraient le résultat d'une année de travail: le poids de la récolte ainsi que son degré alcoolique qui assureraient leurs revenus de l'année à venir.

    Il s'adossa contre un mur, porta sa main conte la poitrine pour se soulager un peu et fit l'inventaire de sa cave. Il recensa en un clin d’œil, les muids, les demi-muids, les barricots, le pressoir et la chaîne de mise en bouteille dont les tétons de cuivre rutilaient, les très nombreux filtres qui permettraient au breuvage d'atteindre une limpidité absolue. Au fond de la cave, précautionneusement alignées sur une cinquantaine de mètres reposaient cul par-dessus tête les bouteilles de la récolte précédentes auxquelles il conviendrait, de temps à  autre, d'effectuer de petites rotations pour concentrer les dépôts vers les goulots. Tout était en ordre.... Qui aurait pu imaginer les privations endurées pour financer un tel ordonnancement, les heures de travail pour tout régler de façon quasi parfaite, la quête permanente de nouvelles techniques pour améliorer la qualité du produit ainsi que le rendement de l'entreprise?

    Un nouveau spasme l'ébranla, il parvint difficilement à se hisser sur un promontoire, reposant sa tête contre la paroi en béton armée d'une des plus anciennes cuves. Il ferma les yeux, se revit, lui l'Espagnol, arrivant en France âgé d'une vingtaine d'années, sa légère valise sous les bras, devant affronter la barrière de la langue. Rapidement il avait pris contact avec cette terre du pays d'Oc délaissée par ses fils ingrats et si avenante pour l'étranger. Il avait dû tout apprendre de cette viticulture étrange et difficile,l'entretien des vignes avec le déchausselage au printemps, la taille en gobelet en hiver, le palissage des rameaux en été ou les vendanges à l'automne. Cette terre si tolérante à son égard et ignorante du racisme et de l'hypocrisie des hommes, il l'avait vénérée et tenté de l'apprivoiser plus que de la posséder. Ensuite, il s'était attelé à la fabrication de la blanquette s'appuyant sur les conseils des anciens et essayant sans cesse de faire évoluer les techniques, d'apporter aux méthodes basiques de production la fantaisie de ses origines latines.

    Combien d'années de labeur le séparaient de la date de son arrivée? Il n'osait se le remémorer. Il avait même omis de faire valoir ses droits à la retraite tant sa passion avait été grande. Lorsqu'il avait acquis sa première vigne, le vendeur lui avait dit:

  • Aquela vinha pichon te la cal pas vendre, te portara bonur!

    (Cette vigne, petit, il ne te faut pas la vendre, elle te portera bonheur!)

    Il ne l'avait jamais vendue et la prophétie de l'ancien s'était réalisée. Du bonheur devant les choses simples de la nature, il en avait éprouvé énormément et il lui revenaient de fugaces souvenirs. Le spectacle des graciles bourgeons bourrés de sève, prêts aussitôt à affronter le gel et les intempéries ou les maladies quotidiennes le fascinait. Tout comme le passionnaient les premières dégustations de vin bourrut – ce vin primeur mal dégrossi comme un adolescent en pleine croissance - qu'il effectuait quasi religieusement avec ses proches, dans des moments uniques de convivialité, en recherchant ses tanins, son caractère ou ses éventuelles faiblesses...

    Son souffle devenait de plus en plus court, il avait peine à respirer, la vie semblait l'abandonner, cette vie dont il avait joui pleinement et qu'il avait consacré lui Joseph, le blanquetaîre à la mise en valeur de la terre. Il ne regrettait rien, Emile Zola n'avait il point écrit " qu'il suffit à l'honnête homme d'avoir passé en ayant fait son œuvre". Cette œuvre il l'avait parachevé en transmettant à son fils sa dévorante passion.

    Comme Molière, foudroyé en plein spectacle, il n'éprouvait aucune appréhension à rejoindre l'au-delà entouré de ses éléments familiers. Alors, il ferma doucement les yeux et s'abandonna dans les bras de la grande faucheuse.

    Affolé par la disparition de son mari, la mère très tôt alerta son fils. Celui-ci n'hésita pas et se rendit à grandes enjambées vers la cave. Il découvrit avec horreur son père lové contre la cuve,le visage apaisé, esquissant un sourire bienheureux.

    Il était parti rejoindre Bacchus, bien disposé à devenir son bras droit et à lui transmettre ses secrets de fabrication, ainsi, qu'à faire exploser dans toutes les planètes de l'univers et les galaxies, des millions de bulles de blanquette...

 

    (Extrait de son ouvrage: la vallée du bonheur)

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Extrait du livre " La Parcelle de Sang " Marie Ader....

Publié le par Evy

Petite biographie

Née à Nantes (1955) – trois enfants. Professeure d’allemand à Paris, Perpignan, Céret, Egletons, Brive, en lycée, collège, post-bac et primaire.

Fan de romans policiers, tous styles, auteurs français, allemands, scandinaves, italiens, espagnols…

Retour à Céret pour la retraite. Ecriture d’un premier roman policier.

 

Petit résumé de La parcelle du sang – Marie Ader

C’est l’histoire d’un meurtre qui se passe dans un verger près de Brive-la-Gaillarde, dans la parcelle du sang, selon le nom donné à cette partie de l’exploitation. Une femme, réputée dans sa profession, la Capitaine Aline Bélars, va enquêter dans l’entourage de la victime et découvrir petit à petit à quel point sa vie est imbriquée de multiples façons dans le petit village de Corrèze où elle habite. Du coup, pour l’enquêtrice, il y a de nombreux suspects potentiels. Qui est l’auteur.e du crime ? 

C’est une enquête classique, écrite dans un style clair et littéraire. 

 

Pour un petit cadeau

Fêtes de fin d’année : si vous aimez les romans policiers ou souhaitez en offrir à l’un.e de vos proches, n’hésitez pas !

Le roman est en vente à la librairie Le Cheval dans l’arbre et à la Maison de la presse de Céret.

Et si vous souhaitez qu’il soit dédicacé, commandez-le à mon adresse mail : 

leguyadermarie@gmail.com. Indiquez-moi le nom de la personne destinataire du cadeau. Paiement par chèque ou virement (18€ + 2€ frais d’envoi), je vous indiquerai les coordonnées lors de la commande.

 

 

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Extrait de l'Auteur M-P Nadal de son roman " Pulsions "

Publié le par Evy

Extrait de l'Auteur M-P Nadal de son roman " Pulsions "
Extrait de l'Auteur M-P Nadal de son roman " Pulsions "

Une idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé...

PULSIONS

Introduction

 

Elle était étendue sur sa méridienne. Le soleil prenait congé derrière la ligne horizontale.

Le bras de la belle pendait d’une exquise nonchalance, sa main frôlant le sol glacial tel qu’elle glisserait à la surface d’un lac sans vagues. 

Au bout des doigts gisait un cœur encore chaud mais dénué de toute vie.

Ses yeux clairs fixaient le plafonnier. Son corps se vidait, ouvert sur toute la longueur de l’abdomen, une entaille à la gorge dessinant le sourire terminal.

 

Marie-P. Nadal  Emoji
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Syvette Faisandier, Auteur. Un univers d’amour, d’humour et de tendresse.

Publié le par Evy

Syvette Faisandier, Auteur. Un univers d’amour, d’humour et de tendresse.

Une idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir

Syvette Faisandier, Auteur. Un univers d’amour, d’humour et de tendresse.

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Si vous aimez les héroïnes sympathiques et combatives. Si vous aimez les histoires de familles qui se découvrent au fil des pages. Si vous ressentez l’envie de  vous promener à l’intérieur des remparts de La Cité de Carcassonne. Si vous adorez les personnages forts et attachants, alors L’Arche de Margaux est fait pour vous. Ce récit vous fera découvrir une héroïne courageuse en dépit d’un passé dramatique, ainsi que quelques personnages hauts en couleur. 

Un roman positif, tendre et émouvant où l’humour est très présent.

Une lecture qui fait du bien !  

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Envie de le lire, n’hésitez pas passer commande directement auprès de l'auteur : sylvette.faisandier.auteur@sfr.fr. Indiquez vos coordonnées par mail, ainsi que votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement du roman (20€). Frais de port, marque-page et dédicace offerts.

 

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Extrait " Les raisons de la colère " de L'Auteur Patrice Salerno ...

Publié le par Evy

Extrait " Les raisons de la colère " de L'Auteur Patrice Salerno ...
Extrait " Les raisons de la colère " de L'Auteur Patrice Salerno ...

Idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

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Patrice Salerno

Les raisons de la colère


Résultat de recherche d'images pour "révolte vignerons 1907"

 

Patrice Salerno

 

Les raisons de la colère

 

 

Ce roman s’ancre dans le paysage Audois à partir de la fin du 19ème

siècle. En 1883, Justin, qui se destine à la viticulture, constate

avec effroi les ravages du phylloxéra. Les grappes de raisins se

dorent de Carcassonne à Narbonne et chacun se plait à croire à des

revenus faramineux. L’arrivée du train reliant Toulouse à Sète

confortera le bienfondé de pareilles entreprises.

De vigneron à batelier sur le Canal du Midi, Justin se confronte aux

vicissitudes de son temps. De la modernité qui entre au galop dans les

campagnes aux affres d’une économie qui se moque des difficultés qu’elle

engendre, il ne cède à aucun compromis.

La crise viticole de 1907 mène Justin dans le sillage de Marcelin Albert,

le prêcheur des platanes, figure de proue de la révolte des gueux. Cette

épopée de la rébellion finit tragiquement, dans un bain de sang à

Narbonne.

 Dépendants de leur environnement, les personnages de ce roman font

corps avec leur milieu, parfois le préservent, souvent le dénaturent,

toujours le transforment. Lorsque Justin quitte sa plaine, il part à

l’assaut du mont Bugarach, arpente collines et vallées et s’interroge sur

les mystères de Rennes-le-Château.

Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En  retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

patmo3@wanadoo.fr

 

Prix : 15€

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