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Bibliographie Didier Janvier

Publié le par Evy

Bibliographie  Didier Janvier

 

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" L'homme qui ne marche plus " Claude Rouge

Publié le par Evy

" L'homme qui ne marche plus " Claude Rouge

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

"L'homme qui ne marche plus"
A fait l'objet de nombreuses rencontres publiques autour de la thématique des évolutions technologiques, de leur impact sur nos qualités de vie, sur nos humanités. Chacune de ces rencontres est l'occasion de discussions passionnantes
(et souvent passionnées !)

N'hésitez pas à nous faire signe !

4èmes de couverture

 

L'homme qui ne marche plus :

Un roman captivant, percutant, qui évoque la numérisation galopante de notre société et interroge sur ses conséquences. Philippe Médian est un homme discret, effacé, qui mène sa vie en se gardant de toute prise de
risques, de toute originalité. Jusqu'au jour où, mû par une force irrésistible dont il ne perçoit ni l'origine, ni le sens, il explose son smartphone à l'aide d'une masse. C'est l'amorce d'un "  Burn Out "

technologique" dans lequel il va sombrer, et qui provoquera chez lui une quête pour tenter de comprendre la nature de l'épreuve qu'il traverse et de ce vide profond qu'il ressent au fond de lui. Avec l'espoir de s'en sortir ... Dans ce roman percutant, Claude Rouge livre, à travers les pérégrinations de ce personnage, de subtiles et pertinentes réflexions sur la numérisation galopante de notre société, et invite à s'interroger sur ses conséquences, sur le bien-être humain et nos rapports aux autres.

 

Envie de le lire lien ci-dessous

Claude ROUGE
412, route de la Grange Dimière
38730 – LE PIN
tél : 04 76 06 68 96
courriel : claude.rouge@free.fr
site internet : http://claude.rouge.free.fr/

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" Roman Fantasy " Bernard Cazeaux

Publié le par Evy

" Roman Fantasy "  Bernard Cazeaux

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

" Roman Fantasy "  Bernard Cazeaux

 

 

 

 

 

 

Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

bernardcaz@hotmail.com

D'autre choix lien ci-dessous

https://auteurs-d-occitanie.over-blog.com/tag/bernard%20cazeaux/

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" Les Chants de ma Haute-Vallée " Tatiana Kletzky-Pradère

Publié le par Evy

" Les Chants de ma Haute-Vallée "  Tatiana Kletzky-Pradère

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

LES CHANTS DE MA HAUTE-VALLEE de Tatiana Kletzky-Pradère

Ce livre est un roman d'amour. Amour de la Famille, de l'Histoire et de la Nature. Vous vous promenez avec les miens dans notre vallée pré-pyrénéenne aux paysages sublimes et au charme envoûtant. Nous camperons ensemble au bord du Lac du Laurenti dans l’eau duquel  se mire le Roc Blanc... 

Vous saurez tout sur les Cathares, les Templiers, l'étrange secret de l'Abbé Saunière.

Conteuse, je vous intriguais par la légende des mitounes et celle de l'énigmatique solitaire des rochers...

 

 


D:\Documents\OLGA photo 1.JPG

 

D:\Pictures\2015-06-29 chants hte-vallée\chants hte-vallée 002.jpg

Je le dédicacerai avec plaisir à vous-même

ou  à la personne de votre choix.

PP 19 € + les frais d’envoi.

Commander par Tél : 06 48 17 97 60 

ou par e-mail :  tatiana.kletzky@orange.fr.






 

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Un peu de lecture? Voici les ouvrages d Isabelle Shahmirian

Publié le par Evy

Un peu de lecture? Voici les ouvrages d Isabelle Shahmirian

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D’un roman historique, d’amour ou même noir,

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Un peu de lecture? Voici les ouvrages d Isabelle Shahmirian
Un peu de lecture? Voici les ouvrages d Isabelle Shahmirian
Un peu de lecture? Voici les ouvrages d Isabelle Shahmirian

Envie de le lire:à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

isabelle.shahmiriam@gmail.com

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Un livre à offrir Sylvie Sorgesa Alibert...

Publié le par Evy

Un livre à offrir  Sylvie Sorgesa Alibert...

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 

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Un livre à offrir  Sylvie Sorgesa Alibert...

La Légende du bracelet d'argent 

«La Légende du bracelet d'argent» est l'histoire d'Astrid, professeur d'Histoire à l'université d'Aberdeen, élevée par sa grand-mère, belle jeune femme vivant pleinement sa passion pour les légendes celtes qui ont bercé son enfance : «Un soir, elle se retrouve projetée dans un monde parallèle où elle doit accomplir une périlleuse mission. Va-t-elle arriver à rompre le sortilège qui frappe le royaume d'Alloway et délivrer de son maléfice le prince Roderick… L'aventure commence», précise Sylvie, et de conclure : «Prochainement, arrivera la suite de ce premier roman qui est en cours d'achèvement. Je remercie l'écrivain Gérard Baylet, de Lapradelle-Puilaurens, pour son aide précieuse».

Pour se procurer ce premier tome qui est au prix de 15 €,

tél. 06 32 85 23 80 ou sorgesa.alibert.sylvie@orange.fr

Le tome 2

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Le livre " Derrière la neige " Gérard Baylet

Publié le par Evy

Le livre " Derrière la neige " Gérard Baylet

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Le livre " Derrière la neige " Gérard Baylet

Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En  retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

ges.baylet@gmail.com

Autre choix pour les fêtes dédicacé lien ci-dessous

gerard baylet - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

Publié dans Gérard Baylet, St-Valentin

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Un extrait de Parfums de femmes Sylvette Faisandier

Publié le par Evy

Un extrait de Parfums de femmes  Sylvette Faisandier

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.


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Extrait de Parfums de Femmes, recueil de nouvelles.

Line et Marie

La maman de Virginie ouvrit le portillon du jardin et proposa à Line de venir s’asseoir avec elle sur le banc, face au port. Line débuta son récit par sa propre histoire. La maladie de sa fille et sa disparition. Sa perte totale de repères, son dégoût de la vie, puis sa peur maladive qu’il n’arrive quelque chose à son fils et la fuite de ce dernier, loin d’elle. Elle entreprit ensuite de décrire en détail, sa renaissance, son retour à la vie, grâce à une enfant de huit ans, qui l’avait contrainte à sortir de cette torpeur, de ce malheur dans lequel elle se complaisait.

Madame Renoir l’avait écoutée très attentivement, guettant le moment où sa fille entrerait en scène. Pour l’instant, elle ne voyait pas le lien avec Virginie.

— C’est une belle histoire, Madame. Triste, dramatique, mais très belle. La perte d’un enfant, c’est terrible pour une mère, pour des parents. Mais je comprends que cette petite Marie vous ait redonné le goût à la vie. Et j’en suis heureuse. Vous avez eu raison de ne pas la repousser. Les enfants nous apportent tellement de bonheur. Mais hélas, ils grandissent. Et un jour, le bonheur passe… Mais, vous deviez me parler de Virginie ? Où est-elle dans cette histoire ?

Line prit les mains de madame Renoir entre les siennes et continua son récit en parlant tout doucement, sur le ton de la confidence.

— Et bien, figurez-vous que la petite Marie a une maman.

— Et ? Mon Dieu ! 

Madame Renoir porta vivement ses mains à son visage, une sur chaque joue, tandis que des larmes embuaient ses yeux.

— Marie ?

— Marie est votre petite fille et rêverait d’avoir une famille. Elle n’a déjà pas de papa… Elle s’est accrochée à moi comme à une bouée. Je suis une mamie d’adoption, une mamie de secours. Mais je sais que se découvrir des grands-parents bien à elle la comblerait de bonheur. Et puis, il y a Virginie. Je sais que vous lui manquez. Vous avez raison, Madame Renoir. Perdre son enfant, c’est la pire des choses qui puissent arriver à des parents. Mais vous, contrairement à moi, vous pouvez retrouver votre fille. Alors, ne passez pas à côté de votre chance.

— Je crois que je vais boire quelque chose. Un verre de cidre, ça vous dit ? 

 

Envie de le lire, n’hésitez pas passer commande directement auprès de l'auteur : sylvette.faisandier.auteur@sfr.fr. Indiquez vos coordonnées par mail, ainsi que votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement du roman (16,90€). Frais de port, marque-page et dédicace offerts.

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Roman Policier Marie Ader ...

Publié le par Evy

 

 

C’est le quatrième jour de cueillette, le jeudi matin. Louis se rend comme chaque  matin au lieu d’arrivée des cueilleurs. Ce jour-là, ils vont cueillir plus loin, les parcelles  sont en effet très étendues. Ils se rapprochent donc en voiture du lieu de travail et ne  se garent pas au hangar. 

Hier, Louis a croisé Alfred et lui a demandé si le miroir brisé était encore une de  ses blagues. Celui-ci s’est mis en colère aussitôt, accusant Louis de harcèlement, lui  promettant de porter plainte à la gendarmerie… Bref, comme d’habitude, c’est  l’impasse. Louis se dit qu’il aurait mieux fait de la fermer, pour cette fois. Même s’il ne  voit pas ce que ce miroir tranchant, coupé en deux, faisait là ! Il l’a emporté et jeté dans  la benne à ordure. C’était un assez grand morceau de miroir, d’environ 25 cm de haut  et 15 cm de large. 

Les cueilleurs sont prêts à s’installer. Tout le monde est là, sauf Valério. Ceux  de la plate-forme partent avec Éric.  

« Est-ce qu’on pourrait pas changer ? J’aimerais mieux travailler avec le groupe d’en  bas. » 

C’est Jérôme qui demande ça, un gars pas très motivé par le travail, qu’il trouve  trop dur, mais qui est très intéressé par la présence des filles du groupe. Il est venu  travailler au verger, d’une part parce qu’il a besoin d’argent, d’autre part parce que ses  copains l’y ont poussé. Il a 25 ans, fait une formation en boucherie, mais le travail ne  lui plaît pas, alors il ne sait plus quoi faire. Il se cherche, dit-il. 

Louis, qui a auparavant déjà fait le point avec Éric, lui dit : 

-On verra, on verra. Pour aujourd’hui, on continue comme ça. 

[…] 

Il se dirige au bout d’un moment vers le hangar et là, il voit qu’une voiture de la  gendarmerie est garée et qu’un gendarme parle avec Éric. Il s’approche. « Voilà le patron, Louis Bélinier, dit-il au gendarme. Il s’éloigne vers le verger pour  conduire la plate-forme jusqu’au champ à cueillir. 

-Bonjour monsieur Bélinier. Brigadier Loiret, Brive. Vous êtes le propriétaire de ce  verger ?  

-Oui, enfin, mon père, mais il est à la retraite maintenant. J’ai repris l’exploitation. -Je vais avoir besoin de vous dans une de vos parcelles.  

-Ah bon, mais… pourquoi ?

-Suivez-moi ! Je vais vous expliquer en chemin. Montez, nous irons plus vite en  voiture. 

Les deux hommes se dirigent vers les champs du bas. Il faut bien cinq minutes  pour y parvenir en roulant doucement. 

-Nous avons été prévenus qu’un cadavre se trouve sur l’un de vos champs. -Un … cadavre ? Louis blêmit, ne comprend pas tout à fait ce que le brigadier veut lui  dire. 

-Oui, ce matin. Et j’ai besoin de vous car vous connaissez peut-être la personne qui  est décédée. Nous avons déjà mis en place les procédures d’usage en attendant  l’arrivée de Madame Bélars, la Capitaine chargée de l’enquête. Madame la Procureure  va également se déplacer. 

-Mais… pourquoi ? Comment… ? 

-Voilà. On arrive. Je vous préviens, ce n’est pas beau à voir. Il faut avoir le cœur bien  accroché. Ah, au fait, je ne vous l’ai pas dit encore, mais il s’agit d’un meurtre ! Le brigadier est direct et ne semble pas se soucier de l’effet de ses paroles sur Louis,  mais c’est volontaire. Il connaît bien son boulot. Il a une longue expérience  professionnelle, et même s’il n’y a pas des meurtres tous les mois dans son secteur  de travail, il sait ce qu’il doit faire. 

Louis est devenu encore plus pâle, si possible. Il est très sensible et est pris  d’une peur panique, inconsidérée. Il a les jambes qui tremblent et ne sait pas comment  il va descendre de la voiture et marcher. Il y parvient cependant mais hésite à suivre  le Brigadier Loiret. 

-Venez, Monsieur Bélinier. Dans une enquête, il faut faire vite, si l’on veut trouver  rapidement un coupable. 

Les deux hommes voient déjà les rubans blanc et rouge qui entourent un coin  du champ, ou plutôt le chemin du bas et l’extrémité de deux rangs de pommiers,  jusqu’à la haie de séparation entre les champs du voisin et le sien. Des personnes  vêtues de combinaisons et de surchaussures s’affairent. Un photographe prend de  nombreux clichés en se déplaçant avec précaution. En s’approchant davantage  encore, Louis aperçoit la silhouette de quelqu’un assis, adossé au premier arbre du  rang. Mais maintenant, ils sont à moins de dix mètres et Louis pousse un cri. Il ne peut  pas s’en empêcher.  

-Oui, je vous l’avais dit, ce n’est pas beau à voir…

 

2020 : roman policier ‘La parcelle du sang’

ISBN – 979-10-699-5510-3

Prix : 18 € - en vente à Céret (Librairie Le Cheval dans l’arbre, Maison de la presse) et en commande par mail à l’auteure.

Publié dans Marie Ader

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Nicole BERNARD VILLA Genre : Roman

Publié le par Evy

 Nicole BERNARD VILLA  Genre : Roman

Avec de belles fleurs, achetez un bouquin.

D’un roman historique, d’amour ou même noir,

 
 

Nouvelle ou poésie, conte issu du terroir,

Étonnez votre amour en lui offrant un livre.

La lecture et l’amour nous aident à mieux vivre.

Auteur : Nicole BERNARD VILLA

Genre : Roman

 

Le roman POINT DE FUITE de N. BERNARD VILLA raconte l’histoire de trois personnages dont les destins amorcés il y a vingt ans  dans une belle perspective de vies vont tout à coup s’enchevêtrer et se télescoper de manière si imprévue qu’il ne va plus rester du savant dessin, qu’un jeune homme dans un train qui va rejoindre sa vie…

Louise a aimé Vincent, vingt ans plus tôt. Elle en a eu un fils Simon. 

L’histoire se déroule sur les trois jours de son enterrement qui va réunir Vincent et Simon qui ignorent tout des liens qui les lient chacun à Louise.

 

Voici trois extraits très différents du roman qui illustrent sa diversité.



 

L’enterrement de Louise dans un village d’Ariège.


 

Il faisait frais, avec cette odeur particulière de poussière minérale qui colle l’air dans les narines. Un air froid, un peu moite, comme dans toutes les églises fermées, parce que les églises sont toujours fermées.

Après l’énorme chaleur du dehors, il y avait eu comme un soulagement général de se retrouver dans cette ombre silencieuse et fraîche. Il y avait du bon dans cet enterrement d’été.

Bah ! C’est quand même moins triste un enterrement sous le soleil.

Bien sûr, elle était somme toute encore jeune pour mourir. Quarante-neuf ans, de nos jours, c’est quand même pas un âge pour mourir. Surtout pour une femme. Et bien conservée encore. Et gentille avec ça, pas bégueule pour un sou, même que c’était une artiste. Pour sûr, on n’avait jamais eu rien à redire de la Louise.

 

Quand elle est arrivée au village évidemment, avec ses grands cheveux n’importe comment, et toute seule avec son fils, qu’il s’appelait du même nom qu’elle et que donc, il n’avait pas de père, et qu’elle était quand même très jolie, les femmes se sont mises à critiquer sévère et les hommes ont fait mine de renchérir.

Mais on pouvait pas dire, pour la Louise, y’avait que sa peinture qui comptait et le gamin était bien éduqué, pas du tout comme ces hippies qui venait élever des chèvres en fumant des choses qu’il faut pas.

A part le toubib qui allait souvent à la maison aux volets bleus, alors qu’on voyait jamais Louise à la pharmacie et que le petit était robuste comme le mont Valier, on pouvait pas faire des histoires sur Louise. Et puis le toubib était divorcé depuis des années qu’on savait même plus le nom de sa femme, sauf les vieux qui n’ont plus que les généalogies comme souvenirs, et qu’en plus c’était un bon toubib, qu’on n’aurait pas aimé lui chercher noise.

Sans compter, que ça gardait les maris tranquilles.

 

Et maintenant, voilà qu’on allait porter la Louise en terre, et qu’il était là le toubib et qu’il n’avait rien pu faire avec toute sa science pour empêcher ça.

 

A côté du toubib, il y avait le fils de Louise. Un beau gars, pas beau comme on dirait d’un gars d’ici. Non, on voyait bien que c’était le fils d’une artiste et d’on ne sait qui de la ville, peut-être même de Paris.

Il était né ici, mais il n’était pas d’ici. Et sans doute, il ne resterait pas ici. 

D’ailleurs, il était déjà parti à la Capitale pour faire ses études. Pas même à Toulouse ou à Bordeaux, comme les jeunes gars d’ici, ou même à Lyon ou à Montpellier. Non, direct à Paris. A vingt ans. Comme si à vingt ans, on avait besoin d’aller tout de suite à Paris pour faire ses études ! Des études d’art ! Qu’on sait même pas à quoi ça ressemble, des études d’art ! Sa mère, elle, elle le faisait, l’art. 

Enfin, c’est comme ça maintenant, y’a des métiers, on ne sait même plus de quoi ils sont faits ! N’empêche, il est gentil quand même le petit, d’ailleurs, Camille a encore fait les confitures de myrtille pour qu’il emporte à Paris.

 

C’était presque fini. La cérémonie avait été courte. On ne savait même pas si Louise croyait au Bon Dieu, mais ici au village, on ne pouvait pas imaginer de porter quelqu’un en terre sans passer par le Bon Dieu, et encore plus une jeune femme, vous pensez, et puis le curé avait dit qu’elle était baptisée et que puisqu’elle était baptisée, il n’y avait pas de raison pour qu’on ne fasse pas comme d’habitude. 

Même la mort, c’est plus facile avec une habitude.

Même que ça ne s’appelle pas une habitude pour la mort, mais un rituel.

C’est comme quand tu embrasses ton môme avant de dormir et que ça l’empêche d’avoir peur et de faire des cauchemars. Parce que les enfants ont peur de la nuit, comme les adultes ont peur de la mort. 



 

Le JOURNAL de Louise, pour Simon son fils, après sa mort. Louise raconte l’amour unique et éphémère qu’elle a eu pour son père Vincent, dont il ignore tout.

 

Notre amour a été le point de jonction de nos différences quand elles n’étaient encore qu’au stade de l’identification.

Il s’en est nourri. Il a voulu croire que, puisque nous étions tous les deux différents du même monde, nous étions identiques.

Un africain noir et un asiatique jaune, sont très différents d’un blanc occidental. Mais cette différence par rapport au blanc, ne les fait en rien se rejoindre.

 

Il nous a fallu cinq ans pour nous rendre compte de cette évidence. 

Cinq ans de bel et bon amour, de jeunesse, de soleil, de rire, d’insouciance, de désirs, de vie sans avenir et sans passé, de vie réinventée…

Nous étions forts tous les deux, trop forts sans doute.

Il faut peut-être une inégalité dans l’amour, ou du moins une complémentarité. Ou peut-être, c’est la même chose.

 

Cette photo au bord du lac, c’était la dernière.

Nous ne nous sommes jamais revus.

 

Quand j’ai été retirer la photo dans le petit magasin jaune, une cloche s’est mise à carillonner gaiement à l’ouverture de la porte, comme les sonnailles des chèvres qui dévalent la montagne le soir, pour retourner au bercail.

Il faisait déjà frais en ce début de septembre.

 

Je l’ai posée là, juste à côté du cahier. Le temps s’est écrasé au point de cette mémoire retrouvée. Je sors de l’eau glacée, brûlée de soleil, je cours, je ris dans l’éblouissement de la lumière éclaboussée, je me jette sur lui, je suis contre sa peau, dans son odeur…

 

********

J’ai écrit sur la photo pour lui dire ma mort.

J’ai rajouté une carte parce que la photo était trop petite et je n’avais pas la place pour lui parler de toi.

Tu vois, un petit carton pour lui et un cahier entier pour toi.

Un cahier pour un grand passé que tu ignores, quand lui aura tout l’avenir pour te connaître.

Si tu veux. S’il veut.

 

Une fois satisfaite une curiosité légitime, il faudra que tu te poses les vraies questions :

Est-ce que tu veux vraiment adopter un père qui n’a jamais eu besoin de toi ?

Est-ce qu’il voudra vraiment adopter un fils qu’il aurait été incapable d’aimer ?

 

Si je vous donne l’un à l’autre, c’est aussi pour vous libérer facilement l’un de l’autre.

Ce ne devrait pas être trop difficile, maintenant que j’aurai disparu de vos vies. 

Ma mort rompt le lien ténu qui vous rapprochait. 

 

Je vous laisse libres.

Ta vie t’appartient, et la reconnaissance de ton origine n’en est certainement pas la clef.

 

J’ai mis la photo et le carton dans une enveloppe. Je vais la donner à Pierre, il l’enverra le moment venu. 



 

Vincent et Simon assistent à une conférence sur Van Gogh et ce qu’est un artiste.

C’est Simon qui parle, après le départ de Vincent.




Mais Vincent s’était soudain calmé, ses yeux devenus un seul trait noir enfoncé sous les arcades sombres, brillaient d’une étrange lumière. 

Il parla d’une voix serrée et rauque, comme si les mots étaient faits eux-mêmes d’une matière rêche et difficile à émettre :

« Se réaliser... se réaliser pour un artiste… mais c’est mourir, ou cesser de créer. Ce qui est sans doute la même chose. Parler de réalisation pour un artiste, c’est le nier. L’artiste, c’est celui qui cherche, celui qui va vers autre chose, celui qui ne possède jamais, celui qui va vers l’inaccessible désir… l’artiste est un homme qui marche… s’il s’arrête, c’est qu’il est mort… il ne faut pas vouloir arrêter un artiste… il faut qu’il marche… il faut accepter qu’il marche… il faut lui donner de le laisser marcher… »

Vincent s’est levé. Il est parti.

 

J’étais magnifiquement anéanti, je l’ai suivi, désespérément heureux, perdu, émerveillé.

Il marchait vite, sous une petite pluie fine et grasse. Je voulais lui dire que je l’aimais, que je comprenais, qu’il n’était pas tout seul et que moi aussi je savais tout ça exactement comme il l’avait dit, à cause de Louise. Je souffrais de n’avoir pas le courage de le rejoindre et cette souffrance en moi était terrible, et plus elle était terrible, moins je pouvais le rejoindre, et plus j’aurais voulu courir,  plus mes jambes devenaient raides. 

Je le suivais dans cet insupportable naufrage, comme l’homme perdu qui va couler s’accroche à l’infime lumière d’un phare improbable, sans avoir d’autre pensée que de se sauver.

 

Je l’aimais.

Je l’aimais comme un fou.

J’aimais cet homme au point de vouloir mourir avec lui sous cette pluie glacée, s’il fallait mourir pour rien, pour être différent et ne pas vouloir renoncer à cette différence.

Je le suivais comme une bête, sans rien savoir, sans rien comprendre, avec ce seul instinct sauvage de ne pas le perdre, quand ma vie entière tenait dans cette poursuite absurde d’un homme seul qui marchait dans la nuit glacée.

Il était arrivé à sa voiture. Il a ouvert la porte sans même se retourner, il est monté, il a démarré.

Je suis resté sur le trottoir gluant de pluie huileuse.

Il était parti.

Il n’était plus là.

 

La vie toute entière se résumait à cette petite pluie fine et tenace qui transperçait mon blouson de jean. Je ne bougeais pas. Le moindre geste et il aurait fallu que j’existe. Le moindre geste et il aurait fallu que je meure. 

Vincent était parti.

J’étais fixé à cet endroit précis, sans qu’aucune pensée ne puisse se greffer à cette seule évidence terrible.

Vincent était parti.

 

J’ai vu la voiture. Il est arrivé très vite. Il s’est arrêté juste devant moi. Il n’a pas stoppé le moteur.

Je suis monté.

Il faisait chaud, et j’ai essayé de calmer les battements de mon cœur en suivant le rythme régulier des essuie-glaces, comme si ma vie en dépendait.

 

Il fallait surtout que la pluie ne s’arrête pas.

 

Pour vous procurer ce roman, il suffit d'en faire la demande par mail à
Vous le recevrez avec une petite dédicace et l'adresse de l'auteur pour paiement.
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