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Choc Frontal Claude Rouge...

Publié le par Evy

 

4èmes de couverture      

Choc Frontal :

le portrait sensible d’un homme altruiste et généreux, confronté au sein de sa propre famille à la difficulté à vivre en cohérence avec ses valeurs.
Jusqu’à ce samedi d’anniversaire où sa famille est réunie pour fêter ses 57 ans, Georges Moisson est un homme paisible. Chef magasinier dans une petite entreprise, il mène une vie harmonieuse entre ses proches, ses collègues et ses deux passions : la pêche et le militantisme. Car « Le Geo » – comme l’appellent ses copains – n'est pas seulement un bon vivant
: il est surtout un authentique humaniste, qui croit en la capacité de l’homme à façonner la société dans laquelle il évolue. Son engagement dans la défense des droits des sans-papiers donne un sens à sa vie.
Mais le jour où sa fille Marielle annonce qu’elle va épouser un jeune Marocain, et de son propre gré se convertir à l’islam, Georges, qui est athée, reçoit la nouvelle de cette orientation religieuse comme un coup de massue : il se retrouve écartelé entre son attachement aux valeurs de la laïcité et son penchant naturel à la tolérance, à l'ouverture aux autres. Sa réaction, fondée sur l'exigence de respect mutuel, provoque la rupture avec sa fille. Comment vivre la confrontation à un choix de vie si contraire à ses propres convictions ? Comment renouer le lien sans faire de concessions ni heurter davantage ? Ce portrait sensible d’un homme droit et généreux aborde avec finesse les questions de la tolérance
et de la difficulté à vivre en cohérence avec ses valeurs.

Envie de le lire lien ci-dessous

Claude ROUGE
412, route de la Grange Dimière
38730 – LE PIN
tél : 04 76 06 68 96
courriel : claude.rouge@free.fr
site internet : http://claude.rouge.free.fr/

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Bibliographie Claude Rouge ...

Publié le par Evy

Bibliographie Claude Rouge ...

Bibliographie      


Claude Rouge pratique l’écriture depuis les années 1970. Il est l’auteur de 250 chansons.
Son écriture est empreinte de la diversité de ses parcours personnels, professionnels et associatifs,
dans lesquels son inspiration prend sources. Il laisse alors à la poésie le soin de la traduire en mots.
Textes et chansons
- Chansons (1986) - recueil de chansons et textes – épuisé
- Passion de Vie (1996 – Editions OUTRE-PART) – recueil de chansons et textes – épuisé
- Fissures (2003) - recueil de chansons et textes
- Rencontres (2005) - CD chansons auto-produit
Romans
- En scène, paru en octobre 2010 aux éditions Jets d’Encre.
Ces rôles qu'il nous faut jouer de plus en plus dans le quotidien de nos vies pour "réussir", mais
qui nous éloignent de nos propres personnalités … elle n'est pas bientôt finie, la comédie ?
- Choc Frontal, paru en octobre 2012 aux éditions Jets d’Encre.
L'histoire d'un réel humaniste confronté au choix de sa fille de s'engager dans la religion
musulmane, ou quand les peurs entrent en conflit avec l'esprit de tolérance ...
- Toni Casperlino, paru en septembre 2014 aux éditions Jets d’Encre.
Un plombier parti à la conquête du Palais de l’Élysée : au-delà du résultat inattendu de la
prochaine élection présidentielle, de multiples interrogations sur nos institutions, la vie
politique, ...
- L'homme qui ne marche plus – février 2017 aux éditions Jets d’Encre
A travers l'histoire d'un burn-out technologique, des interrogations sur les impacts de la
numérisation de notre société : et l'homme, dans tout ça, que devient-il ?
- Les Racines tordues – janvier 2020 aux éditions Jets d’Encre
Dans les Cévennes, sur les traces de son grand-père décédé, l’histoire touchante d’un jeune
homme en interrogation sur ses racines. Qu'est-ce qui peut bien pousser certains à s'en
rapprocher : quête légitime ou fuite - vaine ? - d'un monde qui se déshumanise ?

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Biographie Claude Rouge

Publié le par Evy

Biographie  Claude Rouge

Biographie  


Né en 1950.
Parcours professionnel : carrière professionnelle en milieu industriel (tourneur-fraiseur, puis technicien) qui s’est achevée en septembre 2010.

A temps partiel progressif (de 80 à 50%) depuis le milieu des années 1980 pour mener en parallèle une activité artistique professionnelle, avec deux
volets principaux :


- l’écriture, la création et l’interprétation de spectacles vivants (chanson, jeu dramatique, conte, …)

- une activité d’intervenant, principalement en milieu scolaire, avec création et mise en œuvre d’outils pédagogiques originaux destinés à prendre place dans des projets ayant pour objectifs la prévention de la violence, l’éducation au  vivre ensemble.

- Table et chambres d’hôtes depuis 2007 (en lien étroit avec l'agriculture paysanne locale, avec petite production de framboises).
Parcours artistique (création) : Auteur-compositeur-interprète, se produit en spectacle depuis 1981. Présente ses propres créations, dans une démarche qui allie la rigueur du professionnalisme et la recherche de convivialité avec le public.

- Principaux spectacles créés :

          Chansons de rien(s) (2013),

          Du côté de chez Ferré (2010 – avec M. Claude Tartaix),

          Chansons à l'Eau de Vie (2007),

          Rencontres (2004),

          Fissures (2002),

          Passion de Vie (1999),

          La Tarte aux pommes (1990)

 

Pour enfants (chanson et conte) :

          Not' en Bulles (1985),

          Do ré mi fa Soleil ! (1987),

          Petite Lune(1991),

Mirabelle (1994) Claude ROUGE fait également partie du groupe de lecture à voix haute Les Voix d'ALENTOUR.

 

Claude ROUGE
412, route de la Grange Dimière
38730 – LE PIN
tél : 04 76 06 68 96
courriel : claude.rouge@free.fr
site internet : http://claude.rouge.free.fr/

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Une nouvelle " Un Pastisopathe " Jean-Louis Sanchez..

Publié le par Evy

Une nouvelle " Un Pastisopathe "  Jean-Louis Sanchez..

 

Un Pastisopathe

 

A Jep bien sûr et à sa tendre épouse, ainsi qu’à notre ami commun Robert qui aurait tant aimé lire cette nouvelle.

 

En apparence, Jep (diminutif de Joseph en Catalan) avait tout d’un être normal en dépit d’un arbre généalogique chargé. Si nous évoquons ses ascendants, c’est parce qu’il se targuait d’être petit-fils de curé et fils de communiste! Le fait est que ses ancêtres étaient d’authentiques catalans qui lui avaient légué un accent rocailleux au formidable roulement du R.

Ses origines n’avaient point nui au personnage puisqu’il avait hérité de son père un grand humanisme ainsi que des idées très progressistes et de son aïeul, une immense ferveur qu’il mettait dans l’accomplissement de tous ses actes, y compris les plus communs.

Grâce à cet apport ancestral, il était entré dans l’administration où il avait réussi un parcours professionnel parfait, entièrement basé sur un travail acharné, malgré un environnement difficile qui faisait que la servilité était souvent privilégiée aux dépens de la compétence... 

Ce fut vers le milieu de sa vie, alors qu’il était déjà un honorable père de famille, que se produisit la rencontre qui devait bouleverser son existence. Cet événement eut lieu sur la place d’un petit village catalan, inondée d’un franc soleil estival, le jour de la fête locale et au rythme enjoué de la sardane. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Jep n’avait  jamais goutté au pastis, breuvage méridional par excellence qui fait depuis plus d’un siècle le bonheur des habitants du sud de la Loire. 

Fonctionnaire consciencieux, tenu au devoir de réserve, il s’était jusqu’à présent contenté d’apprécier les formidables vins du terroir catalan: les côtes du Roussillon et les vins liquoreux  consommés à l’apéritif et qui ont pour noms Maury, Rivesaltes ou Banyuls. Ce jour-là, arguant de l’extrême chaleur et prétextant des vertus hydratantes de la boisson, notre homme se hasarda à commander, sous le regard désapprobateur de son épouse, un verre de pastis.

Ce premier contact envers cette boisson provoqua sur le personnage un choc émotionnel d’une extraordinaire densité qu’un vulgaire petit chroniqueur de province ne saurait décrire (et un chroniqueur parisien.... encore moins!). Toujours est-il que sur la place se produisit un coup de foudre et ce fut le début d’une intense histoire d’amour. Notre homme ne tarda pas à renouveler cette expérience bouleversante et très vite, il rattrapa son retard dans le domaine de l’étude du pastis. Il apprit à connaître les différentes marques: le goût de réglisse du Ricard, la légère amertume du Duval ou le vert prononcé du Pernod. Tel un professionnel, il voulut approfondir encore plus son savoir, et, pour cela, il fit un pèlerinage en   Provence où il découvrit des marques peu connues comme le Janot ou plus artisanales encore qui exaltaient toutes le soleil méridional.

Il prit son temps, un temps considérable et un jour il prononça un verdict longuement réfléchi. Il ne fit pas comme les juges modernes qui rendent quinze jugements dans la même journée. Il pesa le pour et le contre, contrôla la régularité des dosages, essaya de décrypter le parfum idéal, puis, il fit son choix: son pastis préféré, c’était le 51. A coup sûr, l’équilibre de tous les ingrédients s’harmonisait à la perfection pour former, sous les papilles une symphonie « pastissale ». Cette sentence délicate rendue, il décida de s’y conformer jusqu’à la fin de sa vie et d’y faire le moins d’entorses possibles (sauf cas de force majeure!).

La pénible décision assumée, commença alors pour lui une période de réel bonheur, consommée, bien sûr, avec modération. Il fallait être un de ses plus fidèles amis pour deviner l’émotion qui l’étreignait à la vue des premiers frémissements du breuvage. Il versait son eau parcimonieusement et contemplait avec béatitude le  léger trouble qui envahissait le fond de son verre. Parfois,  parodiant les évangiles qui prétendent que Dieu est amour, il n’hésitait pas à affirmer: Dieu est anis! D’autres fois, il avait la sensation de voir la vierge apparaître au fond de son verre.

Il ne supportait pas la goujaterie! Le manque de respect des  buveurs qui engloutissent leur breuvage d’un trait, sans la moindre trace de tendresse, l’horripilait. Il leur jetait des regards hostiles tout en s’imprégnant des senteurs les plus subtiles de la boisson, de la farigoule au fenouil, de la réglisse à l’anis étoilé...

Cette ferveur inconsidérée, héritée sans doute de son aïeul, faillit lui jouer un mauvais tour vers la fin de sa carrière. Il avait un contentieux sérieux avec un de ses puissants supérieurs hiérarchiques et les locaux administratifs résonnaient de son timbre puissant lors des différentes algarades qui l’opposaient à ce sévère personnage peu enclin à l’humour. Un jour qu’il était invité au pot de départ à la retraite d’un de ses collègues de travail, il fut pris d’une faiblesse coupable. Etait-ce la surcharge de travail? La nostalgie de devoir quitter un proche que l’on a longtemps connu auprès de soi? Ou un moment d’égarement dont les fonctionnaires - même les plus respectables - peuvent parfois être victimes? Toujours est-il que l’ami Jep rendit un hommage un peu trop appuyé à la bouteille de 51 qui était proche de lui. Or, les boissons anisées ont un important pouvoir diurétique qui obligea notre grand buveur à aller se soulager plusieurs fois. Mais celui-ci dédaigna les toilettes qui étaient à sa portée pour uriner abondamment sur la moquette du supérieur honni. Cette action, pour le moins incongrue, ne tira fort heureusement pas à conséquence car l’administration n’avait pas les moyens budgétaires nécessaires, carbone 14 ou tests génétiques, à l’identification du coupable.....

Ce fut à l’heure de la retraite sonnée que se produisit la révélation! Comme tous les sexagénaires, Jep avait d’importants problèmes avec ses articulations liés à l’arthrose ou aux rhumatismes. Ce jour-là, il sortait totalement déprimé d’une consultation auprès d’un éminent spécialiste qui venait de lui conseiller une opération urgente de son épaule totalement bloquée au point qu’il ne pouvait bouger son bras. Aussi, décida-t-il, pour se réconforter, d’assister à une petite sauterie organisée par la commune où il résidait. Après avoir consommé son troisième pastis qui l’avait rendu plus gai, il se présenta sur la piste de danse. L’orchestre entreprit un des anciens succès du célèbre Johnny Hallyday «souvenirs, souvenirs». Au bout de quelques minutes, Jep fut pris de sautillements et se surprit à taper dans ses mains en entonnant en catalan:

 

Si no vols treballar          Si tu ne veux pas travailler

Fes-te soldat o capellà       Fais toi soldat ou bien curé

 

I traparas res de tan bo      Et tu ne trouveras rien d’aussi bon       

El pastis del Rossello.       Que le pastis du Roussillon.

 

 Il se tourna vers son épouse qui lui fit remarquer sa guérison miraculeuse. 

 

Quelqu’un de normal se serait sûrement arrêté là mais Jep crut dur comme fer avoir découvert une nouvelle médecine douce. Après les homéopathes, les ostéopathes, il se baptisa pastisopathe et, en homme très généreux, il décida de se mettre au service de l’humanité toute entière. Malheureusement, il dut vite déchanter car son invention n’eut d’effets que sur lui. Les autres humains, moins respectueux que lui envers le quasi-divin breuvage, ne pouvaient bénéficier de ses bienfaits. Car, la pastisopathie est une science délicate, n’apportant le bonheur qu’à ceux qui le méritent.

 

Vexé par cet échec, l’ami Jep s’est retiré en Cerdagne catalane, tout près de l’Andorre, gros fournisseur de matière première, où il coule une retraite heureuse en profitant tout seul des vertus de sa découverte scientifique. 

 

 N B: L’auteur et l’imprimeur tiennent à préciser que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et que les boisons anisées, quelles que soient leurs marques, doivent être consommées avec modération!

 

Pour acquérir ses livres me contacter à l'adresse mail suivante: 

 jls.sanchez@wanadoo.fr ou au 06 71 90 34 09.

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jean-louis sanchez - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

Publié dans Nouvelles

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Rencontre automnale poème Jean-Louis Sanchez...

Publié le par Evy

Rencontre automnale poème  Jean-Louis Sanchez...

Rencontre automnale

 

Par un jour de grand froid en forêt de Ferrières,

Je vis venir d’un pré, dans un rai de lumière,

Un superbe cerf roux se dirigeant vers moi,

Qui relevait la tête et me montrait ses bois.

 

            ************                  

 

L’espace d’un instant, nous nous dévisageâmes.

Je scrutai son regard et il sonda mon âme.

Et quand enfin vaincu, je baissai mon fusil,

Il s’éloigna d’un bond sans me dire merci.

 

            ************

 

Je regardai partir cette bête si fière,

Au port altier et noble, aux allures princières,

Et ne pus m’empêcher de comparer nos vies.

Lui, l’être libre et fort, plein de grâce et d’envie,

 

            ************

 

Moi, l’agent de l’Etat, vassal de Sarkosy….


Fait le 23/11/2008

Pour acquérir ses livres me contacter à l'adresse mail suivante: 

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Rouge Ocean – Marie-P. Nadal 3ème partie...

Publié le par Evy

Rouge Ocean – Marie-P. Nadal  3ème partie...

ROUGE OCEAN – Marie-P. NADAL

L’œuvre est protégée par le droit d’auteur et a fait l’objet d’un dépôt auprès de Copyright-France.

 

Episode 3

La soirée battait son plein entre chansons, tours de magie et plaisirs culinaires. Des réjouissances qui laissaient présager un séjour exceptionnel. 

C’était sans conteste le qualificatif que chaque passager allait pouvoir notifier sur ses cartes postales, pour autant qu’il soit encore vivant pour le faire. 

Alors que l’orchestre entamait sa pose syndicale, un cri de femme se fit entendre. 

Malgré la douce musique des couverts que l’on entrechoque et les chants parlés des passagers, les têtes se tournèrent dans sa direction. Une table non loin de celle du commandant, vit ses onze occupants se lever soudainement. Seul un homme venait de tomber de sa chaise, se tordant tel un asticot sur une plaque chauffante.  

Le commandant se précipita en direction de la table, faisant signe au médecin de le suivre. Scott et Halona les imitent. 

Un attroupement se constituait autour du corps désormais inerte. Le commandant hurla qu’on faisait de la place et demanda à chacun de regagner la sienne. 

Le médecin s’accroupit et examina le corps. 

— Que s’est-il passé ? interrogea le commandant à l’adresse des occupants de la table.

Une femme s’avança. 

— J’étais à côté de lui, on bavardait et il a commencé à se tenir la gorge, il ne pouvait plus respirer et il a convulsé, je pense qu’il a fait une crise cardiaque. 

— Vous pensez mal Madame, répondit le médecin en se relevant, c’est un empoisonnement. 

Des chuchotements parcouraient la scène, la voisine du pauvre homme porta la main à sa poitrine. 

— Mon dieu ! Nous avons mangé la même chose, Seigneur, je me sens mal, je vais mourir. 

La panique s’empara d’elle. Avant qu’elle ne défaille, le médecin la rassura. 

— Vous seriez déjà morte, chère Madame. Asseyez-vous et calmez-vous.

Halona prit le relais et s’occupa d’elle et des autres passagers, sous le choc. 

L’homme de science amena le commandant à part alors que Scott examinait le cadavre à son tour.

— C’est du cyanure, l’odeur d’amande et sa peau livide le confirment. Je vais le faire porter à mon cabinet, on ne peut pas le laisser ici. 

— Bien évidemment. Demandez aux serveurs de vous aider, je vais parler aux passagers. Donc, essayez de faire ça discrètement. Dites aux serveurs de prendre une nappe que vous mettrez sur le corps. Veillez à ne pas le recouvrir entièrement, que les autres passagers pensent qu’il est simplement évanoui. Je ne veux aucune panique. Merci.

Le médecin acquiesça de la tête et s’empressa d’exécuter les directives.

Le commandant se présenta sur la scène, empruntant le micro d’un chanteur qui s’apprêtait à s’en servir. 

— Mesdames, Messieurs, veuillez excuser ce petit mouvement indépendant de notre volonté, un de nos passagers à eu un malaise. Mais je vous en prie, continuez votre repas et profitez de cette première soirée à bord de notre merveilleux vaisseau. Bonne soirée à tous. 

Le discours avait occasionné une légère diversion, le corps du malheureux passa presque inaperçu le long du mur. Par chance, sa table était proche des portes. 

Le seul maître à bord regagna la sienne pour s’excuser auprès de ses invités qu’il pria de poursuivre leur repas sans lui. Au vu des circonstances, sa présence aux côtés du médecin s’imposait. 

Il rencontra Scott et Halona qui venaient vers lui. 

— Monsieur Cameron, je suis vraiment désolé pour ce fâcheux incident, retournez donc à votre table, Halona, occupez-vous de notre ami voulez-vous ? 

Scott ne bougea pas. Il le prit par le bras et l'entraîna vers le mur, hors d’atteinte d’oreilles indélicates et fureteuses. Halona était, bien-sûr, de la partie. 

— Commandant, il faut que je vous parle.

— Qu’y a-t-il mon ami ? vous m’avez l’air inquiet. Ce sont des choses qui arrivent. Ce monsieur a eu un malaise cardiaque, rien de plus.

— Rien de plus ? vraiment ? ne me prenez pas pour une bille ! Ce mec a été empoisonné au cyanure, je suis flic et j’en ai vu d’autres. 

— J’avoue, oui. Pardonnez-moi lieutenant. Quoiqu’il en soit, ce pauvre bougre s’est donné la mort. J’aurais préféré qu’il le fasse dans sa cabine, mais c’est comme ça. À présent, je dois rejoindre notre médecin pour les formalités. Si vous voulez bien m’excuser…

Le jeune homme ouvrit des yeux de grand-duc un soir de pleine lune. Il retint son interlocuteur et l’entraina dans un coin.

— Les formalités ! j’aurai tout entendu ! mais vous ne comprenez pas ? ou vous avez beaucoup travaillé pour être aussi desserré ! 

— Quoi donc mon ami ?

— Je rêve ! commandant, ce n’est ni un suicide, ni le prix du plat, et encore moins l’asperge qu’il a avalée de travers ! commandant, c’est un meurtre !

Le second officier fit une annonce : 

« Mesdames, Messieurs, j’ai le plaisir de vous informer que notre paquebot pénètre dans le fameux et célèbre triangle des Bermudes, je vous souhaite un excellent voyage ».

Les deux hommes se regardèrent, l’inquiétude transpirant de leur peau.

 

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Rouge Ocean – Marie-P. Nadal 2ème partie...

Publié le par Evy

Rouge Ocean – Marie-P. Nadal  2ème partie...

ROUGE OCEAN – Marie-P. NADAL

L’œuvre est protégée par le droit d’auteur et a fait l’objet d’un dépôt auprès de Copyright-France.

 

Episode 2

Scott n’eut aucun mal à se rendre dans sa cabine. Il se dit que si son apparence était proportionnelle à ce qu’il venait de voir, il allait pénétrer dans une véritable géode. 

Aucune fraude sur la marchandise, l’espoir ne fut pas vain. La porte s’ouvrit sur un bijou doré genre soleil couchant. 

Un lit deux places, peut-être même trois, régnait magistralement au centre d’une grande pièce ornée de dorures et de cuivres scintillants, tels qu’on en trouve dans les musées d’art moderne. De chaque côté de la pièce, un bureau et une table, tous deux en bois précieux. La table supportait un vase de cristal dans lequel fleurissait un bouquet de tulipes rouge sang.

Une longue et rectangulaire baie vitrée en guise de ciel de lit, remplaçait l’habituel hublot. À travers la vitre, l’océan étalait sa nappe bleue vers l’horizon. Un goéland glissait sur l’air marin qui l’emportait vers une destination inconnue. 

Une véritable toile de Maître. 

Scott jeta son sac sur le lit en vue d’un rangement ultérieur. Il prit toutefois ses effets de toilettes et se rendit dans la salle bains aux murs de marbre noir.

*****

Un appel du commandant annonça le départ. La voix dans les haut-parleurs invita les passagers à se réunir sur le pont principal pour des au revoir festifs, comme de coutume au départ d’une croisière.

Scott ne voulut pas s’y soustraire, l’occasion de revoir Halona étant bien trop belle. 

Il laissa là la corvée du triage vestimentaire, prit le plan du navire à la volée et se précipita sur le pont. 

Une foule de touristes en short et petites dentelles se pressait contre la balustrade décorée pour l’occasion de guirlandes et fleurs en papier. La musique trop forte couvrait les rires et les cris. Scott scrutait le pont pour tenter d’apercevoir l’image presque irréelle de la beauté incarnée. 

C’est par l’arrière que vint l’apparition attendue. 

— Scott ? hurla la jeune femme, son cri presque étouffé par le brouhaha. 

Le lieutenant se tourna brusquement. 

— Oh ! Halona ! s’exclama-t-il, à peine surpris.

— Etes-vous bien installé ?

— Oui, ma cabine est splendide. Merci. Vous restez pour le départ ?

- Non, j’ai encore du travail, mais…profitez, je vous en prie. Nous nous reverrons ce soir au dîner. J’ai organisé une soirée de gala.

La charmante personne approcha son visage de celui de son hôte. Sa bouche sensuelle manqua de peu le lobe auriculaire du lieutenant, qui n’était déjà plus ici et aujourd’hui.

— Je vais vous prévoir à la table du commandant, annonça la belle, d’ici là, visitez notre vaisseau des mers.

Scott avait du mal à respirer malgré la brise marine qui chargeait ses poumons d’embruns bienfaisants. Le visage de la jeune femme était si près, si près de lui, que le vide s’était installé entre ses oreilles. Il acquiesça de la tête, ne pouvant dire un mot. 

La belle fit demi-tour et disparut dans la foule comme un rêve qui s’évanouit. 

*****

L’heure du dîner arriva très vite, Scott avait juste eu le temps de visiter quelques étages, notamment la salle de sport, véritable hall de gare pour appareils de musculation. 

Il regarda sa tenue face à un miroir et fut satisfait de son apparence. 

— Parfait ! dit-il modestement, en ajustant son nœud papillon. 

La salle était comble. Les portes s’ouvraient sur une étendue de tables et fauteuils rouges, dispersés sur deux étages. 

Halona vint à la rencontre du policier. Sa robe bleu profond éblouit le jeune homme. 

— Vous êtes… époustouflante ! s’écria-t-il, frôlant la combustion spontanée.

— Merci, vous n’êtes pas mal non plus. Mais venez, que je vous présente au commandant.

Ce dernier était déjà sur place, une table au centre de la pièce, entouré de ses invités.

Commandant, laissez-moi vous présenter le lieutenant Scott Cameron, de la police de New-York. 

Le maître de bord se leva pour saluer son convive. 

— Enchanté lieutenant, je suis le commandant Roy Bradford, c’est un plaisir d’accueillir un policier de la grosse pomme. 

— Merci commandant, votre paquebot est un vrai bijou.

— Oui, c’est ma fierté. Voici mon second officier, Diego Alves.

— Lieutenant ! dit ce dernier. 

— Bien ! termina le commandant, asseyez-vous et faisons honneur à nos cuisiniers français.

Halona et Scott s’installèrent côte à côte, sous la bienveillance du commandant, affamé. 

Le dîner se passe dans les meilleures conditions. La mort était pourtant là qui guettait, prête à s’inviter pour le dessert.

 

 

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A André, grand maître de la confrérie du foie gras à Mazéres ancien adhérent d'Occitanie et aujourd'hui disparu ….

Publié le par Evy

 

Le péché de gourmandise

 

A André, grand maître de la confrérie du foie gras à Mazéres ancien adhérent des auteurs d'Occitanie et aujourd'hui disparu ….

Lorsqu’il se présenta aux portes du paradis, l’Augustou n’en menait pas large, d’autant qu’à quelques mètres de là crépitaient les flammes de l’enfer et qu’une forte odeur de roussi venait effleurer ses narines.

 

Saint Pierre l’attendait sur le perron du purgatoire et arborait un air avenant:

- Bonjour manhac (gentil garçon), as tu fait un bon voyage?

- Très bon seigneur, mais ....... vous parlez patois?

- Mais oui, pitchon notre religion rayonne sur toute la planète et je suis obligé de connaître toutes les langues de mes paroissiens. Je parle usuellement le Russe, les dialectes africains ou le Chinois ainsi que le basque, le breton et le catalan.

- C’est stupéfiant! Parlez vous également le Corse?

- Euh ..... le Corse ..... Là, vois tu,........ je ne peux pas te répondre car je suis soumis au secret professionnel! Mais, revenons à nos préoccupations, tu sais que je dois décider de ton avenir et nous devons passer en revue ton existence antérieure pour voir si tu mérites d’atteindre le paradis. As tu commis les sept péchés capitaux?

- Seigneur, je n’ai jamais tué personne, mis à part quelques perdigals (perdreaux) ou lapins forains et encore très peu car j’étais malaisit (maladroit) au fusil.

- As tu volé?

- Oh non, je n’ai jamais pris l’avion!

- As tu volé quelque chose?

- Jamais de ma vie, sauf, peut être, quelques figues ou cerises dans les vergers de mes voisins.

- Je vois, il s’agit de quelques larcins sans importance majeure. As tu souvent menti?

- Vous savez seigneur, mentir dans le midi c’est comme respirer, tout le monde ment du plus petit au plus âgé. Le mensonge nous est aussi nécessaire que l’EPO au coureur cycliste. Dire la vérité serait comme jouer aux cartes sans tricher, quelque chose d’inconcevable!

- Je le sais bien Auguste! J’ai à ce sujet de gros problèmes avec mes pensionnaires originaires du Sud de la Loire.

- Je me mets à votre place, mais vous ne pouvez pas nous envoyer tous griller en enfer pour ce simple motif, cela accroîtrait inexorablement votre stock de farine humaine en ces temps de vache folle.

- N’épiloguons pas, veux tu! Et le péché de chair, as tu commis ce terrible péché?

Visiblement mal à l’aise, l’âme d’Augustou ne put qu’avouer:

- Aie Seigneur! Celui là, je crois bien l’avoir commis souvent et ..... avec beaucoup de plaisir encore! Mais voyez vous, je pense avoir des circonstances atténuantes. En effet, comme vous devez le savoir, ma parcelle jouxtait celle de la Baptistine. Entre nos deux propriétés n’existait qu’un muret de pierres que j’avais assemblées unes à unes en son temps, avec, tout au bout un piboul (peuplier) qui procurait une ombre bienfaisante. Lorsque nous étions chacun au bout de la rangée de vigne, nous nous réfugions sous l’arbre où nous parlions et puis un jour, on avait rien à se dire alors ...... Je me dois de vous préciser que sans moi, la Baptistine, elle n’aurait pas eu deux beaux garçons, car son mari n’était guère prolifique. Grâce à moi, ils ont eu une famille comme tout le monde et le Mathurin explique à qui veut l’entendre, que ces enfants sont son portrait tout craché, donc....... je n’ai pas fait trop de mal.

- Et les autres? Parle moi un peu des autres.

- Les autres? Questionna à son tour le prévenu de plus en plus mal à l’aise.

- Oui, petit, les autres? Répondit Saint Pierre d’une voix douce et mielleuse.

Décidément son interlocuteur connaissait tout sur son passé et il allait falloir jouer serré pour éviter d’être damné.

- Voyez vous, Seigneur, là également ce n’était pas de ma faute. J’ai été pendant longtemps conseiller municipal et mes administrées me faisaient mander pour quelques problèmes d’extrêmes urgences et importances que je devais solutionner sur le champ. Et puis, j’ai toujours aimé rendre service...... C’est d’ailleurs dans ces occasions, que j’ai constaté que seules les voies du seigneur sont impénétrables!

- Ne blasphème pas malheureux, car cela n’arrange pas du tout ta situation! Parle moi plutôt du péché de gourmandise.

(A ce stade du récit nous nous devons de préciser que l’âme d’Augustou était plutôt du genre enveloppé. En effet, notre homme, durant son existence, dépassait allègrement le quintal et était réputé pour son goût de la bonne chère. Or - peu d’études ont été effectuées sur ce point nous nous devons d’en convenir- lorsque l’âme quitte son enveloppe charnelle, elle en conserve néanmoins son apparence d’origine.)

Cette question n’arrangeait visiblement pas l’ami Auguste qui essaya de biaiser en répondant:

- Oh! Vous savez le plus souvent je me contentais d’un petit mossèc (morceau).

- Parle moi donc du dernier banquet de la pétanque?

- Je ne crois pas avoir commis le péché auquel vous faites allusion, car c’est Isidore, notre Président qui avait élaboré le menu et les recettes n’étaient point amphigouriques. En entrée, nous avions du foie gras d’oie. Une tranche épaisse et délicieuse de plus de trois centimètres parfumée à l’Armagnac. Ensuite nous avons eu droit à un assortiment de tripou et cambajou maisons bien entendu. Le jambon était comme je l’aime, lardé d’un gras bien rosé. Après s’être rincé la bouche avec une salade batavia, on nous a servi une poularde rôtie, dodue et dorée à point. A l’intérieur de la volaille, les cuisinières avaient mis une farce gradaillée (aillée) réussie à la perfection et tout autour quelques pommes de terre bien mijotées dans le jus. Enfin, elles nous ont servi une crème faite avec douze oeufs et parfumée à la cannelle qui était si bonne que je crois bien que j’en ai repris ....trois fois.

- Disons plutôt quatre! Conte moi donc ta passion pour les champignons?

- Je n’ai jamais aimé trop les ramasser vous savez, car, compte tenu de ma corpulence, me baisser me posait des problèmes! Mais, j’ai toujours eu grand plaisir à les cuisiner. Tenez par exemple, les couriolettes accompagnent toujours une sauce de veau, les morilles blondes se servent avec un peu de crème fraîche sur un tournedos bien saignant, quant au cèpe je le prépare farci avec un peu de cansalade (petit salé) fumée qui lui octroie un parfum du tonnerre de ....

L’âme laissa sa phrase en suspens afin de ne pas commettre une gaffe.

- Et le vin petit, il paraît que tu étais un amateur?

(A vrai dire, la chose était aisée à deviner, car le divin breuvage avait laissé, du temps de son vivant, de nombreux sillons écarlates sur la figure de notre ami.)

- Ah seigneur, j’ai adoré le sang du Christ! J’avais pour lui une passion incommensurable. Quelle que soit sa couleur, du blanc au rouge, il me donnait beaucoup d’ardeur pour mon travail et me régénérait après une intense séance de bigòs (pioche à deux pointes). Je dois quand même vous avouer que parfois, j’ai un peu abusé de carthagène ou de blanquette......

- C’est d’ailleurs pour cela que tu es devant moi aujourd’hui! Je me suis laissé dire que tu as pris un coup de sang après un repas trop arrosé. Vraiment, dit-il fronçant les sourcils et élevant la voix, ton cas me paraît très délicat et presque désespéré.

L’âme d’Augustou ne put alors s’empêcher de se mettre en colère:

- Mais enfin, Nòstre Senher, qui a mis sur cette terre les jolies filles, les poulardes et le bon vin? Si vous désiriez que nous menions une vie monacale, pourquoi nous soumettre sans cesse à la tentation? Nous eussions pu nous contenter de patates bouillies et de pissenlits arrosés d’onde claire..... Je crois sincèrement ne jamais avoir péché durant mon existence mais avoir été, en quelque sorte, en état de .... légitime défense.

Croyez le si vous voulez, mais Saint Pierre fut tellement interloqué qu’il en ouvrit tout grand les portes de son établissement.

Et c’est ainsi que ce grand mécréant d’Augustou regagna le paradis. Prouvant ainsi qu’en certaines circonstances, la justice divine, comme parfois son homologue humaine, n’est pas exempte de bavures, et que ... la gourmandise n’est pas un si vilain défaut!

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Préface Jean -Pierre Bonnel pour Vasile Daneu

Publié le par Evy

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Biographie  Catherine Barcelonne...

Publié le par Evy

Biographie  Catherine Barcelonne...

Biographie

51 ans, docteur en chirurgie dentaire dans les Pyrénées orientales, passionnée depuis l’âge de 10 ans par la lecture  en découvrant l’œuvre de René Barjavel, et plonge dans ces univers « autres » avec Tolkien, Asimov, R Hobb,  M Zimmer-Bradley, D Eddings, M.Moorcock, mais aussi R Merle, B Werber, G Orwell, T Goodking, S Meyer,  HG Wells et bien d’autres.

Opérée de l’épaule droite en 2010, inactive pendant six mois, elle s’aventure dans l’écriture avec l’idée d’écrire une histoire pour ses enfants. Depuis, cette pratique s’est transformée en moment  nécessaire après les journées de travail.

 En 2017 elle est lauréate du Prix du récit Fantasy 2016 avec sa nouvelle « Pince-moi » et publiée aux éditions  « Fantasy Editions ».

En 2018, elle crée son blog catherinebarcelonne-over.blog.com.

Son roman de SF ITURIA est édité par Mondes Futuristes courant avril 2020. Et sa nouvelle 389 est intégrée dans l’anthologie « Nouvelles ères » parue chez Livr’S Editions en mai.

 

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