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Daniel et Pierre.. Affabulation ou récit légèrement arrangé...

Publié le par Evy

DANIEL ET PIERRE..

Comme chaque fois, j’ai changé les prénoms des « héros ». Affabulation ou récit légèrement arrangé.  Voici l’histoire dont je me suis d’ailleurs inspiré pour l’un de mes livres. 

 

 LA PEUR DE LEUR VIE.

 

Nous sommes un jeudi du mois de décembre de l’année 2000 et il est huit heures du matin. La journée s’annonce belle, le soleil brille. Daniel et Pierre, douze ans, décident de partir à la chasse, mais pas n’importe où, dans une forêt sacrée, là où il y a des génies, là où il est interdit d’aller, mais là où il y a le plus de gibier aussi. Le génie sort, en principe une fois par semaine et précisément le jeudi avec ses serviteurs, Le jeudi est un jour férié pour lui. Daniel et Pierre empruntent maintenant une piste qui conduit à la forêt sacrée. Plus ils s’en approchent, plus la végétation se resserre, plus les arbres deviennent grands, plus il y a de grandes lianes et il fait de plus en plus sombre. La forêt où ils se rendent est à trois kilomètres du village et fait plus d’un hectare.

Bientôt, ils sont à pied d’œuvre, et à peine ont-ils pénétré qu’ils voient un animal fuir devant eux. C’est un rat rouge, qui peut être assimilé à un lapin. Il en existe aussi des noirs qui ressemblent à des souries. Aussitôt, ils se lancent à sa poursuite. L’animal suit de petites pistes et en courant vite, il est aisé de le suivre. Mais très vite l’animal trouve refuge dans son terrier. Les enfants sortent alors de leur sac une petite  bouteille d’essence et la versent dans le trou. Puis ils soufflent dessus pendant cinq minutes pour que les vapeurs pénètrent bien dans le terrier. Ensuite, ils craquent une allumette qu’ils présentent devant le trou, une détonation s'ensuit qui tue le rat. Ils creusent alors rapidement, récupèrent l’animal et poursuivent la chasse. Ils ont maintenant deux rats et continuent leur chasse. C’est alors que les choses se gâtent. Une voix, venue de nulle part, les interpelle en langage local : que faites-vous ici ? Daniel, saisie d’effroi, se tourne  alors vers Pierre et dit : qui parle ? Qu’a tu dit ? Les deux enfants s’accusent alors l’un l’autre. Quand, tout à coup, apparaît en face d’eux, un homme avec des cheveux longs. Il est habillé de feuilles, à de très grandes jambes et d’énormes yeux rouges. Daniel perd connaissance. Pierre qui est le neuvième enfant de la famille sait que selon la coutume, il a des dons pour résister aux attaques des génies. Il fait face et crie pour l’effrayer. Mais l’homme qui au départ semblait de petite taille grandit. Pierre commence à avoir très peur et finit lui aussi par perdre connaissance. 

Au même moment, au village, le temps s’assombrit brutalement. Le chef du village et quelques anciens qui comprennent immédiatement ce qui se passe dans la forêt sacrée se précipitent vers elle en poussant des cris terrifiants qui ont pour but d’effrayer le génie. Lorsque les anciens arrivent enfin près des enfants, ils les trouvent toujours sans connaissance, couchés sur le sol avec des feuilles de palmier dans les mains. Selon la tradition, le génie voulait attacher les enfants puis les emporter dans sa demeure pour en faire ses esclaves. Ils auraient alors disparu à tout jamais. Les enfants sont transportés au village et des consignes sont données pour que plus personnes, adultes ou enfants ne pénètrent plus jamais dans cette forêt. Ceux qui ont une parcelle de terrain juste à côté doivent même l’abandonner. Une grande fête de reconnaissance est donnée pour remercier les anciens qui ont permis le sauvetage des enfants.

Au dire des anciens, cette forêt regorge d’animaux mystérieux et sauvages. Il y a aussi une rivière mystérieuse, dont on ne connaît pas la source et dont ne sait pas où vont les eaux. Dans cette rivière pullulaient des poissons avec des mamelles, des poissons à deux têtes, des poissons avec des plaies sur tout le corps. 

Aujourd’hui, cette forêt a été détruite et transformée en champs d’hévéa. On ne sait pas où est parti le génie, ni où sont partis les étranges poisons. Par contre on sait où se trouve la source de la rivière et où vont les eaux. Daniel et Pierre qui nous ont raconté cette histoire sont remis de leur frayeur et vont bien..

Envie de lire l'Auteur Robert Mondange 

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robert mondange - Auteurs Occitans & Catalans (over-blog.com)

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Article paru, 11 décembre 2020, dans la Dépêche du Midi Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

 

Article paru, 11 décembre 2020, dans la Dépêche du Midi  Bernard Cazeaux...

Envie de le lire: à commander directement chez l'auteur (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

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Cette histoire m’a été rapportée par des amis d’Assikoi, elle est vraie...

Publié le par Evy

Cette histoire m’a été rapportée par des amis d’Assikoi, elle est vraie...

Cette histoire m’a été rapportée par des amis d’Assikoi, elle est vraie. Pour protéger l’anonymat des acteurs  de ce récit,  j’ai changé les prénoms, mais l’héroïne de cette histoire  se reconnaîtra.  

 

Traversée dangereuse.

 

Nous sommes fin juillet, la rivière Massa commence à être considérablement gonflée par les pluies tropicales. Marthe  et son papa doivent pourtant la traverser pour aller chercher des fèves de cacao qui risquent de pourrir à cause de l’humidité. La traversée est dangereuse, mais tout se passe bien. C’est au retour que les choses vont se gâter. Le papa de Marte un mètre soixante-treize porte sur sa tête quinze kilos de cacao, Marte, douze ans n’en transporte que dix kilos. L’eau de la rivière est encore montée et le courant est devenu plus fort. Koffi, le papa de Marte décide tout de même de traverser : c’est extrêmement dangereux. Au milieu de la rivière, Marte a la tête sous l’eau. En tendant un peu le cou, elle arrive à avoir un peu d’air, son père qui la prend contre lui, lui crie de ne pas lâcher le sac de cacao car si elle le lâche, elle sera plus légère et le courant pourra plus facilement l’emporter. Il n’y a pas d’autre solution que d’aller de l’avant, essayer de faire demi-tour serait suicidaire. Son père la pousse de son mieux de sa main droite, tandis qu’il maintient de sa main gauche le sac de cacao qu’il a sur sa tête. Fort heureusement, le papa et sa fille réussissent à traverser. Marte n’oubliera jamais ces terribles instants où la tête sous l’eau, luttant contre le courant, à la limite de l’asphyxie,  elle a cru qu’elle allait mourir.

 

Envie de lire :  l'auteur Robert Mondange (lien ci-dessous). laissez vos coordonnées par mail et votre adresse. En retour je vous donne la mienne pour le règlement ....+ frais d'envoi

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Idée cadeau pour les fêtes dédicacé

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Une histoire que les enfants pourront lire en Français, catalan, créole, ndyuka, avant de partir à la découverte de traditions de Noël

Publié le par Evy

Idée cadeau pour les petits et grands pour les fêtes ou le plaisir 

De l'Auteur Caroline Chemarin

Une histoire que les enfants pourront lire en Français, catalan, créole, ndyuka, avant de partir à la découverte de traditions de Noël
Présentation :
 
"C'est la nuit de Noël..."
Ainsi commence le courageux périple d'un petit animal étonnant : le manicou.
Imaginez d'abord ce héros étonnant : de la taille d'un bon gros chat, il est doté d'un long museau, de drôles d'oreilles en forme de citronnier, d'une poche de kangourou et d'une queue de rat... Il trottine silencieusement dans les nuits tropicales, bien à l'abri de toute lumière qui pourrait lui brûler les yeux. 
Mais que porte-t-il dans sa mystérieuse poche ? 
Un trésor, évidemment ! 
Parviendra-t-il à traverser la forêt que traversent nos dangereuses routes, afin de s'acquitter de sa tâche ? Recevra-t-il enfin le titre de "Ti-Manicou Noël" ? 
 
Une histoire que les enfants pourront lire en Français, catalan, créole, ndyuka, avant de partir à la découverte de traditions de Noël tout aussi étonnantes que notre petit héros.
 
"Ti-Jean et Ti-Manicou-Noël", SCITEP jeunesse, collection LES PETITS POLYCONTES, 6,90 euros.
Une histoire imaginée et écrite par Caroline Chemarin, illustrée par Myriam Désclèves, traduite en catalan par Susanna Peidro i Sutill, en Ndyuka par Milton Simiesong et en créole par Térèz Léotin.
 
Une surprise de Noël attend les petits et grands lecteurs sur le site de l'éditeur : www.scitep.fr
Une histoire que les enfants pourront lire en Français, catalan, créole, ndyuka, avant de partir à la découverte de traditions de Noël
Une histoire que les enfants pourront lire en Français, catalan, créole, ndyuka, avant de partir à la découverte de traditions de Noël
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Témoignage d'un jeune Ivoirien...

Publié le par Evy

TÉMOIGNAGE D’UN JEUNE IVOIRIEN 

Histoire vraie,  seul le prénom a changé.

 A cause de la pandémie Christian est revenu dans son village d’Assikoi pour s’occuper de sa fille, Il reviendra à Abidjan poursuivre ses études quand la situation sanitaire le lui permettra, voici ce qu’il nous écrit.

«  Ma vie au village n'est que difficile ; Vous m’aidez pour mes études et pour mes examens. Je ne peux pas encore vous demander de me venir en aide pour avoir à manger sachant que vous avez aussi des charges. Voilà  pourquoi je fais des petites activités pour subvenir aux besoins de ma fille. Je crois en ma destinée et je sais que la pauvreté et la souffrance ne me seront pas fatales. Je vous ferai honneur et je ferai aussi l’honneur de ma famille en réussissant mes études. C’est très difficile en ce moment. C'est pourquoi quand le besoin dépasse mes moyens je viens vers vous. Vous m’avez scolarisé depuis l’année 2000, sans cela, je n’aurais jamais connu les bancs de l’école. Vous avez fait beaucoup pour moi. Quand je viens au village, je dors dans une maison en terre battue. Quand j’aurai un métier, je voudrai, comme vous l’avez fait pour moi, aider des enfants en difficultés. Pour l’instant, j’élève des lapins, Si j’avais les moyens je leur achèterai des granulés.  Je travaille comme manœuvre chez un maçon, mais en ce moment le chantier est arrêté. En conséquence, je vais couper de l’herbe dans les plantations de cacao. Certaines sont à plus d’une heure de marche. De plus, j’ai très peur des serpents. Avec mes études en ville, je les avais oubliés. Quand la situation sera redevenue normale, je reviendrai à Abidjan pour mes études. Quand je suis à Abidjan, je donne des cours de français et de mathématiques à de jeunes enfants. Je peux avec l’argent que je gagne, payer ma chambre, me nourrir et envoyer un peu d’argent à Assikoi pour nourrir ma fille. » 

Témoignage d'un jeune Ivoirien...

Choix de livres de l'Auteur Robert Mondange lien ci-dessous

Une idée cadeau pour les fêtes

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Extrait de " Les myosotis d'Ukraine Tatiana Kletzky-Pradere...

Publié le par Evy

Extrait de " Les myosotis d'Ukraine Tatiana Kletzky-Pradere...

Les Myosotis D’Ukraine par Tatiana Kletzky-Pradère à offrir dédicacé.

LES MYOSOTIS D'UKRAINE - Prix du roman 1995 de l'Académie des Provinces Françaises.

C'est d'abord l'histoire d'un amour impossible dans la Russie joyeuse du début du XXème siècle, au temps des troïkas, des tempêtes de neige meurtrières, des loups faméliques. Vous ne resterez pas insensible à ce récit passionnant empreint de charme slave. Aux faits et gestes de la vie quotidienne. Aux épreuves. Au bel amour entre Polia et Alexandre brisé par une accusation de meurtre.

Quand souffle le vent des choses irréversibles déclenchées par l'Histoire, c'est l'exode : Constantinople, le désert libyque, Belgrade, Prague, Tarnovo... où fleurit un nouvel amour différent du premier, aussi fort mais tragique... Puis c'est la France.

Voilà l'occasion de vous offrir (ou d'offrir à ceux que vous aimez) un Noël inoubliable.

Idée cadeau pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

- 440 pages - PP = 22€ + le port. Envoi immédiat dédicacé à la personne de votre choix.

Lisez, offrez cet ouvrage dédicacé par l'auteur, 
en le commandant par :- e-mail : tatiana.kletzky@orange.fr
- tél : 06 48 17 97 60
- où chez elle  5 Avenue de Cancilla - Quillan
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La Parcelle du sang de Marie Ader auteur...

Publié le par Evy

La Parcelle du sang de Marie Ader auteur...

Extrait :

C’est le quatrième jour de cueillette, le jeudi matin. Louis se rend comme chaque matin au lieu d’arrivée des cueilleurs. Ce jour-là, ils vont cueillir plus loin, les parcelles sont en effet très étendues. Ils se rapprochent donc en voiture du lieu de travail et ne se garent pas au hangar.

Hier, Louis a croisé Alfred et lui a demandé si le miroir brisé était encore une de ses blagues. Celui-ci s’est mis en colère aussitôt, accusant Louis de harcèlement, lui promettant de porter plainte à la gendarmerie… Bref, comme d’habitude, c’est l’impasse. Louis se dit qu’il aurait mieux fait de la fermer, pour cette fois. Même s’il ne voit pas ce que ce miroir tranchant, coupé en deux, faisait là ! Il l’a emporté et jeté dans la benne à ordure. C’était un assez grand morceau de miroir, d’environ 25 cm de haut et 15 cm de large.

 

Les cueilleurs sont prêts à s’installer. Tout le monde est là, sauf Valério. Ceux de la plate-forme partent avec Éric.

« Est-ce qu’on pourrait pas changer ? J’aimerais mieux travailler avec le groupe d’en bas. »

C’est Jérôme qui demande ça, un gars pas très motivé par le travail, qu’il trouve trop dur, mais qui est très intéressé par la présence des filles du groupe. Il est venu travailler au verger, d’une part parce qu’il a besoin d’argent, d’autre part parce que ses copains l’y ont poussé. Il a 25 ans, fait une formation en boucherie, mais le travail ne lui plaît pas, alors il ne sait plus quoi faire. Il se cherche, dit-il.

Louis, qui a auparavant déjà fait le point avec Éric, lui dit :

-On verra, on verra. Pour aujourd’hui, on continue comme ça.

[…]

Il se dirige au bout d’un moment vers le hangar et là, il voit qu’une voiture de la gendarmerie est garée et qu’un gendarme parle avec Éric. Il s’approche.

« Voilà le patron, Louis Bélinier, dit-il au gendarme. Il s’éloigne vers le verger pour conduire la plate-forme jusqu’au champ à cueillir.

-Bonjour monsieur Bélinier. Brigadier Loiret, Brive. Vous êtes le propriétaire de ce verger ?

-Oui, enfin, mon père, mais il est à la retraite maintenant. J’ai repris l’exploitation.

-Je vais avoir besoin de vous dans une de vos parcelles.

-Ah bon, mais… pourquoi ?

-Suivez-moi ! Je vais vous expliquer en chemin. Montez, nous irons plus vite en voiture.

 

Les deux hommes se dirigent vers les champs du bas. Il faut bien cinq minutes pour y parvenir en roulant doucement.

-Nous avons été prévenus qu’un cadavre se trouve sur l’un de vos champs.

-Un … cadavre ? Louis blêmit, ne comprend pas tout à fait ce que le brigadier veut lui dire.

-Oui, ce matin. Et j’ai besoin de vous car vous connaissez peut-être la personne qui est décédée. Nous avons déjà mis en place les procédures d’usage en attendant l’arrivée de Madame Bélars, la Capitaine chargée de l’enquête. Madame la Procureure va également se déplacer.

-Mais… pourquoi ? Comment… ?

-Voilà. On arrive. Je vous préviens, ce n’est pas beau à voir. Il faut avoir le cœur bien accroché. Ah, au fait, je ne vous l’ai pas dit encore, mais il s’agit d’un meurtre !

Le brigadier est direct et ne semble pas se soucier de l’effet de ses paroles sur Louis, mais c’est volontaire. Il connaît bien son boulot. Il a une longue expérience professionnelle, et même s’il n’y a pas des meurtres tous les mois dans son secteur de travail, il sait ce qu’il doit faire.

Louis est devenu encore plus pâle, si possible. Il est très sensible et est pris d’une peur panique, inconsidérée. Il a les jambes qui tremblent et ne sait pas comment il va descendre de la voiture et marcher. Il y parvient cependant mais hésite à suivre le Brigadier Loiret.

-Venez, Monsieur Bélinier. Dans une enquête, il faut faire vite, si l’on veut trouver rapidement un coupable.

Les deux hommes voient déjà les rubans blanc et rouge qui entourent un coin du champ, ou plutôt le chemin du bas et l’extrémité de deux rangs de pommiers, jusqu’à la haie de séparation entre les champs du voisin et le sien. Des personnes vêtues de combinaisons et de sur chaussures s’affairent. Un photographe prend de nombreux clichés en se déplaçant avec précaution. En s’approchant davantage encore, Louis aperçoit la silhouette de quelqu’un assis, adossé au premier arbre du rang. Mais maintenant, ils sont à moins de dix mètres et Louis pousse un cri. Il ne peut pas s’en empêcher.

-Oui, je vous l’avais dit, ce n’est pas beau à voir…

 

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leguyadermarie@gmail.com

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Balades culturelles en Catalogne de l'Auteur Jean-Pierre Bonnel...

Publié le par Evy

Balades culturelles en Catalogne de l'Auteur Jean-Pierre Bonnel...

Idée cadeaux pour les fêtes ou pour le plaisir dédicacé

Balades culturelles en Catalogne : De Perpignan à Tarragone avec trente personnages illustres (Français) Broché – 1 mars 2007 
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" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan " Bernard Cazeaux...

Publié le par Evy

" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan "  Bernard Cazeaux...

 

" Chroniques du Sud-Ouest - Histoires campagnardes d'antan "

Ce recueil d'histoires campagnardes, rudes, tendres et drôles, évoque des épisodes réellement vécus dans différents villages du Sud-Ouest. On y retrouve des personnages pittoresques, hauts en couleur, des tyrans domestiques, des enfants dégourdis, des arriérés et de joyeux lurons, témoins d'une époque révolue. ..

 

Introduction du livre

O tempora, o mores !

« Ô temps, ô mœurs », disait Cicéron. 

Autrement dit : « Quelle époque ! »

 

Au travers de ces courtes histoires, je parle de temps désormais révolus. J’ai tenté de rapporter la manière de parler de certains acteurs, tout en n’utilisant pas le patois, que je ne parle pas, qui était pour beaucoup à l’époque la langue de tous les jours.

 Je me dois également de prévenir que des éléments peuvent aujourd’hui choquer les âmes sensibles de notre société moderne coupée de ses racines ancestrales. Mais il fut un temps, pas si lointain, où la vie quotidienne dans nos campagnes réservait des moments de joie et d’allégresse propres à révulser certains de nos concitoyens citadins contemporains. 

Je pense en particulier aux moments où l’on festoyait entre voisins après avoir abattu les bêtes que l’on consommerait plus tard sur la ferme. Un temps de convivialité où le passage obligatoire par un abattoir n’était pas imposé. Ou encore, quand on « faisait la gnole », ce privilège de bouilleur de cru qui se transmettait,  désormais perdu à la mort du dernier détenteur.

Ces concitoyens contemporains qui parfois se hasardent dans une campagne idéalisée qu’ils ne peuvent imaginer que bucolique, et dont bien souvent ils veulent dicter les règles afin de contraindre la réalité jusqu’à son adéquation avec leurs fantasmes ou leur idéologie. 

Ainsi, un beau matin, après avoir acquis à prix d’or une bâtisse « de caractère » ou détourné une ancienne ferme de sa fonction première, ils débarquent en pays conquis, forts de leurs certitudes et de leur bon droit de propriétaire. 

Horrifiés, ils découvrent alors que les clarines des vaches tintent sans interruption tandis qu’elles paissent avec lenteur et enfournent de l’herbe à grosses bouchées dans les pâtures estivales. Puis, couchées dans l’herbe grasse, elles ruminent en posant un regard pénétré sur leur environnement, à la manière d’un philosophe en pleine méditation, tout en pétant à qui mieux mieux pour trouer la couche d’ozone. À ce tintamarre insupportable, tellement différent des bruits de la ville, vient se joindre parfois le tintement des cloches des églises qui rythment la vie des villages en égrenant les heures. 

Pire encore, dès potron-minet, les gallinacés mâles, que l’on nomme coqs, entonnent fièrement leur champ tonitruant pour annoncer l’arrivée de l’aube. Certains outrecuidants, peu fiables, déboussolés ou impatients, chantent alors qu’il fait encore nuit noire.

À l’heure de la traite matinale, les vaches laitières meuglent tandis que d’autres appellent leur veau. Les brebis et les chèvres bêlent pour sortir au pré et manifestent leur joie en quittant les bergeries, certaines portant aussi des clochettes.

Il faudrait expliquer à ces citadins que les cloches et clochettes ont une fonction autre que celle de les ennuyer. Dans les pâtures et les estives, elles servent au berger à repérer le troupeau. Mais aussi, lorsque elles se mettent à tinter violemment, elles signalent un affolement du troupeau à cause de la présence d’un danger, le plus souvent un prédateur, et éveillent les chiens de garde comme les Patous qui se précipitent pour protéger le troupeau.

Il arrive aussi que des chevaux hennissent, que des ânes braient ; sans parler des inévitables et omniprésents chiens de fermes et autres canidés de chasse qui aboient de manière intempestive pour un oui pour un non. Mais ce n’est pas tout. 

Aussi matinaux que les coqs, les oiseaux pépient et gazouillent bruyamment dans les bosquets, taillis et haies au mépris du repos bien mérité des citadins transplantés. Les merles insolents babillent et flûtent à tout-va. Les geais cacardent, les corbeaux croassent, les pies jacassent. La nuit les chouettes hululent, les crapauds coassent, les grillons stridulent, tout comme les cigales en plein jour qui se chauffent au soleil du midi sur l’écorce des pins, inconscientes de troubler la sieste du citadin fatigué.

Dans les basses-cours les dindons glougloutent, les canards cancanent, les poules caquettent, les oies cagnardent et les pintades cacabent au mépris de toute bienséance envers leurs augustes voisins humains en quête de grasse matinée. 

Bref, c’est insupportable pour celui qui n’est habitué qu’au vrombissement des moteurs à explosion, au fracas des métros et des trains, aux avertisseurs sonores des véhicules, aux sirènes d’alarmes, au ramassage des poubelles, etc. Et ce qui est pitoyable, c’est que tout ce beau monde exotique ne respecte pas la trêve du week-end, pas plus que l’élémentaire et minimal repos dominical.

Cependant, l’étonnement du citadin ne se limite pas à la faune animale locale. Le « paysan », espèce en voie de disparition, y met du sien avec une mauvaise volonté évidente. Pas plus que les animaux il ne respecte le week-end et des horaires décents. Allez savoir pourquoi il s’ingénie à travailler le samedi, le dimanche et même pendant les jours fériés ? S’il va jusqu’à ne pas prendre de congés, comme tout le monde, c’est à se demander si ce n’est pas prémédité, rien que pour enquiquiner ses voisins. 

Sans parler des nuits où il pousse le vice jusqu’à arroser et faire du bruit avec les jets. Quand ce ne sont pas les tracteurs et engins agricoles qui rugissent sous les étoiles tandis qu’il moissonne, qu’il coupe et presse du fourrage, qu’il traite les cultures. Mais pourquoi, bon sang, le paysan ne respecte-t-il pas des horaires normaux et les 35 heures ? 

Je hasarde ici une réponse qui n’engage que moi bien sûr : « peut-être parce que son métier est contraint par les caprices de la nature ? » Lui aussi je pense, préfèrerait se reposer dans son lit plutôt que moissonner encore à 2 heures du matin, alors qu’il lui faudra être debout dès l’aube pour s’occuper des animaux. 

Mais ces péquenauds obtus, ces culs-terreux, s’obstinent à perturber la tranquillité de leurs voisins fraîchement installés, venus pour se reposer à la campagne… faite pour ça comme chacun  sait. 

Les nuisances sonores ne sont hélas pas les seules à provoquer le courroux de ces nouveaux propriétaires. Il y a les nuisances olfactives. Oui, la campagne est aussi faite d’odeurs. L’odeur des fleurs, des fruits, des champs, des arbres, des herbes aromatiques, mais aussi des animaux et de leurs déjections, une odeur de merde quoi ! 

Personne n’ayant encore trouvé le moyen de faire aller les animaux aux toilettes et à tirer la chasse d’eau en sortant, ces derniers défèquent abondamment où bon leur semble. Dans les prés, bouses et crottins parsèment les prairies pour le plus grand bonheur des sangliers qui « vermillent » la nuit. Mais aussi sur les chemins qui mènent aux pâtures, obligeant le néo-rural à jouer à la marelle pour ne point ruiner ses belles chaussures de promenade dans quelque bouse bien fraîche au fumet odorant.

Dans les fermes, tas de fumier et fosses à lisier recueillent les déjections animales, avant que celles-ci ne soient épandues sur les champs pour les fertiliser, au grand dam des narines délicates des nouveaux habitants. Les mêmes qui, pas à un paradoxe près, militent pour une agriculture bio exempte d’engrais industriels.

L’installation de ces olibrius s’est accrue durant les dernières décennies, provoquant une flambée des prix de l’immobilier qui n’est pas sans générer des problèmes aux autochtones. On a vu ainsi s’installer des bataillons d’étrangers en provenance de l’Europe : Britanniques, Allemands, Néerlandais, Suisses… Certains pour vivre à demeure, tandis que d’autres occupent les maisons par intermittence.

Bien entendu, tous ne sont pas de cet acabit. Beaucoup, largement majoritaires, s’adaptent avec bonheur aux us et coutumes locaux, se fondant, ravis, dans le paysage et les communautés. Il ne faut pas voir dans mon propos une forme de xénophobie, car les cas pathologiques se rencontrent aussi chez de nombreux néo-ruraux nationaux qui fuient les villes pour s’installer et s’imposer dans nos campagnes.

Hélas, aujourd’hui les problèmes augmentent au gré d’une migration croissante en quête d’une ruralité rêvée, telle qu’elle n’a jamais existé. Alors les procédures, les mises en demeure et autres requêtes pleuvent pour faire cesser ces nuisances insupportables aux citadins. Les procès contre des agriculteurs, des cloches, des coqs, que sais-je encore, encombrent les tribunaux. Une espèce de retour au moyen âge où se tenaient des procès contre les animaux.

Que ces procéduriers se rassurent. Lorsqu’ils auront obtenu gain de cause et qu’en plus tout le monde sera obligé d’être végétarien, les animaux disparaîtront et leurs « nuisances » avec. Tout comme les paysans d’ailleurs. 

Cependant, les récits que je vais développer dans cet ouvrage sont bien antérieurs à cette époque de mutation moderne. C’était un temps où les paysans, bien plus nombreux qu’aujourd’hui, côtoyaient plutôt les touristes de passage et les vacanciers de l’été. Un temps où chacun d’eux, dans son registre et fort de ses certitudes, prenait l’autre pour un « couillon ».

Il va sans dire que lorsqu’on restitue une histoire croustillante, celle-ci n’est pas représentative de la norme et s’apparente plus à une caricature qu’à une analyse sociologique. 

Mais qu’est-ce qui nous fait sourire depuis la nuit des temps, sinon la caricature ?

 

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Extrait de From Hell (Pulsions II) en cours d’écriture de l'Auteur Marie-Pierre Nadal...

Publié le par Evy

 

Extrait de FROM HELL (Pulsions II) en cours d’écriture.
 

Nous connaissons tous la peur. Elle peut être un frein, un blocage soudain qui paralyse et fait perdre tout sens commun. Mais elle peut aussi être le stimulus déclencheur d’un courage insoupçonné.

On peut avoir peur de tout mais jamais de rien. Sous quelque forme qu’elle se présente, elle est souvent générée par l’inconnu, les actes malveillants ou encore les choses inexpliquées qui dépassent les limites de l’acceptable.

 

*****

 

Elle courrait, courrait si vite. 

Comme si son destin lui échappait sans qu’elle pût le rattraper, elle fonçait droit vers le dénouement funeste qui l’attendait au bout du chemin. Elle suffoquait. À bout de souffle, elle ralentit.

Quelqu’un la suivait. Une ombre sans la moindre mansuétude, sans une once d’état d’âme.  

Puis le bruit d’un sifflement ponctua l’impact d’une flèche qui la transperça entre ses omoplates. 

La course de la jeune femme fut stoppée net. Son corps s’effondra face contre terre. Dans un geste désespéré, elle tenta de récupérer son téléphone éjecté de la poche de son blouson. Elle tendit le bras, l’étira encore, ses doigts touchant l’appareil sans pouvoir le prendre. 

Épuisée et meurtrie, elle leva la tête, et ses yeux se posèrent sur des bottes qui se tenaient là, immobiles. 

L’homme récupéra son projectile encore planté dans le dos de la malheureuse, générant les hurlements de douleur de la jeune innocente qui suppliait, pleurait et demandait pourquoi. 

Retournée sur le dos comme une vulgaire crêpe que l’on roule, elle n’eut comme réponse que la lame acérée d’un couteau qui trancha son abdomen.

Idée cadeau pour les fêtes ou le plaisir

le 1er roman Pulsions dédicacé

Marie-P. Nadal  Emoji
07 83 25 84 27
Perpignan
 
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